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Anne M.
86 abonnés
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3,5
Publiée le 19 janvier 2016
Dans une banlieue dite « les bas-fonds » à Los Angeles, 3 lycéens, geeks et amateurs du Hip Hop des année 1990, ont pour ambition de postuler à l’université de Harvard.
C’est sans compter une mésaventure du genre de celle de « The big Lebowski » avec le milieu de la drogue, auquel ils tentent d’échapper depuis toujours.
C’est drôle, rythmé, parfois un peu trash, mettant l’accent sur le clivage social et communautaire de façon ironique.
Approchant de la trentaine, ce film me laisse un léger goût de teenage moovie pas si désagréable que ça finalement. Il est de ces films attachant, avec une bande son qui fera hocher de la tête tout ceux qui ont grandis dans les années 90. La réalisation est pas mal, une image très Californie pour une petite aventure entre amis...autour de la drogue ! On peut effectivement se poser la question de ce que ce film véhicule plus ou moins directement comme message sur le sujet. Je vous laisserais trancher.
Que de reproches pour ce film qui avait l'air drôle sur le papier. L'humour devient vraiment vite lourde et le fait que l'on insiste sur nos trois héros qu'ils soient "geek" est un peu gonflant. Le seul point fort du film est sans doutes la bande son...
Lauréat du Prix du public au dernier Festival du film américain de Deauville, Dope nous est apparu comme une grosse bouffée d'air frais dans un paysage saturé de productions finissant par se ressembler toutes un peu...Place à une mise en lumière humoristique de la culture afro-américaine. Here Comes The Hammer!
Dope » est assurément un film qui fera beaucoup parler de lui. Tout d'abord parce qu'il renoue avec audace et intelligence au cinéma que nous avons aimé étant adolescent. Ensuite parce qu'il nous fait rire, beaucoup même ! Enfin, parce que son propos est intelligent et est au service d'une esthétique que nous ne croyions plus revoir au cinéma. Explications.
Il y a un peu du « Prince de Bel air » dans cette œuvre, mais aussi du cinéma de John Hugues ! Excusez du peu ! On pense notamment à « Breakfast Club » ou encore « La Folle Journée de Ferris Bueller » (ici, en version black totalement déjantée). On sent l'inspiration ou devrait-on dire ici, l'hommage.
Véritable ode à la culture black des 90's grâce aux nombreuses références culturelles, ce film totalement surréaliste est pourtant bien ancré dans le présent se veut le témoin « décalé » de notre époque.
Son personnage principal, Malcolm, cherche sa place et revendique un passé pas si lointain qui représente pour lui la véritable liberté. Un temps où la culture noire possédait une identité forte sans les dérives qu'elle connaîtra ensuite. Nous le percevons certes naïf mais tellement « vrai » et guidé par sa vision idéologique de la culture afro-américaine.
Nous ressortons de cette heure quarante heureux d'avoir pu goûter à une expérience cinématographique réussie emprunte à la fois de nostalgie, d'authenticité et de modernité. Tout dans ce film concourt à planter un décor détaillé et plaisant à regarder : les tenues vestimentaires du héros, sa coupe afro, ses goûts musicaux. Autant d’éléments qui se savourent tel un bonbon acidulé et qui nous rappelleront les saveurs de notre adolescence que l’on prend plaisir à retrouver.
De plus, le long métrage est truffé de références. Parmi celle-ci une drogue de type « hallucinogène » qui frappe les jeunes du film. Et celle-ci est nommée (avec beaucoup de justesse selon nous) « Molly », très certainement en référence à Molly Ringwald, la muse de John Hugues dans « Breakfast Club », « Rose bonbon » ou encore « Seize bougies pour Sam » qui a ensorcelé bon nombre d’adolescents (quelques soient leurs origines d'ailleurs) dès la seconde moitié des années 80. La drogue évoquée dans le film fait néanmoins moins de ravage que la rousse incendiaire dans le cœur des jeunes de l'époque.
Il est jubilatoire de constater que les héros de ce film connaissent parfaitement les « codes » et règles de notre société, tout comme la technologie et les utilise à bon escient, ou du moins, afin de mener à bien leur projet et braver les inégalités dues à leurs origines ethniques et socio-culturelles. Brillant !
Nous ne pouvons taire la qualité du casting ! Brelan d'as pour celui- ci avec en tête Shameik Moore dans le rôle de « Malcolm ». Mais aussi Kiersey Clemons dans celui de « Diggy » et Tony Revolori dans le rôle de « Jib ». Le long métrage compte également Zoë Kravitz (Nakia) qui, comme dans Good Kill crève littéralement l'écran. Tous les personnages rencontrés par notre trio de choc ont leur petit ou grand grain de folie (c’est selon) et créeront des situations improbables dont on se délecte sans modération. N’oublions pas Forest Whitaker, narrateur génial qui a eu la clairvoyance de produire ce petit bijou !
Et au rayon de la musique ? Après tout, celle-ci est une actrice à part entière et confère à l'ensemble une dimension bientôt mythique (en tout cas nous l'espérons!) Pharrell Williams est le magicien appelé pour porter ce beau projet et lâcher un peu de « happiness » dans la salle de ciné et cela s'entend ! Nos oreilles nous disent merci ! Et ce, même si le R'n B n'est pas notre tasse de thé, c'est dire ! Un vent de fraîcheur nous vous disions !
Vous l'aurez compris, le réalisateur Rick Famuyiwa nous offre un spectacle haut en couleurs parfaitement maîtrisé et cadré, fait d'énergie, d'un alliage de nostalgie et de modernité (et oui c'est possible!), d'une touche de naïveté qui sent bon l'adolescence et de beaucoup d'humour ! Dope nous rend accro et on en redemande !
Voilà un film rafraichissant, prix du public au 41ème festival du cinéma américain à Deauville. Trois jeunes des quartiers pauvres de Los Angeles, férus d'informatiques (geeks), sont pris dans une histoire de trafic de drogue. Grâce à leurs talents, ils vont s'en sortir d'une manière très originale. Il y a beaucoup l'humour, des scènes dramatiques, un discours politiquement incorrect malicieux, comme par exemple cette scène d'utilisation de la salle informatique de l'école pour créer un site internet de revente de cocaïne, ou encore les séquences où Malcolm, élève "modèle" et sérieux, passe sous le portique de détection de drogue avec son sac rempli et où le gardien pense que l'appareil est détraqué. La fin est aussi très réussie. A voir absolument.
Etant particulièrement nostalgique des années 90 avec le hip-hop, les gameboy, les casettes audio et j'en passe... Je me suis retrouvé comme un poisson dans l'eau dans Dope. Dès les premières secondes, je me suis posé la question de savoir en quelle année nous étions car la jeune fille parlait de Justin Bieber : La réponse est qu'au regard du héros, qui est fan des années 90, on plonge dans son univers et la réalisation en découle parfaitement. Les jeunes acteurs sont fabuleux, la musique parfaite et l'histoire nous tient en haleine. Que demander de plus ?
La fraîcheur des acteurs et des questions sociétales bien amenées en font un film sympathique qui déborde parfois dans la facilité et qu’on oubliera sitôt la séance terminée.
C’est l’histoire de 3 adolescents (un d’origine nigériane, l’autre étant latino et la dernière étant un garçon manqué ou lesbienne), vivant dans les quartiers pauvres de Los Angeles mais bons élèves et passionnés de musique et d’internet. L’un d’eux, Malcolm (Shameik Moore, bourré de talent) envisage même d’étudier à l’université Harvard (si son dossier est accepté). spoiler: Le trio est mêlé involontairement à un recel de stupéfiants (la nouvelle drogue où ceux qui la prennent peuvent se débarrasser de tous leurs vêtements et déambuler nus dans la rue) et qu’ils vendent sur Internet en se faisant payer en bitcoins ! C’est filmé comme un clip vidéo et tient aussi de la bande dessinée ; la musique rend le film très rythmé et l’humour est au rendez-vous. On est loin des clichés sur les noirs. Outre Pharrell Williams (qui a participé à la musique), Forest Whitaker est aussi producteur. Aurait-on trouvé le nouveau Spike Lee ? .
Univers très sympa, ambiance musical réussie, de bon acteurs, m^me si l'histoire reste un peu à la manière d'un compte de fée, on se prends au jeux. Un très bon moment.
Un très beau film . Il est à voir .autant que sur le point scénario, les personnages. On ressort de ce film en voyant les choses différemment. Je le Conseil !!
Surprenant ! Au premier abord il pourrait sagir d'un film de traficc de drogue comme les autres, mais il n'est pas comme les autres ! il est frais et cool ! J'adore ! Un bijoux !
"Dope", 4ème réalisation de Rick Famuyiwa [The wood, Brow sugar, La guerre des pères] reçoit en cette année 2015, le Prix du Public au festival de Deauville. Ce mérite, associé aux nominations de différents festivals, vaut tant par l'angle prix pour parler de l'intégration, des inégalités sociales et du style très marqué de la réalisation que par la prestation captivante du jeune Shameik Moore (son 1er film) mais aussi par ceux qui l'accompagne : Kiersey Clemons, Tony Revolori, Zoé Kravitz sauf que ces talents un peu trop jeunes pour être embarqués dans une telle histoire enlèvent quelque peu de crédibilité au film...
Une histoire qui nous plonge dans l'univers de Malcolm, un geek et fan de hip-hop des années 90 qui avec sa bande de copain essaye de s'intégrer dans cette société. Ce film est à la fois une comédie et mais aussi un sujet d'actualité. On assiste tout au long de l'histoire à de la violence. En parallèle de cela, on y découvre Malcolm et de sa rencontre avec cette jeune femme, une relation sentimentale va d’ailleurs s'installer entre eux.
spoiler: Une des scène sympas est celle du sac remplis de drogue qui détiennent et de cette folle course de Malcolm et ses potes dans les rues pour échapper à ces dealers.
Une bande son originale de Pharrell Williams très bien et la musique hip-hop reste dans le thème du film ce qui est pas mal aussi, le film commence plutôt bien puis cela devient décousus avec quelques clichés grotesques d'une Amérique moderne je trouve malgré tout que les acteurs sont plutôt concluant dans leurs rôles.