L'Avenir
Note moyenne
3,1
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178 critiques spectateurs

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Sandrine F
Sandrine F

2 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 mai 2016
tres joli film, isabelle huppert touchante et troublante comme d habitude.. un mélange de douceur de charme et d ambiguité..
gimliamideselfes

3 433 abonnés 4 013 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 février 2021
J'aime vraiment bien le cinéma de Mia Hansen-Løve, j'aime cette manière qu'elle a de suivre ses personnages dans une tranche de leur vie et de les accompagner sans les juger. C'est ce qu'elle fait encore une fois dans L'Avenir, où Isabelle Huppert va petit à petit tout perdre, ses enfants qui grandissent, sa mère, son mari... et où on va juste la voir vivre sa vie de bourgeoise de droite, seule.

C'est la force du film, tout est on ne peut plus crédible, cette vieille prof de philo bourge qui est contre le blocage de son lycée par les élèves, après avoir elle-même été communiste dans sa jeunesse, ses manières, mais aussi ses fragilités et ses problèmes. Certes Huppert fait du Huppert (et elle est parfaite), mais clairement Mia Hansen-Løve sait ce qu'il faut faire pour créer un vrai personnage et comment le rendre attachant. Elle a l'air froide et hautaine, mais on sent qu'elle aime vraiment bien son ancien élève, elle distille comme ça des touches d'humanité dans le personnage qui permettent de voir les craquelures derrière la parure de femme sûre d'elle.

(Et je ne parle même pas des interactions qu'elle a avec ses gamins qui la charrient au début du film qui sont terriblement justes et qui aident immédiatement à planter le décor et à rendre crédible tout cette petite famille)

Donc c'est vraiment plaisant de la voir, toujours digne, affronter les épreuves de la vie, ce qui renforce le fait de la voir craquer à quelques rares instants. Il s'en dégage une réelle tendresse pour cette femme et à la fin du film j'en aurais bien repris, j'ai envie de voir ce qu'elle va faire ensuite, ce qu'elle va devenir...

Parce que si au contraire elle s’apitoyait sur son sort on aurait été dans quelque chose de beaucoup plus banal et morne. Là, le fait qu'elle trouve à chaque fois la force pour continuer comme si de rien n'était et juste accepter la vie donne un aspect solaire au film. C'est l'été, une nouvelle vie s'offre à elle, elle n'a comme seule contrainte qu'un vieux chat et c'est l'aspect profondément tragique du film et franchement beau, c'est qu'une fois relevé de ses responsabilités de mère, d'épouse, de fille, de prof (c'est les vacances), elle pourrait faire n'importe quoi et pourtant, comme dans la vraie vie, elle ne va pas faire de folies... C'est une belle et triste réponse proposée au postulat de départ. Elle est consciente d'être un peu âgée, vieux-jeu et qu'il est un peu tard pour tout changer.

J'aime cette démarche très humble qu'à Mia Hansen-Løve de proposer quelque chose d'aussi simple et beau, au lieu de partir dans tous les sens, c'est vraiment ce qui fait la force du film. Il se dégage finalement du long métrage un profond sentiment de tendresse pour cette femme, qui n'est pas sans défaut (j'aime beaucoup la manière avec laquelle elle éconduit son ex-mari le soir de Noël alors qu'il s'apprête à passer le réveillon seul), mais qui malgré les épreuves continue, sans jamais baisser les bras.

Je dois dire que ça m'a vraiment touché.
olala69
olala69

1 critique Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 mai 2016
Belle tranche de vie. Comment subitement le monde semble s'écrouler....
Simple, ce film fait ressentir avec beaucoup de finesse les émotions et les douleurs de cette femme.
ferdinand75

723 abonnés 4 462 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 8 juillet 2021
Un projet très ambitieux de parler de philosophie au cinéma,et d'y rajouter la description d'un jeune homme révolté aux positions radicales. La prof de philo d'un lycée parisien est passionnée ,coach ses élèves, essaye de les intéresser à la réflexion , à la philo. beaucoup de citations , beaucoup d'extrait de textes, des dialogues intéressants . Un ancien élève , ami , confident , amoureux ? ; se radicalise et va rejoindre une communauté dans le Vercors, Libertaire , anticonformiste , il ne veut plus jouer le jeu et essaye repenser l'action directe. ; Des sujets intéressants , rarement abordés au cinéma. Mais trop de lenteur , trop de plans inutiles, parfois trop de verbiage aussi. Par contre Isabelle Huppert est impeccable , comme d'habitude, et porte le film sur ses épaules, extraordinaire. Il y avait vraiment un sujet dans le scénario, mais la mise en scène trop sobre , trop classique , trop tristounette , annihile le sujet.
Le film d'Ariane
Le film d'Ariane

87 abonnés 179 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 avril 2016
Mia Hansen-Løve est une cinéaste singulière dont j'ai toujours aimé le regard plein de tendresse et d'acuité qu'elle pose sur la jeunesse. Ici, c'est à une femme d'âge mûr qu'elle s'intéresse… La soixantaine juste entamée, Nathalie est une prof de philo, passionnée par son métier d'éveilleuse de conscience. Elle jongle entre ses cours, ses publications, sa famille et sa mère dépressive qui la harcèle jour et nuit. Puis rapidement, tout fout le camp : spoiler: son mari la trompe et part vivre chez sa nouvelle compagne (plus jeune, bien sûr), ses enfants quittent le nid, son éditeur la lâche et sa mère meurt.
D'autres flancheraient pour moins que ça, mais Nathalie résiste. Elle plie mais ne rompt pas. La réalisatrice a pourtant choisi Isabelle Huppert pour incarner cette femme éprouvée qui ne renonce pas au bonheur. Et elle a bien fait. Le contraste entre la silhouette frêle de l'actrice et l'énergie que son personnage déploie pour maintenir la tête hors de l'eau malgré les coups du sort est enthousiasmant. Jamais confinée dans une position victimaire en dépit du chagrin qui l'accable, elle garde son sens de l'humour et son optimisme et reste, du coup, extrêmement attachante. Le film n'est donc jamais sinistre malgré les thèmes graves qu'il aborde. La prestation d'Isabelle Huppert y est évidemment pour beaucoup. Mutine (elle paraît au bas mot 10 ans de moins que son âge), quotidienne et légère, drôle, profonde et touchante, elle est, une fois encore, exceptionnelle dans une partition qui n'a pourtant rien de spectaculaire (on est loin de "La Pianiste"). Entourée d'un casting de choix (Edith Scob est géniale en mère insupportable), elle porte le film. Et Mia Hansen-Løve orchestre avec brio et finesse un ensemble de sentiments, de sensations et d'émotions qui interpelle la part intime de chacun de nous, quelle que soit notre expérience. Ce qui lui a valu l'Ours d'argent de la meilleure réalisatrice à Berlin, décerné par… Mery Streep.
kingbee49
kingbee49

53 abonnés 642 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 6 mai 2016
Déception. La première demi-heure est magnifique, le personnage d'Isabelle Huppert s'expose en prof de philo dont la vocation est de donner à ses élèves l'envie de penser leur vie et règne sur le petit microcosme familial. Cela joue juste, c'est finement mis en scène, c'est rythmé et joliment photographié. Et cela à le mérite de poser les bonnes questions : qu'est-ce qu'on laisse, qu'est-ce qu'on garde et qu'est-ce qu'on transmet dans la vie, aux autres, aux siens ? Voilà, le vrai film dure donc une demi-heure. A partir de là, on glisse gentiment vers l'étude de moeurs et il ne se passe quasiment plus rien, scénaristiquement. "L'avenir" devient un documentaire sur Isabelle Huppert, figé dans un ennui agaçant. Elle prend des vacances, va au cinéma, cherche son chat mais ça ne nous fait rien, le film est en pilotage automatique... Alors qu'on aurait bien aimé qu'il se passe quelque chose de fort, de mémorable, bref, quelque chose qui nous réveille et nous emballe plutôt qu'un film qui ronronne en mâchonnant ses citations philosophico soixante-huitardes.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 4 avril 2016
Je trouve ce film.lumineux , une ode à la femme et à une résistante ancrée dans le réel. . Nous retrouvons une Isabelle Huppert , enfantine et rieuse , inscrite dans le social de son temps avec un métier prégnant , hors des multiples activités artistiques. Accompagnée d'un lied de Schubert poignant , telle une Truite , autrefois enjeu du regard des hommes , isabelkd se libère des contingence familiales , affectives et professionnelles retrouvant sa liberté intérieure et sa paix pour continuer sa vie. Une pensée pour Christine Pascal dont Isabelle a dans doute trouver sa source dans la véhémence et l'intégrité ,porte flambeau d'une certaine femme d'action.
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 9 mai 2016
Film plat !! Sans suspense et mouuuuuuuuuuu.
A éviter , sauf si vous avez du temps à perdre....
J'ai lutté pour ne pas dormir
saurar
saurar

15 abonnés 123 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 6 mai 2016
Je ne suis pas de l'avis d'une majorité des internautes et des critiques qui ont apprécié le film . Le sujet construit sur une vie quotidienne et ses divers problèmes: profession, mère, chat noir, mari, ancien élève, société, réflexion philosophique Franco germanique, le lien entre ces différents éléments n'est pas toujours très évident . Le tout m'est apparu un peu trop cérébral, mais surtout sans générer de plaisir ou d'émotion dans le déroulement du film, même si l'interprétation des principaux interprètes et très satisfaisante, de même que la réalisation du film. Une impression d'inachevé se dégage à plusieurs reprises et en particulier au final. Je dois reconnaître que je me suis presque ennuyé.
Anne M.
Anne M.

85 abonnés 658 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 11 avril 2016
C’est un film agréable à regarder. Le chat joue un rôle non négligeable. J’aime beaucoup Isabelle Huppert de surcroît, d’où l’étoile.

Ceci dit, je n’ai pas été convaincue par le scénario. Les références à la philosophie sont essentiellement anecdotiques et se trouvent dans les cours dispensés par Isabelle Huppert. Un seul débat s’inscrit dans l’histoire, celui de l’engagement (ou non ) des intellectuels. C’est un débat qui date.

Autrement j’ai trouvé l’histoire parsemée de clichés un peu dépassés, les enfants du couple assez insignifiants et les acteurs dégagent peu d’émotions.
Dora M.
Dora M.

78 abonnés 543 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 27 février 2021
J’ai beaucoup aimé ce film. Tout semble sourire à Nathalie (Isabelle Huppert) : une famille équilibrée avec son mari et ses enfants, un métier de professeur de philosophie qu’elle adore, des publications pour une maison d’édition qui reconnaît ses compétences. Puis, tout bascule : spoiler: son mari lui annonce qu’il part vivre avec une autre femme, peu après sa maison d’édition la lâche pour privilégier un contenu plus moderne, sa mère (qui était très présente et possessive) meurt, son ancien élève, avec qui elle gardait d’excellentes relations, part vivre dans le Vercors. Elle se retrouve délaissée, abandonnée en premier lieu, puis commence à voir ces bouleversements comme des opportunités de liberté
. C’est très beau, subtil et touchant. Une scène particulièrement émouvante : lorsqu’elle quitte - sans doute pour la dernière fois - la maison de vacances de son mari, à laquelle elle est très attachée, on sent sa douleur, sa tristesse, mais ce n’est pas dans le dramatique, cela reste très pudique et c’est d’autant plus touchant, avec en fond sonore cet air de musique de Schubert.
Il y a également beaucoup d’humour, notamment avec la mère de Nathalie, Edith Scob qui est parfaite. Elle est intenable et cherche par tous les moyens à attirer l’attention de sa fille. Dans la maison de retraite, elle se prive par exemple de manger et lorsque sa fille arrive, elle se plaint d’avoir faim car on ne lui donne pas à manger.
Les cours de philo sont très vivants et intéressants. Un exemple : la lecture d’un texte de Rousseau sur le bonheur qui ne serait atteint que dans le désir de celui-ci.
C’est un film “quotidien” mais pas ennuyeux une seconde, l’ensemble est porté par Isabelle Huppert, extrêmement crédible et juste dans son interprétation de petite femme dynamique et forte qui ne se laisse pas emporter par ses émotions, qui continue à vivre malgré les aléas, sans être non plus un bloc infaillible. Tout est suggéré, c’est très subtil.
J’ai beaucoup aimé ce film qui donne à réfléchir, et pour lequel Isabelle Huppert campe à la perfection une Nathalie très touchante.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 20 juillet 2017
Heureusement que Isabelle Huppert est là pour sauver du naufrage!
C'est mal écrit, emprunté, chiant, bobo. Français quoi...
Jean-luc G
Jean-luc G

88 abonnés 895 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 14 avril 2016
Isabelle Huppert a fait dans le passé des compositions extraordinaires, puis s'est parfois laissée aller dans des chemins convenus et pas aussi géniaux. Elle ne m'a pas déplut ici, et même colle bien à son personnage de prof de philo déconnecté de la réalité. L'intérêt de la première partie du film est sa relation infernale avec une mère maniaco-dépressive: un enfer dont elle parait avoir pris son parti.
La mise en scène en scène est fluide et le montage dynamique. Là où cela se gâte, c'est lorsque Hansen-Love aborde la séparation d'avec son mari et la relation platonique avec son ancien élève. Le scénario est plat (justement), et l'on attend toujours qu'il se passe enfin quelque chose. Ah, peut-être l'intrigue c'est qu'il ne doit rien se passer, que si une prof de philo raisonne parfaitement devant sa classe, mais qu'en revanche elle puisse se planter complètement dans la vraie vie. Où bien la metteur en scène veut-elle nous montrer les ravages de cette mère castratrice? La deuxième moitié tourne à vide, et Marcon a bien raison de se barrer comme annoncé.
Roman Malika s'agite en intello gauchisant dans sa ferme du Vercors, image d'Epinal pas bien originale en se demandant ce qu'il fait là pour faire avancer l'intrigue.
Pas sur que l'on se rappelle de l'Avenir dans le futur.
avril 16.
chas
chas

38 abonnés 180 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 20 avril 2016
Pas la peine d’insister une fois encore sur la prétention d’un titre trop absolu, genre « La Vie, l'Amour, la Mort » qui faisait sourire jadis, alors qu’il s’agit au contraire d’un film modeste, subtil, retenu. Quelques scènes sont très réussies, comme une déception dans le Vercors ou une annonce en principe primordiale en mode mineur. Par contre si des dialogues philosophiques sont réussis, à d’autres moments on ne sait si la prof dicte ou donne à réfléchir et c’est gênant pour ceux qui connaissent le bâtiment. Une leçon sous les arbres ne révèle pas une prof très présente à ses élèves. Alors que la conversation d’un groupe libertaire concernant la notion d’auteur, très « Nuit debout », sonne juste, dans une langue étrangère, pour marquer les distances entre les générations sans les surligner comme à d’autres moments avec les éleveurs de chèvres sans chèvres.
Les aléas de la vie familiale sont surmontés avec sagesse, et ce moment de cinéma nous repose de tant d’hystéries, tout en revenant sur des questions éternelles qui mettent en balance solitude et liberté. Est-ce que j’ai bien vu deux petites filles du temps des bords de mer devenues une fille et un garçon à l’âge de quitter la maison, ce qui marquerait une incohérence de scénario ? Les touches sont justes le plus souvent comme avec les grands parents qui s’accaparent le nouveau né sans un regard pour la mère et aussi l’arrière grand-mère qui se débat, insupportable mais loin des numéros d’actrice excentrique comme j’ai pu l’entendre de la part de critiques patentés.
Une petite chanson peut dire la vie aussi bien qu’une phrase de Lévinas :
« À la claire fontaine
M'en allant promener
J'ai trouvé l'eau si belle
Que je m'y suis baigné »
MemoryCard64
MemoryCard64

57 abonnés 375 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 juin 2016
Fin de l'année scolaire, fin du lycée, début de l'été. Une période de l'année judicieusement choisie par Mia Hansen-Løve pour parler de l'avenir de Nathalie, professeur de philosophie jouée par Isabelle Huppert, à un moment charnière de sa vie. En effet, une série d'événements malheureux viendra subitement bousculer cette femme. Bien qu'il s'agisse de choses assez graves que tout le monde redoute à un moment ou un autre, la réalisatrice choisit de laisser ces événements au second plan pour s'intéresser aux à-côtés, aux petits détails qui accompagnent ce genre de situations. Elle met en scène, de manière très épurée, des segments de vie dont l'intonation n'est pas toujours réaliste (comme la scène où le personnage principal, faisant cours dans un parc, reçoit un appel urgent et explique sans pudeur à ses élèves de quoi il s'agit avant de partir) mais qui reste réelle. Isabelle Huppert occupe une place importante dans l'appréciation du film. Son jeu, qui est d'habitude assez particulier, semble ici cassé. Elle prend des intonations étranges, paraît souvent monotone et détachée, mais son personnage est humain et vrai, pour une raison que j'ignore. Elle a une manière de ne pas en vouloir aux autres, de prendre sur elle, d'être patiente qui est touchante. Et puis soudain, au détour d'une phrase, des larmes jaillissent sans prévenir, qu'elle cherche à cacher honteusement... Mia Hansen-Løve manie bien l'émotion, je crois. L'Avenir présente donc l'arrivée des problèmes comme la fin des responsabilités pour Nathalie, qui devra vivre avec une liberté nouvelle l'attente du futur. Je perçois ce film comme une sorte de voyage initiatique, sans réel but ni conclusion : on a vu la vie d'une femme, on a un peu vécu avec elle et puis c'est tout. Et c'est déjà pas mal.
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