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Un visiteur
5,0
Publiée le 13 juin 2016
Fan de tous les films de Nicolas Winding Refn, c'est avec une grande hâte que j'ai découvert aujourd'hui "The Neon Demon". Et je dois avouer que je n'ai pas été déçu! Cette nouvelle oeuvre est pour moi sa meilleure. C'est la plus belle, la plus maîtrisée, la plus "jusqu'au-boutiste", la plus Refn tout simplement. Je suis surpris par bon nombre de commentaires qui disent que le film sonne "creux" ou "vide". Bon, c'est sûr, il faut un peu d'imagination mais on a bien là une oeuvre complexe. Pour finir, je suis certain que "The Neon Demon" se bonifiera avec le temps et deviendra un film culte.
Un film d'une grande beauté esthétique avec une belle mise en scène et une photographie sublime, par les tons et couleurs dégagés. La B.O est aussi impeccable, collant parfaitement à l'univers du film, presque envoûtante. Ici est montré un univers de la mode impitoyable ( assez malsain et glauque ) dans lequel les mannequins sont prêtes à tout par jalousie. Ce film comporte beaucoup d'allusions et métaphores, avec des passages parfois étranges, mais en tout cas il ne laisse pas indemne. J'attendais de voir The Neon Demon depuis un moment et personnellement je l'ai beaucoup aimé après on aime ou on n'aime pas. A vous de vous faire votre propre avis.
Les jeux de lumière sont impressionnants, bien réalisés. L'esthétisme des plans est remarquable. La bande son est superbe et s'intègre bien au thème de la mode. On s'attend à l'histoire d'une lycéenne qui s'épanouit dans le monde de la mode sans obstacles, mais on oubli vite que ce monde est rempli de personnes prêtes à tout pour se retrouver à la tête des couvertures de magazines et Nicolas Winding Refn dénonce bien ce côté obscène de l'univers de la mode. spoiler: La vie de Jesse va tourner au cauchemar...et fini en un bain de sang. Âme sensible s'abstenir, les filles ne se tirent plus les cheveux mais se battent à coup de couteaux !
Images et actrices superbes, scénario bizarre et un brun provocant mais qui reste appréciable dans l'état aseptisé des productions contemporaines. Dommage pour la psychologie des personnes trop effleurée et de façon discontinue. Un bel objet cinématographique malgré tout.
L'esthétisme de ce film est à couper le souffle ! Je suis restée hypnotisée face à l'écran, submergée par la beauté du film. De plus, la BO est géniale. Malgré le côté glauque du film. Ce chef-d'oeuvre m'a traumatisé et perturbé . Félicitations
D’un ennui mortel, « The Neon Demon » est aussi bête que réactionnaire dans sa phobie du sexe (toujours sale ou dégradant dans le film) et sa manière de pratiquer un cinéma grossièrement symbolique (Ah, le tigre dans la chambre pour illustrer la nature prédatrice de son occupante ! Oh, les triangles lumineux qui annoncent la bascule du personnage de l'autre côté du miroir). Et pour raconter quoi ? Que la beauté érigée en critère absolu est un piège? Que le monde de la mode est superficiel ? Non ?!? Refn nous assène ces vérités avec une telle pompe qu’on a l’impression qu’il vient juste de les découvrir. Visuellement moche comme une pub Hermès interminable, le film enchaîne avec langueur des séquences d’une banalité affligeante (l’oie blanche qui débarque dans le monde impitoyable de la mode, les mannequins traitées comme du bétail, etc etc), sans qu’il ne passe jamais rien à l’image (forcément, puisque sa superficialité et ses images tocs sont censés bêtement illustrer son propos). Quant à la scène « choc » qui clôt le film, elle est aussi ridicule de gratuité que complaisante dans sa volonté de choquer son petit monde. La vraie épreuve pour le spectateur de « The Neon demon » est de tenir pendant 2h face à un vide cinématographique absolu.
"The Neon Demon" est un conte cruel sur la vanité et le narcissisme mais aussi une parabole sur le monde du mannequinat où les modèles se bouffent entre elles afin de survivre. La force de NWR c'est d'avoir les coudées franches pour désormais faire ce qu'il veut : un film imprévisible au rythme lancinant et surtout osant le mauvais goût des plus gore, voire l’impensable...
Nicolas Winding Refn continue à fixer avec avidité le vide intersidéral du cinéma avec ce Neon Demon qui est à peine plus regardable que le déjà inintéressant Only God Forgive. Depuis son Drive – que j’adore, je tiens à préciser – le cinéaste semble pris du vertige de l’autosatisfaction et se regarde le nombril de manière de plus en plus embarrassante. N’ayant tout simplement rien à dire, NWR (puisqu’il signe ainsi son œuvre dans un grand élan de modestie) se regarde filmer pendant deux heures en oubliant de raconter une histoire. Alors il emprunte beaucoup, à Dario Argento, à Brian De Palma, à David Lynch et nous livre une œuvre ultra-référentielle qui ne s’intéresse jamais vraiment à ses personnages, qui ne demande rien à ses acteurs – tous des fantômes – et qui finit par tomber dans le gore grotesque lors d’un dernier quart d’heure qui m’a bien fait rire – je précise que ce n’est pas le but recherché. Bref, il ne suffit pas de faire de beaux mouvements de caméra, de reprendre les idées des autres (l’héroïne plongée dans le noir au milieu de formes géométriques rappelle Under The Skin) et de noyer le tout dans une musique électro eighties pour que cela donne un chef d’œuvre.
The Neon Demon est un petit bijou. Une réalisation sublime, des couleurs magnifiques, le tout porté par d'excellents acteurs. Un film sombre et macabre sur l'univers du mannequinat très pertinent. Tout passe par l'image et les dialogues sont réduits à la portion congrue. Quelques longueurs certes, mais une oeuvre forte et marquante!
Le dernier film de Refn est fascinant visuellement tout en ne suscitant qu'un vague intérêt. Voilà. Le thème fait froid dans le dos, l'impitoyable milieu du mannequinat, plus cruel et illusoire que vous l'imaginez. Alors je ne sais pas si c'est une métaphore sur l'ensemble de l'œuvre de Refn mais en tout cas son style demeure le même, lent et pictural, avec un fond musical de très bonne qualité. Et puis finalement je trouve ça un peu facile, beau certes (et d'ailleurs répondre aux critères de la beauté de notre société actuelle est bien un fardeau et non une chance n'est ce pas Jessie ?), mais facile. Dans le fond l'intrigue tourne autour du pot, l'évolution du personnage principal s'opère une fois, et on comprend vite de quoi il en découle. J'attendais cette fin et elle est arrivée, il n'y avait pas trop d'issue pour rester dans le genre en même temps non ? Ou suis-je folle ? En tout cas il est clair que c'est trop lent pour au final si peu d'effet. Bon l'écriture des personnages est quand même intéressant (chacune sa raison), et la fascination pour Jessie opère même devant l'écran (même si on ne valide pas forcément la beauté d'Elle Phaning). J'adore la dernière scène, tout un symbol. Pas grandiose mais a des qualités.
Un des plus beaux films qu'il m'ait été donné de voir. Elle Fanning est de toute beauté. La bande-son est sublime et m'a transporté. NWR nous prouve qu'il est encore possible en 2016 de créer des oeuvres originales et puissantes. Un film à part.
Quand David Lynch rencontre Alejandro Jodorowsky et Dario Argento, ça donne THE NEON DEMON. Véritable choc visuel et émotionnel, le film divise. Et, je trouve que c'est de bon augure car après tout, n'est-ce pas les grands films qui divisent? Une belle surprise pour ma part. Je pense y retourner prochainement.
Le réalisateur fait des films décousus, creux vidés de toutes substance. Sous un faux prétexte d’esthétisme, c'est du grand n'importe quoi ! Si j'avais pu mettre une note plus basse je l'aurais fait ! Ce n'est vraiment pas un film pour moi ! Je lui décerne le titre de plus mauvais film de l'année 2016.
Un des plus mauvais films de l'année (et le plus mauvais de NWR), objet filmique qui aurait toute sa place dans une expo d'art contemporain mais qui dans une salle de cinéma fait tache (comme la scene finale, provocatrice mais sans fondement). C'est d'une lenteur insupportable et surtout d'une vacuité inimaginable ! Les rares dialogues sont surjoués comme des tirades de (mauvais) théâtre et les délires visuels de l'artiste au lieu d'être bénéfiques au film ne font que souligner son absence totale d’intérêt et de scénario. Un naufrage, surtout quand on a aimé Drive ou Pusher et même Valhalla Rising. Fuyez !
Un film impeccable quant au rendu sonore et visuel mais qui ne réussit pas à gommer l'inégalité d'un scénario bien souvent émaillé de séquences inutiles. À vouloir faire trop de symbolisme Refn passe à côté du sujet et se fourvoie dans l'esbroufe ... Décevant !