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Agnes L.
234 abonnés
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3,5
Publiée le 29 janvier 2026
Encore un fait de notre histoire nationale traité par un réalisateur anglophone, je trouve cela vraiment dommage ! Heureusement que les moyens étaient présents pour recréer le contexte moyenâgeux. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle ma note est correcte car sinon, je ne peux pas dire que le film m'a emballée. Trop long et répétitif même si l'idée de vouloir montrer les faits du point de vue des trois protagonistes pouvait être une bonne idée de départ.
Vision absolument délirante du Moyen Âge. Médiocre utilisation du procédé de Rashomon (même scène vue de plusieurs points de vue différents; dans ce film les points de vue sont similaires !). Énorme gâchis, manichéisme, incompréhension totale de l’époque pourtant reconstituée avec de gros moyens.
À une époque où le cinéma semble parfois se répéter, "Le Dernier Duel" fait figure de proposition aussi rare qu'ambitieuse. En nous plongeant dans la France du XIVe siècle, Ridley Scott ne se contente pas de livrer un simple film de chevaliers ; il offre une œuvre complexe qui se distingue par son propos, sa forme, et sa reconstitution historique, qui est l'un de ses meilleurs atouts.
La première chose qui frappe est la qualité de cette reconstitution. La France médiévale de Ridley Scott est froide, boueuse et brutale. Chaque costume, chaque armure, chaque décor contribue à une immersion totale dans un univers d'une authenticité viscérale, très loin de la vision romantique et idéalisée que l'on voit parfois. C'est un travail d'orfèvre qui justifie à lui seul le visionnage.
La grande audace du film réside ensuite dans sa structure narrative en triptyque. Raconter la même histoire selon trois points de vue est un pari intelligent qui donne au film toute sa profondeur. Cependant, cette ambition a un coût : le procédé, par nature répétitif, peut générer des longueurs notables et le rythme, très posé, peut paraître lent par moments. Il faut accepter cette construction un peu singulière pour en saisir toute la subtilité et la puissance dans sa dernière partie.
Cette construction sert des interprétations solides. Si Jodie Comer est le cœur émotionnel du récit, livrant une performance d'une subtilité remarquable, Matt Damon est également très convaincant en chevalier bourru et pétri d'orgueil, dont la perception des événements est complètement faussée par son statut. Leur confrontation, au même titre que celle avec Adam Driver, est le moteur du drame.
Au final, "Le Dernier Duel" est une œuvre qui se démarque. On pourra lui reprocher ses longueurs et son rythme parfois austère. Mais sa reconstitution historique impeccable, l'intelligence de sa construction et la puissance de son propos en font une production qui change de ce que l'on a l'habitude de voir. C'est un film qui captive par son spectacle visuel et sa réflexion d'une rare intelligence.
Le Dernier duel - pour qu’il y ait une justice, il faut entendre chaque version. Suite à un possible viol, on a le droit au témoignage du mari, de l’amant et de la victime. Sauf qu’au moyen-âge où on croit à Dieu, le roi laisse la justice des armes décider. C’est très violent, très bien filmé et assez original dans la façon de parvenir au final. Beaucoup de scènes insoutenables (entre viols, partouses et violences). Pour un public adulte. 3,6/5
Mise en scène très lourdingue, la répétition trois fois de la même histoire n’apporte rien. Les personnages n’inspirent aucune empathie. Ils ne font que réciter leur texte.
Ridley Scott nous offre encore une fois sur un plateau tout le génie de sa réalisation : l'atmosphère est froide, sombre, brutale, le casting est à la hauteur de l'intrigue, c'est écrit avec intelligence et justesse, les dialogues sont construits et la retranscription de cette époque sombre et sanglante est mise en scène comme on se l'imagine, sans filtres ni superlatifs,. Mais c'est le thème principal de ce drame qui interpelle le plus, le viol et ses conséquences, des sujets qui ne datent pas d'aujourd'hui ... Du grand Art.
Le film exploite à fond le potentiel de son concept des trois points de vue qui s’enchaînent, tout en gardant un bon rythme. C’est finalement un film psychologique et féministe. De surcroit, la reconstitution historique est très crédible.
Encore un chef d’œuvre réalisé par riddley Scott , un film épique en 3 parties où se mêle durete du moyen âge Le casting est impressionnant et le jeu des acteurs merveilleux a commencé par la beauté de jodie Comer , la durete des 2 chevaliers carouge et Legros interprétée par damon et driver 2 acteurs que j’adore Franchement ce film est fantastique
J'ai eu le malheur de regarder ce film en étant historien de formation, ce qui m'a totalement sorti de l'histoire (qui n'avait par ailleurs pas l'air fameuse) en raison du manque de véracité, que ce soit au niveau des costumes, des coiffures, de l'hygiène, de la reconstitution des intérieurs, des moeurs et ainsi de suite... Je savais qu'il ne fallait pas s'attendre à grand chose venant d'un pays adaptant une histoire qui a cinq fois son âge mais cela reste décevant à regarder, surtout pendant 3h.
Ridley Scott aime les grandes fresques. Mais cette fois, avec Le Dernier Duel, il signe surtout une fresque d’ego, étouffée sous son propre dispositif. Trois parties, trois “vérités”, et un dernier acte qui flingue tout le projet.
La première partie : “la vérité selon Jean de Carrouges” Le chevalier renfrogné de Matt Damon ouvre le bal dans une reconstitution médiévale grise, poussiéreuse et étrangement plate. On est censé voir le monde à travers ses yeux, comprendre son sens de l’honneur, sa rigidité, sa foi dans la hiérarchie. Mais rien ne prend. C’est froid, raide, sans souffle. Certains critiques parlent d’« ennui mortel » — et difficile de leur donner tort : on a l’impression d’assister à une reconstitution scolaire, pas à un drame humain. Le Moyen Âge de Scott ressemble plus à un décor de musée qu’à un monde vivant.
La deuxième partie : “la vérité selon Jacques Le Gris” Et là, patatras. On nous rejoue les mêmes scènes. Littéralement. Même dialogues, mêmes angles, même mise en scène. Le spectateur comprend vite le principe, mais Scott s’acharne à le marteler. Résultat : un procédé redondant, mécanique, vidé de tension. Le “jeu des points de vue” vire au gimmick. Là où Kurosawa, avec Rashomon, faisait naître le doute et la fascination, Scott sert la même soupe tiède, sans nuance ni mystère. “Les deux points de vue suivants sont quasi-exactement les mêmes scènes avec la caméra dans un autre angle, sont ennuyeux et n’apportent rien.” Voilà. Tout est dit.
La troisième partie : “La Vérité” (avec un grand V, et c’est bien le problème) Et puis vient la troisième partie. On ne parle plus de “vérité selon Marguerite”, non : c’est LA VÉRITÉ. En lettres capitales. Parce qu’évidemment, il faut qu’on sache, qu’on comprenne, qu’on soit “du bon côté”. Scott, soudain, abandonne toute ambiguïté, toute intelligence du doute, pour imposer sa lecture morale. Le film, qui promettait une réflexion sur la perception, s’effondre dans une certitude. C’est d’autant plus frustrant que ce choix trahit complètement la note d’intention : trois visions subjectives, pas une vérité imposée. En plaquant une morale finale, Scott ruine son propre dispositif. Il ne nous laisse plus juger : il décide pour nous. Et c’est précisément ce que le film prétendait dénoncer — le pouvoir masculin qui impose sa version de l’histoire. Ironique, non ?
Conclusion : la vérité selon personne Le Dernier Duel se voulait audacieux, il devient démonstratif. Il voulait interroger la vérité, il finit par l’écraser. La mise en scène tourne à vide, les répétitions fatiguent, et l’ultime chapitre confond conviction et lourdeur. “La vérité selon Ridley Scott”, finalement, c’est celle d’un cinéaste qui ne fait plus confiance ni à ses personnages ni à son public.
Avec ce drame historique revenant sur l’un des derniers duels judiciaires ayant eu lieu en France en 1386, le réalisateur Ridley Scott revient au premier plan et signe tout simplement l’un des meilleurs films de sa carrière. En effet, c’est sur un script fort bien écrit par Matt Damon et Ben Affleck que le cinéaste s’appuie pour offrir un récit éclaté en trois actes relatant les évènements qui conduiront à ce duel entre deux anciens amis lorsque la femme du premier accuse le second de l’avoir violée. Voir dans cela un simple récit féministe au Moyen-âge serait fortement réducteur car si évidemment celui-ci évoque la misogynie criante à cette époque et la place de la femme réduite au rôle d’objet tant l’histoire habilement construite est un modèle de précision que met idéalement en valeur la mise en scène rigoureuse et inspirée du réalisateur britannique. Pour finir, il faut également souligner la qualité de l’interprétation, les impeccables Matt Damon et Adam Driver campant les protagonistes du fameux duel mais aussi Jodie Comer qui crève l’écran en jouant cette femme bafouée voulant obtenir justice.
Un très bon film ! Ce drame historique est réalisé avec justesse et plonge réellement le spectateur dans l'intrigue. Un sujet profond est abordé et très bien mené. Ma petite critique serait pour les trois chapitres, qui est une idée très intéressante de base, montrant le point de vue des trois protagonistes, mais l'histoire se répète donc beaucoup. A part cela rien à lui reprocher. A voir.
Un film bien long où les trois parties, censées représenter les visions des 3 personnages sont extrêmement redondantes et n’apportent finalement pas grand chose au film. Un moyen-âge caricatural, regardé par les yeux contemporains de Ridley Scott, ce qui rend le sujet du viol et des rapports dominants/ dominés anachroniques malgré les efforts sur les costumes et les scènes de vie. De jolies scènes de batailles et de cascades (la dernière « le dernier duel » est particulièrement bien rendue) mais l’excès d’hémoglobine, qui peut-être esthétique chez Tarantino, est un peu ridicule ici. Bien-sur les acteurs sont plutôt bons et convaincants mais au final, on est content quand tout cela se termine enfin.