La Loi du marché
Note moyenne
3,3
4755 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

614 critiques spectateurs

5
45 critiques
4
145 critiques
3
174 critiques
2
123 critiques
1
63 critiques
0
64 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Mickael P.
Mickael P.

15 abonnés 140 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 octobre 2017
Film dur, réaliste et sans concession sur un monde du travail salarial sous pression. Vincent Lindon est l’acteur parfait pour ce rôle. L’amertume est le principal sentiment qui nous reste en bouche à la fin du film avec une seule morale: on peut toujours choisir de rester fidèle à ses convictions mais cela a un prix
SociN
SociN

13 abonnés 636 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 22 octobre 2017
Souvent dans un film, les moments n'apportant rien à l'histoire ne sont pas montrés (on ne voit pas les héros aller aux toilettes ou bien préparer leur repas...). Dans la loi du marché, c'est l'inverse : on ne voit que ces moments inutiles. Cela sert à poser le personnage. Malheureusement, 1h15 de "posage de personnage" sur 1h25 de film, ça fait beaucoup ! Vincent Lindon reprend son rôle de personnage taiseux, déjà vu dans Mlle Chambon et d'anti-système, déjà vu dans Welcome.
Au final, un film ennuyeux, mais qui a le mérite de montrer la galère réelle de beaucoup et la dureté du monde.
KiTuCé
KiTuCé

1 abonné 37 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 octobre 2017
Même si beaucoup de critique dans la presse lui donne une bonne note personnellement j'ai été assez déçu du film. Vincent Lindon joue (encore) très bien le rôle du mec dans la galère et la première partie du film colle très bien avec l'idée qu'on se fait de celui qui, au chômage, a du mal à se motiver, à s'en sortir moralement et financièrement. La seconde partie du film le voit agent de sécurité dans un supermarché et là il y a une cassure par rapport au début : il est difficile alors de voir les sentiments du personnage de Vincent Lindon et finalement c'est plus nos sentiments que l'on découvrent plutôt que ceux du personnage principal, même si on est incapable de penser que Vincent Lindon puisse être quelqu'un qui soit plus du côté du patron que du côté de ceux qui sont dans des situations sociales difficiles. Ce rôle lui a valu un césar en 2016 comme meilleur acteur : c'est dommage que se soit dans ce film qui est quand même un peut loupé.
CH1218
CH1218

280 abonnés 3 232 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 octobre 2017
« La Loi du Marché » est une représentation quasi documentaire d’une société en crise sociale. Un sujet fort qui ne peut laisser de marbre mais traité ici avec lenteur et de manière poussif parfois, voire pathos. Pour rendre cette succession de scènes plus vraie que nature, Stéphane Brizé met en situation des acteurs et des actrices non-professionnels pour donner l’échange à Vincent Lindon, dont la performance pleine d’humilité fut doublement saluée par un César et un prix d’interprétation à Cannes.
ferdinand75

723 abonnés 4 463 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 19 octobre 2017
Un film fort, très dense, mais en même temps très lent. On a vite compris la vision dure et glauque du monde travail de Brizé. Les personnages sont gris, sont tristes, les employés opprimés, ils volent pour se défendre , on est dans le Proudhon du XIX e siècle. " La propriété du supermarché est le vol "du petit employé. Lindon joue très bien , rajoutant du Drama, à ce film déjà gris anthracite.Mais trop de longueur : le cours de danse qui dure 15 mn, la séquence de la Video Surveillance qui dure 20 mn pour ne rien montrer. (on avait compris le message en 2 mn) tout cela est trop manichéen , mais fait bien sûr tellement plaisir à l'intelligenstia parisienne. Mais au niveau cinématographique , il reste l'intensité des acteurs, la profondeur, mais aussi l'ennui.
ManoCornuta

359 abonnés 3 068 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 19 octobre 2017
Note mitigée pour un film laissant une impression mitigée. Si Vincent Lindon sonne très juste dans son interprétation, la réalisation façon documentaire est tout juste supportable (heureusement on n'atteint pas les sommets de lourdeur dont ont été capables les Dardenne ou Cantet dans des films semblables). Par contre, le scénario pèche gravement: ce n'est qu'une enfilade de situations-type sans véritable liant, sans autre but que d'enfoncer encore plus le spectateur dans le visionnage d'une dramatique sociale sans filtre et sans nuance, en chargeant la barque en cas de besoin (travers bien français). Au mieux les personnages ne se parlent pas, au pire ils n'arrivent pas à se comprendre. On ne discute jamais entre collègues? Tiens, j'aurais cru pourtant... Bref, le style "au plus près de la vérité" aboutit à un film criant de réalisme dans bien des aspects, mais qui avance avec des œillères, à tel point que la démarche perd beaucoup de son sens.
Housecoat
Housecoat

139 abonnés 393 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 octobre 2017
Récompensé du Prix d'interprétation du Festival de Cannes pour sa prestation dans La Loi du marché, Vincent Lindon n'a pas démérité l'ovation qu'il reçu, le film de Stéphane Brizé non plus. Dans un refus total de nous divertir, Brizé dote son film d'un profond sentiment de malaise tout du long, et délivre donc son propos difficile à tenir sur le marché de l'emploi représenté sous son vrai jour, froid et impitoyable. Vincent Lindon est toujours montré de dos ou de profil, nous cachant ses sentiments mais nous montrant de pleine face le regard des autres, le plus souvent plein de détresse poussé à ce qui les oblige à sortir du système. Le négatif ne lâche jamais la moindre scène, chacune se termine avant qu'une situation ne se conclu sauf si cela permet d'encore plus accentuer la désespérance et l'enfermement dans un système invisible. Sans jamais effacer le miroir du réel via des plans-séquence sans le moindre artifice de scriptage, constitué de spontanéité pure, anxiogène de la première à la dernière minute, La Loi du marché nous montre ce que nous nous refusons de regarder lorsqu'il est nécessaire de ne pas détourner le regard. Une réussite.
mx13
mx13

284 abonnés 1 963 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 janvier 2019
Que peut on dire, à part que c’est un triste film, qui nous montre à quel point le monde du travail nous rabaisse. Les pauvres, et les faibles sont les victimes de La loi du marché. Un Vincent Lindon effectivement très bon qui mérite son prix d’interprétation. Intéressant, à voir. Je le déconseille aux moins de 10 ans. 4/5
Carlos Stins
Carlos Stins

88 abonnés 657 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 juillet 2017
Il fallait oser faire un film sur la douloureuse situation économique que traverse la France, Stéphane Brizé l'a fais et avec brio. Le réalisateur a réussi à dresser une fresque réaliste de notre société dans un film émouvant mais jamais opportuniste. Il utilise une approche quasi documentaire à son film, lui conférant ainsi une certaine crédibilité et un aspect réaliste. Le fait de très peu couper ses plans permet au spectateur de se plonger dans le film et d'oublier qu'il regarde un film. Stéphane Brizé parvient à poser un regard doux et sincère sur ses personnages sans jamais tomber dans la condescendance. Le fait d'avoir engagé majoritairement des acteurs non professionnels permet au film de raisonner encore plus et de progresser dans cette volonté de réalisme. Vincent Lindon est l'un des seuls acteurs professionnels et sa performance tout simplement impeccable justifie son prix d'interprétation à Cannes. Réaliser un film aussi poignant sans tomber dans la facilité d'un récit larmoyant était le défi de Stéphane Brizé et le réalisateur l'a parfaitement relevé, en proposant un film émouvant mais toujours digne qui résonne profondément en nous.
this is my movies

823 abonnés 3 087 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 juillet 2017
(...) Bon, on ne va pas tourner autour du pot, le film reste malgré tout un peu chiant à regarder, parfois très pénible mais ça fait partit de la démarche du projet avec une utilisation incroyable du silence. De plus, l'intrigue met un temps fou à en venir au point de départ (en fait, je croyais qu'on commençait direct ou assez rapidement avec Lindon en vigile mais que nenni, il faut bien attendre la moitié du film pour en être là, soyez prévenus !). Du coup, il faut se farcir un grand nombre de scènes (environ 10 et à peu près autant de plans étalés sur 40 minutes, vous voyez le délire) qui, d'habitude, ne nous sont pas montrées. Et c'est là où le film devient, selon moi, intéressant. En effet, depuis plusieurs années, à force de lire, d'écouter et de voir plusieurs critiques de cinéma venus d'horizons différents, j'ai peu à peu acquis la certitude que le cinéma est un art du mensonge, basé sur le concept du découpage, créant ainsi une distance entre le spectateur et le film. Le réalisateur nous raconte une histoire, souvent mensongère parce qu'écrite à l'avance, via un procédé qui consiste à nous montrer quelque chose de réel mais en trichant sur les points de vue (d'où la notion de découpage ou de montage). Nous sommes un témoin parfois omniscient d'une histoire. Et Brizé choisit de faire tout le contraire, celui de nous raconter une histoire en nous plaçant dans la position du témoin (du voyeur ?) et en ne coupant (presque) pas ses plans. Nous épousons ainsi le point de vue du protagoniste principal tout en restant à distance (de côté, en face, parfois de dos, souvent caché). Bref, c'est hyper intéressant surtout que cette quête insensée de vouloir représenter la vraie réalité vraie de la vraie vie réaliste des vrais gens est proprement bluffante ! (...) Concernant le coeur du film, à savoir l'intrigue nous plongeant dans les arcanes du quotidien d'un supermarché, les scénaristes ont pris quelques libertés avec la réalité (notamment la façon dont le directeur licencie), il parvient à dire des choses très fortes, très puissantes, qui, en se basant sur une grande économie d'effets et de dialogues, parviennent à être plus percutantes et plus révulsantes que n'importe quelle tirade syndicaliste. En nous montrant des trucs anodins, des scènes du quotidien, Brizé nous plonge dans l'enfer moral, psychique et intérieur de cet homme brisé par un système trop fort pour lui. On finit par avoir l'estomac noué, retourné, le corps et le cerveau en ébullition. Bien sûr, le propos est engagé, asséné avec virulence, tout est fait pour être inattaquable sur le fond (on peut parler de démagogie bien pensante) mais ce qu'il raconte est tellement banal qu'on a oublié que c'était révoltant. Le film fait partie de ce mouvement d'indignés qui ne peuvent plus supporter les abus du quotidien, il se penche sur les petites gens mais sans condescendance, sans mépris ou sans poser un regard de bobo. Il reste à hauteur d'hommes et l'ultime action de son héros est bien plus spectaculaire, admirable et courageuse que n'importe quelle autre action révolutionnaire. La critique complète sur thisismymovies.over-blog.com
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 15 février 2017
Ceci n'est pas un film.

C'est un documentaire joué. Ennuyeux, lent. Mais bien joué. Quelques bonnes scènes, mais le film n'est pas du tout abouti; il aurait fallu garder 25-30 min (la scène avec le coach en embauche notamment, qui est réussie) et refaire le reste.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 29 janvier 2017
Ce film est très intéressant. Le sujet un peu plus original par rapport aux grosses productions américaines. Il nous oblige à réfléchir et à se demander : Ça va peut-être m'arriver ?
Didier L
Didier L

38 abonnés 222 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 janvier 2017
Séance de rattrapage : un film politique dans toute l'acception du terme : fort, poignant, oppressant et sans concessions sur le regard porté sur notre société individualiste. Heureusement, le personnage joué par Vincent Lindon d'une humanité et d'une sensibilité incroyables fait le choix de lutter jusqu'au bout. Digne.
LAvisDuNeophyte
LAvisDuNeophyte

4 abonnés 656 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 janvier 2017
Le film est joué de manière très sobre.
La première scène est déjà forte sur les difficultés du chômeur. Les dernières scènes sont aussi très fortes.
Le film bifurque progressivement de la question du chômage vers la pression exercée sur les employés de la grande distribution.
Certaines difficultés (crédit, enfant handicapé) renforcent la difficulté de la situation et donnent l'intérêt narratif du film. D'autres, vécues par certains chômeurs (discrimination, dépression, délinquance, divorce...) sont absentes du film. On ne donc peut parler de caricature, même si le trait est très appuyé dans certaines scènes (entretien d'embauche, formations aux entretiens, surveillance des employés dans la grande distribution).
Julien Vasquez
Julien Vasquez

44 abonnés 1 140 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 20 décembre 2016
Vincent Lindon excelle dans son personnage mais on peut reprocher au film sa simplicité/sa non-complexité. Le personnage a tous les problèmes possibles et, tel David contre Goliath, il doit faire face aux méchants patrons, collègues de travail ou tout autre être humain.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse