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Antoine F.
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0,5
Publiée le 24 octobre 2016
10 minutes de calvaire: celles où je me suis accrochées pour ne pas croire qu une telle catastrophe pouvait avoir en son sein Fabrice Luchini. Il faut laisser les gens du Nord à Danny Boon, il a au moins le mérite de les regarder avec bienveillance... Au lieu de ca ici ils ne sont vus que dans des rapports de classe grossier, ou tout est veul et laid. J ai tenter de voir la suite en piochant : idem. Incroyable que ce film est pu être en compétition à Cannes.
Une pepite ! un delice dans le moindre detail ! Je l'ai vu et revu, chaque fois le bonheur des paysages, de drolerie, OSER le talent voilà ce qui colle le mieux à ce film aussi bien de la part des comediens que du realisateur. J'avais dejà adoré "Le Ptit Quinquin", à quand le prochain Bruno Dumont ?
Je pensais avoir une grosse comédie originale et loufoque, j'ai eu un mélo drame romantique... Certes, la vieille bourgeoisie est tournée en dérision, tout les comme les nordiques, à travers de l'humour de chutes à répétition (sérieusement ça fait encore rire quelqu'un ?), d'accent, et de postures. Il n'y a pas que le thème du film qui est vieux, son humour aussi. Donc au final, il n'y a vraiment rien de très développé, et le comique du film est très lourd. D'autant que le rythme est ultra lent, et attendre des blagues pas drôles est très fatiguant. Et le reste du film traite de sujets très sérieux qui tranche totalement avec le reste. Mais quand j'écris sérieux c'est du genre homosexualité, cannibalisme, et exploitation des classes sociales défavorisées. Rien de drôle dans tout ça. Bref, du ARTE cinéma qui loupe complètement son tir !
Il y a des films que l'on a envie de faire partager ! et bien ce film en fait partie ! ce bord de mer , cette lumière à la hulot, un pur bonheur, les acteurs ont été créé sur mesure et chacun tiens son rôle à la perfection ! à voir et à revoir sans modération !
A la belle époque, sur un bord de mer plus ou moins marécageux, des demeurés pauvres côtoient des demeurés riches et bourgeois. Des individus disparaissent mystérieusement et des flics demeurés mènent l'enquête. La mise en scène se veut burlesque mais je n'ai pas vraiment ri sinon du ridicule du jeu des acteurs. Pitoyable !
Dans "Ma Loute", Bruno Dumont prolonge la voie engagée dans "P'tit Quinquin" ; l'évocation du Nord dans une photographie superbe, une galerie de personnages fabuleux et un imaginaire burlesque. D'autre part, le cinéaste poursuit également ses nouvelles donnes artistiques en convoquant des stars du cinéma français. Après "Camille Claudel 1915", il travaille pour la deuxième fois avec Juliette Binoche qui campe une improbable aristocrate. Mais la palme revient aux acteurs amateurs et plus particulièrement Didier Despres, irrésistible dans la peau de l'inspecteur Machin. Et une nouvelle réussite pour le cinéaste ; celui-ci propose une histoire déjantée comme on les aime, parfois déconcertante, mais qui parvient globalement à éviter le grand guignol.
Vous entrez dans un monde complétement absurde , déjanté. Entre une famille de pécheur spoiler: cannibale et des bourgeois totalement à coté de la plaque. J'avoue avoir souffert par moment, mais je suis allé jusqu'au bout du film. Bravo à moi
Humour décalé Très très belles images du nord avec de magnifiques lumières. Interprètes inconnus mais excellent dans leurs extravagances au parlé ch'ti
Jusqu'alors Bruno Dumont évoluait sur les terres austères du cinéma français. Jouissant d'une certaine reconnaissance critique mais restant en marge des circuits traditionnels à la manière d'un Robert Bresson qui ne recourait comme lui qu'à des acteurs non professionnels, il décrocha en 1997 le Prix Jean Vigo pour "La vie de Jésus", chronique froide et clinique sur la déchéance industrielle du Nord qui a tout doucement détruit plusieurs classes d'âge condamnées à errer dans des cités déshumanisées. Depuis et jusqu'en 2014, il a continué à creuser le même sillon empreint d'un pessimisme noir, récoltant quelques récompenses au passage dont deux Grands Prix du Jury au Festival de Cannes en 1999 pour "L'humanité" et en 2006 pour "Flandres". Rien de semblait pouvoir le faire dévier de son œuvre consacrée à la description d'une nature humaine pas très belle à voir dont on pouvait commencer à penser qu'elle confinait à une forme d'obsession masochiste un peu vaine (Bruno Dumont est natif de Bailleul dans le Nord). Juliette Binoche toujours en recherche de rôles doloristes extrêmes, l'avait convaincu en 2013 de l'accompagner dans la description voyeuriste et sans réelle justification du basculement de la sculptrice Camille Claudel dans la folie, deux ans après son internement en 1913 à l'asile de Montdevergues de Montfavet. Puis vint en 2014 la commande d'une minisérie par Arte où Bruno Dumont mit au service d'un humour iconoclaste et parfois dérangeant sa vision glauque des mœurs des gens de sa région d'origine à travers une enquête macabre et loufoque. Surpris par tant d'insolence et par le retour d'une liberté de ton depuis trop longtemps corsetée, le public fit un triomphe à "P'tit quinquin", tout comme Cannes qui lui réserva une salve d'ovations lors de la Quinzaine des Réalisateurs. Tout à coup, Bruno Dumont prenait enfin corps au près du public mais aussi de la profession bien-pensante. Sans doute effaré mais aussi transcendé par ce nouveau regard porté sur son œuvre, Bruno Dumont oubliant son dogme des acteurs anonymes, embarque en 2016 dans un délire assez prétentieux une petite partie de la fine fleur du cinéma intellectuel branché. Pas moins que Fabrice Luchini, Valéria Bruni-Tedeschi et bien sûr Juliette Binoche se précipitent dans la baie de la Slack pour camper les membres dégénérés de la famille Van Peteghem venus en villégiature dans leur somptueuse villa au style égyptien, vestige des fantasmes orientaux d'une époque où pour traverser l'embouchure du petit fleuve côtier sans se mouiller les pieds il était de coutume de se faire porter par les marins vivotant misérablement entre les dunes. Comme pour se faire pardonner la vision assez sinistre des gens de peu de sa région proposée dans ses films dits "sérieux", Dumont entreprend de nous expliquer que la lente dégénérescence économique du Nord est venue d'un capitalisme incestueux, incapable de se renouveler et qui à force de mariages consanguins a donné naissance aux Van Peteghem de "Ma Loute". Il savait pouvoir compter sur Fabrice Luchini pour en faire des tonnes dans la contorsion rhumatismale et la bizarrerie vocale. On est servi, le trublion du cinéma français devenu pour le coup à coup le petit fils de Lon Chaney (acteur du muet célèbre pour sa maitrise du transformisme et de la contorsion), se donne tellement dans que par moments son corps semble lui dire stop. La Binoche qui avait clamé haut et faut fort qu'elle se rêvait une seconde carrière comique se décroche la mâchoire à vouloir se hisser au niveau des plus grandes duduches hystériques de notre cinéma que furent Jacqueline Maillan et Maria Pacôme. Peine perdue, les dames en question avaient des années de pratique. Seule Valéria Bruni-Tedeschi aux vraies origines de très grande bourgeoise semble se souvenir que ne point trop en faire est parfois la meilleure façon de montrer tout le ridicule d'une situation. En bas sur la plage derrière les dunes se joue un drame complètement improbable sur fond d'enlèvement et de cannibalisme censé symboliser la revanche sourde d'un petit peuple n'en pouvant plus du mépris de classe qui lui est imposé depuis des décennies. Bruno Dumont se découvrant une nouvelle nature et pensant sans doute au surréalisme de Magritte et à l'épure graphique d'Hergé qu'il veut ériger en toile de fond , emprunte à toutes les références comiques qui lui viennent à l'esprit, de Tati aux splaticks de Max Sennett en passant par Laurel et Hardy dont il nous livre une resucée pathétique avec ce couple de policiers rendu affligeant par l'inexpérience de ses acteurs. D'abord intrigué, on passe assez vite à l'impatience puis à l'agacement pour finir par un sentiment de malaise face à ce mélange indigeste entre acteurs amateurs désorientés et acteurs professionnels de haut niveau dont on ne peut pas croire qu'ils ne se soient pas demandés à un moment dans quelle galère ils s'étaient embarqués. Ils ne se sont d'ailleurs pas multipliés dans les médias pour faire la promotion du film. Pas sûr qu'on les y reprendra de si tôt. Quant à Bruno Dumont on peut penser qu'il aura la sagesse de ne pas persévérer dans cette voie qui semble bien escarpée comme l'était le franchissement des dunes pour le pauvre inspecteur Alfred Machin (Didier Despres) qui à force de gonfler a fini par flotter dans les airs au bout d'une ficelle.
un scénario laborieux mis en scène sans aucun rythme! l'angle absurde choisit ne provoque que de rares moments drôles, une forme de lourdeur et des acteurs qui surjouent leur personnage. inutile!
On a perdu 2 heures à regarder ce film... On peut bien perdre 5 minutes à mettre une critique qui permettra aux gens d'économiser 2 heures de leur vie en passant leur chemin. Dommage de ne pas pouvoir mettre 0 étoile... 0,5 est déjà trop généreux.
J'ai beaucoup aimé le début avec la présentation de cet univers loufoque et déjanté et cette palette de personnages haut en couleur comme Bruno Dumont sait si bien le faire. Puis l'intensité du film baisse en régime jusqu'à une fin que j'ai du mal à m'expliquer. Je reste donc un peu sur ma faim.
Ce film est raté. Je ne vais pas faire une très grande phrase, on dirait seulement que le réalisateur a voulu faire du Tim Burton mais qu'il n'y ai pas arrivé. On ne comprends rien alors qu'on entend et vois les scène juste en face de nous. Et nom de dieu, que c'est mal (sur)joué. Ce film est une punition.
Fuyez !!! Gros navet surjoué, humour bof. Chiant au possible, vraiment aucun intérêt, même pas les paysages. L'histoire de fond n'a aucun intérêt, Les gags n'ont aucun sens. Je me demande ce qui pousse les gens à produire une telle daube.
Il est difficile de parler de ma loute tant le film déconcerte,en tout cas c'est certainement la comédie française de 2016. Le film est burlesque et terriblement drôle,alors il n'y a rien d'innovant dans les gags ceux ci sont d'ailleurs l'essence même de l'histoire du cinéma,mais ils fonctionnent grâce à l'efficacité de mise en scène de Bruno Dumont. Et visuellement c'est hyper beau,les paysages sont sublimés par la caméra de Dumont. Il prouve que n'importe qui peu jouer la comédie il suffit pour cela d'avoir un bon directeur d'acteurs ce qu'est totalement Dumont,mais ça il l'avait déjà prouvé depuis le début de sa carrière.
J'avais un peu peur en voyant la bande annonce d'avoir du mal à supporter le surjeu de Luchini et de Binoche,qui en font des caisses et des caisses à longueur de film. A coté d'eux les non professionnels sont soft. Le jeu de Juliette Binoche est parfois si poussé qu'elle finie par agacer. C'est le problème de l'acteur professionnel ça,il ne sais pas faire dans la demi mesure quand il s'agit d’être poussif et c'est encore pire quand ils ne sont pas comique. Luchini a confié avoir souffert sur ce tournage car il ne comprenait pas ce qui lui demandait Dumont,il voulait un jeu en surchauffe,mais le jeu de Luchini est déjà un jeu de surchauffe,c'est d’ailleurs pour cela que les autres réalisateurs le prennent,car ils veulent que Luchini fasse du Luchini. Ce que ne fait pas Dumont il lui demande d’interpréter autre chose,on est loin du Alceste à bicyclette de Philippe Le Guay. Dumont le sort de son confort habituel et il fait bien,car Luchini est vraiment drôle dans ce rôle de bourgeois qui ne comprend rien à la vie des petites gens,l'histoire des patates est plutôt amusante. Dumont joue avec les codes et avec les clichés que l'on attribue aux gens du nord,la consanguinité ici n'est pas du coté que l'on croit. Et les choses inavouables se trouvent autant chez les bonnes gens que chez les petites gens.