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Un visiteur
3,0
Publiée le 9 juin 2016
Au début je voulais mettre "nul" : quand je suis sorti de la salle, j'ai eu un mélange de plusieurs sentiments... C'est très beau, de belles scènes, une super OST (hummm la musique pendant le défilé...) Au début du film je l'ai trouvé sympathique et plus ça avançait, plus je me demandais "euh mais qu'est ce qui se passe ??" Je pense avoir cerné le sens de ce film, bon je n'avais pas regardé la bande annonce, j'y suis allé après avoir lu "épouvante horreur" .... J'avoue que j'attendais à quelque chose de ...
L'actrice est très belle... Oui... Mais j'avoue que certaines scènes m'ont mis mal à l'aise... C'est un "OVNI'' je pense... Je suis encore un peu "euh ?" Bon... au lit
C'est glauque, trash, sexy, et ça frôle même avec le gore vers la fin, mais ce film c'est surtout un vrai plaisir visuel ! Un vrai soin est apporté à l'esthétisme, grâce aux couleurs qui flashent, à la lumière bien nuancée, et à de très beaux plans. La mise en scène est également géniale, et tout cela fait que ce film s'apparente à un vrai spectacle qui nous saisit totalement, pour ne plus nous lâcher. Et à côté de la forme, l'atmosphère tendue, et parfois même très flippante, est parfaitement posée. On peut ressentir une grosse angoisse à certains moments, et c'est souvent bien plus efficace que dans les films d'horreurs classiques. Mais cette ambiance tendue qui nous happe reste quand-même assez aseptisée, et ne laisse pas de place à d'autres émotions que la peur et l'angoisse. Ce film est finalement à l'image de certains top-modèles : un véritable bijou unique et très agréable à contempler, mais qui peut manquer d'un peu de charme.
Le réalisateur propose une nouvelle fois un cinéma immersif et sensoriel et emploie une démarche radicale pour signer un film jusqu’au-boutiste et philosophique.
Film d’une beauté renversante dans lequel nous suivons l’ascension de Jesse à travers une virée cauchemardesque captivante car énigmatique dans une atmosphère flippante et troublante de bout en bout.
Le thème exploité est ancien et toujours d’actualité, voire omniprésent dans l’environnement actuel. Il traite de l’obsession de la beauté, du narcissisme, de la mode et de ce qu’il l’entoure sous de forme fable contemporaine horrifique.
La réalisation est parfaite : économie du dialogue pour raconter par l’image, une très bonne gestion de la longueur des plans pour nous mettre mal à l’aise et des travellings travaillés et esthétisés qui nous plongent dans cet univers fantasmé et hypnotisant (décors et lieux étroits très bien choisis). Le jeu entre le rêve et la réalité est excellent, l’utilisation des miroirs ingénieux et les quelques scènes symboliques et surréalistes sont poétiques. Devenu des objets de consommation au sens propre comme au figuré, NWD adopte une vision proche des films de vampires pour parler de la mode et de cette attirance érotique, voire sexuelle entre ces personnages.
La musique de Cliff Martinez (3em collaboration après Drive et Only god forgives) aux accents lancinants se marie parfaitement avec des plans hypers cadrés et symétriques pour nous tourmenter et nous ensorceler tout en apportant une poésie dans un Hollywood désenchanté ou la lumière rouge distillée nous rappelle la passion et la violence ancrée dans la ville.
Elle Fanning est fascinante dans ce rôle et Jena Malone, Abbey Lee et Bella Heathcote terrifiantes à travers leurs regards incarnent à la perfection la beauté empoisonnée et la touche masculine avec Keenu Reeves et Desmond Harrington (second rôle dans Dexter) est très bonne.
Bref, Une nouvelle forme d’horreur psychologique qui fait figure de bouffé d’air frais dans le cinéma d’aujourd’hui
J'avais littéralement détesté Only God forgives le précédent film de Nicolas Winding Refn. Je misais peu d'espoir sur celui-ci, reparti bredouille de Cannes cette année. Les premières images entrevues alors laissaient présager une autre sorte de purge. J'ai malgré tout laisser une chance au réalisateur danois, même si je n'en attendais donc pas grand chose. Mais d'entrée, j'ai plongé. Pour être de plus en plus fasciné, troublé, dérangé, horrifié par l'histoire et ce dénouement que l'on appréhende en espérant pourtant qu'il soit différent. NWF retrouve la force de sa mise en scène. Celle de Drive, de Bronson et de Valhalla Rising. Il convoque ici à la fois Gaspar Noé, David Lynch et Terrence Malick. J'ai aussi beaucoup pensé à Sleeping Beauty. On en ressort subjugué et effrayé comme d'un mauvais rêve, un cauchemar traumatisant. Techniquement, c'est superbe. Photo, décors, costumes, maquillage, tout est réussi. Sans parler de la musique de Cliff Martinez. L'interprétation est au diapason. Elle Fanning trouve là le plus beau rôle de sa jeune carrière. Tous les autres acteurs sont convaincants de Christina Hendricks à Keenu Reeves, en passant par Karl Glusman (Love) et l'inquiétant trio Jena Malone/Bella Heathcote/Abbey Lee. Contre toute attente, j'ai adoré. Un mélange des genres pour une réflexion inquiétante mais lucide sur la beauté. Une excellente surprise donc, sophistiquée, esthétisante et gore. Au final, un vrai choc.
The Neon Demon est un petit bijou. Une réalisation sublime, des couleurs magnifiques, le tout porté par d'excellents acteurs. Un film sombre et macabre sur l'univers du mannequinat très pertinent. Tout passe par l'image et les dialogues sont réduits à la portion congrue. Quelques longueurs certes, mais une oeuvre forte et marquante!
Une succession de clips plus ou moins psychédéliques qui entendent illustrer le lien entre la beauté, l'orgasme et la mort. Entre onirisme et réalité dans le monde cruel des mannequins. Des images superbes pour certains plans, de beaux mannequins dénudés mais au service de quelle esthétique ou de quel message supérieur viennent se déverser ces flots sanguinolants dans une lenteur qui suscite l'ennui?
Encore une fois NWR frappe juste avec un cinéma contemplativement violent. Comment mieux expliqué les diktats de la beauté ainsi que les perversions qu'ils entraînent ? Cette compétition qui s'annexe à la jalousie qui débouche ensuite sur la violence, la psychose, la folie et bien évidemment, la mort. Le beau est alors une convoitise, mais aussi, un lourd prix à payer quand on en fait la compétition, de quoi faire perdre la notion de toutes formes de réalité, et ce, échanger par de simple rêves et fantasmes morbide, la définition pure et simple de la folie. Le tout est raconté sur une magnifique galerie de plans et une musique aussi glaciale que fascinante, du très bon NWR ! 10/10
D’un ennui mortel, « The Neon Demon » est aussi bête que réactionnaire dans sa phobie du sexe (toujours sale ou dégradant dans le film) et sa manière de pratiquer un cinéma grossièrement symbolique (Ah, le tigre dans la chambre pour illustrer la nature prédatrice de son occupante ! Oh, les triangles lumineux qui annoncent la bascule du personnage de l'autre côté du miroir). Et pour raconter quoi ? Que la beauté érigée en critère absolu est un piège? Que le monde de la mode est superficiel ? Non ?!? Refn nous assène ces vérités avec une telle pompe qu’on a l’impression qu’il vient juste de les découvrir. Visuellement moche comme une pub Hermès interminable, le film enchaîne avec langueur des séquences d’une banalité affligeante (l’oie blanche qui débarque dans le monde impitoyable de la mode, les mannequins traitées comme du bétail, etc etc), sans qu’il ne passe jamais rien à l’image (forcément, puisque sa superficialité et ses images tocs sont censés bêtement illustrer son propos). Quant à la scène « choc » qui clôt le film, elle est aussi ridicule de gratuité que complaisante dans sa volonté de choquer son petit monde. La vraie épreuve pour le spectateur de « The Neon demon » est de tenir pendant 2h face à un vide cinématographique absolu.
Un bon film ça ?? Je rigole... Moi j'ai vu un clip/publicité (de 2 heures interminables) vain, crétin, prétentieux, superficiel, grotesque, nauséabond.
Parfois grandiose, parfois grand-guignolesque, Refn s'autorise tout. Tant mieux, THE NEON DEMON est une réussite, portée par une sublime Elle Fanning et sublimée par l'incroyable bande originale de Cliff Martinez.
Expérience aussi intense que déroutante, « The Neon Demon » est à l’image de l’intégralité de la filmographie de Nicolas Winding Refn : totalement barrée. Avec un soupçon de Gaspard Noé en prime pour donner du piquant supplémentaire. Vous êtes prévenu.
Un esthétique stylé toujours aussi travaillé et une BO signé Cliff Martinez nous plonge irrémédiablement dans son monde à la fois psychédélique et terrifant. Malheureusement dès le début on a un bloquage alors même que la patronne d'agence déclare que la jeune Elle Fanning a le corps bien fait et insiste sur sa beauté presque surnaturelle. Elle Fanning un canon de beauté ?! Néanmoins le trio Jena Malone, Bella Heathcote et Abbey Lee vole la vedette à la jeune pucelle arriviste autant dans la présence à l'écran que dans l'évolution du récit.
Le nouveau film de Refn est un choc, une merveille! Esthétiquement superbe, envoûtant, chaleureux, glacial, sensuel, malsain, abscons, énigmatique, hypnotique, il est une vraie critique du monde de la mode. Impossible de sortir indemne d'une telle expérience! Les idées sont ingénieuses, les influences excellentes! La musique de Cliff Martinez colle parfaitement bien à l'ensemble. Sans conteste, LA claque de ce début d'été.
Quand je vois le nombre de 5 étoiles je ne peux crier qu'à l'arnaque, quand je lis les "arguments de certains" j'ai envie de pleurer. Magistral Chef d'Oeuvre blablabla, alors oui la photographie est parfaite, oui c'est très esthétique, oui la bande son colle parfaitement, mais je suis venu voir un film, pas écouter un cd, bref pour résumer ce film est un beau paquet cadeau avec rien à l'intérieur, on s'ennuie ferme, ce n'est absolument pas un film "d'horreur épouvante", et le "gore" arrive dans le dernier quart d'heure du film, tous les clichés du monde du mannequinat sont abordés ( les mannequins sont des putes sur patte qui ne peuvent pas se saquer entre elles, obnubilées par le physique parfait et adeptes du bistouri ). Je lis pas mal dans d'autres critiques " si vous avez aimé Drive ", euh oui mais là c'est pas Drive, ok c'est le même réal mais quand le film est mauvais faut arrêter de se voiler la face et trouver des allégories tirées par les cheveux juste pour se la péter autour d'un verre de vin. La réalisation est tellement maladroite, on se marre du ridicule de certaines scènes non pas par gêne mais parce que c'est tout simplement loupé.
The Neon Demon n’est pas un film qui se regarde mais qui se contemple comme une véritable oeuvre d’art. Chaque plan est savamment pensé pour reproduire l’esthétique des photos de mode et sera certainement décortiqué dans les écoles de cinéma. La jeune Elle Fanning se montre une nouvelle fois incroyable dans son interprétation. The Neon Demon fera certainement date dans sa carrière déjà bien riche en rôles marquants. Quand à Nicolas Winding Refn, il signe encore une fois un véritable chef d’oeuvre qui surpasse même Drive. L’horreur glacé sied particulièrement au réalisateur qu’on espère retrouver bien vite dans le registre. [lire la critique complète sur le site]