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Un visiteur
0,5
Publiée le 6 juin 2016
Décevant, L.O.N.G..., et [presque] nul. Désolé d'être aussi tranché mais la beauté des paysages ne rattrape pas l'ennui qu'engendre le film. J'aime tellement Lucchini, Binoche et Bruni-T. mais leur jeu ne permet pas de rattraper la déception.
Magistral. Luccini à son meilleur en aristocrate dégénéré consanguin tout comme Juliette Binoche. Les autres acteurs amateurs comme professionnels tous excellents. Une fable loufoque et déjantée dans cette Flandre sauvage et austère de 1910 merveilleusement filmée et mise en scène par un Bruno Dumont très Fellinien. Du grand cinema.
1/du cinéma drôle et grinçant mais juste comme il faut, finesse et fantaisie, le Monty Python à la française 2/un amour pour les paysages marins loin des esthétiques exotiques chromos qui apaise 3/des interprètes qui osent le rôle de composition =encore !!
Moins que nul personnages surfaits, histoire sans queue ni tête, quelques dialogues incompréhensibles; etc Et Fabrice Luccini : que fait il dans ce film? Plus apprécié dans d'autres films
Ça plait ou ça plait pas. On rentre dedans ou on reste tapi en boule sur son siège, attendant l’heure de la fin. Certains pouffent, d’autres râlent, quelques uns sortent. Moi, j’étais aux anges, avec le rire au ventre et la jubilation au ciboulot. Ce rire n’est jamais fou, il ne sort pas bruiter dans la salle, il est contenu… Parce que ce qui se passe sur l’écran est tellement énorme que la surprise d’une telle audace bloque le diaphragme en mode « c’est pas vrai », « il n’a pas osé », « c’est trop dingue »… Un mélange de BD déjantée, de surréalisme sans prise de tête (comme sorti d’un Bunuel léger), de farce peau de banane du cinéma muet (avec un Laurel éléphantesque), d’Hara Kiri qui veut tout passer à la moulinette, de Genet rêvant d’exterminer les gentils maîtres. On pense à des tas d’influences : au pince sans rire de Tati, à la liberté en balivernes de la famille Addams, aux laideurs felliniennes, le tout avec une surdose d’absurde au n 1-ième degré genre Monty Python… Moquerie au long cours de toute expression signifiante : les mots sont des borborygmes, les expressions désarticulées, et les phrases se dégonflent, creuses comme des bulles. Si un instant le film parait vouloir asséner une sentence ou un avis, illico son propos est torpillé par une phénoménale rigolade. Le clairon du colonel sonne asthmatique et le curé débite dans son sermon de religieuses insignifiances, au mieux recommande aux marins si fidèles de p(ê)écher morues et maquereaux. Clergé, armée, police, bourgeoisie et prolos, tout le monde en prend pour son tout petit grade. Les riches d’abord : afin de ne pas perdre une pièce de leurs sous industrieux, ils pratiquent un inceste vague et s’auto-reproduisent. Les pauvres, eux, vivent un cannibalisme tranquille. Les uns ont la morale tatillonne juste sur la préséance dans la découpe du gigot, les autres se partagent gentiment les délicieux morceaux sanguinolents des premiers. Seul le couple Ma Loute-Billie camoufle quelques beaux restes d’humanité, tout en soulevant une question centrale : le bel androgyne a-t-il ou non des testicules ? On ne le(s) verra pas. Tout au long du film l’image du no mans land est superbe, renforçant la perception réaliste de l’insensé. Comme ce plan saturé de couleurs du cyclopéen Dupont en melon noir poursuivant la belle ombrelle évaporée sur la plage déserte. Les acteurs, pros ou pas, sont tous inénarrables, figurant bien le drame burlesque de notre insondable humanité. À la fin, le gros flic Machin s’envole en lévitation. Comme moi qui ai plané tout au long de la séance. Vive l’audace créative. Vive la folie. (Pardon d’avance à ceux, peu nombreux j’espère, qui convaincus par cette critique dithyrambique vont courir voir le film et s’y ennuieront mortellement)
Première avis dans ce site pour inviter tous ceux que l'absurde, le burlesque et le gore fascinent. Avec des références allant de Tati à l'attaque des tomates tueuses, de Laurel et Hardy à David Lynch, et de bien d'autres encore. Une déclaration d'amour au cinéma foutraque et explosive
Compte tenu des critiques élogieuses dans télérama, nous avons eu envie de voir ce film même si nous n'avions pas accroché au "ptit quinquin". Film affligeant, pas drôle, pitoyable....Personnages grotesques,hystériques....Mon fils a quitté la salle au bout de 45 mn.
Qu'elles soient religieuses, rurales, urbaines, les histoires que nous raconte Bruno Dumont dans ses films, sont toujours ancrées dans une authenticité rugueuse, une violence primaire. Ma Loute, ne fait pas exception à cette règle. Baigné dans des paysages marins exceptionnels, sublimes, B.D déroule une histoire de disparitions mystérieuses d'estivants complètement décalée, déjantée. Dans un imaginaire dévoyé, il met en situation, en 1910, une famille bourgeoise et fol-dingue (les Van Peteghem) et une famille de pécheurs( Les Brufort) qui ne mangent pas toujours que du poisson. Pour mener l'enquête des disparitions : deux policiers ( totalement irrésistibles) sortis directement du crayon de Dubout ou d'Hellsapoppin' maintiennent un rythme, une drôlerie absurde, une efficacité délirante, qui emmène direct le film dans le cultissime. Tous les acteurs, Luchini en tête, se régalent de leurs personnages atypiques, et sous couvert d'une comédie acerbe, Ma Loute de B.D nous amène, au sortir de cette oeuvre iconoclaste, à se poser beaucoup de questions sur ces années frustes pour certains, et aussi, beaucoup de questions sur notre époque et sa classe dominante.
Ce film n'aurait pas été sélectionné par le festival de Cannes ne serait pas sorti en salle. Ne croyez pas les intellectuels Parisiens de gauche qui vous diront du bien de ce film. Ce n'est pas drôle, les grincements incessants sont insupportables, et l'histoire n'est même pas intéressante. Je mets une étoile pour saluer la performance des acteurs.
Je ferai à ce film la même critique qu'à son précédent: Ptit Quinquin. On a là un film à l'humour neuf, une forme de caricature que je n'avais pas vu jusqu'alors. On en garde dans la tête un ensemble très drôle de scènettes. Les acteurs, de ce point de vue, sont assez jouissif: Binoche, Luchini, les deux inspecteurs...
Mais le film est long, très long, trop long. On finit par s'ennuyer de ces grimaces et la narration, volontairement piétinante, finit par lasser. Il ne se passe rien, ou presque.
Difficile de noter un film aussi inclassable. "Ma Loute", dernier long-métrage en date du talentueux et farfelu Bruno Dumont, est une œuvre complètement tordue qui raconte les péripéties rocambolesques de personnages tout aussi rocambolesques en pleine Picardie. Des bourgeois consanguins côtoient des pêcheurs cannibales et des enquêteurs simple d'esprits. Le principal génie du film réside dans l'association du baroque avec le loufoque, de la tragédie avec la comédie, du sensé avec l'absurde. On pourra reprocher par moment les numéros des acteurs, un peu cabotins, et pour certains (Binoche) à la limite de la caricature. Même si, la plupart du temps, ils parviennent avec succès à transmettre l'âme délurée et dépitée de l'œuvre. Toutefois, si Dumont fournit une esthétique irréprochable et un propos intéressant (traitant avec exagération les thèmes de la violence sociale, du travestissement et de l'amour) il se perd à son jeu, poussant trop loin volontairement ses dialogues souples et ses péripéties répétitives. Un film passionnant mais difficile à aborder sur la laideur, la décadence, et le ridicule du genre humain.
Un film intéressant mais très étrange, avec des acteurs géniaux mais qui en font un peu des tonnes. Moments d'amour et de violence mélangés dans un cadre rare du cinéma français.
Les mésaventures d'une famille de bourgeois de Tourcoing en vacance sur la Côte d'Opale. Entre chronique sociale et comédie burlesque, Bruno Dumont tisse un canevas subtil de figures grotesques et pose finalement la question du comique dans le cinéma français.
Excellent film, bien mené par le metteur en scène. Les personnages sont intrigants, burlesques, ambigus, c'est un régal. J'y suis allée pour Fabrice Luchini, dont je suis fan (et il est excellent), mais la vrai révélation est Valéria Bruni Tedesci en bourgeoise coincée, absolument formidable. Le seul bémol qu'on peur attribuer à ce film magnifique, c'est sa longueur. Avec 10 minutes de moins, il aurait été réellement parfait. Mais je ne vais plus rater aucun film de ce metteur en scène que je trouve extraordinaire !! Merveilleuse surprise !! Merci !!!