La Loi du marché
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Yvette F.
Yvette F.

9 abonnés 32 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 juin 2015
Superbe interprétation d'un VINCENT LINDON toujours excellent
Ce film nous fait réfléchir à la dureté de la vie, pas que dans le travail et pas que dans le domaine financier, le handicap, la belle solidarité dans le couple, le monde du recrutement, on voit des erreurs de présentation lors d'un entretien d'embauche, les syndicats pas toujours à leur place, souvent destructeurs. Que ce film puisse servir de support pour aider celui qui est en recherche pas seulement de "boulot" mais de dignité, de valeurs.
Chapeau au réalisateur de ce film simple mais vrai on pourrait dire: " Les LOIS de la société !! j'ai beaucoup aimé EXCELLENT
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 20 mai 2015
La loi du marché présent en compétition officiel du festival de cannes avec aux commandes stéphane brizé (réalisateur de mademoiselle chambon ou encore de le bleue des villes) et vincent lindon qu'on ne présente plus. La première réflexion que je laisse sur ce film va être un énervement la presse traite ce film de dardenien et bon oui c'est du cinéma social mais y a pas que les dardennes qui font ça et ça m'enerve de résume ce film a juste une copie de deux grands cinéaste . stéphane brizé est un bon réalisateur et il doit être traité comme tel . Pour le film je suis en demi-teinte sur ce film je vais parler de ce qui fache d'abord, deux point essentiel a mon sens, la résignation du personnage la 1ere scène du film et poignante, un entretien avec le pole emploie qui nous montre la dureté du film dès la 1ere scène puis au fur et a mesure l'acteur n'est plus acteur de sa vie mais bel et bien résigné a la subir et j'ai trouvé sa décevant le dernier tiers du film et rempli d'une accumulation de cliché et c'est dommage pour un film qui avait une belle ambition et un vraie bon point de départ. le deuxième point est simple vincent Lindon n'est pas la ou je l'attendais j'adore cet acteur mais la il a chopé le syndrome de christian bale et ne joue pas il est juste la sans réel emotion et ce film manque d'émotion c'est dommage. pour les cotés positif les 2 premiers tiers font monter la pression et son très bon et puis le réalisme de certaine scène sont saisissant ! c'est un film a voir sans comparaison a un dardenne ou ken loach il est personnel et imparfait mais il ne faut pas l'esquiver pour autant rien que pour la 1er scène au pole emploi et les scènes de la banque qui sont tellement proche de la réalite.
Drallic
Drallic

8 abonnés 69 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 juin 2015
Un film bien mais pas top. Bien car il est très bien filmé et interprété. La réalisation de Stéphane Brizé est très agréable, on oublie complètement sa caméra et on se laisse happer par les scènes très naturalistes. Les scènes où Lindon est en formation caméra pour surveiller les gens sont captivantes. Également les scènes d’interrogatoires des clients pris en flag sont oppressantes à souhait. De même, Lindon est remarquable, mais ça ce n'est pas une surprise, ce comédien sait tout faire depuis bien longtemps.
Mes seules réserves sont sur le ton du film, tout de même assez misérabiliste. Par exemple, le personnage du fils handicapé de Lindon. OK, c'est crédible, mais pourquoi charger artificiellement un quotidien déjà bien sombre ? Lindon est au chômage depuis 18 mois, il est ouvrier, il a pas une vie très marrante, il se bat pour survivre. Alors pourquoi rajouter un enfant handicapé ? On peut répondre pourquoi pas, mais c'est quand même forcer la note. Idem pour la femme qui se suicide. C'est trop fort, trop artificiel, pour être véritablement touchant. Donc au final, le film pêche par excès d'événements dramatiques gratuits. Manquerait plus que Lindon choppe un cancer à la fin pour parachever le tout.
EricDebarnot
EricDebarnot

239 abonnés 1 262 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 mai 2015
Il est facile de mépriser cette "Loi du Marché" en se contentant de déplorer la confusion que souhaite créer Stéphane Brizé entre documentaire façon Depardon (acteurs non professionnels, conversations filmées à distance, personnages vus de dos, etc.) et fiction militante, ou encore un scénario qui semble abuser en ajoutant un fils handicapé aux malheurs de son héros laminé par la barbarie capitaliste. Ces critiques sont valides, et justifient peut-être qu'on désavoue la démarche de Brizé. Reste que le sujet du film "tient tout seul" : cette accumulation d'humiliations vécues au long du parcours d'un homme qui encaisse sans broncher - il faut noter la justesse de Vincent Lindon, qui en fait très peu, mais le fait très bien - nous plonge rapidement dans une empathie malaisante, et fait du film une épreuve émotionnelle indiscutable, sans pour autant avoir recours aux vieilles ficelles du mélodrame social ou - justement - du film à thèse. De par sa sobriété sèche, et avec son refus très honorable d'une résolution finale, ou même d'un simple exutoire aux frustrations du personnage principal (et des nôtres), "la Loi du Marché" fonctionne en fait mieux que, par exemple, pas mal de films de Ken Loach aux sujets assez similaires. Pour cela, on lui pardonnera beaucoup.
Wouppa
Wouppa

4 abonnés 134 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 19 mai 2015
ok, Vincent Lindon joue bien, mais le film: des longueurs, rien de nouveau, des scènes mises les unes après les autres: difficulté de trouver un emploi, quotidien pas toujours marrant,vie d'entreprise morose, mais des petits moments de bonheur, ok mais rien d'autre; le film est plat, lent, on ne s'attache pas aux personnages. J'y suis allée suite aux bonnes critiques de Cannes, je ne recommande pas.
lancelo25
lancelo25

38 abonnés 89 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 25 mai 2015
« Mademoiselle Chambon » reste le « chef-d’œuvre » de Stéphane Brizé et en voyant récemment « Le bleu des villes » qu’il a réalisé en 1999, je m’étais dit que « La loi du marché » avec Lindon allait peut-être le surpasser. Tout le monde lui prédit le prix d’interprétation à Cannes, comment ne pas être tenté d’aller voir ce film plein de promesses…
Quelle grave erreur, quelle incompréhension que ce prix d’interprétation masculine à Cannes !
La première scène débute avec tellement de fausseté que j’ai du mal à la regarder : un conducteur de grues interprété par Vincent Lindon mais sans jeu, sans intonation, sans accent, sans composition, juste Lindon comme s’il était interviewé, avec ses mots, son phrasé parisien, aucune crédibilité en tant qu’ouvrier à part la moustache qui lui sert d’alibi.
Les dialogues sonnent faux, les situations sont poussives et exagérées ou lourdes, les acteurs non professionnels qui jouent les accusés de vols sont comme des lapins dans les phares d’une voiture ; normal, n’importe qui ne peut devenir acteur en claquant des doigts, c’est un métier et ça s’apprend.
Le réalisateur est peu inspiré et crée des situations absurdes comme par exemple la banquière qui conseille à Lindon (au chômage) à investir dans un produit d’épargne pour ses proches en cas de décès ou encore l’employeur qui dans l’entretien d’embauche via webcam avec Lindon, lui dit que sa candidature aura peu de chance d’être retenue. Peut-être que ces situations ont déjà existées dans la « vraie vie », il faut alors au moins du talent et de la subtilité pour les rendre crédibles à l’écran.
Le film dure interminablement 1h30…un supplice que j’ai failli abréger plusieurs fois.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 24 mai 2015
Un film intéressant...Vincent Lindon est convaincant...mais l'ensemble paraît à mon avis assez brouillon...
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 27 mai 2015
La loi du marché de Stéphane Brizé a permit à Vincent Lindon d’être primé pour le meilleur rôle masculin à Cannes, cette année. Un récompense que l’acteur engagé méritait depuis longtemps. Adoptant un style documentaire et cru, le réalisateur livre une fresque impitoyable des travers pernicieux d’une loi qu’on voudrait rendre propre à l’être humain et qui, pourtant, reste tout à fait inhumaine. On pense à Violence des échanges en milieux tempérés de Jean-Marc Moutot comme la filiation la plus évidente. A cela près que Brizé quitte la sphère du pouvoir pour sauter à pied joint dans ce qui blesse encore plus : l’aliénation quotidienne des travailleurs.

Thierry (Vincent Lindon), un quinquagénaire au chômage, père d’un enfant handicapé (Matthieu Schaller), soutenu par sa femme (Karine De Mirbeck), espère retrouver un emploi, sans quoi il devra se séparer de son appartement à quelques échéances de la clôture du prêt.

La caméra de Stéphane Brizé se place derrière Thierry pour mieux le suivre. Comme une caméra cachée, elle permet de suivre le quotidien de ce chômeur en révélant les non-dits, les espaces de souffrance aménagée que tant connaissent sans pouvoir y mettre des mots, sans les conscientiser pleinement, sans se rebeller. Vincent Lindon est saisissant, criant de vérité. Parfois étonné, sourire légèrement moqueur, mais atterré par une culture d’entreprise malsaine, réellement mal à aise devant sa propre responsabilité, Thierry subit le rôle qu’on lui colle, le vivant comme une posture. La première violence du marché est celle que l’on s’inflige à soi-même en se convaincant, malgré nos intuitions profondes, que notre place légitime est celle que l’on a bien voulu nous laisser. Comme on laisse des os à ronger aux chiens. La loi du marché suit un demandeur d’emploi. Terme dont on pourrait discuter le sens, Thierry quémande-t-il un emploi ou vend-il sa force de travail aux exploitants de sueurs ? Mais le scénario ne se limite pas à Thierry, offrant un diaporama de portraits, tous aussi angoissants les uns que les autres, tous aussi réalistes, laissant paraître des êtres humains aliénés à peine conscient de devenir de pauvres petits bourreaux.

Thierry (Vincent Lindon) et sa femme (Karine De Mirbeck

Il y a cette banquière (Catherine Saint- Bonnet), sûre d’être pragmatique ; il faut dire qu’on nous en vend depuis Thatcher du « Il n’y a pas d’alternatives » ; qui veut pousser Thierry à vendre son appartement, le fruit de toute une vie de travail. On sent bien qu’elle ne croit qu’à moitié ce qu’elle dit en assurant qu’il pourra se retourner et envisager un nouvel achat. Mais on a vendu du rêve à cette conseillère, elle a des primes à recevoir et n’hésiteras pas à vendre un produit comme ils disent, une assurance-décès à Thierry. Une dépense de plus pour un compte exsangue, le voilà le pragmatisme financier : saigner les pauvres pour augmenter les dividendes des actionnaires.Un pauvre petit bourreau. Il y a ce couple de la classe moyenne (Roland Thomin et Hakima Makoudi) qui cherche à brader le mobil-home de Thierry, sachant qu’il s’en sépare par nécessité. On peut brader même des souvenirs, apparemment. De pauvres petits bourreaux. Il y a cet employeur qui fait la leçon à Thierry parce qu’il ne maîtrise pas son CV et passe à la trappe des années de compétences acquises. Et ce conseiller de Pôle Emploi (Yves Ory) qui propose des stages sans débouchés. De pauvres petits bourreaux. Et puis, il y a Thierry qui abandonne son ancien collègue syndicaliste (Xavier Mathieu) par épuisement. Et Thierry encore qui, contraint autant qu’il se contraint accepte de devenir le kapo d’un directeur de supermarché (Saïd Aïssaoui). Il y a cette caissière qu’il dénonce car elle a subtiliser des bons de réductions. Et ce patron cynique, trop heureux de pouvoir envisager un licenciement à moindre coût. En bout de course, chacun ayant fait son bout du travail, il y a Madame Anselmi (Françoise Anselmi), caissière depuis vingt ans qui se suicide et ce directeur des ressources humaines qui cherche à déresponsabiliser l’entreprise. De pauvres petits bourreaux.

Et La Loi du marché n’a pas inventé des histoires saugrenues pour faire pleurer dans les chaumières. Plusieurs licenciement ont été jugés abusifs par les prud’hommes dans des situations similaires notamment dans les magasins Cora, ce qui avait grand bruit. On se rappelle également la vague de suicide chez France Télécom dont le PDG, M. Lombard avait déclaré dans une note de service : « En 2007, je ferai les départs d’une façon ou d’une autre, par la fenêtre ou par la porte. ». Cerise sur le gâteau, La loi du marché offre un moment qui semble, à notre sens révéler ce qui synthétise le mieux l’aliénation consumériste. Dans une scène étonnante, et pourtant, croyez le manutentionnaire qui écrit ces lignes, tout à fait ordinaire, un jeune voleur (Soufiane Guerrab) après avoir payé le bien qu’il voulait chaparder, se met à agresser verbalement Thierry qui refuse d’aller chercher la boite de l’objet. Le critère qui lui permet de reprendre du poil de la bête et de s’énerver est le suivant : « Le client est roi ». Une véritable aberration, pourtant érigé au rang de nouvelle valeur inamovible, véritable panacée des temps modernes. Les employés du commerce seraient donc des citoyens de seconde zone que l’on pourrait molester sous prétexte que l’on aurait un ascendant financier sur eux de manière temporaire ? « Le client est roi », c’est la dernière résurgence des systèmes censitaires abolissant toute dignité pour ceux qui y sont soumis, dévoilant dans toute son horreur le besoin ancré de domination gagnant du terrain sur celui de la Fraternité. A ce propos, nous vous invitons à découvrir le blog, également tenu par votre serviteur, qui aborde le problème sous un angle comique : Brèves de magasins.

La loi du marché, un titre ou tout est dit. Une loi, c’est une création humaine, n’est-ce pas ? Que nous dit le film ? Que l’on peut refuser ce cycle infernal de violence et qu’on peut, sans mauvais jeux de mots, le briser. Érigé par les tenants du capital comme aussi naturel que la Nature elle-même, la voie tracée par les économistes néo-libéraux est avant tout basée sur un mensonge fondateur : il n’y aura pas d’autres options. Seulement, l’économie est bien une science humaine, sur laquelle la nature n’a pas de prises. Il ne tient qu’à nous de l’adapter en vue d’objectif plus nobles que celui de détruire les plus faibles au profit des plus forts. La loi du marché, c’est la loi de la jungle. L’Homme n’est pas condamné à rester un loup pour l’homme.

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vmercier
vmercier

8 abonnés 10 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 20 mai 2015
Assez déçus, la bande annonce laisse croire que le film s'attaque au sujet de l'espionnage des salariés en entreprise mais le sujet n'est traité que partiellement.
Mc Fred Prod
Mc Fred Prod

6 abonnés 42 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 1 juin 2015
Ce n’est pas du cinéma. Remarque très pertinente de ma divine moitié.

Le rideau sur l’écran est tombé…
C’était quoi le sujet de « La loi du marché » ? Quelle « loi » et quel « marché » ?
Après 90 minutes de projection, je reste perplexe.
J’ai assisté à une brochette d’une vingtaine de séquences, qui auraient pues être saisie au smartphone de la vie de Thierry, joué avec « vérisme » par Vincent Lindon.

C’est très long.
A chaque séquence, au bout de 2 minutes on a compris et il faut se taper les 8 minutes restantes… A secours !
L’attention se concentre sur Thierry, il est systématiquement filmé en zoom avec second plan flou. Ce procédé est grandiose au cinéma quand il focalise sur le personnage principal parmi un décor. Lorsqu’il est utilisé, comme ici systématiquement dans toutes les scènes qui connectent Thierry avec d’autres, c’est insupportable. Cela fait mal aux yeux.
La caricature est (intelligemment) omniprésente : caricature de pôle-emploi, de la conseillère bancaire, du patron de supermarché, du stage de préparation à l’entretien de recrutement, etc.
C’est peut-être ça la loi du marché, alors que ce qui nous est présenté est élémentaire, ne pas voler un accessoire pour son iphone, ne pas tricher, etc..
En conclusion, pas écrit, pas de scénario, pas de sujet…que reste-t-il ?
Ma chère épouse a très bien résumé : ce n’est pas du cinéma….
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 26 mai 2015
Bon film, bien joué par Vincent Lindon (Thierry) et tous les autres comédiens peu connus et très crédibles. J’ai aimé mais le film est dur et montre de manière quasi chirurgicale le monde de la recherche d’emploi et le monde du travail où l’on ne fait pas de cadeau. C'est un monde où chacun agit en fonction de ses intérêts (la banquière, l'animateur de simulation d'entretien, l'acheteur potentiel du camping car) et où l'empathie pour un chômeur est absente. Quelques moment de légèreté quand Thierry et sa femme prennent des cours de rock and roll.

Paradoxalement, le film devient encore plus dur dans sa deuxième partie, limite du soutenable par moments, lorsque Thierry retrouve un emploi (sous qualifié) de vigile dans un supermarché et qu’il doit amener les voleurs qu’on lui signale par les caméras vidéos de surveillance dans une cabine pour l’interrogatoire. Au début, des clients voleurs mais par la suite aussi du personnel (caissières) qui détournent des bons de réduction ou des points de fidélité à leur avantage. On apprend que compte tenu du faible nombre de départ en retraite, l’employeur doit saisir les opportunités de licencier son personnel à la moindre faute. L’une d’entre-elle menacée de licenciement se suicide mais la DRH fait un discours officiel pour décréter que personne ne doit se sentir coupable de ce suicide.

La mise en scène s’appuie sur des longs plans fixes, centrée sur les personnages, où l’on ne voit pas forcément celui qui parle. Pas ou très peu de décor; on ne voit ni la banque, ni Pôle Emploi, ni même le recruteur qui fait les entretiens par skype. Les visages sont souvent filmés de profil ou bien en amorce sur Thierry lorsque celui écoute l'interrogatoire des voleurs dans la cabine du supermarché prévue à cet effet.

Alors qu’il doit dans sa fonction de vigile saisir les clients et le personnel pris sur le vif de voler dans le supermarché, il se retrouve face à un dilemme moral et reste muet dans la cabine…seul l’inspecteur du supermarché interroge les voleurs. La mise en scène épouse celui qui écoute – Thierry – alors que celle qui parle de face est floue.
schnoupette
schnoupette

4 abonnés 44 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 25 mai 2015
Tellement soporifique, hypocrite, dix milliards de fois moins constructif et intéressant qu'un bon documentaire sur le même thème! C'en est insultant pour les vraies personnes qui vivent ce type de difficultés dans la vraie vie! Film uniquement centré sur Vincent Lindon jusqu'à l'écoeurement, omniprésent a l'image ce qui retire toute vraisemblance d'une volonté du réalisateur de s'intéresser en profondeur à ce que subissent certains salariés. Désolant!
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 24 mai 2015
Parfois le sort semble s’acharner sur certains d’entre nous. C’est le cas de Thierry, 51 ans, incarné par un Vincent Lindon d’une extraordinaire authenticité. Marié et père d’un adolescent handicapé, il a subi il y a environ deux ans un licenciement économique et n’a jamais retrouvé d’emploi depuis. On découvre Thierry au début du film dans son agence Pôle Emploi au cours d’un entretien où il laisse éclater sa colère tant il est épuisé par les propositions stériles qui lui sont faites, par l’impuissance désolée du conseiller qui l’accompagne.

Thierry rêve de tourner la page des deux années difficiles qu’il vient de passer. Pour cela, il est prêt à abandonner tout combat contre son ex-employeur pour l’avoir licencié abusivement et à accepter n’importe quel emploi, quel que soit le poste, quelle que soit la paie.

Alors qu’il est sur le point de percevoir les minimas sociaux, insuffisants à la survie de sa famille, Thierry retrouve enfin un emploi d’agent de sécurité dans une grande surface. Cette reprise d’activité salutaire va pourtant le mettre face à un difficile conflit de valeurs : pour avoir un salaire, peut-il accepter tout ce que sa hiérarchie attend de lui ?

Bravo à Stéphane Brizé pour ce film qui prend réellement aux tripes. Tourné en longs plans séquences, sans fard, sans artifices, sans comédiens « stars », il nous plonge au cœur même d’un personnage usé par la cruauté de la vie. Ce film, La Loi du Marché, aurait tout aussi bien pu s’appeler La Loi de la Jungle, tant chaque personnage doit piétiner son voisin pour survivre. Mais il n’est pas question de juger ces personnages qui, au final, ne sont que les jouets d’un système déshumanisé qui place le profit au dessus de tout. Un film à des années lumière du luxe du Festival de Cannes… et qui, je le souhaite, repartira avec au moins une récompense, sinon LA récompense.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 21 mai 2015
Heu, c'est quoi cette imposture?...Un film vendu, sur-vendu, médiatisé, sur-médiatisé, en compétition à Cannes ( incroyable...), mais de qui se moque-t-on? On a l'impression de voir un reportage de Zone Interdite ( et encore, un mauvais reportage!), des plans interminables (spoiler: ces séquences floues de caméra vidéo qui n'en finissent plus, ce marchandage interminable pour vendre un mobil-home, c'est du cinéma, ça?). Vincent Lindon, excellent acteur au demeurant devrait quand même élargir sa palette en choisissant des rôles plus exigeants, car ses personnages deviennent de plus en plus monolithiques.
Avec ça et La Tête Haute, on va rafler les prix encore cette année à Cannes. Pauvre cinéma français....
Nelly M.
Nelly M.

114 abonnés 525 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 mai 2015
Acteur et producteur : Vincent Lindon a obtenu un prix et tant mieux ! Vu et apprécié globalement le film en salle, remarquable sur le fond et pour la totale identification par un "du bon côté de la barrière" au rôle d'un pourtant presque "sans dents" ! Le spectateur peut apprendre puis déduire de lui-même quel degré d'acceptation reste humainement supportable à travers cette puissante démonstration du conditionnement d'aujourd'hui. Bouleversant quand la caméra stationne sur le visage de ce contemporain qui se débat, débite les mots qui arrivent encore à sortir ou se calfeutre dans son silence alors que ça mouline sévère à l'intérieur et tout le temps... Peut-être un peu caricaturale à un moment, (le portrait souriant sur le cercueil à l'église ?...), c'est une production à destination des consciences qui marchent au pas. Avec un parti pris délibérément, en témoignent les images agitées sur l'issue, ce sauve-qui-peut face à l'aliénation générale que "les marchés" exigent !
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