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Nicolas L.
118 abonnés
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3,0
Publiée le 7 avril 2026
Birth of a Nation revient sur une révolte d’esclaves peu connue, menée par Nat Turner — et clairement, ça ne se termine pas en conte de fées. Le film se regarde bien, porté par une très belle photographie et des acteurs touchants, même si l’ensemble reste assez académique dans sa narration. Un film imparfait, mais sincère et visuellement soigné, qui mérite le coup d’œil pour l’histoire qu’il met en lumière.
L'ensemble du film est très correct même si du point de vue de notre société, on se demande comment autant de violences ont pu être possibles et acceptées. Le film en lui même va trop dans les sentiments sans qu'il y ait une "respiration" (sauf au début et c'est pour ca qu'il est plus réussi que la suite). Comme c'est inspiré d'une histoire vraie, cela vaut le coup d'oeil même si je trouve que ça peut entretenir des sentiments hostiles d'une population. Si on compare avec les films sur la seconde guerre mondiale, il y a toujours un peu d'humanité et d'héroïsme vis à vis des deux camps. Un moment de trèves ou l'humainité est là malgré l'horreur. Là, je trouve que ça manque...sans nier que ça a été l'horreur, dur de se dire qu'aucun blanc prenait position pour défendre les noirs. C'est un parti pris que je trouve dommage. 3,3/5
Un drame historique évoquant le sort d’esclaves noir américains avant la guerre de sécession est embarrassant dans la forme avec une mise en scène démonstrative au possible et gênant sur le fond par la complaisance de son réalisateur pour la violence et son aspect religieux servant d’une légitimation plus que douteuse.
The Birth of a Nation pose un vrai cas de conscience sur sa véritable valeur, son contenu et les intentions de son auteur, scénariste et réalisateur, Nate Parker. Au demeurant, un film autour de la figure de Nat Turner s'imposait tôt ou tard : la révolte collective qu'il a mené contenait en germe la future guerre de Sécession. Son titre rappelle évidemment le film le plus raciste du monde signé il y a un siècle par Griffith : cette réponse a de l'allure si tant est qu'elle ne soit pas liée au marketing. Le film ne manque pas de puissance et d'une grande force de conviction sauf qaund il devient grandiloquent ou soudainement plombé par une insistance à montrer la violence. Il s'agit évidemment d'une oeuvre engagée, cela on s'en doutait bien, mais qui malheureusement tendance à prendre dans l'histoire de Turner ce qui lui sied et à laisser de côté certains faits. D'accord, il y a là un message à faire passer mais pourquoi précisément utiliser les caractéristiques de l'hagiographie à l'américaine pour parer son héros de toutes les vertus. Plus grave, peut-être, est la personnalisation à outrance de cette révolte en minimisant son caractère collectif. C'est là où surgissent quelques doutes quant au réalisateur et acteur qui se filme avec quasi adoration (ou n'est-ce qu'une impression ?). Bref, les bonnes intentions et un récit a priori riche d'enseignements se trouvent peu à peu dilués dans une narration édifiante qui cesse de perdre de vue sa finalité. Malgré toutes ses lacunes, il est tout de même impossible de balayer le film d'un revers de main. Certaines scènes, surtout en son début, s'impriment avec force et témoignent d'un certain talent cinématographique. Hélas, c'est loin d'être le cas 2 heures durant pour cette page sanglante de l'histoire américaine.
Un beau film fort , dérangeant , sur le sujet régulièrement abordé au cinéma américian de l'esclavage au XIXe siecle, qui ménera à la guerre de sécession. . Souvent très violent , le film cède peut-être au "gore" et à l'insoutenable. Fallait-il être aussi dur et violent pour faire passer le message. Peut-être que l'horreur du sujet nécessite cette débauche de violence. La mise en scène est brillante , tout en restant sobre. Les acteurs sont tous impeccables.
Le souvenir de "Django Unchained", "Lincoln" et "12 years a slave" est encore très frais dans nos têtes de cinéphile pour qu'on profite pleinement de la singularité de "The Birth of a Nation". Boudé aux Golden Globes, le film de Nate Parker (qui tient également le rôle principal et qui a écrit le scénario) se concentre sur le destin d'un esclave et sur l'oppression qu'il subit ainsi que ses semblables, ceci dans le but de sans doute questionner le reste de l'humanité, dans le passé comme aujourd'hui. Plein de bonne volonté, illustrant une violence extrême mélangée à un souffle romanesque, le film est défendable grâce à un casting solide et une narration réfléchie et détaillée qui pousse à la rébellion ! Cette histoire semble illustrative pour nous, public français, mais elle rappelle comment l'Amérique est née aussi du sang et de la sueur des esclaves et quel rôle tenait la religion au sein de ce conflit qui n'a fait qu'accentuer les restrictions auprès des esclaves. Le rythme est plutôt lent, permettant ainsi de représenter les étapes de douleurs, d'injustices et d'horreurs qui se sont acheminés pour conduire à la rébellion. Très violent, de nombreuses scènes sont insupportables à voir et défient le bon entendement du spectateur qui ne s'attendait pas à autant. Personnellement, cette histoire m'a peu convaincu, sans doute encore trop imprégné par les précédents films traitant du même sujet, et je me suis posé la question de l’intérêt de porter une telle histoire à l'écran, qui, selon moi, remplit aussi toutes les caractéristiques du film à récompenses : prestations larmoyantes, film d'époque, musique tire-larmes et morale sans doute manichéenne... Je me montre peut-être pas très objectif mais c'est ma première impression et la violence gore nous outre davantage qu'elle ne rend le film sublime. Donc certes, il n'y a rien à redire sur l'image et le cadre historique qui sont parfaits et ça montre également comment on peut adapter les paroles religieuses, ici la Bible, pour amener les gens à faire le contraire de ce qui est bien pour eux (écho clair aux amalgames qu'on fait actuellement avec l'islam). Pas dénué de mérites et d'atouts, "The Birth of a Nation" perd par ses clichés pleureurs et son trop plein de violence...
Decevant. Un film qui aurait du se contenter de denoncer l'esclavagisme a travers cette histoire particuliere mais completement gache par le cote religieux illumine qui vers la fin frole le ridicule.
Il fallait oser reprendre le titre de la première grande fresque américaine connue pour être un des films les plus racistes de cette cinématographie ! Nate Parker (un acteur-réalisateur noir, il est bon de le préciser pour ce genre de sujet) réutilise donc ce titre pour se placer dans l’autre camp : là où David Wark Griffith soutenait le Ku Klux Klan, Nate Parker se positionne du côté des esclaves noirs en révolte. Il nous montre ainsi l’atrocité de l’esclavage, allant de la maltraitance au viol (aspect assez particulier quand on sait que Nate Parker et son scénariste Jean McGianni Celestin ont été poursuivis en 1999 pour le même acte, procès qui aboutit à l’acquittement de Parker mais à la condamnation de Celestin) ou au meurtre gratuit, et donc les raisons ayant poussé certains noirs américains à prendre les armes pour se défendre. On pourra reprocher au film un certain manque de subtilité (on tombe parfois dans le cliché des bons noirs contres les méchants blancs) mais le film traite d’un sujet suffisamment important et le fait avec une telle bonne volonté pour ne pas être négligé. La partie montrant les raisons ayant poussé Nat Turner (un personnage ayant réellement existé mais dont on sait en vérité peu de choses) vers une révolte aussi violente est assez réussie mais on peut regretter que la révolte en elle-même (qui dura 48 heures) ne soit pas traitée suffisamment longtemps (surtout quand le film est vendu essentiellement sur ce point). Toutefois, une réalisation plutôt efficace, une interprétation assez juste associées à une histoire prenante liée à un sujet essentiel dans l’histoire des États-Unis font que The Birth of a Nation reste malgré ses défauts un très bon film qu’il est important de voir (surtout que sa sortie américaine précède de peu l’élection de Donald Trump à la Présidence des États-Unis).
Depuis ces dernières années le cinéma américain sort régulièrement des films traitant de la période de l’esclavagisme et de la Guerre de Sécession (« 12 years a slave », « Lincoln », « Free state of Jones »…). Ironique quand on constate les tensions raciales qui sont en résurgence dans le pays. Ici, on traite encore de cette période pour compter une des rares révoltes dans les Etats esclavagistes du Sud menées par des esclaves qui voulaient secouer le joug de leurs oppresseurs. Le film écrit et réalisé par un cinéaste afro-américain ne ménage pas son spectateur en montrant le vrai visage de l’esclavagisme (plus encore que« 12 years a slave »), viol, fouet, exécutions, etc… Mais, sa force c’est aussi de montrer que tous les propriétaires n’étaient pas des fous sadiques, que certains semblaient faire preuve d’humanisme. C’est le cas du propriétaire du personnage principal Nat, qui à de multiples reprises le protège d’autres hommes blancs ou lui permet d’avoir une famille sans interférer. Et c’est là que la perversion de la chose est le mieux montrait, car s’il n’est pas cruel, il n’en reste pas moins complètement d’accord avec cet état de choses et fait d’ailleurs tout pour regagner l’estime et la place prééminente qui fut celle de sa famille y compris en exploitant Nat et la religiosité des esclaves pour les maintenir serviles auprès de leurs maîtres et ainsi étouffer les braises de la révolte. C’est à travers ces périples dans les différentes exploitations que le personnage de Nat réalise l’inhumanité totale du système et à quel point il repose sur l’absence de réaction de ces hommes et femmes dépouillés de tout libre arbitre, alors même qu’ils sont plus nombreux que leurs maîtres. Le film est par bien des points très dur à regarder, mais il montre sans fard ce que l’esclavagisme fut et à quel point il s’est construit sur un asservissement économique justifié par une perversion de la religion. Un long-métrage vraiment passionnant qu’il faut absolument voir.
Encore un film sur l'esclavage je me suis dit... Oui mais non! Enfin si, bien-sûr l'histoire est tjrs à peu près la même à savoir le destin d'un esclave qui va se révolter pour changer son destin... Mais le personnage est attachant, émouvant par son calme et ses valeurs humaines qu'il aura défendu jusqu'au bout. Son destin prend forcément aux tripes.... D'ailleurs, grand coup de chapeau à Nate Parker tout d'abord mais aussi aux autres acteurs qui sont tous incroyables de justesse .... Si le film est aussi émotionnellement fort, c'est en grande partie grâce à cette excellente interprétation selon moi puisque je n'ai rien trouvé de révolutionnaire dans la mise en scène, dans la photo ou au montage qui restent assez classiques... Attention, soyons d'accord: Classique ne veut pas dire loupé ! Bien au contraire ... Malgré Qq images dures , c'est un très beau film avec tout ce qu'il faut pour rester captivé de la première à la dernière image: Emotion, action, etc.. qui n'a pas à rougir devant les "Twelve Years a Slave" ou plus récemment "Free State of Jones"...
Ce film qui traite de l’esclavage pour les noirs est intéressant mais globalement moins bon que d’autres films qui était un peu dans le même esprit. Lecteur principal est très bons ainsi que le reste du casting. Toutefois le véritable problème se situe surtout dans la mise en scène. Elle est un peu trop mollassonne pour enfin se lâcher vers le milieu surtout à la fin du film.C’est quelque peu dommage.
C'est rare à Hollywood, l'esclavage des noirs, ici le réalisateur affronte le sujet sans détours. L'ensemble est plutôt réussi. Ce film rend hommage à tous ces héros oubliés et maudits de l'Amérique.
Un accouchement difficile. Ce titre était jusqu’alors celui d’un film décrit comme un chef d’œuvre du cinéma, sorti en 1915 et ouvertement raciste. Je ne l’ai pas encore vu donc il ne s’agira pas de comparer les deux œuvres. Nate Parker raconte ici l’histoire d’un esclave lettré devenu pasteur et qui prend la tête d’une révolte. On est dans le sud et les images font froid dans le dos. On n’atteint pas le degré de violence de 12 Years a Slave mais on s’en approche. Ceci dit, chacun des deux films a un objectif différent et celui-ci se veut surtout pédagogique. Ainsi, la forme du biopic est privilégiée et elle gagne en clarté ce qu’elle perd en capacité de surprendre. Mais Nate Parker ne trahit pas son personnage. Il ne le travestit pas en héros de la liberté. Il n’en fait pas le modèle christique. Il laisse le manichéisme de côté et c’est probablement la force du film. De même, l’avenir s’annonce sombre et on ne tombe pas dans la facilité du happy end. On pourra probablement reprocher une installation un peu lente mais pour le reste, le film se suit avec grand plaisir et intérêt. Une réussite donc
Un film très poignant. Qui montre aussi bien la violence physique et psychologique de cette époque envers les afros américain. La musique et la mise en scène sont de bonne qualité. Le plus gros bémol pour moi est sur le personnage principal joué par le réalisateur, que je ne trouve pas au niveau du film malheureusement.
La Naissance d'une Nation Biografilm historique écrit, réalisé, produit et interprété par Nate Parker sur Nat Turner, esclave noir cultivé et prédicateur. Témoin de plusieurs atrocités commises sur des camarades opprimés, puis lui-même victime, il va finir par lancer une éphémère rébellion d'esclaves noirs. Le film se laisse regarder, malgré sa longueur (2H) et des scènes de violence difficilement soutenable, mais il manque un petit quelque chose, du souffle, de l'émotion. Une version Pouvoir Noir de Naissance d'une nation. 3