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lost 4/8/15/16/23/42
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5,0
Publiée le 10 avril 2012
excelent film qui passe trés vite etant donné que la quasi totalité du film se passe sur un canot de sauvetage . dans ce film nous retrouvons bien le style hitchcock avec son suspens trés connu
C'est en pleine Seconde Guerre mondiale qu'Alfred Hitchcock signe " Lifeboat ", ce huis-clos se déroulant en pleine mer et qui se voudra être un plaidoyer contre le nazisme. Au niveau de la mise en scène, on ne ressent malheureusement que très rarement la " patte " et le style du célèbre réalisateur et certaines séquences s'avèrent bien ennuyeuse à visionner ( notamment toutes celle se déroulant entre la séquence de l'amputation de Gus et celle où le même personnage se retrouve projeté par-dessus bord par l'Allemand ) . Reste, tout de même, une interprétation très crédible et pour certains même touchante de l'ensemble des comédiens qui sont ici fort bien dirigé par le réalisateur anglais. Mais ceci ne suffit pas pour que cette oeuvre fasse partie des plus réussi du cinéaste. Une relative déception donc en ce qui me concerne.
Un huis-clos assez intense jusqu’à la dernière scène inattendue et violente en quelque sorte car c’est la morale qui ressort. Les ennemis sont-ils vraiment irrécupérables ??
"Lifeboat", c'est la conjonction de deux idées. D'abord, tourner un film dans un décor restreint, chose dont Alfred Hitchcock sera très friand par la suite. En l'occurrence, un canot de sauvetage où se retrouvent des survivants d'un navire torpillé... ainsi que l'un des marins du U-Boot responsable ! Ensuite, il s'agit d'une œuvre de propagande anti-nazie, bien plus subtile qu'elle n'en a l'air. Car au lieu de présenter le méchant Allemand contre les gentils alliés, le film dénonce les faiblesses des démocraties face à un Reich organisé et déterminé. Egoïsme, débats stériles, comportements irrationnels : cet échantillon britannico-américain ne brillera pas devant un Allemand bien plus malin ! Une approche intelligente et originale, cependant trop nuancée pour l'époque, et qui fera l'objet de vives critiques à sa sortie. Ce qui explique que le film soit peu connu. Et c'est bien dommage, car "Lifeboat" est un survival bien ficelé, doublé d'une quasi étude psychologique assez savoureuse. Les acteurs sont efficaces, et le tournage en studio fait le job. Signalons aussi la quasi absence de musique pour marquer la monotonie de la situation, un procédé là encore assez original.
Huis-clos en milieu marin sublimé par la réalisation d'Alfred Hitchcock, "Lifeboat" nous prend au tripes du début à la fin. Certes, les personnages sont stéréotypés et il y a bien quelques clichés scénaristiques mais l'intrigue reste prenante et riche en rebondissements. Et le propos est bien plus subtile qu'il ne parait de prime abord. De plus, chaque plan est parfait est l'ambiance se fait rapidement palpable en plongeant le spectateur au milieu de ces survivants dans un contexte de Seconde Guerre mondiale. Pas le meilleur Hitchcock mais assurément un très bon.
Un huit-clos psychologique tendu et agité où les caractères se révèlent et s'affrontent bord d’un bateau de secours en plein océan durant la Seconde Guerre mondiale. 3,25
Film prévu pour être un film de propagande anti nazi mais qui s'avère être avant tout un film humaniste. A noter la grande prouesse technique d'Hitchcock.qui avec les moyens de l'époque arrive à nous faire croire que les acteurs sont bien en pleine mer sur un canot de fortune. Tous les personnages sont bien campés et le suspense fonctionne jusqu'au bout. Le film est cynique et plutôt amiral, à l'opposé des films pro américains de l'époque. J'ajoute 1/2.etpule après avoir vu le documentaire "le film pro-nazi d'Hitchcock" où on se rend compte de la force de ce film par rapport à l'époque, et notamment sur le personnage noir qui est le plus moral des naufragés.
Même lorsqu’il s’agit d’un film de propagande commandé, le réalisateur Alfred Hitchcock fait les choses différemment comme l’atteste ce film évoquant comment les rescapés d’un navire américain coulé par un sous-marin allemand font faire front de leur différence sociale et s’unir pour survivre. L’aisance technique est indéniable, avec un parti pris étonnant de placer sa caméra exclusivement au sein de l’embarcation de fortune, le spectateur se retrouve ainsi embarqué dans ce voyage au même titre que les protagonistes qui ici ont tendance à se réduire à leurs caractérisations quelque peu forcées. C’est évidemment une œuvre à part du cinéaste, pas la plus aboutie mais qui permet malgré tout de retrouver la capacité du cinéaste à jouer sur la thématique de l’ambivalence de l’identité.
Neuf rescapés trouvent refuge sur un canot de sauvetage après le torpillage d’un navire américain par un sous-marin allemand au milieu de l’Atlantique. Parmi eux un Allemand parfaitement anglophone : est-il un rescapé du navire ou le commandant du sous-marin ?
"Lifeboat" est tourné en 1943, alors que les États-Unis, après bien des hésitations, viennent d’entrer en guerre. Pour la Fox qui en commande le scénario à John Steinbeck, il doit s’agir d’une oeuvre patriotique au sens univoque : les rescapés du naufrage, dont la diversité symbolise la richesse de la nation américaine, se coalisent pour faire face à la menace commune.
Mais Alfred Hitchcock, dont la notoriété est désormais bien assise à Hollywood grâce aux succès de "Cinquième colonne" et de "L’Ombre d’un doute", ne l’entend pas de cet oreille. "Lifeboat" sera plus subtil que la Fox l’aurait voulu – et que le public, qui lui réserva un accueil froid, était prêt à l’accepter. Il ne s’agit pas d’opposer bloc à bloc la noble efficacité du peuple américain à la brutale sauvagerie du sous-marinier allemand. Le trait est moins manichéen, même si la morale du film ne laisse finalement pas de doute. D’un côté, l’unité des huit Américains, traversés, comme souvent chez Hitchcock par des tensions de classes, ne va pas de soi. De l’autre, l’Allemand ne se réduit pas à une caricature : la décision qu’il prend à l’insu de ses coéquipiers s’avère finalement la plus efficace pour leur sauver la vie.
Le dispositif de "Lifeboat" est resté célèbre : un huis clos au grand air. La caméra ne quitte jamais le bateau. Hitch adorait ce genre de défi : tourner tout un film en un unique plan-séquence comme dans "La Corde", condamner son héros à l’immobilité comme dans Fenêtre sur cour. Très vite pourtant, les contraintes du dispositif s’oublient grâce aux rebondissements du scénario.
On sait que Hitchcock effectue un cameo dans chacun de ses films. Ici, la gageure semblait impossible à relever : comment le réalisateur pourrait-il apparaître dans ce huis clos ? Une solution ingénieuse fut trouvée : on voit la photo de Hitchcock dans un journal que l’un des rescapés feuillette. La légende raconte même que la publicité pour un régime amaigrissant qu’illustrait cette photo avait suscité des demandes d’informations.
C’est après qu’un navire américain soit coulé par un sous-marin allemand pendant la Seconde Guerre Mondiale, qu’une poignée de survivants parvient à rejoindre un canot de sauvetage, une journaliste, un mécanicien, un industriel, l’opérateur radio du navire, un marin blessé, une jeune infirmière, un noir très croyant, une maman et son bébé mort et enfin, un marin issu de l’équipage sous-marin allemand. Venus d’univers différents, les membres du groupe ont du mal à prendre une décision quant au sort de l’Allemand. Il faut dire que ce dernier est malin, parle bien l’anglais et semble pouvoir les aider à regagner la surface. Alfred Hitchcock filme la démocratie en pleine mer sur un petit bateau sans jamais le quitter (le film est tourné entièrement en studio). Très critiqué à sa sortie, “Lifeboat” pourrait donner l’impression que l’Allemand est supérieur aux autres personnages. En réalité, il faut y voir une subtilité dans le message et plutôt une dénonciation du totalitarisme qui cherche à juger selon des convictions imposées. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
Je suis rarement déçu quand je découvre un Hitchcock, cela va du bon au chef d’œuvre. Lifeboat est à ranger dans la catégorie excellent. C’est visiblement un jeu de mise en scène pour Hitch avec un huis clos à ciel ouvert, avec ces naufragés pris au piège d’un canot de survie. On retrouve bien sûr le ton spécifique à ses films avec du suspens, de l’humour, des personnages très bien écrits, à la psychologie moins évidente qu’il n’y parait au premier abord. Parmi tous ses grands films celui ci est clairement à mettre sur le dessus du panier.
A. Hitchcock, le maître du suspense, orchestre un huis-clos maritime avec brio, narrant l'histoire de quelques survivants d'un bateau de marine marchande, coincé en plein mer avec à leur bord un des marins du sous-marin qui a coulé leur bateau. Film sur la survie, ce film noir est aussi une étude de moeurs qui dresse le portrait de quelques personnalités composant la société de l'époque. Acide, noir, caustique, le film fait preuve d'une belle maîtrise de la mise en scène tandis que les acteurs s'avèrent excellents. Les rebondissements sont nombreux tandis que le film avance de plus en plus vers les recoins les plus sombres de l'âme humaine, posant certaines questions pertinentes au spectateur. Dans sa dernière partie, le film se rappelle qu'il est aussi un film de propagande (c'est toujours très particulier de voir un film de l'époque se terminer par un message patriotique et/ou un pub pour acheter des bons de guerre) et le happy end est un peu dur à avaler mais ça reste en l'état un très bon film du Maître, hautement recommandable. D'autres critiques sur thisismymovies.over-blog.com
Lifeboat est un des films d’Alfred Hitchcock les moins connus. Pourtant, avec La Corde, il constitue une de ses plus grandes prouesses techniques. En effet, outre le fait qu’il ne contient quasiment aucune musique (défi qu’il reproduira avec Les Oiseaux où même le générique n’en aura pas), il se déroule entièrement sur un canot de sauvetage. Pourtant, le cinéaste, grâce au fait qu’il a storyboardé entièrement le film, réussit à multiplier les angles de caméra et à ne rendre jamais l’ensemble monotone nous faisant oublier au passage l’étroitesse de son décor. Outre son aspect technique, le film constitue un moyen de participer à l’effort de guerre pour Hitchcock (contribution qu’il poursuivra avec deux courts-métrages tournés en français l’année suivante : Bon voyage et Aventure malgache) puisque le film peut être considéré comme un film de propagande.spoiler: Il n’est donc pas surprenant que le "méchant" du canot soit le seul personnage à être allemand et qui plus est nazi. Cependant, Hitchcock a l’intelligence d’éviter le manichéisme pour autant. En effet, cet adversaire se révèle être le seul capable réellement de diriger l’embarcation (ce qui fut d’ailleurs reproché par une partie de la critique au film) et, lorsque celui-ci est tué, le réalisateur tourne ce meurtre de telle manière (un assez long plan, renforcé par l’absence d’accompagnement musical) à ce que les autres passagers paraissent appartenir à une meute affamée. Il n’est d’ailleurs pas anodin que le seul à ne pas participer à ce lynchage soit Joe. Effectivement, ce personnage est noir et n’est jamais présenté de manière caricaturale, ce qui est assez rare à Hollywood à cette époque pour être noté. Au contraire, Hitchcock le présente plutôt de manière très positive (c’est lui qui sauve la mère avec son bébé) et l’utilise pour souligner la ségrégation encore en cours aux Etats-Unis lorsque le personnage demande s’il a droit de voter. Nous sommes donc dans un film à l’ambiance très sérieuse (comme la période) où l’humour habituel d’Hitchcock est peu présent.spoiler: Il n’est d’ailleurs pas étonnant de voir le film se conclure sur une interrogation désespérée sur la manière de solutionner la situation actuelle. C’est peut-être également pour illustrer cette interrogation que le Maître du suspense choisit, pour une fois, de ne pas offrir une véritable fin à son œuvre (aspect qui pourra décevoir une partie du public).
Le tout bénéficie également d’une excellente interprétation de l’intégralité de ce casting mené par une Tallulah Bankhead pouvant évoquer Marlène Dietrich ou Greta Garbo par son physique et sa voix. S’il peut être plus rattaché aux genres du drame et du film de guerre qu’à celui du suspense et ne fait pas partie des œuvres les plus marquantes du cinéaste, Lifeboat reste malgré tout un film de propagande intelligent car dépassant le manichéisme, qui arrive à être assez prenant et à être un témoignage intéressant de l’époque de sa création.
Après avoir vu All is lost de J. C. Chandor je me suis embarqué dans un autre film qui se passe sur un petit bateau : Lifeboat. Bon, en général j'adore Hitchcock, mais là je le trouve un peu loupé. Je ne sais pas à quoi cela est du. Pourtant l'idée de base est vraiment sympa : des naufragés se retrouvent sur un bateau de survie. Et parmi eux, se trouve un nazi, celui là même qui les a torpillé ! Mais le film ne marche pas. En fait, je le trouve mal écrit, les rebondissements, les dialogues, j'y crois pas. Et puis je trouve que les acteurs jouent mal. Ca sonne terriblement faux. Ca me choque moi les réactions qu'ils ont, tout, c'est complètement improbable. Après il reste ce pari de filmer uniquement sur ce petit bateau, et il y a des moments où la tension marche plutôt bien, mais c'est vraiment un mineur dans la filmographie de ce très grand metteur en scène.