Attention, les gens, un mégalo-albinos-dingo a décidé de créer une armée de super-soldats bioniques !!
Bon, on ne comprendra jamais trop pourquoi vu que ce type surpuissant dispose déjà de pouvoirs télékinésiques qui feraient passer n'importe quel X-Men pour un petit chaton tout mignon et d'un nombre d'hommes de main équivalent à la moitié de la population mondiale. Heureusement, Henry, un homme ayant subit les mêmes modifications corporelles que ces soldats, va tenter de déjouer ce projet machiavélique...et accessoirement de sauver sa belle (ça rajoute un enjeu sentimental dans toute cette testostérone comme ça, c'est bien).
Pour cela, Henry va tuer des gens. Tout le temps. Sans arrêt. Quitte à nous amener aux portes de la folie épileptique.
Car tout ça, on va le vivre entièrement à travers le regard d'Henry, à la première personne.
On va être franc : l'idée d'un long-métrage en mode FPS était marrante, le clip à l'origine du projet et la bande-annonce donnaient même envie d'y croire.
Mais la pire idée possible était de faire ça avec une intrigue de mauvais jeu vidéo dont aucun éditeur ne voudrait !
Ben ouais, les gars, c'était soit l'un soit l'autre ! Parce que les deux en même temps, passées les premières minutes amusantes de découverte du concept, on a l'impression de se retrouver dans la tête d'un type en pleine montée d'acide qui ferait intervenir un Sharlto Copley et ses dizaines d'avatars avec autant de personnalités différentes (c'est quoi, ce délire, sérieux ??), une fille avec un katana sortie de nulle part (c'est toujours cool), toutes les armes possibles et inimaginables (il y a même un tank, les gars), plein de scènes où-qu'on-comprend-rien-à-ce-qui-passe-à-l'écran-tellement-ça-va-vite, de la musique en totale décalage avec les séquences de bastons pour bien nous marteler que tout ceci est très fun et une flopée de twists finaux complètement improbables qui ne doivent faire marrer que ceux qui les ont écrit.
On sauvera de cette catastrophe une poignée de références marrantes à des jeux vidéos contemporains qui feront plaisir aux gamers et quelques exécutions sanglantes amusantes (surtout dans la dernière partie) mais on sera surtout très pressé d'en finir car regarder "Hardcore Henry", c'est aussi épuisant que de se refaire l'intégrale des Transporteur-Taxi-Hitman en simultané sur plusieurs écrans. Ouais, rien que ça...