Le sujet de Chorus, premier film du québécois François Delisle à être distribué en France, est très dur. Une histoire de deuil qui devra attendre 10 ans pour être consommé. Sur un thème pareil qui demande du doigté, Delisle a choisi le noir et blanc et un traitement psychologique qui scrute au plus près la douleur de ses personnages. C'est évidemment émouvant mais sombre parfois dans le pathos en ne nous épargnant rien des souffrances intimes de ses protagonistes. L'interprétation est impeccable, la mise en scène étonnamment douce. Pas entièrement convaincant peut-être mais François Delisle est un nouveau nom à retenir dans un cinéma québécois qui étonne par sa richesse et sa diversité.
On est souvent surpris lorsque arrive sur nos écrans le énième film (ici, le sixième) d’un réalisateur étranger dont aucun des films précédents n’avait trouvé sa place sur nos écrans. En tout cas, on l’est à coup sûr lorsque ce film prouve de façon indéniable les qualités du réalisateur, ce qui est le cas avec "Chorus". En fait, d’une manière générale, les films de ce réalisateur écument les festivals et y rencontrent beaucoup de succès, mais le fait que François Delisle refuse obstinément de faire du cinéma de divertissement nuit parfois à leur acceptation par le grand public. "Chorus", beau film sur le deuil, devrait toutefois permettre un bon premier contact avec le public français.
Film québécois vu au Festival du Film Francophone de Namur, assez lent sur le deuil d'un enfant tel qu'il est vécu différemment par les 2 parents. Le noir et blanc accentue la notion de deuil, mais n'était pas indispensable selon moi. Beaux paysages enneigés. Je n'ai pas compris le lien avec la chorale, ni le titre du film.