The wave, un film catastrophe plutôt réussi, porte en son sein les réussites du film de genre et les défauts de celui-ci. Très efficace, hyper réaliste dans sa manière de filmer la nature en révolte, bien interprété par des acteurs peu connus dans nos contrées, excepté Thomas Bo Larsen, vu dans Festen et La chasse, excellent dans le rôle d'un homme qui panique, The wave remplit son contrat de film catastrophe dont les codes du genre sont très bien respecté, à l'américaine avec ses trois parties classiques : PDR, prévention, destruction et recomposition. Ce schéma fixe aussi les limites d'un film trop prévisible et classique jusqu'à l'insupportable Happy end propre aux films américains du genre. The wave a au moins le mérite de nous faire visiter les superbes contrées norvégiennes, belles et spectaculaires. Long à démarrer, les scènes de désastres sont cependant très efficaces, dont celles, fortement asphyxiantes et claustrophobes, aquatiques. L'action est alors vu, semble t-il, en temps réel. Notons l'excellent personnage principal, comme souvent un scientifique prévoyant mais qui fuit les responsabilités familiales (dont celle de réparer un évier qui fuit, quelle coïncidence ! et de déménager sa maison). La petite fille, personnage sous développé, possède un jeu bizarrement très mature. The wave, bon film de genre très professionnel, malgré certaines facilités, mérite d'être vu.