Tout le monde s'accuse d'être une sorcière et les croyances ancestrales font face aux croyances religieuses. L'époque moyenâgeuse porte le démon et la sorcellerie à l'apogée du règne de l'obscurantisme et on a vraiment l'impression d'être dans un livre d'histoire. La langue ancienne et les costumes donnent à ce film un cachet incroyable. On ne peut pas révéler évidemment qui est la sorcière ni les horreurs qui s'y passent mais la vie au sein de cette maison isolée est assez terrifiante. Assez impressionnant.
La publicité qui tourne autour de ce film parait mensongère une fois qu’on l’a vu. Car on n’est absolument pas dans le cinéma d’horreur ou d’épouvante comme le scande l’affiche mais davantage dans le fantastique pur. D’ailleurs « The Witch » capitalise beaucoup plus sur l’angoisse et l’atmosphère que sur le gore et les frissons. Le metteur en scène installe une ambiance pesante dès les premiers instants bien aidé en cela par les deux uniques décors choisis : la petite ferme où la famille s’installe et la forêt. Deux endroits que la caméra de Robert Eggers rend fantomatiques et inquiétants, vecteurs de nos angoisses les plus primales.
La mise en scène est très appliquée et rend l’obscurité comme la forêt vraiment pesantes. La musique, très réussie, ajoute à ce sentiment étrange. On est absorbés par cette ambiance délétère et on craint à tout moment de sursauter ou d’être horrifiés… Ce qui n’arrive quasiment jamais. En dépit de cette esthétique très travaillée et de ces images que ne renieraient pas les adaptations de contes pour adultes, desquels se réclame d’ailleurs le film, on s’ennuie ferme. Quelques fulgurances et bizarreries peuvent nous mettre mal à l’aise mais le rythme est beaucoup trop lent pour que l’on soit pleinement convaincu par « The Witch ». Si on peut louer l’effort de faire un film de genre hors des sentiers battus, celui-ci risque de laisser beaucoup de monde de côté.
La religion est au centre du long-métrage et on nous montre en quelque sorte, par le biais des croyances naïves de chacun, les rouages de la fabrication d’un mythe ou d’une légende urbaine. La plupart du temps, les évènements qui se produisent à l’écran nous laissent à notre propre appréciation, laissant donc le fantastique s’émanciper complètement. Sorcellerie ou hallucination collective d’une famille repliée sur elle-même dans un endroit reculé ? Postulat intéressant mais plombé par trop de dialogues et de bondieuseries. Mais surtout, le film est mis à mal par un final qui en montre trop et se tire une balle dans le pied en rendant le tout encore plus confus. Un vague air de « Le Village » de Shyamalan pour un film qui a enchanté les festivals mais qui n’est pas exempt de défauts et de prétention.
L'affiche de « The witch » nous promet que « le cinéma d'horreur existe encore »... C'est bien possible mais ce n'est pas avec ce film qu'on va en avoir la démonstration. Bien que l'histoire soit assez bien vue et l'ambiance inquiétante à souhait, la peur ne s'installe jamais vraiment et le film passe à côté de son objectif principal... Faire peur ! Le rythme est terriblement lent et on attend désespérément qu'il se passe quelque chose dans cette ferme retirée à des kilomètres de toute trace de civilisation. Bien que les 5 acteurs et leurs animaux soient plutôt efficaces, on ne parvient jamais à s'attacher à leur histoire. Ce manque d'intérêt devient vite rédhibitoire et l'ennui s'installe inexorablement. L'image, trop sombre, rend l'ensemble peu lisible et 93 minutes de pellicule se déroulent sans la moindre chair de poule libératrice. On attend tout de même avec impatience un final lumineux qui explique clairement les tenants et les aboutissants de cette étrange histoire. Encore loupé, la fin est ambiguë, peu claire et nous laisse largement dans l'expectative... Dommage et un poil frustrant !
On ne peut que mettre en avant la qualité des images et le travail de la bande son apportés à ce film, qui réussit le pari d'installer une ambiance particulièrement oppressante, avec un choix d'acteurs adapté. Après le scénario est assez léger et repose essentiellement sur des interrogations, il finit donc moins bien qu'il n'a commencé. Le problème de ce genre de films est également qu'après un très bon début, on finit souvent dans une sorte d'hystérie qui à l'écran finit par lasser. Mais par rapport aux quelques dernières sorties dans le même registre, ce film sort plutôt positivement du lot.
ambitieux pour un film d'épouvante, peut être trop, au point que la forme prend finalement le pas sur les ficelles habituelles du genre. seule la musique semble au final apporter un brin d'angoisse
Ce qui prévaut dans ce film est l'esthétique très épurée, une certaine austérité même. Nature inhospitalière, lumières froides, silence pesant, solitude oppressante, tout cela fortement souligné par une musique annonciatrice de malheur (quand on sort de la salle, on a encore les chants qui résonnent dans la tête). On se dit que la vie n'a pas sa place en cet endroit. C'est pourtant ici que cette famille pétrie de religion (un athée comme moi dirait d'eux qu'ils sont fanatiques, extrémistes) chassée de sa communauté (désaccord autour de la pratique de cette religion ?) vient commencer une nouvelle vie. Seulement les lieux en décident autrement et les échecs subis par le père de famille vont avoir des répercussions sur tous les membres, au bord de l'implosion. Quelque chose est en marche, sous l'influence d'une force qui se terre dans la forêt. Et ce mal opportuniste exploitera leur faiblesse (l'apparente force qui émane d'eux, puisée dans leur foi en dieux, ne les sauvera pas. On a même l'impression que cette foi tend à les aveugler). Eh bien à croire que le mal est en chacun de nous, et que le diable se cache dans les détails. Ce n'est pas un film d'horreur, plutôt; comme le décrit le générique de fin, un conte... Mais pas pour enfant, car celui-ci est noir, fatal et sans issue pour ses protagonistes. Seul bémol peut-être, la fin de ce conte, qui tombe assez brutalement et rapidement, sans rebondissement. On pouvait espérer qu'une âme forte résiste à la perversion.... Pas pour cette fois.
Le renouveau du film d'épouvante? Désolé pas pour moi! C'est un bon film OK mais un film d'épouvante non! Je n'ai pas sursauté ni frissonné donc c'est une expérience raté. Si le film m'avait été vendu comme un drame alors j'aurais mis 4 étoiles, mais là non je ne peux pas. De plus je suis assez hermétique a la religion donc je ne suis vraiment pas le public visé.
Que dire de ce film ..... Nous sommes allez voir ce film en famille vu les commentaires plutot positif du film. Nous savions que nous n allions pas voir le film de l annee mais la ... Le drame. Ce n est en aucun cas un film d horreur, nous n avons pas vu au dela, comme certaine personne notamment dans le sens artistique. Nous n avons pas pu nous empecher de rire car certaines scènes reçurentes du film s attardent sur des details totalement futiles ( lapin,bouc, le christ ). Amateur de film d horreur n allez pas voir ce film.
En général, les récents films d'épouvante-horreur échouent dans leur mission première : faire peur ! Or, ici, on ne peut même pas parler de film d'horreur, puisqu'il n'y a absolument rien d'effrayant à se mettre sous la dent. "The Witch" comporte de beaux décors, certes, mais on s'ennuie ferme pendant toute la durée du film. C'est soporifique à souhait, et l'ambiance voulue par le réalisateur apparait plus embarrassante qu'angoissante. C'est un complet raté signé Robert EGGERS.
En 1630, un homme est contraint de quitter sa colonie en Nouvelle-Angleterre avec sa femme et leurs cinq enfants. La famille s'établit de manière isolée à l'orée d'une forêt. Très vite, leur plus jeune fils disparaît mystérieusement alors qu'il était sous la garde de leur fille aînée. Ce film d'horreur privilégie son atmosphère, prenant le temps d'instaurer un climat d'insécurité. Au-delà du danger que représente la sorcière vivant dans les bois, c'est au sein de la famille que s'établit progressivement une ambiance malsaine. Le côté fantastique paraît ainsi en retrait tout au long de l'histoire qui se focalise sur les rapports des membres de la famille, spoiler: pour reprendre beaucoup plus de place dans la dernière partie .
Une véritable expérience visuelle de retour aux origines de l'horreur, pas de fioritures et d'effets jump scares, on est pris dans ce huit clos satanique ou la fin laisse beaucoup à penser. Des beaux décors, de beaux costumes et une mise en scène classique pour un suspens prenant et un message puissant.
Ce film de terreur sur fond de christianisme puritain ne produit pas l'effet escompté, malgré un scénario en apparence solide au démarrage. Seulement, la bande-annonce contient l'essentiel du film et suffirait en elle-même. La psychologie des personnages dans ce climat trouble aurait mérité un peu plus de soin. De plus l'origine du Mal y est suggéré de manière brouillon et nous ne sommes pas plus avancés à la fin du film. Par conséquent le spectateur, parfois choqué, ne peut adhérer tout le film durant à un suspens en dents de scie. Dommage car cette catégorie de film est suffisamment rare pour mériter une attention particulière.