Il aura fallu l’animation pour qu’enfin Marvel s’offre une patte artistique un tant soit peu personnelle et identifiable. Car on ne saurait nier l’aboutissement visuel de ce Spider-Man: Into the Spider-Verse qui, s’il ne renouvelle pas vraiment les thématiques investies ni les retournements d’une histoire qu’on ne présente plus – et sa déclinaison afro-américaine n’y change pas grand-chose –, passe son temps à repousser les limites du montrable. Ce faisant, il décloisonne l’univers du comic book et l’ouvre à tous les possibles : vaste Rubik’s Cube multicolore qui donne au spectateur l’impression de voir défiler devant lui les pages d’une bande-dessinée, le long-métrage de Shameik Moore, Jake Johnson et Hailee Steinfeld emprunte sa structure aux fresques murales composées par un feuilletage de tags successifs qui se superposent les uns les autres. La richesse de l’œuvre paraît en effet inépuisable, et la clausule pourrait n’être que le tremplin vers une infinité de variations. Dès lors, la principale qualité du film devient également sa principale limite, dans la mesure où l’art de composer des plans superbes tend à s’autonomiser et perd en dramaturgie et en cinéma ce qu’il gagne en conformité avec le matériau qu’il adapte. Les fans de l’homme-araignée vont se régaler, les autres bénéficieront d’un condensé des comics qu’ils auront, peut-être, par la suite envie de découvrir.
Spider-man into the spiderverse est une vraie pépite. Un film qui aborde le multiverse d'une manière nettement plus réussie que les récents films du MCU, cohérente et simple. Coté animation, c'est un bonheur pour les yeux: une créativité folle dans la réalisation, notamment dans le montage ultra dynamique. La BO colle parfaitement à l'ambiance du film (je dis ça parce que ce n'est pas mon style musical préférentiel mais elles sont super bien utilisés ici). Les personnages sont très attachants, le méchant, Wilson Fisk qui est avant tout le grand ennemi de Dardevil, est réussi tout en ayant de motivations compréhensibles. Bercé d'humanisme et d'un beau message certes très classique dans le monde des superhéros mais qui a rarement été aussi intelligemment abordé. Ce Spider-Man mérite sa popularité.
Je pensais que Spider-Man était devenu un personnage usé par des adaptations live-action inégales, mais « New Generation » a prouvé le contraire. Ce film d'animation « pop-art » est visuellement inventif, intelligent et post-moderne, distillant de bonnes doses humour et émotion. Il réinvente intelligemment Spider-Man dans un style pop énergique et drôle, avec une animation de haut niveau. Graphiquement réussi et scénaristiquement solide, « New Generation » brille par son désir de plaire autant aux fans qu'aux néophytes. Son esthétique hybride et ses télescopages audacieux sont sidérants. Cependant, en voulant trop jouer sur la dimension réflexive, le film perd parfois en singularité au milieu d'un trop-plein de références à l'univers des comics. Malgré cela, « New Generation » reste un divertissement très grandiose qui pourrait marquer le début d'une nouvelle ère décomplexée et débridée de l'animation. WHITE FINGERS : LA PISTE SYSKIYOU (TOME 1) et LE CIMETIERE DES SQUAWS (TOME 2) (Amazon Kindle).
Ce nouveau film sur l’univers Spiderman prend la forme d’une bande dessinée animé ; les graphismes et les effets visuels sont excellent .. l’histoire est agréable à suivre et dans l’ensemble c’est quand même très bien foutu . Très bonne surprise et un bon rafraîchissement pour une franchise qui a connu pas mal de productions ces dernières années.. Ma note : 8,5/10
Cette différence de culture irrigue à l'écran une histoire d'amour animée de quelques jolies métaphores visuelles constamment justes quand elles illustrent le frisson du premier émois. Tout comme un univers riche fourmillant d'idées, de gags dont Peter Sohn exalte tout l'aspect ludique. Un aspect qu'il ne néglige jamais quand il donne vie à ses deux héros, constamment malléables, déformés et dépassant leur nature informatique.
Le tout au service d'une émotion à fleur de peau typique du studio Pixar, qui prouve, après Soul ou encore Alerte Rouge, qu'il n'a rien perdu de son inventivité et de son coeur
De plus, le scénario de Peter Lord s'avère particulièrement intéressant, permettant la multiplication de "Spider-men / women / pigs même" et ouvrant la porte à une réflexion méta au goût du jour sur les rapports entre l'oeuvre et son public, sans parler d'un dialogue fécond entre les diverses formes - à travers l'espace et à travers le temps - de la Bande Dessinée et de l'animation. Il convient certes de se protéger du rythme comme toujours trop effréné de nombreuses scènes - puisque c'est apparemment la loi du genre - et de tolérer une avalanche de couleurs psychédéliques épuisantes dans la dernière partie, parfaitement déstructurée et à la limite du compréhensible, mais c'est un effort auquel on consent aisément au vu de la splendeur générale du film.
Car il n'y a qu'une seule raison véritablement valable d'investir deux heures de notre précieux temps devant Spider-Man : New Generation, et c'est l'incroyable intelligence formelle dont fait preuve ce film qui, du coup, dépasse de la tête et des épaules tout le travail esthétique de la concurrence (Pixar y compris, oui...). En inscrivant les codes des comic books, les effets de trame, les décalage de couleurs, les bulles et les traits d'expression dans une image par ailleurs souvent proche du photo-réalisme, on obtient des effets esthétiques aussi bluffants que merveilleusement innovants. Presque chaque plan est l'occasion de créer de nouvelles perspectives inédites, d'inventer de nouveau mode de narration et d'illustration, et surtout de toucher règulièrement à une poésie singulière. Disons-le tout net, visuellement, on a donc affaire ici à un chef d'œuvre, et donc à une expérience esthétique réellement supérieure. Pour moi, le reste importe très peu. Sauf évidemment la satisfaction de ma fille qui, ayant quand même déploré d'avoir assisté à ce qu'elle qualifie de "film pour les garçons", est sortie elle aussi émerveillée.
Un trop plein d'effets et de couleurs rendent le film indigeste. Quelques scènes sont très réussi cependant mais ne suffisent pas à faire adhérer à l'ensemble.
Bon, j'ai fait un effort, vu que ce film était dans tous les tops des meilleurs films. J'ai essayé deux fois avant d'abandonner au bout d'une heure, en vérifiant la fin. C'est d'une laideur infinie et l'animation, mauvaise, fait mal à la tête. Il n'y a pas vraiment d'histoire et aucun enjeu car la fin se devine au bout de 10 minutes. Pourquoi? Pourquoi faire "jeune" et ainsi moche? Pourquoi user jusqu'à la corde et l'absurde une pseudo-mythologie qui n'existe que si on a vu tous les Spiderman? Ce film est une métaphore de ce qu'est devenu Hollywood: des univers parallèles où on raconte 100 fois, 1000 fois la même histoire avec d'infimes nuances. Moi, j'arrête.
J'ai adoré ce film, le langage des jeunes est très bien utilisé et il est plus facile de s'identifier à un Miles Morales plutôt qu'à Spider Man joué par Tobbey Macguire.
"Spider-Man: New generation" transcende les attentes et réinvente l'expérience cinématographique de l'animation et du super-héros, tissant un chef-d'œuvre visuel, narratif et émotionnel. Ce film est une célébration de la diversité, de la créativité et de l'humanité, propulsée par une animation révolutionnaire qui fusionne avec grâce les techniques traditionnelles et numériques pour créer un univers visuel époustouflant, digne des pages colorées d'une bande dessinée.
L'histoire de Miles Morales, un adolescent de Brooklyn qui se trouve catapulté dans le rôle de Spider-Man, est un voyage poignant sur le passage à l'âge adulte, l'identité, et la responsabilité. Chaque personnage de cet univers partagé - des différentes incarnations de Spider-Men à leurs alliés et adversaires - est dessiné avec une profondeur et une nuance exceptionnelles, enrichissant l'intrigue de leurs propres luttes et victoires, créant une toile interconnectée de récits qui résonne universellement.
La musique, composée par Daniel Pemberton, est un autre personnage du film, élevant chaque scène avec des rythmes qui capturent parfaitement l'esprit vibratoire de New York et l'essence de chaque Spider-Personne. La bande-son, à la fois contemporaine et nostalgique, est un pont entre les générations et les cultures, reflétant la diversité et l'unité au cœur du film.
La réalisation de Bob Persichetti, Peter Ramsey et Rodney Rothman est un triomphe d'innovation, d'audace et de passion. Leur vision créative et leur dévouement à l'authenticité des personnages et de l'univers Marvel rendent hommage aux créateurs de Spider-Man, Stan Lee et Steve Ditko, tout en ouvrant de nouveaux chemins pour l'avenir des récits de super-héros.
"Spider-Man: New generation" n'est pas seulement un film d'animation exceptionnel ; c'est une expérience transformative qui repousse les limites de ce que le cinéma peut être. Il célèbre l'individualité tout en soulignant l'importance de la communauté, de l'amitié et de la famille. C'est une lettre d'amour à tous ceux qui ont jamais rêvé de faire une différence, rappelant à chacun que quel que soit notre monde, nous pouvons tous être des héros.
Je ne suis pas le plus grand fan de film d'animation. Mais celui ci était une très belle surprise. L'histoire est vraiment cool et les personnages sont attachants. J'ai regardé le film en VO et en VF et je peux dire que les personnages sont très bien double.
Je trouve le tapage autour de ce Spider-Man et tous les avis positifs totalement anecdotiques... Le scénario est stellaire, tiré par les cheveux au possible et d’une mièvrerie... Vous avait aussi droit à d’autres versions de Spiderman qui mettent vos nerfs à rude épreuve et font totalement sortir de ce film (si on peut employer ce mot) De plus c’est franchement insupportable à regarder tant le balayage de l’image donne l’impression d’avoir un stroboscope braqué sur les yeux pendant toute la durée, c’est tout simplement désagréable et inutile. On frise l'épilepsie ! Éventuellement un film destiné aux enfants en très bas âge mais à déconseiller aux adultes et surtout au puristes...
Un très bel hommage à Spider-Man, au travers de tisseurs d'univers différents. Les graphismes sont particulièrement recherchés et soignés. La bande-son est vraiment funky / hip-hop et s'insère bien dans l'animé. L'humour de Spider-Man est au rendez-vous, avec notamment un Spider-Man atypique ("That's all folks").
Incroyable style visuel ! Scénario novateur et efficacité de la mise en scene ! Reinvention de la franchise de spiderman de façon inattendue Bref le dessin animé de l'année et le film de super hero de l'année. Je cours le revoir dans une semaine !
un petit ovni dans l'univers de l'homme araignée ! Complètement débridé, des clins d'oeil à tous les genres (on aimera ou pas le spider-cochon...). Graphisme exceptionnel, collé à une bande son terrible, du rythme, bref, un bijou !!!