Pas vraiment accroché à cette ambiance mystico-religieuse du 17ème siècle. Les acteurs sont bons, l'image y est sombre et austère et la réalisation de qualité. Le rythme lancinant et les prières permanentes m'ont fait lâcher en cours de route.
La fin du Moyen-Âge, la vie des exilés en Nouvelle Angleterre, nous assistons à l'éclatement d'une famille pieuse, aveuglée par la croyance et les superstitions. D'un point de vue rationnel, on se dit que c'est peut-être à cause de l'alimentation, mais rien ne va permettre d'endiguer le vent de désespoir après qu'elle soit bannie de la ville. Les temps sont durs, s'agit-il de folie ou bien de déraison ? Costumes d'époque, langage châtié, on se croirait dans une pièce de théâtre. C'est très curieux comme film, et pourquoi la jeune fille est-elle "épargnée" ? Les jumeaux sont habillés comme des petites personnes. Philippe le Noir en pense-t-il quelque chose ?
la seule chose à retenir de ce film ennuyeux comme une pluie d'automne, c'est les ravages de l'endoctrinement religieux... tout n'est que bondieuseries, prières, le diable par ci, le mal par là, toute leurs existences n'est que péché, demander pardon à dieu, punitions... c'est long, lent, triste à mourir. amen bonne nuit.
Bon tout le monde est d'accord ce n'est pas un film d'horreur ! Et quand toute la pub complaisante nous raconte le contraire on a le droit de se poser quelques questions. Regardons quand même parce qu'il n'y a pas que les film d'horreurs dans la vie ! Et on a quoi ? Une histoire qui ne décolle jamais, des longueurs, des dialogues insipides, une éclairage à la bougie (ça fait très style) de l'ennui et encore de l'ennuie... et le pire une scène de sabbat à la fin d'un ridicule absolue. Alors j'entends ceux qui nous disent "oui mais c'est beau, la mise en scène est maîtrisée et blablabla... Transposons nous dans le domaine de la ,gastronomie, on nous sert à table un superbe cuisseau magnifiquement décoré d'herbes, de gelée et de petits légumes... seulement le machin d'avère imbouffable ! Quand on va demander aux convives de noter le plat, est-ce qu'ils vont vous répondre "Oui, mais c'était bien présenté..." Non, savoir se servir de sa caméra est une chose mais si on veut réussir un film il faut aussi savoir raconter une histoire
« Boo ! Where is Sam ? Where is Sam ? Where is that little man ? »
Alternant musique chaude au violoncelle et cordes stridentes dans la plus pure tradition de musique horrifique, Mark Korven, compositeur canadien, décrit bien l’atmosphère de ce premier film réalisé par Robert Eggers, lui-même natif du New-Hampshire, un état frontalier du Québec, en Nouvelle-Angleterre : il y sera question des premières colonies britanniques, au XVIIème siècle, dans ce qui deviendra les Etats-Unis et plus particulièrement de la région de Salem, restée célèbre pour son procès en sorcellerie, mythe fondateur et révélateur du climat religieux dans lequel évoluèrent les descendants des premiers pèlerins et les colons nouvellement arrivés d’Angleterre.
Tout comme la musique et les longs silences qui l’entrecoupent, mais aussi les décors, les costumes et la photographie (somptueusement picturale), le tout particulièrement réfléchi, la diction des interprètes porte le film, majoritairement déclinée en prières. Inspirée de celle des Anglais du XVIIème siècle, elle permet une immersion dans cet univers sauvage et met en lumière les acteurs et actrices, dirigé·es de main de maître. Si le talent d’Anya Taylor-Joy, dont c’est la première réelle apparition au cinéma, n’est plus à démontrer, je me suis personnellement réjoui de voir le fabuleux Ralph Ineson, comédien injustement sous-exploité, dans un vrai grand rôle, ainsi que Kate Dickie, époustouflante, qui jouait, elle aussi, dans Game of Thrones. Sobre, le jeu des autres interprètes, principalement des enfants, ajoute encore à l’ambiance pesante de l’histoire. The Witch c’est un peu la Petite Maison dans la Prairie version Shining.
Thriller psychologique et chemin initiatique sanglant plus que film d’horreur, The Witch est surtout un magnifique exercice cinématographique parfaitement pensé, réalisé et maîtrisé, une longue suite, certes lente, de tableaux d’une rare et douloureuse beauté où l’on ne sait pas ce qui est le plus oppressant, de l’ombre surnaturelle de la sorcellerie ou de celle tout aussi surnaturelle de la foi. La réalisation en lumière naturelle, alternant plans fixes et lents travellings, permet d’atteindre, dans les scènes d’intérieur, au grain et à la profondeur des peintures les plus sombres de Rembrandt, contemporain des faits, sensation encore accentuée par le format 5/3. Une réelle prouesse artistique pour un chef d’oeuvre à la fois fantastique et terriblement réaliste.
The Witch n'est pas à proprement parler un film d'horreur. Non ce film retranscrit les peurs, les croyances et les superstitions des puritains anglais venus s'installer dans le nouveau monde. C'est donc un film psychologique, austère, quasi documentaire et historique. Le film décrit très bien l'esprit qui règne parmi les puritains au moment de leur installation dans le nouveau monde. Les acteurs jouent leur rôle à merveille , tous sont crédibles, les costumes sont excellents. on se croirait vraiment revenus au début du XVIIème siècle en Amérique du Nord.
Au début, le film est très bizarre avec certaines scènes qui sont wtf et franchement moyen mais que l'on comprend vers la fin. Je trouve que l'histoire ressemble à Hansel et Gretel sans l'un ni l'autre. La fin est tout aussi chelou mais qui est à l'image du film.
Début du 17ème siècle, Nouvelle-Angletterre, Thomasin, jeune adolescente, et sa famille son bannis de leur communauté puritaine de colons. Installés à la lisière d’une forêt et livrés à eux-mêmes, leur foi en Dieu sera-t-elle assez forte pour leur permettre de survivre à la malédiction qui habite le bois adjacent ?
Peu convaincu par « The Northman » qui dégoulinait de testostérone et d’un sérieux excessif, trop évitant et froussard pour me confronter encore à « The Lighthouse » dont la folie apparente et le noir et blanc m’angoissent d’avance, j’ai tenté le détour par ce premier film de Robert Eggers.
À l’apparition du générique de fin, j’avoue m’être demandé l’intérêt de tout ce foin et n’y avoir trouvé qu’une somptueuse et immersive représentation de ce que devait être le début des années 1600 dans les colonies anglaises d’Amérique. Le travail des costumes et la photographie sont sans reproches, hallucinantes, grandioses. Je pensais m’arrêter à ce constat.
Ce n’est que dans l’après-coup, après avoir passé la nuit à me réveiller en sueur, l’esprit tout embourbé de violents plans du film et du sentiment d’une présence maléfique et engloutissante à mes côtés, que cette œuvre m’est apparu comme une grande réussite.
Puis c’est le matin, au petit déjeuner, en repensant à cette nuit agitée de songes dérangeants que j’ai perçu toute la puissance de ce « The Witch » qui va chercher la terreur dans nos angoisses les plus primaires. Celles de Robert Eggers certainement, mais une forme « d’archaïsme universel » nous concernant tous. Tout y est. L’émergence des pulsions, la mère morte et putréfiante, l’effondrement d’une famille, le Diable dans les pensées incestuelles, la violence du déni et de l’interdit religieux, la cruauté de la nature et la solitude qu’elle impose.
Du grand cinéma, du grand art, qui ne se dit ou ne s’écrit que très mal mais qu’il faut absolument éprouver, sensoriellement (puis dans ses cauchemars), pour en reconnaître le génie.
Surprenant ! The Witch nous entraîne dans un huit cluis perturbant... Seules, entourés d'une forêt, une famille tente de cultiver un lopin de terre après avoir été chassée de leur colonie. Mais des malheurs et d'étranges phénomènes vont faire leur apparition... le souffle de la sorcière n'étant jamais très loin. Ce film est très bien amené, par l'image et par le scénario nous sommes plongés dans les contes d'antan. La paranoïa nous ensorcelle, et l'angoisse s'accélère quand la forêt menace... À voir !
Encore un de ses films bien particulier. Ici vous ne trouverez pas de l'horreur mais plutôt un histoire très "malsaine" sur la vielle Angleterre. L'acting est plutôt bon, et l'histoire en elle même est pas trop mauvaise. Je pense que c'est surtout un film qui laisse place à l'interprétation, personnellement j'aime bien l'idée que tout n'est que folie commune, en tout cas jusqu'à la fin. Et si c'était pas un film de sorcière, mais sur la naissance d'une sorcière ? La Da et la réal est très bonne, mais bon, après tout ça ne plaira pas à tout le monde, c'est très spécial. Au début j'ai pas forcément aimé, mais a la fin j'ai trouvé ça pas si mal, au même niveau que lighthouse je pense, mieux sur certains points et plus mauvais sur d'autres.
Quelle horrible époque, très bien représenté par cette grisaille omniprésente tout du long. Ce film où la religion et les croyances sont au cœur du récit dérange par cette pesanteur constante et relate bien de la situation de l'époque, notamment de la femme vite considérée comme sorcière. Belle retranscription donc, une pointe déception par rapport au chef d'œuvre annoncé par la presse.
Réussi tant sur le plan visuel que sonore, The Witch nous transporte dans les bois d'une Amérique encore sauvage, où le fanatisme religieux d'une famille exilée est au moins aussi inquiétant que les diableries qui se trament au fond des bois, derrière la brume.
Très déçue. Je suis tombée de plusieurs étages, je pensais avoir peur. L’IA de snap m’avait vendu ce film comme un excellent film d’horreur dans le même genre qu’Hereditary. LAISSEZ MOI RIRE. Sur l’échelle de la peur allant de Le monde de Nemo (1) à Hereditary (10) on était à 4,5. C’est à dire que j’ai pas frissonné si angoissé mais l’idée était là. Évidemment que celle qui pose problème c’est celle qui s’appelle Thomasin avec un prénom comme ça catholiquement ça peut pas fonctionner (y a sin dedans ptn ils ont de la farine dans le ciboulot les parents ou quoi). En tant que grande sœur moi aussi j’ai déjà dit à mes petits frères/sœur que j’étais une sorcière maléfique mais jamais c’est parti aussi loin (ça c’est les anglais ils poussent tjr le bouchon)
A l'encontre des critiques globalement bonnes, je n'ai trouvé aucun intérêt à passer 2h en compagnie de cette famille en pleine folie mystique où le moindre passage de la Bible leur permet de s'infliger une vie cauchemardesque tout en la justifiant. Techniquement c'est plutôt bon mais sans intérêt (pour moi).