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Un visiteur
3,5
Publiée le 13 août 2017
Je suis obligé de poster une critique tant je trouve que ce film est sous-noté. Amateur de films horrifiques, vous serez bien servis; le grand public n'y trouvera pas son compte. En effet, le film est construit intelligemment et il y a dans son déroulement, un questionnement tout entier sur la place de la foi, qui rend ce film assez austère pour un public de plus en plus avide de moyens et d'effets spéciaux mais de moins en moins en quête de spirituel et d'intellectuel. C'est là la clef de l'incompréhension de cette oeuvre qui se révèle être un excellent métrage d'horreur. Il existe cependant quelques fautes de montage et de rythme mais est ce vraiment des fautes? Ce film est comme un conte, un conte tragique, horrifique mais tout aussi prenant. Une agréable surprise pour une première de son réalisateur. A voir.
Ce film est différent de tous ces films d'épouvante vu et revu. Il est dérangeant à certains moment mais c'est ce qui fait son charme, les dialogues nous plongent vraiment dans une autre époque et la détresse émotionnelle des personnages est contagieuse. Un peu trop tourné vers la religion dans certains dialogues mais l'histoire de la chasse aux sorcières veut ça.
Remarquablement interprété. Même si le sujet rabâche un fois encore toujours le même principe dualiste et nous renvoie à l'éternelle propagande chrétienne de l'opposition entre Dieu et le Diable, la mise en scène demeure précises, et l'ambiance, la montée en puissance de la tension virant parfois à l’hystérie sont palpables, sans surdosage. La fin est quelque peu grotesque mais le tout se digère très bien.
Ce n’est pas un film d’horreur, c’est un film d’épouvante, encore mieux ! On se prépare à se cramponner à son fauteuil tout en se susurrant "ce n’est que du cinéma, ce n’est que du cinéma". Non ! J’aime le cinéma et je vis pleinement les situations et n’ai pas honte de m’impliquer dans l’histoire. Je veux oublier que c’est du cinéma. Bref, on m’annonce un bon film d’épouvante. Les premières images sont belles et la voix (à voir en V.O évidemment) de Ralph Ineson (William) annonce l’ambiance, voix profonde, caverneuse, autoritaire, prophétisante. William et sa famille sont rejetés de la colonie où ils vivaient ; autre ambiance qui accompagne leur exil : la musique. Des instruments à cordes qui crachent des notes qui s’agitent comme des particules, dissonants, limite cacophoniques, dans un crescendo presque anxiogène qui prend fin sur un plan d’une forêt. Ah la forêt ! Tout un symbole. Que cache-t-elle ? Quel secret recèle-t-elle ? Peuplée d’arbres immenses qui sous l’effet des vents se balancent comme des monstres ; peuplée aussi d’animaux sauvages, synonyme de danger, d’étrangeté, de magie, d'imagination. Puis arrive cette séquence où Thomasin, la fille aînée joue à cache-cache avec ses mains avec le dernier-né, Samuel un bébé qui se trémousse dans son couffin. Après avoir ouvert ses mains de son visage, Thomasin découvre que son petit frère a subitement disparu. Plan suivant, une silhouette se déchire au milieu des branches au coeur de la forêt. Enfin, on voit bébé posé avec en arrière plan le bassin d’une femme nue que l’on devine dans un flou et qui le caresse avec un couteau… Je n’en dis pas plus, le film commence vraiment bien… mais… mais… selon moi le scénario perd de plus en plus sa force du début au fil du récit. Pourtant force est reconnaître que les superstitions comme la forêt, le bouc, le loup se conjuguant à une famille extrêmement dévote rend le film captivant mais on ne tremble pas. D’autant plus captivant que l’excès de zèle religieux prend le pas de plus en plus sur l’aspect fantastique ; qui de l’hystérie ou des superstitions populaires et religieuses l’emportera ? A découvrir. Belle lumière qui offre à chaque séquence des images dignes de tableaux du XVII ème siècle ; tous les comédiens sonnent parfaitement justes avec une mention pour l’actrice Anya Taylor-Joy… Si cette famille vit des évènements épouvantables, moi spectateur je n’ai pas été épouvanté. Cette petite déception, car tant préparé, altère au final quelque peu la saveur de ce film bien maîtrisé. Pouf, pouf, on repart de zéro, « The Witch » est un genre drame-fantastique. Parti de ce principe, conditionné à ce principe, « The Witch » est une belle curiosité et son réalisateur Robert Eggers constitue une belle promesse. A suivre. Comme ça, ça passe mieux, non ? Je ne sais pas qui décide de cataloguer un film, mais il devrait changer de métier…
Ses coups de communications publicitaires qui avantagent trop un film avant sa sortie peuvent souvent nous tromper sur la marchandise et c'est le cas de The Witch qui s'avère un film d'épouvante faisant l'effet d'un soufflet au fromage qui retombe trop vite. En soi le film n'est pas mauvais et a ses qualités pour autant il est loin d'être sensationnel ; les acteurs sont bons et la meilleure partie sont les 20/30 premières minutes cependant le ton pesant que veut instaurer le réalisateur fonctionne moyennement, il ne se lâche pas vraiment et veut trop faire dans la suggestion sans réellement parvenir à instaurer un climat inquiétant et mystérieux de plus le final sans ambiguïté casse un peu la question que l'on se pose durant tout le film spoiler: véritable sorcellerie ou famille trop fanatisée par la religion . The Witch est plus un pétard mouillé qu'un film à découvrir selon moi.
Basé sur des légendes ancestrales, le film est avant tout formellement très beau. Sinistre et glaçante, l'ambiance est anxiogène, preuve que l'on peut faire peur en sortant des carcans du genre, sans forcément multiplier les effets. Derrière son authenticité un brin poussée à l'excès, le film est un peu brouillon dans sa narration. La mise en place est également un peu longue. Et alors cette fin... Alors justement que le film avait évité d'être trop démonstratif jusque là...
Une bien jolie découverte. The Witch est un film de genre qui lorgne plus vers le thriller en costume que sur le véritable film d'horreur (les amateurs de sensations fortes devraient même être déçus). Il bénéficie d'une mise en scène admirable avec quelques scènes remarquables (j'ai notamment en mémoire la scène ou le garçon de la famille s'enfonce dans la forêt). Un scénario exigent sur le fanatisme religieux, l'aveuglement et le danger des certitudes. Il bénéficie aussi de la superbe interprétation d Anya Taylor Joy, véritable révélation du film qui exploite parfaitement un rôle très bien écrit. A souligner sa reconstitution stressante de la campagne de la Nouvelle Angleterre au 17ème. Malgré quelques longueurs et maladresse The Witch est vraiment un film à découvrir d'un metteur en scène qu'il faudra suivre.
il s'agit plus d'un film sur la religion et sur l'hystérie, vendu comme un film d'horreur, et je trouve que la confusion est dommage. Ceci dit l'atmosphère grise est prenante.
Ce film regorge de quelques scènes intéressantes mais noyées dans un genre plutôt immobile, muet et pesant, on ressent assez vite l'ennui. Et c'est dommage car le potentiel était totalement présent. Et ça nous est confirmé par une fin diablement réussie à m goût. Il aurait mieux valut ne pas s'orienter dans cette dénonciation du puritanisme qu'on a déjà vu trop souvent. La religion omniprésente ne constitue pas un univers suffisamment attrayant et intéressant sur la durée. Vraiment vraiment dommage car les idées étaient là!
Bon voilà un film d'horreur qui ne fit vraiment pas peur. On suit une famille, religieuse à fond, recluse sur elle au bord d'une forêt qui... évidemment recèle bine des secrets. Le film se résume a des disparitions et à des prières, des prières et encore des prières. Sérieusement, j'ai pas tremblé une seconde ni eu quelconque angoisse. Ma seule angoisse c'était de savoir si je pouvais tenir jusqu'à la fin du film... un calvaire. Bref : vous l'aurez compris, film à oublier.
Sans queue ni tête. Un gros 0. On attend qu'une histoire démarre mais rien n'arrive. Seulement le malaise par moment et l'incompréhension totale. Les extraits créent l'espoir d'un film inexistant. Une soirée de perdue dans ma vie grâce à ce film.
Tres gros probleme avec ce film il le vende comme horreur jaimerais bien savoir quand deja il est tres long a commencé et il se passe absolument rien on vois la sorciere vite fait le film dure 1h28 mais on a l' impression qui dure 3h pas terrible du tout je mattendais a beaucoup mieux
S'installant dans une atmosphère lourde et pesante, The Witch est avant tout un film sensitif. Non pas que le scénario soit négligé, loin de là, mais celui-ci est si habilement mis en perspective au travers de la peur du vide qui entoure cette famille isolée au milieu de nulle part, des doutes qui s'installent tandis que les évidences qui unissent d'habitude les membres entre eux s'effondrent, et ce temps perpétuellement gris, qui souligne la pression et l'absence de perspective d'avenir, la crainte et la misérable condition à laquelle se voient réduits les hommes lorsqu'ils se retrouvent seuls face à eux-mêmes. D'autant plus ici que la question du pêché est particulièrement prégnante du fait qu'on a affaire à une famille extrêmement pieuse. The Witch est un film dont l'intensité repose en grande partie sur la maîtrise de la symbolique qui permet de mettre en image les non dits qui traversent les personnages. On est donc loin des schémas classiques de film d'horreur et/ou d'épouvante puisqu'il ne s'agit pas ici uniquement de focaliser sur le gore ou de négliger la qualité du scénario comme ce fût malheureusement trop souvent le cas. Au contraire, et c'est ce qui fait de The Witch un film particulièrement recommandable, on quitte les sentiers battus pour se rapprocher d'une démarche comparable à celle qui sous-tend Le Guerrier silencieux, Valhalla Rising de Nicolas Winding Refn de par sa sobriété et l'importance accordée au ressenti des personnages. Et pour que cette méthode fonctionne, la qualité des acteurs est essentielle, se retrouvant souvent filmés en gros plan, pour mettre l'accent sur leurs émotions, ou en plan large, pour souligner leur isolement physique comme moral. Leurs attitudes physiques comme faciales sont très expressives, en ce sens qu'elles font passer clairement le message voulu en un minimum d'expressions la plupart du temps. Finalement, j'ai beaucoup aimé The Witch pour son audace et sa capacité à faire dialoguer les émotions des personnages et le contexte dans lequel ils sont placés en illustrant l'un au travers de l'autre.
Le Cinéma, c'est quelque chose de magique : s'il suffisait d'une bonne idée et de beaucoup de maîtrise technique pour faire un chef d'oeuvre, cela se saurait... "The Witch" est une démonstration remarquable de la vieille équation qui veut que la qualité de la somme des parties soit inférieure à la somme des qualités : je n'ai rien à redire à l'intuition de départ du film, cette dissection de la bigoterie hystérique des premiers colons américains, mettant en marche une machine infernale d'auto-destruction, et ce d'autant que le respect "historique" de la langue et des coutumes confère au film une rigueur et une crédibilité étonnantes. J'ai apprécié comme tout un chacun l'image soignée, la mise en scène à la fois précise et inventive, rafraîchissant notre regard sur ce qui courrait le risque de n'être que des poncifs du cinéma fantastique de série B (juste un bémol pour la musique, aux violons stridents archétypaux et finalement assez ringards...). A la différence de beaucoup de fans du "genre", j'ai trouvé habile la duplicité permanente du film jouant les deux cartes - du réalisme et du fantastique - à la fois, sans les opposer, pour en arriver ainsi à une conclusion "libératrice" à laquelle on a envie de souscrire. Tout cela est bien beau, mais au final, "The Witch" nous laisse vaguement indifférents : il ne s'est rien passé durant cette heure et demi parfaitement maîtrisée qui puisse engendrer en nous le moindre enthousiasme, ni même la moindre crainte. Robert Eggers nous a pondu ce qui ressemble à un excellent film de fin d'études dans une Ecole de Cinéma, et il aura sans doute bluffé quelques professionnels grâce à sa technicité. Quant à faire vraiment du Cinéma, il en est encore loin et a beaucoup à apprendre.