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Un visiteur
4,5
Publiée le 31 décembre 2016
Un Biopic sans parti pris, Krok n'est ni ange ni démon, juste un visionnaire qui transforme le rêve des frères McDonalds en succès planétaire. Chacun est à sa place sous fonds de l'Amérique des années 1950s. MK est excellent même si un peu âgé par rapport au vrai personnage (65 vs 52)... A voir !
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3,0
Publiée le 13 février 2017
Encore un film biopic pour John Lee Hancock qui s'intéresse à l'homme responsable de l'incroyable expansion de la marque McDonald's qui est devenue un véritable empire. Il avait foi en ce concept novateur et il n'a rien lâché pour en faire un business très lucratif ce qui n'était pas le but premier de ses créateurs qui voulaient simplement faire de cette affaire familiale un restaurant pas cher et utile qui rassemble tout le monde. Ce portrait de Ray Kroc est sur le plan humain peu flatteur, car on le voit comme un homme prêt à tout pour l'argent quitte à renier ses principes et écraser ceux sur son passage par contre sur le plan professionnel, c'est autre chose, car les défauts cités deviennent des qualités et font de lui un businessman redoutable qui a parfaitement mené sa barque en profitant des bonnes opportunités tout en s'appuyant sur les bonnes personnes. Cette histoire méconnue pour ma part est intéressante, j'aurais quand même aimé en savoir plus sur l'après lorsque le rachat est effectué, car se faire flouer de la sorte sans rien dire est étrange. Le film est classique avec un récit linéaire, mais l'ensemble est plutôt plaisant à suivre et surtout intéressant si l'on ne connaît pas les faits dans les détails.
Combien de clients de la chaîne de fast-food MacDonald’s connaissent-ils l’histoire de celle-ci ? Ce biopic m’a plu car il n’élude aucun aspect, même les pires, de cette spoliation. Il raconte aussi de nombreux aspects du capitalisme : la prise de risques, le choix de respecter ou non les règles, le marketing, les décisions qui font qu’une affaire peut marcher ou non. Et surtout Michael Keaton est parfait dans le rôle principal.
Tout est là : une histoire (vraie) incroyable sur ce commercial qui détecte le potentiel du concept et qui, par son ambition sans limite, le développe quitte à devoir écraser ses (vrais) fondateurs. Visuellement c'est magnifique avec une belle ambiance années 50. Et puis Michael Keaton rajoute à tout ça son charisme.
L'histoire du géant McDonald ! De la création, au développement, en passant par l'aspect financier et les failles contractuelles, "Le fondateur" présente avec brio ce parcours étonnant qui donnera naissance à l'une des plus grandes marques du monde. Chaque procédé est plutôt bien retranscrit, le film développe toutes les complexités rencontrées dans ce développement exponentiel, comme par exemple la difficulté d'instaurer une société franchisée en trouvant des responsables de sites compétents pour ne pas nuire à l'image de marque et à sa qualité. "Le fondateur" livre un portrait sur l'homme (Ray Kroc) qui se cache derrière cet empire, celui qui a tout joué (jusqu'à hypothéquer sa maison) et qui a su croire au potentiel de ce concept de fast-food pour le transformer en business colossal. Le spectateur assiste sur près de deux heures à la totale métamorphose de ce personnage, de représentant de commerce à véritable requin assoiffé de réussite, celui qui ne mettra pas longtemps à s'accaparer de la marque et du concept des deux frères créateurs. Ce travail de développement à vitesse grand V sur ce concept novateur fascine, encore plus sous les traits du grand Michael Keaton. Certains y verront du vol, de l'escroquerie ou encore de l'abus de faiblesse, et même si ces aspects ne sont pas totalement faux, Ray Kroc, à défaut de ne pas être le créateur de la marque et de son concept, est pourtant bel et bien le fondateur de ce business incommensurable. "Le fondateur" remplit donc son devoir en partageant avec intérêt l'historique de ce géant de la restauration, et plus particulièrement le parcours de l'homme qui est au cœur de cet empire.
Très bon récit de la création et du développement du grand fast-food connu de tous : McDonald's. Le film va droit au but et sait nous apporter les éléments essentiels, c'est une qualité. Les enjeux sont intéressants et les acteurs authentiques (tout particulièrement les deux frères McDonald). Le choix de Michael Keaton est aussi cohérent et il rentre parfaitement dans son rôle d'entrepreneur-profiteur (parfois raté), constamment avide de pouvoir et d'argent. Rien de plus à dire si ce n'est que le film est très instructif quant aux révolutions de l'époque et qu'il saura vous surprendre, vous qui, comme moi avant le visionnage, s'en tenaient à l'empire McDonald's actuel sans nécessairement en connaître les origines. Très bon biopic !
C'est l'histoire d'une société dépossédée de ses créateurs par un opportuniste. Ce qui est troublant est que dans une scène, l'idée du McDonald's avec les 2 arches dorées, vient clairement des frères McDonald, puisque on découvre ce concept sur une photo. On se demande comment les créateurs de McDonald's n'ont pas utilisé ce cliché d'un magasin déjà existant pour faire valoir leur droit moral ? Tout ça n'est guère moral. Si l'ingéniosité de Raymond Kroc consiste à vendre des milk-shakes en sachet à diluer dans de l'eau (dont le goût serait divin comme celui d'un bon millésime en vin, en voyant le sourire de ceux qui boivent ce breuvage) on repassera ! On comprend la réticence des frères McDonald. A leur place on aurait fait pareil. Ces scènes sur le bonheur de boire un tel milk-shake (dont je n'ose imaginer le goût infect !) apparaissent d'une absurdité sans nom. Pour ma part, je ne me serais jamais risqué à boire ce genre de "poison". Et ce serait l'argument déterminant qui pousse Raymond Kroc à s'emparer de l'entreprise (en tout cas c'est présenté comme ça dans le film. Ce qui rajoute au ridicule). Pour le reste, on nous présente Mac Donald comme le nec plus ultra en matière de nourriture. Là aussi permettez-moi d'être dubitatif. La question importante est de savoir pourquoi les gens vont dans ce genre de restaurants ?
Décidément plus il vieillit plus il est bon encore une belle prestation de Michael Keaton dans un biopic très divertissant et très réussi belle mise en scène où on s'ennuie pas une seule minute.
Le fondateur raconte l’histoire de la chaine de Restauration rapide McDonalds. On nous présente La société comme une société familiale. On est un peu dubitatif face à cette pub de 2 heures pour Mac Do et pour ce grand pays que sont les Etats Unis (le rêve américain….).
L’histoire est centré sur Ray Kroc. Ray Kroc a, même si l’idée de franchise vient de lui, réussi à s’attribuer la réussite de la chaine de Fast Food. Ray Kroc est présenté comme un magouilleur de première, malhonnête, déloyal professionnellement et personnellement, ambitieux, égoiste. Par contre, son attitude n’est jamais remise en cause. On parle juste de réussite, d’argent et de rêve américain. Il aurait été intéressant de creuser encore plus cet homme complexe parce qu’il est tout même fascinant .Les personnages secondaires sont inexistants, ou comme sa femme, sont caricaturaux.
Michael Keaton est Ray Kroc. Cynique, charmeur, mais un peu coincé
Le fondateur est un biopic sage. Au final, on ne s’est pas trop quoi en penser. Bien sur l’histoire est intéressante mais on reste sur notre faim sans trop savoir pourquoi.
Ca m’écorche la gueule de l’admettre mais il semble que les capitaines d’industrie sont aujourd’hui des héros de cinéma aussi valables que les saints, les artistes, les hommes politiques d’exception et les révolutionnaires : des colonnes de chiffres, des bilans comptables, des réunions marketing et des coups fourrés entre concurrents peuvent se transformer en fascinante épopée capitaliste grâce à la magie du cinéma. Après Steve Jobs dans les deux films qui lui ont été consacrés voici deux ans et Mark Zuckerberg dans “The social network� de Fincher, c’est au tour d’une figure d’un stade antérieur du capitalisme de briller à l’écran : Ray Kroc, “fondateur� - ou plutôt “révélateur�- de McDonald’s. Pourquoi pas, après tout ? J’ai beau avoir englouti quelques centaines de kilos de ces cochonneries au cours de mon existence, je ne m’étais jamais demandé quand et par qui l’entreprise avait été fondée. Plus factuel que ses modèles, ‘le fondateur’ aligne scrupuleusement les multiples stades de l’expansion de l’enseigne depuis le petit restaurant originel de San Bernardino jusqu’à l’empire de la malbouffe actuel, et offre à un Michael Keaton cabotin une nouvelle occasion de prouver qu’il fait toujours partie des acteurs qui comptent. Le film n’est pas qu’une simple illustration d’un des plus grands succès de l’entreprenariat moderne, il est aussi l’occasion d’étudier le profil psychologique à l’origine d’un tel exploit : Ray Kroc est un brillant homme d’affaires, pour ne pas dire un fieffé salopard : admiratif de la gestion fordienne du petit snack de Richard et Maurice McDonald, il s’associe aux deux frères pour développer une franchise autour de ce concept inédit et l’étendre au niveau régional d’abord, national et mondial ensuite...mais Kroc n’aura de cesse de manoeuvrer pour prendre le contrôle de l’entreprise et se débarrasser de ses fondateurs. On a du mal - moi en tout cas - à considérer Kroc autrement que comme un sale enfoiré qui se livre à un hallucinant company-jacking mais, le scénario conservant une neutralité parfaite, j’imagine qu’il est tout aussi possible de le voir comme un dirigeant efficace, qui sait prendre la bonne décision, sans faire de sentiments, pour le bien supérieur de l’entreprise.
Si on vous demande quel est le business de l’entreprise McDonald's et que vous répondez « les burgers », alors vous devez voir ce film. Ray Kroc a su transformer son business model, de la simple vente de hamburgers à spoiler: la gestion d'un patrimoine immobilier planétaire loué à ses franchisés . Je le recommande à tout entrepreneur en herbe !
Même si le travail de reconstitution des années 50 est de qualité et si Michael Keaton fait le travail, cela ne permet pas de sauver un long métrage bien trop linéaire et illustratif pour avoir un réel intérêt. Le scénario se contente juste de dérouler l’histoire de Ray Kroc, sans jamais que de véritables enjeux soient posés. Sans doute un documentaire bien foutu aurait été bien plus intéressant que ce long métrage finalement un peu triste…
La saga MacDonald où comment Ray Kroc s'est posé en fondateur de la firme en lieu et place des frères MacDonald. Ray Kroc celui a qui tout va réussir, jusqu'au point où un film va le porter aux nues grâce à Michael Keaton, en plein retour en grâce et qui offre ici une performance éblouissante. Le vrai soucis c'est que le film ne montre jamais l'envers du bonhomme, Ray Kroc contrôle tout et assomme tout sur son passage. Dans la plupart des films même les salauds ont leur faille, pas ici. Note obtenue de justesse...
Je ne m'attendais pas à une telle biopic ! Prendre comme toile de fond la franchise mondialement connue McDonald's et en faire le récit d'un capitalisme flamboyant, c'est pour le moins un pari risqué et courageux. John Lee Hancock, spécialiste des biopics ("The Blind Side", "Dans l'ombre de Mary"), relève le défi haut la main grâce à un premier rôle qui assure et une histoire qui retrace intelligemment, sans tergiverser, les origines de cette grande firme américaine de hamburger, à laquelle nous sommes tous relié d'une façon ou d'une autre. C'est extrêmement excitant de découvrir la base de cette emblématique chaîne de fast-food américaine postée dans toutes les villes françaises et étrangères. On découvre comment le concept de "manger rapidement" (fast-food) est né, comment il a su séduire la population comme étant une nourriture saine et équilibré et surtout comment il a connu un succès national puis mondial grâce à un certain vendeur de porte-à-porte qui a pris l'initiative de franchiser ce nouveau concept... La reproduction des années 50 dans les décors et les costumes apportent beaucoup de cachet au film ; un côté nostalgique séduisant de l'Amérique post-guerre où les habitant n'étaient pas encore tous obèses... La biopic convoquent des personnages inattendus, comme les deux frères McDonald (duo complémentaire de Nick Offerman et John Carroll Lynch), créateurs de la célèbre firme, nullement ambitieux et peu séduits face à ce magnat du capitalisme américain en pleine effervescence. Laura Dern, dans le rôle de la femme délaissée, rôle pour le moins classique on peut dire, est touchante et très juste. On pourrait croire que le rôle de Michael Keaton est simple mais plus il devient ambitieux, plus il se complexifie car il vole un concept qui n'est pas le sien pour en faire un phénomène alimentaire ! Il joue un requin, pion du capitalisme, prêt à tout pour arriver à ses fins, quitte à être malhonnête et arrogant. Sans cette personne, Ray Kroc, irrespectueux face aux créateurs originaux, nous n'aurions jamais connu ce M jaune triomphant... "Le fondateur" nous fait remonter aux origines méconnues de cette chaîne de fast-food avec panache, nostalgie et jovialité. Son ascension est fulgurante, luxurieuse et passionnante et met en exergue l'un des jalons du capitalisme qui participe activement à la logique économique, financière et politique de notre époque.