The Witch
Note moyenne
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468 critiques spectateurs

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Jonathann MORAT
Jonathann MORAT

35 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 mai 2026
Encore une fois un film magnifique dans sa proposition visuelle, captivant du début à la fin, prouvant encore que Robert Eggers vise toujours très juste avec sa direction artistique.
Eric
Eric

6 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 mai 2026
bien.
beau
belle musique, bien travaillée et originale
belle lumière, naturelle et a la façon d'un delatour
Bazouiye
Bazouiye

2 abonnés 173 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 avril 2026
«The Witch» est un film d’horreur lent et austère, qui mise avant tout sur l’ambiance et la tension psychologique. À travers ce cadre puritain, il montre avec justesse comment la religion et la superstition peuvent nourrir la peur et transformer chaque événement en signe de mauvais augure.

Si le rythme peut sembler long, le film devient de plus en plus captivant grâce à une véritable montée d’hystérie collective, où la paranoïa détruit peu à peu la cellule familiale.
L’horreur n’est pas tant dans ce que l’on voit que dans cette peur constante de l’invisible et de l’incompréhensible.
Hinman
Hinman

6 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 mars 2026
Le premier long-métrage de Robert Egger et surement un de ses meilleurs films. L'histoire est simple, un couple avec cinq enfants, s'installe dans une ferme isolée en bord de forêt, où non loin une sorcière habite, et ce, dans la Nouvelle-Angleterre du XVIIe siècle. L'ambiance est excellente, le manque de lumière rend l'endroit très morne et inquiétant, l'intense piété de la famille renforce cette lourdeur que le film veut nous faire ressortir. Les acteurs remplissent leur rôle, mention spéciale à la performance impressionnante de Harvey Scrimshaw qui joue spoiler: une scène de possession magistrale
pour son jeune âge.
Spider cineman
Spider cineman

213 abonnés 2 529 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 mars 2026
Sombre expérience que ce bannissement de cette famille dans une forêt hantée par une sorcière… bien joué et réalisé même sans être amateur du genre on est happé dans cette ambiance et cette improbable intrigue fantastique d épouvante
Lucas Bachelier
Lucas Bachelier

4 abonnés 1 352 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 novembre 2025
Un conte horrifique austère et envoûtant, où Robert Eggers installe une tension sourde dans un cadre puritain oppressant. L’ambiance est réussie et l’horreur subtile, même si le rythme lent peut désarçonner.
Clement D
Clement D

1 abonné 6 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 octobre 2025
Comment ne pas avoir de frissons devant "The Witch" ?

Ce qui fait, à mes yeux, la très grande richesse du film, c'est avant tout sa justesse historique - qui permet au spectateur de plonger entièrement dans le contexte de l'époque - et de mieux vivre la tension psychologique qui se déploie graduellement.

La production et le costume ont mené un travail de fond, archival, pour reconstituer le contexte historique - les méthodes de constructions traditionelles du bâti, les matières premières et les méthodes de couture utilisées pour les costumes. Le language est fidèle au parler de cette époque. La photographie est excellente, austère, précise - permettant d'aider cette immersion.

Les quelques premières scènes permettent déjà de comprendre la maitrise et la qualité de ce film.

Ensuite, il y a juste à se laisser aller dans l'histoire déployée : la tension est permanente, graduelle. Les personnages sont originaux, profonds, intenses. La détresse, le malaise, le doute est vécu, pleinement.

Il aurait été merveilleux de laisser au film s'installer une ambiance encore plus épurée, encore plus pesante, encore plus radicale, peut-être - qui aurait particulièrement aider à le rendre "magistral".
Ici, on regrettera (un peu), que l'enchainement d'actions se déroule sur 1h30 uniquement - et dans un relatif huis-clos (hormis la scène initiale) - donnant un rythme globalement "soutenu" et une histoire un peu "en silo".
Tout était en place pour que se déploie un film encore plus ambitieux, et une frayeur encore plus fondamentale.

Ici, c'est déjà un film fort, intense, original - dont on se souvient longtemps, et pour lequel on revient avec plaisir.
Un bel accomplissement.
Nicolas C.
Nicolas C.

1 abonné 13 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 27 septembre 2025
Une très intéressante reconstitution de la façon de penser des anciens puritains, et de ce qui les horrifiait.
Comme d'habitude, pour répondre aux commentaires du type "ça fait pas peur", folk horror représente les peurs ancestrales traditionnelles, rien à voir avec les films d'horreur habituels, c'est pas pour le même public.
Kouto
Kouto

29 abonnés 4 749 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 septembre 2025
Non « The Witch » n’est pas qu’un simple film d’horreur mais une profession de foi, un récit gorgé d’une symbolique religieuse importante évoquant la question de la foi et de la dévotion au malin dans une culture jetant l’opprobre à toute irrationalité. Par ses longs plans fixes et sa musique dissonante, le long-métrage surprend parfois, inquiète et jette un trouble suffocant au spectateur attentif.
Valentin BULLE
Valentin BULLE

5 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 juillet 2025
The Witch s’inscrit dans une esthétique austère et dépouillée, qui intensifie une narration à la croisée de la théologie, de la psychiatrie et de la phénoménologie. Le film explore en profondeur le fanatisme religieux dans un contexte post-réformé. La famille, exclue de la communauté puritaine, s’enfonce dans une solitude eschatologique où chaque événement est interprété à l’aune d’une théodicée implacable. La foi, privée de toute grâce, devient un dispositif paranoïaque : elle n’interprète pas, elle condamne. Ce calvinisme radical dérive vers une forme de psychose religieuse, où les structures symboliques s’effondrent au profit d’un délire de persécution à caractère mystique.
Le film mobilise également l’archétype de la sorcière comme allégorie du féminin réprimé. La figure de Thomasin incarne une subjectivité en tension : à la fois objet de désir (regard du frère, soupçon de la mère) et menace d’altérité (maturation sexuelle, perte du statut d’enfant). La sorcière, dans ce contexte, n’est pas simplement un agent du Mal, mais une projection collective de l’angoisse sexuelle et sociale, une extériorisation du refoulé freudien dans un imaginaire pré-moderne. Thomasin devient ainsi une figure de transgression ontologique : elle passe de l'état de sujet subordonné à celui de puissance active, fut-ce par le pacte.
Cette dynamique s’exprime dans la désintégration progressive du lien familial, dont les éléments évoquent une symptomatologie délirante collective : suspicion, isolement affectif, mutisme, inversion des rôles parentaux. Le cadre rural, la famine et l’hyperinterprétation religieuse contribuent à un syndrome de Folie à plusieurs (folie à famille). Le père s’enferme dans une hypercompensation viriliste, la mère dans un deuil mélancolique, les enfants dans une suggestibilité pathologique.
Caleb, en particulier, présente un tableau clinique évoquant un épisode de type épileptique temporo-limbique ou une crise extatique : hallucinations visuelles, glossolalie, perte de conscience avec rigidité tonique, puis euphorie délirante. Ce moment, attribué à l’intervention démoniaque, peut être lu comme une manifestation neuropsychiatrique interprétée dans un cadre mythologique, où l’épilepsie est encore pensée comme visitation divine ou diabolique.
Le basculement final de Thomasin est le point nodal du film. spoiler: Lorsque Black Philip lui demande : « Wouldst thou like to live deliciously? », la question n’est pas simplement diabolique ; elle est éthique. Loin d’être possédée, Thomasin consent en toute lucidité à une rupture radicale avec le Logos chrétien. Ce choix, nihiliste ou prométhéen selon les lectures, interroge l’éthique kantienne : agir par devoir ou par désir ? La jeune fille devient un sujet moral autonome, mais dont l’autonomie passe par l’acceptation du mal, c’est-à-dire d’une liberté sans transcendance.

Le film peut aussi se lire comme une allégorie de la crise de l’adolescence — une puberté vécue dans un environnement claustrophobe, sans médiation symbolique. La transformation physiologique, la menstruation suggérée, la pulsion d’individuation sont vécues comme des menaces. La sorcellerie devient alors une métaphore endocrinologique de l’émancipation : un corps qui échappe au contrôle parental et religieux.
The Witch n’est donc pas un simple film d’horreur. C’est un traité de la désagrégation psychique, morale et sociale d’une famille placée hors du monde, où l’angoisse théologique devient pathologie, et où le féminin, pour exister, doit pactiser avec l’exclu. Le mal n’est pas ici une essence ; il est une nécessité dialectique de la libération.
Titanneeb
Titanneeb

18 abonnés 825 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 avril 2025
Film assez spécial, j'ai bien aimé le suspens, le fait qu'on ne sache pas à qui se fier c'étais intéressant. Lacting est très bon de la part de toute la famille même les enfants pour leur âge s'en sortent très bien. Mais je sais pas j'ai pas pour autant kiffer, il manquait un petit quelque chose.
Gentilbordelais

402 abonnés 3 539 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 6 mars 2025
Une variation de sorcellerie diabolique longtemps soporifique, à l'interprétation stéréotypée. Alors qu'il ne se passe pas grand chose, que l'ennui est grand, cette histoire ne prend pas.
Dugland Jean Michel
Dugland Jean Michel

4 abonnés 19 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 26 février 2025
Extrêmement déçu. Il ne se passe absolument rien durant 1h20.Un conseil, regardez un épisode de la Petite maison dans la prairie vous aurez plus de sursaut et d'angoisse que ce pseudo film d'horreur.
Ben
Ben

5 abonnés 125 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 janvier 2025
Vraiment une belle découverte, le décor, les costumes et l’ensemble de la pièce nous immerge totalement dans l’époque. Même en terme d’écriture sur les croyances et superstitions… à voir
Diabloxrt
Diabloxrt

80 abonnés 1 879 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 janvier 2025
N'ayant jamais vu le premier film de Robert Eggers, j'ai décidé de rattraper le coche en visionnant ce "The Witch". Sortie en 2016, j'avoue avoir trouvé beaucoup de similitudes entre ce premier projet et ce qu'il sortira juste après, à savoir "The Lighthouse". Malgré tout, pour que nous soyons clairs, je ne parle pas forcément du style et de l'histoire en elle-même, mais bien plus de l'appréciation globale que je fais du long-métrage. En ce qui concerne les deux films, je trouve que ceux-ci sont particulièrement recherchés d'un point de vue esthétique, avec une ambiance forte et un casting de qualité. Malheureusement, c'est aussi le récit qui m'empêche, dans les deux cas, d'apprécier davantage le film. Pour revenir à ce que j'ai dit plus tôt, je trouve effectivement que l'ambiance, qui cherche à être imposée par Robert Eggers, est vraiment intéressante. Prenant place au sein d'une forêt assez angoissante, qui correspond parfaitement à cet esprit ancien de l'époque du film, l'esthétique se met d'abord en place via la photographie. Nous sommes sur des couleurs assez désaturées, les tons sont très poussés vers le gris, pour donner une impression assez malsaine et glauque à l'ensemble. Et si on ajoute cette mise en scène très lente et qui aime faire durer les choses, on comprend parfaitement que l'ambiance fonctionne. On se sent oppressé, et je dois dire que ce type d'atmosphère fait du bien, on se retrouve face à un style plus à l'ancienne. Et en ce qui concerne le casting, je trouve donc que ceux-ci s'en sortent très bien. J'ai notamment adoré la prestation d'Anya Taylor-Joy, qui était encore jeune à l'époque, mais qui avait déjà beaucoup de talents. Mais pour en revenir à mon approche de toute à l'heure, cela n'a effectivement pas suffi à me faire apprécier l'ensemble, car le récit n'a jamais réussi à m'emporter. De ce point de vue-là, le problème ne vient pas vraiment de ses idées, car la base est vraiment intéressante. Cette envie de vouloir confronter des événements glauques à la foi la plus extrême, tournant autour des différents péchés capitaux, est vraiment intéressante. Malheureusement, cela ne suffit pas à m'investir dans cette histoire, qui a vraiment tendance à traîner la patte. Pendant une grande partie du film, il ne se passe pas grand-chose, on a vraiment l'impression que toute la partie qui suit l'introduction est au ralenti. Le rythme est bien trop lent pendant ces moments, et j'avoue avoir eu du mal à trouver de l'intérêt à ces personnages, car c'est pourtant à ce moment-là qu'il est nécessaire de se sentir pris par un film. Je veux bien qu'ils soient des caricatures, mais c'est parfois tellement poussé à l'extrême que cela en devient gênant, quand cela n'est pas seulement là pour justifier des facilités de scénario. On peut notamment parler de la raison qui pousse Caleb à aller en forêt avec sa sœur, que l'on ne comprend pas vraiment avec le recul. Pourtant, en règle générale, j'aime les ambiances glauques, mais encore faut-il avoir une histoire suffisamment forte pour attraper le spectateur. Il est clair que la thématique est intéressante, mais cela ne marche pas si le scénario s'avère si mince. Par conséquent, même si j'ai fini par apprécier le cinéma de Robert Eggers, avec la sortie de "The Northman", ses débuts me laissent un peu sur ma faim. J'aime son esthétique et ses inspirations, mais ses histoires n'arrivaient simplement pas à m'intéresser. Pour conclure, une première œuvre intrigante, mais loin d'être aboutie.
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