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willycopresto
153 abonnés
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3,0
Publiée le 6 juin 2015
Cette aventure est longue, compliquée, et tortueuse à souhaits... Et puis il y a tellement eu d'histoires mieux réussies traitant du même sujet que ça n'en fait qu'une de plus, et avec beaucoup d'invraisemblances même s'il elle est bien orchestrée et son montage bien travaillé. Si l'actrice du rôle principal croit à son rôle et arrive à nous impliquer, même sans sympathie, je n'en dirai pas autant des autres acteurs peu convaincants. Peu passionnant ! Voire déprimant... willycopresto
Un film durant la première guerre mondiale, avec une histoire pas très interessante... Et avec ce realisateur, toujours aussi lent. Il réalise toujours une poésie qui ne me parle pas, que je trouve assez lourde. Bref, ce n'était vraiment pas ma tasse de thé !
On ne comprend pas avec le recul pourquoi Fassbinder fut un auteur tellement culte dans les années 80. En revoyant ce film en 2025, (que j’avais apprécié à sa sortie ) il me donne une impression de froideur, un manque d’émotion, manque de finesse et de style. Pourtant il a de grosses qualités : le jeu de Hanna Schygula absolument impeccable, sublime, intense, séduisante puis tragique, une très grande actrice. Peut -être un excès inutile de défilé de tenues. Plus elle grimpe dans l’ascension sociale, plus elle change de tailleurs à chaque plan, un vrai défilé de mode. Allégorique ? probablement. Le destin même de cette femme est exceptionnel, femme moderne, battante, libre de ses choix, y compris sexuels, anticonformiste, amorale, dans le bon sens du terme. Elle veut rester fidèle à son amour de jeunesse, son mari, épousé sous les bombes, à la chute de Berlin, pour deux jours de noces, il disparaitra ensuite. La partie historique est très juste et peinte sans manichéisme : de la défaite nazie, la misère, les villes dévastées, l’errance , jusqu’à la reconstruction, de la RFA. La force du film demeure cette vision assumée du passé nazi, reconnut, sans indulgence et la mise en perspective avec la réussite de la RFA postérieure. La scène finale avec Maria Braun devant assumer tout le poids de son histoire, en payant le prix, avec en fond sonore un commentaire TV sur un match de foot. La finale de la coupe du monde 1954, où la RFA gagne en direct, contre toute attente. Une Allemagne disparaitra mais une autre renait de ses cendres. Une allégorie forte, assez brillante . Mais le film comprend trop de lenteur et de redondance, on s’ennuie parfois.
Un film de Fassbinder beaucoup plus ambitieux et mis en scène que ses premiers essais. Pourtant, on peut regretter le côté amateur, voire bricoleur du "Bouc" ou de "Prenez garde à la sainte putain". Ici, tout est un peu empesé et, parfois, surligné. Bien entendu, le jeu merveilleux d'Hanna Schygulla, au service d'un personnage ambigu au possible, vaut à lui seul le détour, et l'évocation de l'Allemagne d'après-guerre est réussie, tout comme la photographie blafarde de Michael Ballhaus. Dans un style tout aussi classique, on pourra cependant préférer le superbe "Secret de Veronika Voss", plus émouvant.
Pour parler de la reconstruction de son pays, Fassbinder utilise à nouveau la voie des femmes qui à ses yeux incarnent le mieux la symbolique de la renaissance et de la prospérité. Il le fait merveilleusement bien derrière sa caméra, qui ne s’autorise aucune fantaisie dans les faits et l’Histoire. La rigueur et l’application donnent un ton résolument d’époque, avec une affiche tout aussi parfaite. Hanna Schygulla y est une fois encore magnifique ! AVIS BONUS Beaucoup d'éclairages et surtout celui de Hanna Schygulla sur son travail avec Fassbinder. Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
Une histoire intéressante sur l'Allemagne d'après-guerre qui a travers cette femme allemande essaye de se relever de ses ruines.. Le souci pour moi c'est que la photo du film est très laide et m'a empêche d'apprécier le film. Mon premier Fassbinder ne m'a pas encore convaincu...
Même s’il est en apparence réaliste, le film a de toute évidence une portée symbolique forte et ses personnages, dépourvus de toute psychologie, traversent le scénario comme des allégories qu’il nous appartient de déchiffrer. N’étant pas un grand adepte des allégories, ni un fin connaisseur de l’histoire allemande, et n’ayant pas encore vu les deux autres volets de cette trilogie historique (Lola et Veronika), qui sont censés éclairer un peu le sens de ce premier épisode, j’avoue m’être un peu ennuyé. La trajectoire du personnage principal est quand même assez intrigante et la mise en scène est élégante et très inventive. Les dialogues sont aussi assez beaux, bien qu’un peu obscurs parfois. A revoir plus tard peut-être.
Le premier film que je vois de Rainer Werner Fassbinder, assurément il ne sera pas le denier tant celui-ci est un régal à suivre. L'ascension puis la chute de Maria, personnage fascinant de part sa beauté physique mais aussi par l’esprit sombre et torturé qui l'anime. Une séductrice à l’intelligence et à la perfidie sans limites mais malgré cela elle réussit à m’attendrir, elle est bouleversante dans les ultimes instants de ce long métrage ... Hanna Schygulla sort une prestation dantesque, celle-ci va me marquer encore longtemps ! L'atmosphère de cette Allemagne d'après guerre est étouffante, c'est retranscrit de manière authentique on s'y croit réellement ! Un grand film.
Avec ce film, Fassbinder nous raconte la reconstruction de l'Allemagne de l'ouest à travers la vie, et les amours, de Maria Braun. Jouant énormément sur les émotions des personnages et notamment de son héroïne, interprété par la magnifique Hanna Schygulla, à travers des plans magnifique permettant de montrer l'importance dramatique des situations. Le son est assez étrange, mettant souvent en avant le bruit de la radio, intégrant ce film dans l’époque qu'il raconte. Au final, on a affaire à un film magnifique, une merveille du nouveau cinéma allemand.
Il y a une forme de stylisation, de déconstruction du genre mélo tout a fait singulière, passionnante. Fassbinder prend comme métaphore de l’Allemagne l’histoire d’une femme dont le destin est de réussir sa vie sociale en ne pouvant assouvir sa vie conjugale (mari à la guerre, prisonnier, en exil…), comme si le nazisme et la guerre avaient produit une faille irréparable, avait en quelque sorte rendu le pays étranger à lui-même.
Fassbinder réalise là un des grands films sur l'Allemagne d'après-guerre, à travers le parcours d'une femme ayant la volonté de réussir. L'esthétique dans l'image est bien sûr présente, et le point-de-vue intéressant. Le réalisateur prend le temps d'installer une atmosphère particulière, ce qui n'empêche pas certaines longueurs, qui confinent parfois à l'ennui. Mais le tout reste très intéressant pour avoir un point-de-vue à propos de la réalité sociale sur cette société en reconstruction. De même, les relations entre les divers protagonistes sont très creusées. Pas mal.
Fassbinder se place dans la lignée du nouveau cinéma allemand et sort une oeuvre plus intelligente encore que ce dont on le savait capable. Il recherche des implications jusque dans la Seconde Guerre mondiale tant regrettée par les Allemands à l'époque, sortant un sujet délicat des vieux cartons tabous. Il est tellement bourré de sous-entendus que pour une fois, la quantité l'emporte sur la qualité : on ne peut pas tous les saisir au vol et ce qu'on arrive à comprendre est déjà très beau.
Reiner Fassbinder est à l'origine un homme de théâtre, domaine dans lequel il est évidemment très bon. Mais le problème lorsqu'un théâtreux prend une caméra est qu'il a de grandes chances de tourner un mélange entre une pièce et un film, une sorte de Frankenstein qui ne sait où se placer. Voilà ce qu'on a ici. Les acteurs abordent un style de jeu théâtral, la mise en scène est théâtrale mais le scénario est écrit pour un film et le tout ensemble ne fonctionne pas. Surjeu ou acteurs à côté de la plaque, mise en scène complètement hors contexte (fonctionnerait bien pour une pièce encore une fois mais pas dans un film) et une histoire certes intéressante mais qui plonge à cause de ces détails. Fassbinder aborde comme à son habitude l'ambivalence des sentiments humains et l'amour qui tend vers l'échec. Ce n'est pas une mauvaise oeuvre mais elle n'était simplement pas à faire de cette manière.
Rainer Werner Fassbinder nous dresse dans l'Allemagne d'après-guerre le portrait d'une femme à la personnalité complexe partie de rien et qui, par ambition, par cynisme – et peut être un peu par amour – connaîtra une spectaculaire ascension sociale. Superbement porté par Hanna Schygulla, muse du cinéaste allemand, ce long-métrage rythmé et passionnant offre une vision désabusée et désenchantée du miracle économique outre-Rhin.
Excellent mélodrame de Fassbinder sur l'Allemagne d'après-guerre. Une oeuvre importante et essentielle. A noter la géniale et inoubliable performance de Hanna Schygulla, l'actrice fétiche du maître allemand. C'est le deuxième film que je vois de Fassbinder après "L'année des 13 lunes" et c'est la deuxième "gifle" que je prends. Je vais de ce pas me procurer ses autres classiques.