Un giallo qui place très haut la barre de l'invraisemblable et du n'importe quoi. Ca commence par une petite décapitation (rien que ça !), un cadavre enterré dans le jardin d'une villa, un criminel en fuite qui comme par hasard est témoin de tout cela. 13 ans plus tard, les trois occupants déglingués de la villa passent leur temps à occire les quelques visiteurs, puis à dissoudre les corps dans un bain d'acide. L'atmosphère dérangée et les meurtres, pourquoi pas. Sauf qu'ici, le niveau de trauma des personnages est poussé à un point absurde. Jusqu'à utiliser un flashback de très mauvais goût sur les camps de concentration : franchement, exploiter les chambres à gaz pour s'attarder sur de jolies filles nues, no comment. Les rebondissements s'enchaînent dans l'invraisemblance la plus totale. Ca en devient rapidement drôle, on perd vite le fil du récit en se demandant ce qu'ils vont nous sortir pour tenter de dynamiser le récit suite au dernier meurtre. Le tout filmé de manière assez médiocre. Les scènes de décapitation sont d'ailleurs peu convaincantes, Sergio Bergonzelli se contente de filmer des têtes en papier mâché au sol. Je citerai aussi les nuits américaines très grossières. "Nelle pieghe della carne" est donc un giallo italo-espagnol sans aucun intérêt. Allez, il y a bien la jolie tour de Cerrano utilisée pour représenter la villa.