Magnifique œuvre à la fois bouleversante (ce pauvre gamin Fuzzy...) et pleine de beauté humaine. L'entraide, l'amour sans aucun lien de sang, comme une évidence de bonté, voilà les valeurs que le film défend. Certes, beaucoup de coupes ont été faites par rapport à l'imposant livre, mais le travail a été fait avec la collaboration de l'écrivain et son entière approbation, alors pourquoi cracher sur la bénédiction de l'auteur original lui-même ? Les acteurs, dont un grand nombre sont encore jeunes, sont bluffants, et (pour les cœurs d'artichaut comme moi) vos yeux seront mis à l'épreuve de séquences lacrymales efficaces, mais sans jamais tomber dans la facilité des violons ! Lorsque l'on voit le sort de Fuzzy (le mot "injuste" est un doux euphémisme pour l'immonde survie qu'endure ce gamin), pas un violon à l'horizon, les larmes chaudes arrivent d'elles-mêmes sans y être forcées par aucun subterfuge, et cela est libérateur pour nous-autres spectateurs. Le film comporte son lot d'émotions, entre le rire, la joie de vivre communicative, les larmes et les pincements au cœur, pour ne laisser au creux de nos mains qu'une chose : la bonté. Un film qui gagne à être connu, avec des histoires bouleversantes et humaines, des acteurs impeccables (en plus des enfants, Tobey McGuire et Michael Caine signent un de leurs plus beaux rôles) et qui vous glisse un seul mot pour vivre heureux : partagez avec ceux que vous aimez.
Un très beau film qui gagne d'être connu, je ne comprends pas qu'il soit si peu médiatisé en France. Le couple Tobey Maguire / Charlize Theron est admirable et on retrouve un acteur génial en la personne de Delroy Lindo. Une belle histoire qui traite des sujets forts très justement.
le véritable sujet du film, n'est peut-être pas comme on pourrait le penser la filiation entre un homme et un enfant qui n'est pas le sien, mais l'avortement, ou plutôt un plaidoyer en faveur de l'avortement. Du coup, malgré les qualités cinématographiques de l'œuvre, de superbes images, un scénario limpide et par beaucoup de côtés sympathique, on en ressort avec un certain malaise et l'impression de s'être fait manipulé. En effet le film met une certaine distance entre le spectateur et les personnages ce qui pourrait faire croire à son objectivité. En réalité, les deux personnages principaux sont montrés comme profondément humains, aptes à comprendre sans juger la détresse des femmes , aptes à accepter, à choyer et aimer les orphelins (donc non avortés) abandonnés par les femmes qui rendent visite à ce docteur et son fils/apprenti/pseudo docteur lui-même...On suit le cheminement du "fils" au départ, qui refuse au départ de procéder aux avortements, qui emprunte un moment un autre chemin en sortant du monde où il a grandi pour suivre un couple dont la femme a été avortée à 'orphelinat, avant de tomber amoureux d'elle et de devoir pratiquer lui même un avortement sur la fille d'un ouvrier agricole engrossée par son propre père ! Et même cet homme est finalement présenté comme profondément humain, même si le film ne l'excuse pas.. A l'issue de ce parcours initiatique ile fils" prendra lui même, avec de faux diplômes, à l'orphelinat, la suite de son "père" décédé d'une overdose d'Ether
Comment tourner une oeuvre litéraire originale, passionante et porteuse d'un véritable message social et humaniste en un film fade et sans intérêt. Ce qui fait le sel de l'histoire est tout simplement gommé au profit de moments mièvres et de personnages niais. Alors qu'Homer Wells est un jeune garçon intelligent, vif et doté de qualités sociales importantes, Tobey Maguire nous le représente avec le charisme d'une huître. Presque toute l'histoire de Mélony est occultée. Et qu'ont tous ces hommes du cinéma à faire l'amour aux femmes comme si elles n'étaient qu'un trou, les préliminaires ils ne connaissent pas? Pour une oeuvre qui se veut socialement engagée et féministe c'est rageant!
3,8 - une mise en scène poétique pour une histoire simple mais toute en beauté notamment le final - T. Maguire pour lequel je n'ai jamais trop accroché est très touchant dans ce rôle qui lui sied à merveille - Il incarne parfaitement ce personnage tout en sobriété presque timidement en lui apportant toute la naïveté et la purettée que le rôle nécessite de faire dégager
Et sous ses traits de fiction raconté telle une poésie par le Maestro L. Hallström se cache des thèmes de société très fort. Tels que la période post esclavage dont la domination du "Blanc" est encore très presante sur la main d'oeuvre nègre même si ici, on ne montre aucune oppression voir au contraire beaucoup de proximité entre le "patron" et la main d'oeuvre principalement noire.
Ou encore le thème central, celui de l'avortement. Plus secondaire, celui de la guerre.. celui de l'abandon avec les petits orphelins qui sont bouleversant
Dirigé par Lasse Hallström, "L'oeuvre de Dieu, la part du diable" déçoit. Nominé à sept reprises aux oscars et récompensé pour son scénario et son second rôle assuré par Michael Caine, ce long-métrage émotion tend à nous conter l'émerveillement d'un jeune qui découvre le monde à sa sortie de l'orphelinat. Usant d'idées au potentiel certain, Hallström se perd malheureusement dans la facilité en conjuguant légèreté et déjà vu, le tout vu à travers les yeux d'un Tobey Maguire peu convaincant qui ne partage que peu ses émotions. Mis en duo avec un très bon Michael Caine puis avec une ravissante mais trop absente Charlize Theron, le futur homme araignée s'oublie dans sa timidité qui finit par le perdre dans l'ennuie qu'il insuffle au long-métrage. Oubliant ces défauts, le spectateur pourra tout de même encore apprécier la beauté des décors reconstituant les années 40 tout comme la musique qui illustre majestueusement l'état d'esprit d'une génération où rien n'était impossible.
Un beau film sur le choix d'un jeune homme qui s'émancipe. Ne pas avoir pu choisir sa famille fera de lui un être qui décidera pour lui même, qui prendra des risques en quittant un métier qu'il savait faire pour explorer de nouvelles règles. C'est beau comme histoire.
Un très joli film qui livre une émotion pudique et questionne sur le destin grâce aux quêtes des divers personnages interprétés avec justesse par des acteurs impliqués. Une fable un peu surannée mais bien plus intéressante que ce que son titre laissait présager!
Film un peu académique tiré d’un roman fleuve. Très nominé aux Oscars de 2000 (ah ces Américains !), ce film propose une bonne restitution des années 40 dans le Maine et une distribution convaincante. Beaucoup de bons sentiments et une bonne description des rapports sociaux. Par contre trop long, car il ne se passe pas grand chose. Se laisse voir mais pas revoir.
J’ai déjà lu quelques romans de John Irving mais pas celui-là. Séduit par son adaptation (oscarisée) de « l’Oeuvre de Dieu, la Part du Diable », je vais m’empresser de combler cette petite lacune. Il souffle une brise de légèreté sur le film scolairement mise en scène par Lasse Hallström alors que les sujets abordés sont sensibles. L’histoire véhicule en effet tout un échantillon de sentiments contradictoires auquel donne vie une distribution de premier choix. De Tobey Maguire à la belle Charlize Theron, du délicieux Michael Caine au génial Delroy Lindo, auxquels viennent s’additionner de fort jolis seconds rôles. A découvrir.
J'ai vu un film... après lu le livre il y a qq décades... J'en avais de lointain souvenir qui me revenait en mémoire au fur et à mesure où je (re)découvrais l'histoire... La narration fait la part belle aux émotions, aux sentiments et à ce qui apparaît comme des qualités humaines fortes. A l'époque où j'ai lu le livre, j'avais gardé l'idée d'un livre d'une immense densité, notamment autour de la notion de l'avortement et du choix de la vie... Or, ici la narration m'est apparu assez linéaire et la réalisation assez classique. Michael Caine, Tobey Maguire et Charlize Theron jouent à merveille, ainsi que tous les seconds rôles. J'ai beaucoup aimé les dialogues entre les différents personnages et comment les mots caressent le coeur, bousculent la foi et renforcent les âmes... Et pour finir, je reprendrai un mot du film :"Bonne nuit, princes du Maine, rois de la nouvelle Angleterre".
En 1999, le réalisateur suédois Lasse Hallström signe un film porteur de grandes valeurs humaines. Pourtant, l’histoire prend place dans un orphelinat dirigé par un docteur pratiquant clandestinement l’avortement (Michael Caine, lauréat de l’Oscar du meilleur acteur dans un second rôle). De ce contexte sombre et déchirant, s’ensuit l’aventure d’un jeune homme (Tobey Maguire) désireux de découvrir le monde. Cette quête d’ailleurs s’accompagne d’une multitude de bons sentiments où la bonté, l’altruisme et l’amour prédominent. Toutefois, sans être mièvre ni larmoyant, le scénario demeure très linéaire et ne s’envole vraiment jamais. Bref, une œuvre très académique qui dégage néanmoins beaucoup de belles émotions.