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Un visiteur
2,5
Publiée le 3 juin 2015
Un film qui manque de chair, d'humanité, d'âme, un comble pour traiter d'un tel sujet. La deuxième partie, où Vincent Lindon campe un agent de sécurité de supermarché est bâclé, sûrement qu'il fallait tenir les délais pour Cannes... Les dialogues sont réduits au strict minimum, aucun effort n'étant fait dans l'écriture. Déjà que cette partie de la population n'a que peu le droit à la parole, si même dans des films traitant des travailleurs précaires, on ne leur donne que 100 mots de vocabulaires, ce n'est pas vraiment leur faire honneur. Un vrai documentaire est préférable ou un film avec un vrai scénario s'écartant des clichés comme "Deux jours, une nuit", plutôt qu'un film minimaliste où le réalisateur se regarde filmer et songe trop à la place du spectateur. Quelques belles scènes toutefois, presque exclusivement dans la première heure, je pense notamment à la brillante scène d'ouverture toute en tension ou à l'entraînement de danse, seule lumière du film.
Vincent Lindon est excellent comme toujours, le film est une radiographie de la société d'aujourd'hui, un constat réaliste, âpre et sans espoir (?) de cette loi du marché... Dommage que la fin soit si évasive.
Trop de drame tue le drame. Vincent Lindon n'a pas fini de se prendre plein la poire pendant 1h33, un peu trop (perte d'emploi, fils handicapé, humiliation lors d'une réunion...).Cependant, l'acteur excelle une fois de plus dans le rôle que Stéphane Brizé lui a confié mais scénaristiquement, on a vite compris la règle du jeu de Brizé.À défaut du film hyperréalisme, je trouve plus intéressant de prendre ce film comme un conte sur la société actuelle. Hormis cela, des scènes intenses (vente ratée du bungalow, arrestations des voleurs dans le supermarché...) et des acteurs très bons, très vrais. C'est très encourageant de se dire qu'avec un tout petit budget on peut faire des films comme celui-là. On ne s'ennuie pas, on est dedans et on s'identifie à Thierry. La sobriété du jeu d'acteur et du montage n'en fait pas trop avec le pathos et on est peiné pour ce qui arrive à Thierry sans pour autant tomber dans un énorme misérabilisme. Côté scénario, on en est à la limite du misérabilisme (heureusement que le fils handicapé est brillant à l'école).
Oui Vincent Lindon est très naturel dans ce rôle du prolétaire qui fait face au chômage avec beaucoup de dignité. Oui, l’atmosphère est bien rendue, on est jamais dans le pathos, et l'aspect quasi documentaire du film renforce en tout point cette volonté de faire un "film vérité" crédible en tous points. Mais alors, qu'est ce qu'on s'ennuie ! Les scènes à rallonge, longs plans fixes, se succèdent les unes aux autres, nous plongeant dans un quotidien qui pourrait être intéressant sous forme de doc justement (à condition d'y intégrer le regard des protagonistes sur les événements), mais qui en l'état n'ont pas beaucoup d’intérêt. Car si le portrait est réaliste et dans l'air du temps, le film est en revanche bien creux et on n'en finit pas de se demander pourquoi... pourquoi avoir voulu filmer ça ?!
Encore un de ces films qu'on ne sait à qui c'est destiné. Il a pour sujet des gens qui n'iront pas le voir. Un semblant de Ken Loach mais qui a un problème de rythme (scénario, montage) en voulant un parti pris formel de plan séquence.
En un mot. déprimant! Ce film ressemble plus à un documentaire où celui ci retrace le quotidien d'un homme détruit par le système. ...Le film est long trop long.
Quel ennui, des plans beaucoup trop long qui endorment le spectateur, (j'ai même entendu une personne ronfler près de moi).Que fait ce grand acteur qu'est Vincent Lindon dans une galère pareille? Le cinéaste a encore voulu jouer sur l'émotion en prenant tous les thèmes les tristes : plans sur le fils handicapé (aucun intérêt dans le film), plan sur une salariée prise en flagrant délit de vol, plan sur une info d'une disparition, j'ai beaucoup soupiré et baillé durant ce film, d'une déception à oublier très vite.
superbe film dans lequel Vincent Lindon nous fait vivre le combat d'un homme au chômage. les silences, les regards nous parlent et nous transpercent d'émotions. Son combat, sa vie, c'est un peu celle de chacun de nous...
Le prix d'interprétation et les critiques à Cannes me faisaient présager un très bon film, mais je me suis retrouvé devant un film bourré de clichés. D'abord, la réalisation est calamiteuse, il n'y a pas de recherche dans le cadre, on utilise des zooms, et on ne met jamais la caméra sur un pied. Tout cela pour faire plus documentaire ? Non, car la caméra est toujours trop loin des acteurs pour qu'on se sente avec eux. Ensuite, "La loi du Marché" tombe facilement dans le misérabilisme, avec l'enfant handicapé, le suicide, ect. Pourtant le film a bon fond et veux montrer les travers du monde du travail d'aujourd'hui. Et puis, il a y Vincent Lindon qui fais une prestation remarquable et remarquée. Bref, un film qui m'a déplu dans sa forme et qui utilise des vieux rouages dans son fond.
Un film fait de silences et de respirations. De nœuds au ventre, d'amertumes et de peur du lendemain.
Le sujet est chaud, terriblement actuel, prégnant, reflétant l'angoisse, faisant surgir des peurs enfouies en chacun d'entre nous : le chômage et l'odyssée de la longue reconquête d'un emploi. Comme gravir le mont Everest à mains nues. Écorchures, sang, sueur et larmes.
Et là Stephane Brizé nous déroule le parcours du combattant : les dérives, les abus des employeurs, la précarité, les sacrifices, les formations inutiles, les humiliations subies à Pôle Emploi dont la seule justification semble être de fournir du travail et des emplois à des fonctionnaires qui ne craignent eux ni le chômage ni la précarité. Et qui semblent tout ignorer de ce que peut ressentir un chômeur. Car il ne connaîtra jamais la situation et l'urgence qui s'en dégage. Paradoxal.
Vincent Lindon est magistral, tout son visage est tendu, nerveux, désabusé, fatigué, résigné... Il joue à l'économie mais sa présence est telle qu'on se régale. Même quand il ne fait que cligner des yeux, soupirer, sourire timidement, l'émotion submerge l'écran.
Heureusement quelques rayons de lumière, pâles et timides, fugaces, maintiennent hors de l'eau le spectateur fragilisé.
Proche d'un documentaire dans sa forme tant le film colle à la réalité, en cinema naturaliste pur jus. Les longs plans séquences s'enchaînent, sorte de mini-documentaires dans le documentaire, à la fois liés et indépendants. Certains très réussis, d'autres longuets et peu utiles. Le pari était risqué et Brizé ne le réussit que pour moitié.
Le reproche principal étant que la caméra malgré ses gros plans sur les yeux fatigués et le "dialogue" des visages des acteurs prend trop de distance avec son sujet. Il manque une poigne, une énergie combattive, une hargne. Brizé est doux même s'il ne manque jamais de souligner les travers de ce marché du travail impitoyable qui broie les salariés. La caméra est proche de ses personnages sans doute mais froide. Lointaine. Pas assez militante peut-être.
Nauséeux, vaseux, dépité, le spectateur ne sort néanmoins pas indemne de la salle. Sonné mais pas KO - Pas assez d'intensité pour l'allonger - Mais suffisamment de présence pour le toucher.
scénario simple mais concis, mise en scène épurée pas de musique, filmé comme un documentaire, brut réaliste.La vie de millions de français, le parcours d'un chômeur, que l'on ai 20 ans ou 50, la dureté de la vie est la même, le parcours est tout aussi difficile et dérisoire et souvent sans espoir!!!!!!!! Le cinéma est la pour nous faire rêver et c'est sublime , mais aussi pour témoigner pour nous interpeller sur la vie pour faire prendre conscience à certains ce qu'est la vraie vie; avec ses petits bonheurs sa simplicité ses difficultés, ses enfants à gérer, son amour propre à préserver sa fiéreté de ce que l'on a accompli. Néanmoins beaucoup de longueur de plans ou il ne se passe rien , ou Vincent Lindon est filmé tout simplement. alors oui il est le seul acteur pro, oui il est magistral, comme souvent, mais de de là au prix de la meilleure interprétation masculine à Cannes, je m'interroge? a vous de juger
La loi du marché, remarqué à Cannes avec Vincent Lindon en acteur principal. Ce film à de grandes qualités, aussi bien au niveau du montage qui est très juste (il n'y a pas d'autre mots pour le designer), se film se découpe en de multiple scènes avec à chaque fois la même construction de basse sauf quelque une spoiler: ( arrivé en voiture, caméras de surveillance) . Vincent Lindon joue très très bien et incarne à la perfection cette homme qui se bat pour aider sa famille et retrouver une situation vivable. Le réalisme du film est le gros point fort du film et permet à tout le monde de se projeter. Hélas c'est aussi le problème du film.. En effet certaines personnes iront voir se film et se verront à l’écran. Aussi ce film a un problème de caméra.. Car ils utilisent les cameras de surveillances qui sont fixées sur des rails au plafond du magasin et durant 15 minute il se déplace dans tout les rayons avec.. Rajouté à la pâleur du magasin et aux couleurs clair et très blanche.. ça fatigue les yeux. Pour finir ce film est très bien mais il faut le voir un jours ou vous aurez le moral et se placer dans les derniers rang!
quel ennui!,des scènes interminables qui se succèdent sans véritables liens.aucun scénario sur le même thème allez voir l'excellent "jamais de la vie" avec olivier gourmet
Un film qui part d'une très bonne intention avec une bonne thématique. Mais les scènes sont d'une longueur insupportable. On à du mal à savoir vraiment où le film veux nous emmener. Dommage je suis déçu