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4,5
Publiée le 16 mars 2025
J'ai été bluffé par la qualité de la narration et de nuance du film, et l'ai trouvé vraiment très intéressant sur ce point. Il est tellement intéressant de croiser les points de vue, le tout immergés dans leur époque pour pouvoir se forger un avis personnel. De grandes interprétations accompagne ce Dernier duel, notamment Matt Damon, pour une reconstitution efficace bien qu'un peu cliché et surtout trop en noir et blanc, du moyen âge. Un grand film tout de même.
Je n'ai pas beaucoup apprécié. L'histoire réelle assez bien jouée jusqu'au fameux duel qui est plutôt haletant. Je ne vois pas bien l'intérêt de la présence d'un tel casting. C'est sombre et malaisant. Pas fana de l'histoire ni de son déroulé en 3 phases et points vues.
Ridley Scott est assurément l’un des réalisateurs les plus importants de ces 40 dernières années, mariant le plus souvent une ambition artistique éclairée avec un sens de l’Entertainment rarement pris en défaut. Paradoxalement, il a beaucoup plus tourné depuis son entrée dans le troisième âge (il avait 63 ans en 2000) que lors de sa période de jeunesse que d’aucuns pourront juger la plus féconde. Dix films réalisés de 1977 à 2000 contre 19 tournés de 2000 à 2024. De manière générale, les réalisateurs contemporains peut-être plus en forme prennent désormais très tard leur retraite. Martin Scorsese, Clint Eastwood, Woody Allen, Paul Verhoeven, David Cronenberg, Francis Ford Coppola, Michael Mann, Roman Polanski, Stephen Frears ou encore André Téchiné et Claude Lelouch n’ont pas encore désarmé. À l’époque dorée des Studios de très grands réalisateurs comme Fritz Lang, Billy Wilder, Jacques Tourneur ou Joseph L. Mankiewicz se sont retirés alors qu’eux-mêmes pensaient qu’ils avaient encore des choses à exprimer derrière une caméra. La question peut tout de même se poser de savoir si l’âge venu après une riche carrière la créativité peut être encore au rendez-vous. Pour Ridley Scott il est clair que ses cinq plus grands films, « Blade Runner », « Alien », « Les duellistes », « Thelma et Louise » et « Gladiator » ont été tournés durant sa première partie de carrière. Celle où il faut faire à chaque fois ses preuves pour pouvoir continuer à exercer son art, celle où chaque projet est longuement réfléchi notamment sur le plan narratif dans le but d’articuler harmonieusement une maestria technique incontestée avec un propos crédible et motivant. « Le dernier duel » sans doute l’un des films les plus reconnus de la seconde partie de carrière de Scott derrière le somptueux « Kingdom of Heaven » (2005) est sans doute quelque peu surestimé. Le public ne s’y est d’ailleurs pas trompé. Sur 29 films réalisés depuis 1977, seuls trois se sont révélés être des échecs commerciaux. « 1492, Christophe Colomb » commande un peu désincarnée pour l’anniversaire des 500 ans de la découverte de l’Amérique par le navigateur portugais, « Lame de fond » film inaugural de la société de production fondée par Ridley avec son frère Tony et enfin « Le dernier duel » le plus cuisant des trois ne rapportant que la moitié d’un très conséquent budget de production. Le projet d’adaptation du roman éponyme d’Eric Jager (écrivain américain spécialiste de l’époque médiévale) date de 2015 avec Francis Lawrence prévu pour la mise en scène sans qu’aucune date de tournage ne soit annoncée. Il faudra attendre 2019 pour que Ridley Scott passe aux commandes avec Ben Affleck et Matt Damon dans les deux rôles masculins principaux. Les deux hommes amis dans la vraie vie s’investissent dans l’écriture du scénario et tout comme Scott dans la production. L’intrigue tirée d’une histoire réelle située au XIVème siècle s’enroule autour d’un « duel juridique » entre deux chevaliers autrefois amis après que l’un (Adam Driver) a violé l’épouse (Jodie Comer) de l’autre (Matt Damon). Il est décidé de recourir au procédé narratif autrefois inauguré par Akira Kurosawa sur « Rashomon » (1950) spoiler: consistant à analyser la même histoire vue selon trois points de vue différents. « Rashomon » évoquant pareillement une affaire de viol et l’affaire Harry Weinstein venant de secouer le tout Hollywood, l’occasion est jugée trop belle. Sur près de 2h40, le film tente de relever le pari risqué de lier dénonciation des pratiques sexuelles masculines moyenâgeuses et épopée guerrière que goûte depuis ses débuts le réalisateur anglais venu de l’univers de la publicité . C’est sans doute pour cette raison et aussi pour le titre du film que la critique immédiatement a dressé un pont avec « Les duellistes ». En réalité c’est plutôt du « Robin des bois » réalisé en 2010 dont se rapproche le plus « Le dernier duel » notamment pour l‘esthétique des combats. spoiler: En dehors d’être plutôt répétitifs, les trois segments ne laissent aucune échappatoire à la culpabilité masculine que ce soit celle de Jacques le Gris, le violeur qui bien sûr ne souffre d’aucune discussion mais aussi celle sans doute plus discutable de Jean de Carrouges qui mettant sa vie en jeu pour sauver l’honneur de son épouse et le sien le ferait consubstantiellement pour de mauvaises raisons. Un Jean de Carrouges, homme de son époque qui par ailleurs semble très amoureux de son épouse et plutôt tendre avec elle.
On le sait à toutes les époques et sous toutes les latitudes de trop nombreux hommes ont indiscutablement abusé des femmes sans parler du statut inférieur qui leur était réservé au sein de la société. De ce point de vue la démonstration très docte et appuyée proposée par « Le dernier duel » n’apporte pas grand-chose de nouveau. La question intéressante n’est peut-être pas tant de ressasser une situation passée mais plutôt de s’interroger sur le triste constat que 600 ans après Jacques Le Gris tant de ses congénères se livrent encore à de telles atrocités alors que les sociétés dans leur ensemble ont progressé et que les femmes dans certaines parties du monde accèdent enfin aux postes à responsabilité. « Le dernier duel » rate donc son pari car finalement peu satisfaisant sur les deux pans qu’il entendait couvrir. Reste l’esthétique comme toujours somptueuse chez Ridley Scott ici épaulé par Dariusz Wolski son chef opérateur attitré depuis « Prometheus » (2012) et qui n’a pas son pareil pour valoriser les paysages et les monuments destinés à soutenir son propos grâce à un recours mesuré mais très efficient aux effets spéciaux. Pour la direction d’acteurs qui n’est pas il faut l’avouer la préoccupation principale de Scott on notera la remarquable prestation de l’actrice anglaise Jodie Comer parfaite dans les trois situations qu’il lui incombait de rendre crédibles tout comme celle d’Adam Driver dont le physique s’accorde parfaitement à l’époque et qui parvient à diffuser ce mélange de raffinement et de sauvagerie qui anime Jacques Le Gris. On ne pourra pas en dire autant de Matt Damon dont le franc sourire yankee ne parvient pas à s’effacer derrière un maquillage sans doute étudié à dessein. Quant au pompon, il revient incontestablement à Ben Affleck impayable en blondinet libidineux qui à lui seul parvient à décrédibiliser une reconstitution d’époque plutôt réussie. Pour ceux qui voudraient se convaincre encore davantage des convictions féministes de Ridley Scott exprimées en dehors de cette période où tous les opportunismes peuvent être à l’œuvre, il convient de se replonger dans « Alien » où Ripley (Sigourney Weaver) chef d’équipe autoritaire du Nostromo mène seule la lutte contre le monstre interstellaire ou encore mieux dans « Thelma et Louise » avec Geena Davis et Susan Sarandon se défaisant de tous leurs liens pour une échappée folle dans le désert de l’Arizona. C’est à coup sûr quand on n’érige pas ses convictions en dogme qu’elles peuvent apparaître les plus convaincantes. On pourra aussi se dire avec regret qu’aujourd’hui les deux formidables actrices auraient décroché ensemble l’Oscar de la meilleure actrice pour lequel elle avait seulement étaient nommées.
Trop long, quand on comprend qu'on va nous raconter la même scène du point de vue d'un autre protagoniste, on se dit chouette ça va être intelligent, mais non ces redites n'apportent rien. Une 3ème fois, cela devient franchement ennuyeux. Des bons acteurs, un Moyen-âge sombre et violent, bof.
Un Véritable Uppercut. Ridley Scott fait un retour Tonitruant avec cette Fresque Médiévale Puissant et Viscérale qui marque un tournant majeur en matière de Blockbuster de Qualité. Porté par une Réalisation Nerveuse et Immersive qui nous embarque dans une fabuleuse reconstitution historique dont les Décors sont authentiques ainsi que les Costumes qui s’avèrent magnifique tout en embarquant dans une Ambiance Pesante et Crépusculaire qui est accompagné par une Bande Originale lyrique de Harry Gregson-Williams qui insuffle une intensité a couper le souffle au long métrage. Ensuite le Scénario est Audacieux et Passionnant de bout en bout tout en parvenant a brouiller les pistes jusqu’à son Dénouement Final Sidérant et Impactant qui laisse pantois tout en abordant en 3 actes ce récit Tragique et Douloureux dont le film aborde avec finesse des Thématiques très contemporain comme le Féminisme,la Culpabilité,la Loyauté,la Guerre,L'Amour,l'Amitié et la Trahison a travers son Rythme poser qui monte progressivement en puissance pendant 2h33. Ajouter a cela, Des Séquences de Batailles Épiques et Virevoltantes en passant par des Séquences de Combats Brutales et Saisissants qui nous laisse bouche bée avec en prime une bonne dose de Violence Insoutenable ainsi qu'une Note d’Émotion qui arrive a submergé émotionnellement a travers de sublimes scènes intimistes. Enfin le Casting est Royal de A jusqu’à Z grâce notamment a son Trio d'Acteurs d'Exception emmené par le Talentueux Matt Damon qui livre une performance hors pair dans le rôle de Jean de Carrouges un chevalier Complexe,Autoritaire et Entrepreneur dont l'acteur nous bluffe par la complexité de ce Chevalier Noble et Nuancer, Face a lui le Formidable Adam Driver qui incarne avec brio le rôle de Jacques le Gris qui s’avère comme un Chevalier Arrogant,Ambitieux et Persuasif qui est rejoint par la Fabuleuse Jodie Comer qui livre une prestation hors pair dans le rôle de Marguerite de Carrouges une jeune femme Séduisante,Courageuse et Ambiguë dont l'actrice tire son épingle du jeu a travers ce Personnage Féminin Tourmenter et Tragique sans oublier l’Excellent Ben Affleck qui livre une prestation très crédible dans la peu du comte Pierre II d'Alençon qui s’avère comme un Libertin Amorale et Cruel sans oublier les prestations appréciables de Harriet Walter,Nathaniel Parker,Sam Hazeldine,Michael McElhatton,Zoé Bruneau,Marton Csokas,Clive Russell et Željko Ivanek qui apportent leurs édifice a cette Distribution prestigieuse. En Résumer, Le Dernier Duel s’avère comme une Expérience de Cinéma sensorielle comme le Cinéaste Légendaire Ridley Scott en a le secret tout livrant au passage l'un des meilleurs Blockbusters Grand Spectacle de ces Dernières Décennies et dont on se régale a travers de Drame Histoire Épique,Brutale,Passionnant et Émouvant qui ravira les amateurs d'Histoires et de sensations fortes.
Ridley Scott se réinvente à un moment où on ne le croyait plus possible et feinte tout le monde avec passement de jambe petit pont et accélération foudroyante. Le dernier duel commençait comme une fresque historique classique du réalisateur anglais. C'est un peu mollasson mais très rythmé donc on se laisse porte. Et c'est ensuite que la métaphore footballistique prend tout son sens, le film en revenant sur les évènements avec un deuxième puis un troisième personnage donne une dimension et une épaisseur au film complètement inattendues. Les acteurs sont immenses. Et le film une réussite totale (en dehors de la gestion assez calamiteuse des langues dans le film, soit on prend le pli que tous les Français parlent anglais soit on fait un film en français)
Comme il était immense le danger de voir un énième film américain réécrire l'histoiire au gré des attentes du public ou des caprices de la production. Il n'en est finalement rien.
Ce film mérite largement ses 4 étoiles, si ce n'est davantage Le réalisateur britannique Ridley Scott, dans son film Le Dernier Duel (The Last Duel) (2021), a porté à l'écran une adaptation du roman historique d'Éric Jager, lui-même inspiré par la chronique du duel judiciaire entre Jacques le Gris et Jean de Carrouges que Jean de Wavrin en avait faite, près de cent ans plus tard. L'acteur américain Matt Damon y interprète le rôle de Jean de Carrouges, Jacques le Gris est interprété par Adam Driver et Marguerite de Thibouville par Jodie Comer.
Jehan de Carrouges rentre d'une expédition en Écosse où il servait sous les ordres de l'amiral Jean de Vienne. Alors qu'il va rendre compte de cette expédition au jeune roi de France Charles VI, sa jeune épouse subit un viol commis par le favori du comte d'Alençon, Jacques le Gris. Afin de sauver son honneur et celui de Marguerite, Carrouges fait appel au Parlement de Paris, et, pour faire valoir son droit, met sa vie en jeu dans un judicium dei, le dernier duel judiciaire ayant eu lieu en France La trame divisée en 3 chapitres permettant 3 points versions des faits ainsi que le duel final sont d'une puissance et d'un réalisme rare et fera date dans l'histoire du film historique.
Les + : -HA ça , Ridley Scott a mis les moyens : costumes , décors , l'atmosphère est très prenante . -Jodie comer , très juste , matt damon très bon .
Les -: -C'est mou , ca manque de rythme , là ou un rashomon vous entraine , ici c'est l'ennui et la redondance . -Ben affleck ,comment dire , RISIBLE , même lui a l'air de se demander ce qu'il fait là . -Le plus gros noir a mon avis est l'espèce de récupération grossière ( US 4 ever ) du mouvement mee too .La fin , pour ce que j'en est compris , est même carrément insultante pour les femmes , une honte .Comme l'as aussi très bien dit un spectateur : on ne peux pas coller les valeurs actuelles a la société féodal d'il y a 600 ans ( ou alors il faut le faire avec justesse et subtilité ) .
Cette idée de refaire plusieurs fois le film en prenant le point de vu des différents protagonistes est très originale. Bien sûr d’un point de vue historique, il y aurait beaucoup à redire, même si le duel en question a bien eu lieux, faisant apparaître des problématiques actuelles, très éloignées de celles de la chevalerie du Moyen-Âge. De même le filtre bleu caractéristique des films duel réalisateur vient ternir l’avalanche de couleur des vêtements que portaient les gens dans cette période.
Trop long et au final, on ne sait pas qui a raison entre les trois protagonistes car c'est la même histoire mais avec des passages vraiment différents. On reste sur sa fin avec un message féministe totalement anachronique. Dommage pour Ridley. La fin d'une carrière?
Reconstituant avec succès et fidélité l'époque, nous entrainant dans cette période trouble de notre pays, Ridley Scott nous propose en trois volets la version d'un drame. La distribution est magistrale, la réalisation juste excellente, et le scénario palpitant. Pourtant habitué aux grands effets spéciaux, le réalisateur joue la carte de la sobriété : les faits, rien que les faits.
Un presque document historique, une fresque réaliste, un film à conserver dans ses disques durs.
Film historique illustrant un des derniers duels judiciaires de France féodale. J'aurais vraiment aimé mettre un 8 mais ce ne fut malheureusement pas possible, la faute selon moi à un manque de contenu et de caractère/saveur. Le récit des 3 versions est légèrement redondant. Par contre, les rares scènes de bataille sont impressionnantes. J'ai plus apprécié Matt Damon que d'habitude.
Avec Le Dernier Duel, Ridley Scott dresse son portrait du Moyen Âge, où l’ampleur du spectaculaire se mêle à l’intimité de l’humain. Ce récit du dernier duel judiciaire en France est bien plus qu’un simple conflit entre deux hommes : c’est une réflexion sur une société patriarcale implacable, explorée au prisme d’une narration inspirée du procédé de Rashomon. Scott, en maître de l’ambiguïté, juxtapose les subjectivités des protagonistes, deux anciens amis, devenus ennemis, et une femme déterminée, et invite le spectateur à démêler le vrai du faux, comme dans un tribunal où chacun plaide sa vérité.
L’œuvre n’est pas une enquête criminelle. Elle parle de pouvoir, de foi, de mariage, de conventions sociales, et de cette violence sourde imposée aux femmes, omniprésente et souvent invisible. Scott magnifie son histoire en imposant sa figure féminine, Marguerite, comme un pivot central, défiant ainsi les codes de son époque et exposant la brutalité d’un univers médiéval inhospitalier, où le poids des structures religieuses et familiales enferme chaque personnage dans un cadre oppressant.
La réalisation de Scott, en costumes somptueux, musique immersive et effets magistraux, renforce cette sensation d’un Moyen Âge glacial et austère, élevant l’œuvre en une exploration visuelle du passé. Et si la troisième partie semble abandonner une part de son ambiguïté, elle offre un dénouement puissant, révélant un monde qui condamne, juge, et, en fin de compte, emprisonne les femmes.
Un très beau spectacle, des décors et costumes très fidèles, un vrai partie pris avec ce scénario en 3 parties. Un sujet d'actualité très bien traité. Des scènes magnifiques. Du très bon Ridley Scott.
Ce film a une coloration particulière , tourné près de chez moi à L’abbaye de Fontfroide pour une scène importante . Dans un contexte de pandémie (BTS avec masques ) Une confirmation de la grande qualité de jeu d’Adam Driver qui crève l’écran , la VO est indispensable Le film a été mieux accueilli sur les plateformes qu’en salle : un Ridley Scott jugé trop long un sujet lourd pour beaucoup Bref je l’ai vu plus de 10 fois dans toutes les salles que j ai pu trouver Voyez le en 3 fois si besoin mais voyez le