La Loi du marché
Note moyenne
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613 critiques spectateurs

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Dandure
Dandure

185 abonnés 205 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 30 mai 2015
Attention cet avis contient des spoilers tels que : spoiler: dura lex, sed lex (dure est la loi mais c'est la loi)

D’où provient ce sentiment de malaise à la vision du film ? Évidemment un peu de cette loi du marché qui incite au « tous contre tous » au sein d'une même classe sociale, ici, celle du prolétariat (chômeurs et bas salaires). Mais pas que. Il surgit aussi du brouillage entre réalité et fiction. La caméra à l’épaule délivre en mode documentaire la vie, la vraie, par petites tranches, dans ses moments de flottement, quand la parole se fait hésitante, quand le texte ne semble pas écrit à l'avance. On simule l'émission Striptease et son art de la découpe. Pourtant le réalisateur trahit cette fausse neutralité. Il ajoute de la noirceur au monde du travail mais édulcore celui de la famille. Comme si la loi du marché ne s’immisçait pas jusque dans les cœurs. Là n'était pas le sujet. Il fallait juste démontrer la violence des échanges en milieu précaire. De ce point de vue, on rit parfois, souvent on enrage devant l'énormité kafkaïenne de certaines situations malheureusement vraisemblables. Le trouble atteint son paroxysme en la personne de Vincent Lindon. Lui qui incarne des valeurs de dignité à la ville comme à l'écran, se paye le luxe de rester droit dans ses bottes et de dire non, là où tous les autres s'avilissent dans la loi du marché. Lui seul est fort, eux sont faibles, lui seul a une parole, eux sont de mauvaise foi, lui seul est libre, eux sont soumis, lui est intègre, eux sont mesquins. Lui est acteur, eux sont parfois d'authentiques travailleurs. Lui est récompensé et palmé, eux sont vraiment au SMIC. Lui joue au pauvre, eux beaucoup moins. D'où la désagréable impression qu'avec ce dispositif « réaliste », les bourgeois de gauche, nostalgiques du mythe de la "belle" pauvreté des paysans et des ouvriers se servent de la misère d'autrui pour nous faire une leçon d'humanisme naïf. Moralité: faudrait pas prendre des vessies pour des lanternes, ni ces fictions pour des réalités.
Emmanuelle Halimi
Emmanuelle Halimi

17 abonnés 46 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 1 juin 2015
Que dire, sinon que je suis atterrée qu'on encense ce " film" qui ressemble à un mauvais épisode de "strip tease" ...
les dialogues, des impros qui permettent aux scènes de durer parfois près de 5/10 minutes ( exemples = le fils handicapé qui essaye d'articuler une blague - pas drole du tout - ; les parents qui apprennent a danser le rock - plan fixe pendant 5 mn ; qui essaye de revendre leur mobilhome à 7000 euros , alors que les acheteurs ne veulent lacher que 6000 - 5 mn où ça tourne en rond ; les scènes interminables dans l'arrière boutique de la grande surface (où Lindon est vigile) , et où il interroge des voleurs malhonnêtes = 2 ou 3 scènes de 5 minutes .
Bref , c'est tout le long comme ça , sans musique, sans respiration , sans légèreté !!!!
de nombreux spectateurs ont quitté la salle .
Palme d'or du meilleur acteur pour CA?????? moi je dis non !
Jmartine
Jmartine

203 abonnés 750 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 24 mai 2015
Comment peut-on présenter un film aussi déprimant en sélection française du Festival de Cannes…Certes la précarité, la crise n’ont rien de drôle surtout pour ceux qui la vivent…Stéphane Brizé n’a-t-il pas trop chargé la barque ? Dénonciation des stages parkings, impuissance des conseillers de Pôle Emploi, inadéquation des séances de coaching « recherche d’emploi » pour ce public, rôle ingrat du vigile chargé tout autant du flicage des clients que des salariés, et pour en rajouter dans le pathos , pourquoi affubler Thierry –Vincent Lindon d’un fils handicapé…devant cette noirceur rien d’étonnant que Thierry n’esquisse pas le moindre sourire, mais au moins contrairement à son rôle de Joseph dans le Journal d’une femme de chambre, il articule !!! Je veux bien reconnaître que Vincent Lindon joue formidablement bien, seul professionnel de la distribution , il incarne cet homme atteint mais pas encore totalement broyé par la violence sociale qui l’a conduit au chômage, ou à celle à laquelle il participe en tant que vigile…de là à en faire un candidat au prix d’interprétation masculine, cela me paraît exagéré…encore que …Emilie Dequenne l’a eu pour Rosetta des frères Dardenne, un film tout aussi lourd… ce film austère, abusant des plans fixes où les personnes se retrouvent jugées ( comme candidat, client chapardeur, caissière prise en faute), film hyper réaliste, presque une écriture de documentaire et qui se veut « politique » pourquoi faut-il qu’il soit ennuyeux ? Sur une thématique proche Louis Julien Petit introduit un peu de fantaisie dans son Discount, Marianne Tardieu dans Que Vive ou Pierre Jolivet dans Jamais de la vie apportent du suspense dans leur scénario, là c’est vraiment plombant !!! La vraie vie, on la côtoie tous les jours….on ne va pas au cinéma pour cela !!!
btravis1
btravis1

127 abonnés 529 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 juin 2015
Bon film social, magistralement interprété par Vincent Lindon, qui suit le parcours d'un chômeur de 50 ans. Ancré au plus proche de la réalité, à la manière d'un documentaire où la caméra est posée et se contente de tourner, le film est prenant et offre effectivement un très beau rôle à Vincent Lindon. Le seul bémol, forcément, c'est qu'en filmant le quotidien et sans recherche de mise en scène, certaines scènes, loin d'être inutiles, peuvent s'avérer un peu longues pour le spectateur, notamment dans le magasin (télésurveillance, départ à la retraite...), mais n'enlèvent rien à la qualité du film et de son sujet.
Romahnn
Romahnn

20 abonnés 47 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 27 mai 2015
Le film ne raconte rien, il se contente de montrer le quotidien d'un type normal qui traverse une période de chômage. Je suppose que l'auteur voulait montrer une certaine réalité, c'est pas trop mal réussi, néanmoins ça aurait été plus percutant en allant filmer n'importe quel péquin à pole emploi. Je suppose que l'idée ne lui plaisait pas et qu'il a préféré la compagnie de Vincent Lindon.
Alexis Seny
Alexis Seny

60 abonnés 34 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 juin 2015
Film vu en avant-première au Brussels Film Festival

Moustachu, mal coiffé, mal rasé, usé, Vincent Lindon arrive enfin chez nous pour porter le réaliste et très dur constat social de Stéphane Brizé dans un monde en tout poil pareil au notre. Entre les trucs et astuces pour survivre, la volonté de s’en sortir quitte à le faire au détriment des autres et de sa propre morale. Voilà La loi du marché, un film à acclamer pour son courage à nous ébranler, brillant par ses choix de documentaire fictionnel sans tirer le propos au plus grand scepticisme mais sans embellir la réalité non plus.

Ainsi, voilà Thierry (Vincent Lindon), le regard fou, les idées floues après tant de mois à être brinquebalé de formations en entretiens qui n’aboutiront jamais. Car oui, Thierry a 51 ans, une belle carrière derrière lui, une bonne position, mais ce qui ne devait pas arriver est arrivé. La fin du rêve, aussi modeste était-il. Depuis 20 mois, Thierry est au chômage, et ses maigres économies seront bientôt épuisées à force d’essayer d’amener un minimum de confort à sa famille, sa femme et son fils, handicapé mais rêvant de brillantes études. « Prévenez-les! Ou vous dites aux gens qu’il n’y aura rien à l’arrivée ou vous les envoyez vers quelque chose d’utile« , Thierry essaie de raisonner l’employé de Pôle Emploi chargé de son suivi. En effet, même le monde ne tourne pas rond dans ce carrefour des chômeurs, un autre conseiller lui a fait suivre une formation de chauffeur durant quatre mois. Résultat, il n’y a aucun débouché et Thierry est dépité.

Et d’entretiens d’embauche en peine perdue et en absence de nouvelles des recruteurs, Thierry se lasse même du combat de ses ex-collègues déterminés à faire condamner leurs bourreaux. Mais, Thierry trouve quand même un poste d’agent de sécurité dans un centre commercial. Avec le malheur dans sa chance, de se retrouver à épier les faits et gestes des caissières autant que des réassortisseurs. Au moindre souci, pour le plus petit vol, c’est désormais lui qui devra jouer le rôle du méchant!

Qu’il doit être difficile de réaliser un tel film, sans sombrer dans la médiocrité caricaturale et sans utiliser non plus des effets de style. « Qu’il doit être difficile » mais pour Stéphane Brizé, cette difficulté semble être une force tant son film est aussi glaçant qu’il fait échos, sans détour, à notre réalité, notre société en pleine perdition. Ces pertes d’emplois qu’on entend à la radio; ce nombre croissant de chômeurs servis par nos télévisions. Le constat n’est ni triste, ni joyeux, il est ce qu’il raconte. Documentaire. Avec au milieu d’acteurs « débutants », choisis parce que le rôle qu’ils jouent (de l’agent de sécurité à la caissière en passant par le directeur du magasin – d’ailleurs vous le trouverez sur Linkedin) est réellement le leur dans la vie réelle, il y a Vincent Lindon. Lindon qui, une nouvelle fois, épate, nous met en souffrance tant il transpire ce rôle, tant il en est presque malade. Inutile de dire que son prix d’interprétation à Cannes, cet acteur fascinant ne l’a pas volé. Mais bien plus que pour cette récompense, il faut voir le film de Brizé pour ce qu’il est, avec sa justesse de ton, sa sublime musique évitant le piège de trop en rajouter. Un film renversant, sans jugement, bouleversant, ode à la loi du marché qui, décidément, ne peut plus durer.
Alice025

1 898 abonnés 1 513 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 juin 2015
Un film très réaliste et malheureusement triste, tourné comme un documentaire, sur la difficile loi du marché, la crise, les pertes d'emploi, l'argent manquant... Nous suivons la vie de Thierry, incarné par Vincent Lindon, qui, après 20 mois de chômage, va se faire embaucher comme agent de sécurité dans un centre commercial. On y voit ici la triste réalité de personnes comme lui qui n'arrivent pas à joindre les deux bouts. Rendez-vous chez le banquier, à Pôle Emploi, entretien via Skype... On y voit le quotidien intime de Thierry ainsi que sa volonté pour s'en sortir.
Mr Lindon est tout simplement bluffant, bravo.
David S.
David S.

74 abonnés 414 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 juin 2015
Non-assistance à chômeur en danger !

Un film fait de silences et de respirations. De nœuds au ventre, d'amertumes et de peur du lendemain.

Le sujet est chaud, terriblement actuel, prégnant, reflétant l'angoisse, faisant surgir des peurs enfouies en chacun d'entre nous : le chômage et l'odyssée de la longue reconquête d'un emploi. Comme gravir le mont Everest à mains nues. Écorchures, sang, sueur et larmes.

Et là Stephane Brizé nous déroule le parcours du combattant : les dérives, les abus des employeurs, la précarité, les sacrifices, les formations inutiles, les humiliations subies à Pôle Emploi dont la seule justification semble être de fournir du travail et des emplois à des fonctionnaires qui ne craignent eux ni le chômage ni la précarité. Et qui semblent tout ignorer de ce que peut ressentir un chômeur. Car il ne connaîtra jamais la situation et l'urgence qui s'en dégage. Paradoxal.

Vincent Lindon est magistral, tout son visage est tendu, nerveux, désabusé, fatigué, résigné... Il joue à l'économie mais sa présence est telle qu'on se régale. Même quand il ne fait que cligner des yeux, soupirer, sourire timidement, l'émotion submerge l'écran.

Heureusement quelques rayons de lumière, pâles et timides, fugaces, maintiennent hors de l'eau le spectateur fragilisé.

Proche d'un documentaire dans sa forme tant le film colle à la réalité, en cinema naturaliste pur jus.
Les longs plans séquences s'enchaînent, sorte de mini-documentaires dans le documentaire, à la fois liés et indépendants. Certains très réussis, d'autres longuets et peu utiles. Le pari était risqué et Brizé ne le réussit que pour moitié.

Le reproche principal étant que la caméra malgré ses gros plans sur les yeux fatigués et le "dialogue" des visages des acteurs prend trop de distance avec son sujet.
Il manque une poigne, une énergie combattive, une hargne. Brizé est doux même s'il ne manque jamais de souligner les travers de ce marché du travail impitoyable qui broie les salariés.
La caméra est proche de ses personnages sans doute mais froide. Lointaine. Pas assez militante peut-être.

Nauséeux, vaseux, dépité, le spectateur ne sort néanmoins pas indemne de la salle. Sonné mais pas KO - Pas assez d'intensité pour l'allonger - Mais suffisamment de présence pour le toucher.
Gregory M
Gregory M

12 abonnés 187 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 juin 2015
film/documentaire assez bien réussi grace a la puissance de vincent lindon qui est formidable.
Pour ce qui est du film pas mal de scenes avec des lenteurs qui se font oubliés par des moments de vie tres realiste que tout le monde a vécu. A allez voir si on a pas le moral a zéro .... sinon risque de suicide !!!
Nyns
Nyns

249 abonnés 749 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 juin 2015
Toute cette dureté, toute cette souffrance... A-t-on vraiment besoin de ça? Évidemment que non, mais "La Loi du marché" pointe du doigt la société passive avec sévérité et vise juste avec certes du misérabilisme mais aussi beaucoup d'émotions sincères et ce dû en grande partie à la prestation hors normes de Vincent Lindon. Celui là si on ne savait pas qu'il était acteur... C'est à s'y méprendre. Rien que pour sa prestation, je conseille. Après c'est du film d'auteur français taillé pour Cannes : la "dure" réalité, Thierry est un homme mûre marié, au chômage depuis 20 mois (et père d'un ado handicapé moteur) qui fini par trouver un travail de vigil dans le secteur très peu humanisé de la grande distribution. Mais pourquoi tous ces plans rapprochés et mal filmés? Ça fait amateur donc ça bien? Personnellement j'avais un début de nausée à la fin mais bon... Quand au stéréotypes, ils vont bon train. Bref, pas une d'histoire parfaite car larmoyante mais du Vincent Lindon haut de gamme.
beautifulfreak
beautifulfreak

131 abonnés 343 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 mai 2015
Les politiciens culpabilisateurs de chômeurs feraient bien de voir ce film au style réaliste proche du documentaire, qui décrit la violence psychologique quotidienne (formations bidons, stress, humiliations, endettement...) imposée par un système déséquilibré qui ne favorise que les puissants. C'est un film austère mais nécessaire, porté par un Vincent Lindon aussi convaincant que l'était Marion Cotillard dans le film des frères Dardenne. Prix d'interprétation mérité.
Angelina.J
Angelina.J

39 abonnés 265 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 juin 2015
scénario simple mais concis, mise en scène épurée pas de musique, filmé comme un documentaire, brut réaliste.La vie de millions de français, le parcours d'un chômeur, que l'on ai 20 ans ou 50, la dureté de la vie est la même, le parcours est tout aussi difficile et dérisoire et souvent sans espoir!!!!!!!! Le cinéma est la pour nous faire rêver et c'est sublime , mais aussi pour témoigner pour nous interpeller sur la vie pour faire prendre conscience à certains ce qu'est la vraie vie; avec ses petits bonheurs sa simplicité ses difficultés, ses enfants à gérer, son amour propre à préserver sa fiéreté de ce que l'on a accompli. Néanmoins beaucoup de longueur de plans ou il ne se passe rien , ou Vincent Lindon est filmé tout simplement. alors oui il est le seul acteur pro, oui il est magistral, comme souvent, mais de de là au prix de la meilleure interprétation masculine à Cannes, je m'interroge? a vous de juger
De smet M.
De smet M.

15 abonnés 44 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 2 juillet 2015
Il est des films qui — comble de la situation pour un métrage primé à Cannes — refusent le cinéma. La loi du marché e​n est : il préfère la politique. Si certains chefs-d'œuvre du cinéma ont choisi cette voie, ils se différencient du film de Brizé en ce qu'ils ont politisé l'image — on pense, évidemment, à Godard — plus qu'imagé le politique.

C'est donc un film classique du genre qui s'offre à nous,sans aucune prétention de révolution et qui, partant, prend logiquement sa position idéologique vis-à-vis du fait considéré sans que cela ne pose, en soi, aucun souci. Le problème survient en fait dans l'argumentaire mis en place pour défendre le propos, car il est tout à fait bancal, biaisé et c'est d'ailleurs là l'écueil habituel du film social — on reste donc dans le classique jusqu'au bout. Cette gêne se fait sentir non du fait que l'on veuille nous persuader mais bien parce que l'on s'en rend trop évidemment compte. Ce qui choque le plus, dans un premier temps, est cette réalisation faite de lumière blanche et de cadrage a main levée qui ne jette qu'un vent de grisaille sur des vies pourtant pas si miséreuses que ça. Ensuite, averti par ce premier point, on se rend compte qu'il n'y a aucun véritable moment de joie, un peu comme si là-bas, on ne faisait que souffrir. Quelques scènes — celles de danse ou de chorale — auraient pu apporter un sourire ou au moins un peu de beauté mais elles sont sans cesse grevées par une absence d'élan émotionnel. Néanmoins, il reste dans le scénario quelques idées intéressantes, notamment quant à une réflexion sur un dilemme moral — vaut-il mieux nourrir sa famille ou respecter son éthique personnelle ? — qui hélas, de nouveau, sont annulées par une absence d'exaltation qui eut été salutaire aussi bien a l'objet politique que filmique. [...]

Suite de la critique sur le blog de Pours Cinéphilie.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 3 juin 2015
Vincent Lindon est excellent comme toujours, le film est une radiographie de la société d'aujourd'hui, un constat réaliste, âpre et sans espoir (?) de cette loi du marché... Dommage que la fin soit si évasive.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 20 mai 2015
Bon. Je n'aurais pas eu de compte AlloCiné j'en aurais créé un.
Plutôt emballé par l'idée scénaristique et la bande annonce, nous avons fait le choix de réserver notre soirée afin d'aller voir en avant première La Loi du Marché. Voyant dans les premières images un film du même type que "Discount" vu quelques semaines plutôt et qui nous avait plût, c'est le coeur léger que nous sommes entrés dans la salle.
Aïe, les boîtes de productions et les sponsors s'affichent en série : Télérama, France Info etc... Aïe, ça sent le "film Français" dans toute sa splendeur péjorative.
Et bien c'est peu de le dire!!
Nous avons étés plus que déçus, nous avons été agacés! Comment avec un aussi bon jeu d'acteurs menés par Vincent Lindon et un scénario complètement en vogue on peut autant passer à côté au niveau de la réalisation???

Tout d'abord le film n'est qu'une simple succession de tableaux les uns dissociés des autres. La base du montage c'est de créer une liaison entre les plans pour donner une continuité. Là tout est décousu, sans forcément de rapport. On pourrait même changer l'ordre de certains ça ne se verrait pas.

Ensuite, certains de ces plans n'ont absolument aucun intérêt et on se surprend à tourner la tête pour regarder son voisin histoire de croiser dans son regard une quelconque compréhension. Exemples multiples sans spoil : la scène du cours de danse, la deuxième scène du banquier, la scène du bain etc.

De plus si c'était juste de ça, mais le pire reste le rythme. C'est LOOOOOOOONG!!! Des plans séquences qui trainent avec un silence totale ponctué de dialogues insipides et épouvantablement répétitifs. Ex sur la scène du mobilhome : "je veux vendre à tel prix", "Trop cher", "je fais pas la manche", "je veux vendre à tel prix", "trop cher", "je fais pas la manche" etc... Sans rire, QUI a écrit les dialogues???

Et quand on se rend compte que le personnage principal a un fils handicapé on se dit : et allé! Le scénariste avec ses gros sabot arrive pour grossir encore plus le tableau du type populaire en galère. Manquerait même que sa femme soit unijambiste et découvre avoir un cancer et ce serait même parfait!

Et si c'était juste ça, rajoute un caméraman qui ne SAIT PAS FILMER. Mise au point hasardeuse, image flou, caméra secouée (sur des plans fixes on rappelle hein!), centrage épouvantable, premier plan pollué par du décor ou d'autres personnages etc.
Bref la liste est trop longues!

Pour conclure et résumé : le réalisateur a voulu se la jouer "moderne et film de genre" en cassant les bases de ce qui fait un film. Pas un bon film hein, juste VISIONNABLE!
C'est juste navrant de voir ce type de film avoir autant de critiques s'extasier devant tant de nullité et de médiocrité. N'importe quel amateur aurait fait mieux. Souvent ce qui fait les bonnes réalisations c'est la simplicité.
J'ai juste mis une demi étoile pour sauver ce pauvre Vincent LINDON qui a fait le boulot.
Le cinéma Français est loin d'avancer, il piétine depuis des décennies dans un genre caricatural et ne parvient pas à s'extraire de la comédie familiale, de l'adaptation de pièce de théâtre ou du drame populaire. C'est à pleurer quand on imagine le nombre de talents en France qui dorment et attendent de trouver leur place.
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