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    Mistress America
    note moyenne
    2,7
    530 notes dont 66 critiques
    répartition des 66 critiques par note
    4 critiques
    11 critiques
    26 critiques
    15 critiques
    5 critiques
    5 critiques
    Votre avis sur Mistress America ?

    66 critiques spectateurs

    CineRepertoire.free.fr
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    3,0
    Publiée le 9 janvier 2016
    Après Greenberg et Frances Ha, Noah Baumbach retrouve Greta Gerwig au cinéma pour une collaboration double, côté scénario et côté interprétation. La personnalité de la jeune femme irrigue tout le film, d'abord à travers le personnage de Brooke, fantasque et débordant d'une énergie maladroite, ensuite à travers la réalisation qui épouse le rythme de vie effervescent de ce personnage. Le résultat oscille entre comédie fofolle, à la façon des comédies US des années 1930-1940, inspiration hyper-woody-allenienne, d'une intarissable bavardise névrotique et absurde, et tableau sociologique qui croque des trentenaires new-yorkais branchouilles et fragiles. Comme toujours dans le cinéma de Noah Baumbach, le regard est intelligent, tout empreint d'une lucidité drôle, piquante, et d'une tendresse amère, un peu désenchantée. Les thématiques récurrentes sont là : moulages et décalages sociaux, tentation du jeunisme, fascination et trahison... C'est bien vu, bien écrit, bien mis en scène et bien joué. Mais ce n'est pas sans écueils, le premier étant un trop-plein de mots qui fusent tous azimuts, répliques-mitraillettes qui amusent souvent mais ont aussi un effet soûlant, le second étant l'aspect artificiel d'une surécriture, notamment lors de la séquence vaudevillesque dans la maison du Connecticut, qui rompt avec le réalisme social mis en place. Malgré ses excès et dérives, le film demeure assez plaisant. Pas aussi charmant que Frances Ha, mais intéressant comme morceau du puzzle générationnel que construit le cinéaste au fil des années.
    cylon86
    cylon86

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    3,5
    Publiée le 8 janvier 2016
    Premier film de Noah Baumbach que je découvre, ''Mistress America'' est une jolie surprise. Si je m'attendais à un peu près à ce registre de comédie douce-amère, le fait est qu'il se dégage du film un grain de folie bienveillant. Avec une écriture maîtrisée, accordant énormément d'importance au rythme et à la construction d'une ambiance (toute la partie dans la maison de Mamie-Claire où il se passe toujours des choses en plus de l'intrigue principale est un modèle du genre, très drôle) et avec une finesse d'écriture dans la psychologie des personnages et des dialogues, Noah Baumbach livre avec ce film un petit bijou porté par la prestation ébouriffante de sa muse Greta Gerwig (également co-scénariste) mais également de Lola Kirke, portant du haut de ses 25 ans un talent sur lequel il faut compter. Drôle, tendre, attachant et déluré, ''Mistress America'' est aussi le portrait d'une femme paumée, de celles qui font tout à défaut de savoir faire quelque chose de bien précis. A travers Brooke et même Tracy, c'est le portrait de toute une génération qui se fait, avec une part d'amertume et de critique certes mais avec une bonne part d'admiration également. Ce qui ne manque pas de faire du bien.
    keira3
    keira3

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    2,5
    Publiée le 24 janvier 2016
    Un an seulement après l’excellent While we’re Young, Noah Baumbach revient dans un film moins ambitieux mais toujours dans la lignée de ces thèmes fétiches : le passage à l’âge adulte, les rapports intergénérationnels, le besoin de reconnaissance et d’identification…Mistress Ameria a été écrit à quatre mains avec sa compagne, l’actrice Greta Gerwig, qu’il avait fait connaître dans Greenberg et qui était déjà l’héroïne de Frances Ha, jolie fable sur une jeune femme qui tente de s’intégrer dans le monde des adultes. Dans While we’re Young, un couple quadragénaire se posait beaucoup de questions et tentait de réprimer leur peur de vieillir en fréquentant un couple de jeunes. C’était drôle, mordant, et le film portait un regard très fin et tendre sur les relations intergénérationnelles actuelles. Dans Mistress America, Tracy est une jeune étudiante en année à New-York. Elle n’arrive pas à créer de liens avec les autres jeunes de son âge et celle qui rêvait d’une vie trépidante, pleine d’aventures et de passions, se retrouve seule. Jusqu’à ce qu’elle rencontre sa future demie-soeur, Brooke, une trentenaire lumineuse et vivante, qui l’entraîne dans sa vie. Commençons une fois n’est pas coutume par les reproches. Si Mistress America aborde les thématiques chères à son réalisateur-scénariste, il manque clairement de rythme. Les scènes chez Mamie-Claire sont longues, assez poussives, malgré un début très prometteur. Noah Baumbach se disperse un peu et cette comédie cynique et tendre finit par ennuyer – un peu. Dans son propos, Mistress America est très intéressant, nous met dans la position de Tracy (interprétée par l’excellente Lola Kirke – sœur de Jemima Kirke, que vous avez pu voir dans la série Girls), séduite par cette jeune femme belle et entourée de nombreux amis, qui vit une vie rêvée avec son propre appartement, ses tweets suivis par une large communauté, des soirées régulièrement et des idées plein la tête, son rêve étant d’ouvrir un restaurant (aidé financièrement par son copain, à l’autre bout du monde). Tracy a la tête qui tourne, des paillettes dans les yeux. La suite sur : mygardenstate.fr
    Alain D.
    Alain D.

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    3,5
    Publiée le 5 avril 2016
    Une agréable comédie réalisée par Noah Baumbach. La mise en scène sans velléité particulière est heureusement bien épaulée par des dialogues intéressants et causasses. Le scénario assez basique en apparence, nous livre une histoire farfelue doublée d’une étude de personnages très caustique. Le duo de comédiennes des premiers rôles est excellent : Lola Kirke est craquante dans le personnage de Tracy, la jeune étudiante ; quant à Greta Gerwig, elle est aussi extrêmement crédible dans le rôle de Brooke l’exubérante entrepreneuse. Le Pitch : Tracy arrive a New York pour se première année d’université. Elle ne connait personne dans cette grande ville trépidante, et sa réserve naturelle ne l’aide pas beaucoup pour se faire des amis. La rencontre avec Brooke, sa future demi-sœur va changer la donne…
    DfilmsetDmots
    DfilmsetDmots

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    3,5
    Publiée le 6 janvier 2016
    Après le brillant Frances Ha, qui narrait les vicissitudes d’une danseuse joliment paumée, Noah Baumbach fait de son héroïne une apprentie romancière quelque peu lunaire, qui se cherche entre chagrins et déception. Un personnage en quête d’auteur qui trouve en la personne de Brooke, trentenaire « hype » qui semble mener une vie exaltante, à la fois le mentor idéal et une source d’inspiration inépuisable. Un univers merveilleusement décalé aux accents poétiques, un décor new-yorkais au charme désuet, un cynisme irrésistible, des personnages complexes malgré leur apparence décomplexée, du rire jaune et des colères noires, des thèmes passionnants tels la question de l’identité, de l’image, de la solitude, de l’avenir incertain, les choix à faire et des conséquences à assumer… autant de points forts déjà présents dans Frances Ha, qui permettent de reconnaître la « pâte » de Baumbach. [...]
    John d
    John d

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    1,5
    Publiée le 10 janvier 2016
    Toujours se méfier des affiches qui vantent les qualités "drôlistiques" d'un film "Greta Gerwig n'a jamais été aussi drôle" "impossible de ne pas tomber amoureux de Mistress America" et bien pour ma part je suis très loin d'être tombé amoureux de Mistress America, petite comédie banale, souvent affligeante, malgré des dialogues, qui parfois sonnent bien, mais n'est pas Woody Allen qui veut et on s'ennuie ferme. Pas mal de blablas, tout le monde parle en même temps, la bande son en VF est nulle (je préconise pour ceux qui souhaiteraient quand même se lancer, de le voir en VO), des acteurs souvent à côté de la plaque, seule Lola Kirke sort un peu du lot. Heureusement que ça dure moins de 90' mais elles m'ont parues bien longues...
    gimliamideselfes
    gimliamideselfes

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    3,5
    Publiée le 14 décembre 2015
    J'avais zappé While we're Young... ça avait pas l'air terrible... et j'ai été surpris de voir qu'il avait déjà sorti un nouveau film. Et franchement c'est pas mal du tout alors que je ne partais pas forcément gagnant. Si j'ai aimé Frances Ha, je ne suis pas non plus fun inconditionnel, surtout que j'aime pas trop Greenberg. Au début j'ai été un peu largué, on a plein d'infos super rapidement, c'est pas forcément super drôle (mais est-ce-que ça doit l'être ?) et puis finalement une fois qu'on rencontre Greta Gerwig ça va beaucoup mieux, certes tout va toujours aussi vite, mais je voyais plus là où voulait en venir le film. Alors oui, je voyais tellement bien où il voulait en venir que bon la fin est assez prévisible (toujours dans la logique d'un film doux amer). Mais après tout, c'est pas tant la fin que le chemin parcouru qui est intéressant. Parce que je dois bien le dire, je me suis pas mal marré devant ce film, ça déborde d'idées, de personnages, ça part vraiment dans tous les sens et je ne sais même pas quoi penser des personnages tant c'est un peu n'importe quoi. Mais le film vaut surtout pour une longue séquence où ils vont à quatre (alors qu'au moins la moitié sert à rien) chez des gens (qu'une seule des quatre connaît, sinon c'est pas drôle) pour réclamer du fric. Et là c'est un tel bordel surréaliste ! C'est le genre de scène où tu te dis "Attends, hein, quoi ?" avant d'en avoir plus rien à faire de la logique et être juste là à te fendre la poire. Faut bien le dire, on se croirait au théâtre (du bon théâtre), une séquence en huis clos, un nombre restreint de personnages, et des blagues qui fusent de plus en plus vite, poussant l'absurde jusqu'à son paroxysme... ça m'a réellement éclaté de voir ça. J'aimerai voir ce genre de scène plus souvent, cette façon qu'a le bordel de monter petit à petit... d'en rajouter toujours une couche... On se retrouve facilement avec quatre ou cinq trucs qui se passent en parallèle et qui se mélangent pour rajouter toujours plus de folie. Bref c'est génial. Le reste du film n'est pas en reste, j'aime beaucoup les moments de gêne absolue lorsque Greta Gerwig fait un truc qui tombe totalement à plat, ou qui dure trop longtemps et qu'on passe du sourire amusé à l'inquiétude de combien de temps ça va durer. C'est vraiment bien senti. Le film est ce que j'appellerai un petit film sympathique, vraiment plaisant... pas génial... mais plaisant et qui fait du bien.
    EricDebarnot
    EricDebarnot

    Suivre son activité 147 abonnés Lire ses 1 262 critiques

    1,5
    Publiée le 12 janvier 2016
    Mais qu'est-ce que c'est que ce (mauvais) film ? Qu'est-il arrivé au Baumbach que l'on aimait, qui nous charmait comme un petit Woody Allen dans ses œuvres précédentes ? Pire, qu'est-il arrivé à la critique qui se laisse convaincre par un "machin" aussi bancal, prétentieux, vide ? "Mistress America" cumule les erreurs et les maladresses, et réussit - assez remarquablement - à nous faire mourir d'ennui devant le ressassement stérile des mêmes situations, conflits, états d'âme, etc. et à nous rendre fous de rage devant des personnages assez haïssables que le réalisateur semble quant à lui, trouver aimables ! Ce microcosme prétentieux et chiant de pseudo intellectuels fainéants, laids, méchants et pusillanimes, on l'a vu mille fois, et bien mieux filmé, mis en scène, dirigé : tiens, n'importe quel épisode, même le plus mal fagoté, de "Girls" nous parle plus justement de "ces gens-là" que ce "Mistress America" catastrophique ! Le pire est quand même atteint avec l'interminable visite à "l'ex-" pour aller chercher un financement, où Baumbach veut visiblement faire du Howard Hawks ("This Girl Friday", "Bringing Up Baby" pour ceux qui voudraient des références, et des chefs d’œuvre à voir et revoir) et ne nous livre qu'un enchaînement de scènes pitoyables et fausses, sans dynamique ni drôlerie, dignes du théâtre de boulevard parisien de la plus basse essence : terrible ! Quant à la réconciliation finale, histoire de terminer sur une note douce-amère réconciliatrice, elle est d'une lâcheté confondante, et achève de prouver que Baumbach n'est qu'un nain, artistiquement parlant, et que le comparer à Woody a été un contresens absolu, tant manquent ici et profondeur thématique et ambigüité des personnages ! Le pire est qu'à la fin de "Mistress America", on ne peut plus voir Greta Gerwig en peinture !
    Yves G.
    Yves G.

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    2,0
    Publiée le 11 janvier 2016
    Pendant la première demi-heure du film, un doute m’a envahi. M’étais-je trompé de salle ? Avais-je pris ma mauvaise paire de lunettes pour ne pas reconnaître Greta Gerwig ? Qui d’elle ou de Tracy (Lola Kirke), jeune étudiante fraîchement arrivée à New York et désespérant d’y mener enfin la vie urbaine trépidante dont elle avait rêvé, est la « Mistress America » du titre ? Le mystère s’est dissipé au tiers du film lorsque Brooke (Greta Gerwig), New Yorkaise caricaturale, au débit de mitraillette, entre enfin en scène. « Mistress America » est un mauvais titre et une très bonne affiche. Que voit-on sur l’affiche ? Non pas une mais deux actrices. Le titre nous dit que le film tournera autour d’un caractère. L’affiche le contredit. Et le film aussi qui ne lâche pas Tracy et qui ne nous montre Brooke qu’à travers son regard, tour à tour fasciné et séduit. Vous me direz que le procédé n’est pas nouveau, que « Le choix de Sophie » ou « Moby Dick » avait en vérité pour héros Stingo et Achab. Mais bon. Même si Noah Baumbach est un réalisateur plein de promesses, que j’ai beaucoup aimé « Frances Ha » (avec Greta Gerwig) et « While we’re young (sans Greta G.), il est encore un peu tôt pour le comparer à Styron ou à Melville. Vous me concéderez alors ce point, pour rajouter aussitôt qu’il n’y a pas de quoi en faire tout un plat. Et vous aurez raison. Parce qu’une fois qu’on a compris que « Mistress America » ne parlait pas d’une New Yorkaise hystérique et superficielle mais d’une jeune étudiante en mal de modèle, on repart sur de bons rails. Sauf que ces rails sur lesquels on chemine durant le deuxième tiers du film ne mènent pas à grand’chose. Son troisième tiers se termine en effet par un huis clos vaudevillesque, dans une villa futuriste, sur une colline du Connecticut. Nourri à l’énergie de New York, le film de Noah Baumbach s’en prive suicidairement. Victime d’une panne sèche, il s’éteint après quelques hoquets embarrassants.
    Polly6789
    Polly6789

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    2,5
    Publiée le 13 janvier 2016
    istress America n’est pas la comédie drôle et déjantée qu’on attend mais uniquement un film façon NYC bobo comme les autres réalisations de Noah Baumbach. Heureusement Mistress America est plus intéressant, plus rythmé et mieux écrit que le dernier film du réalisateur, certainement grâce à l’influence de Greta Gerwig. Si vous avez envie de vous promener dans New York, ça fera l’affaire mais Mistress America n’est pas la comédie de l’année et Noah Baumbach pas encore le nouveau Woody Allen. Lire la suite en cliquant sur le lien
    Bulles de Culture
    Bulles de Culture

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    4,5
    Publiée le 20 janvier 2016
    Le couple le plus tendance du cinéma indépendant américain signe une comédie feel-good légère et intelligente à la fois. De quoi commencer l’année 2016 avec un joli sourire.
    btravis1
    btravis1

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    2,5
    Publiée le 11 janvier 2016
    Retour non gagnant pour le duo Greta-Noah, leur nouveau film ne confirme pas vraiment l'essai de Frances Ha, leur précédent film commun. Ce n'est pas vraiment drôle, on finit même par se lasser à certains moments. Le début est pourtant prometteur, le casting agréable, mais à partir de la rencontre entre Tracy et Brooke, cela devient moins intéressant, le personnage de Tracy prend alors le dessus sur celui de Brooke qui monopolise pourtant l'écran mais devient vite une caricature. Les seconds rôles apportent alors une touche humoristique qui donne un second souffle au film; mais on reste sur sa faim, comme pour "While we're young" (le précédent film de Noah Baumbach) qui partait d'une bonne idée mais avait du mal à enchaîner ensuite.
    RedArrow
    RedArrow

    Suivre son activité 807 abonnés Lire ses 1 178 critiques

    5,0
    Publiée le 7 janvier 2016
    En retrouvant sa muse (et co-scénariste) Greta Gerwig après un sympathique mais mineur "While We're Young", Noah Baumbach est de retour à son sommet. En apparence beaucoup plus léger que leurs précédentes collaborations (les excellents "Greenberg" et "Frances Ha") par l'hilarité qu'il provoque souvent, "Mistress America" dresse en réalité un portrait assez sombre de la quasi-totalité de ses personnages tous plus ou moins désenchantés avec, bien sûr, en premier lieu, la relation entre ses deux héroïnes. Tracy, une étudiante sarcastique esseulée dans un monde étudiant qui l'indiffère prend contact avec sa future soeur par alliance Brooke, une jeune trentenaire fantasque débordante de projets. La relation qui va en découler va être révélatrice de leurs failles mutuelles : Brooke cache sa peur du non-sens de sa vie en multipliant les échappatoires illusoires tandis que Tracy, faussement naïve devant le comportement de son amie, ne peut s'empêcher de déceler en elle ses plus profondes failles jusqu'à s'en inspirer pour l'écriture d'une nouvelle peu flatteuse. Passionnant. Et il en de même pour tous les personnages secondaires rencontrés vivant tous dans la peur d'échouer. Mais, "Mistress America", tout en rendant ses protagonistes attachants et réalistes, joue à fond la carte de l'humour fin et subtil grâce à une avalanche de dialogues absolument géniaux et de situations absurdes comme cette deuxième partie totalement folle qui tourne au vaudeville - sans le côté péjoratif que cela peut impliquer - à pleurer de rire et parfait de dérision sur le milieu bourgeois (le milieu universitaire n'est pas épargné non plus auparavant) jusqu'à un face à face où les deux héroïnes sont toutes deux mises face à leurs contradictions. Greta Gerwig livre une partition parfaite laissant toujours entrevoir une part de peur derrière l'excentricité et la folie de son personnage face à la fausse candeur de Lola Kirke, elle aussi, brillante surtout quand ses failles se font de plus en plus grandissantes. Les deux comédiennes font de la scène finale, où l'émotion prend véritablement le pas sur l'humour, un moment de cinéma qui confine au génie de la subtilité. Car, oui, Noah Baumbach signe avec ce "Mistress America", une véritable merveille de drôlerie à l'intelligence tout bonnement remarquable faisait de lui, sans contestation possible, le Woody Allen de la nouvelle génération. Si lui et Greta Gerwig ne refont pas un film cette année, on voit mal qui pourra surpasser cette bouffée d'air indé qu'est "Mistress America".
    Anne M.
    Anne M.

    Suivre son activité 46 abonnés Lire ses 618 critiques

    2,0
    Publiée le 10 janvier 2016
    J’aime beaucoup Noah Baumbach, Greta Erwig, et parfois je me plais à aller contre l’avis général, ceci dit, si le film est agréable à regarder et les acteurs bien sympathiques, je dirais que ça ne fait pas mouche, que la mayonnaise ne prend pas , que le soufflé retombe vite. Je n’ai pas trop compris les enjeux du film. Ce sont des choses qui arrivent, en souhaitant davantage de succès au prochain film !
    Freakin' Geek
    Freakin' Geek

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    3,5
    Publiée le 16 janvier 2016
    A peine cinq mois après la sortie de While We're Young, le réalisateur Noah Baumbach est déjà de retour avec une nouvelle comédie. L'occasion de retrouver sa compagne Greta Gerwig, héroïne de Frances Ha qui avait un beau succès d'estime pour une petite comédie indépendante avec 230 189 spectateurs en France. leur nouvelle collaboration leur permettra t'elle de réitérer ce même succès ? On peut voir un point commun dans les histoires de While We're Young et Mistress America. Dans les deux films il est question de fascination de personne un peu coincé envers des gens cool qui savent profiter de la vie. La différence est que dans le premier c'était un couple de "vieux" quarantenaires fascinés par un couple d'une vingtaine d'année alors que dans Mistress America c'est la jeune Tracy qui est fascinée par Brooke la trentenaire qui sait profiter de chaque moment de la vie et qui a la tête pleine de rêve au point de donner l'impression qu'elle en tombe même amoureuse. Si vous étiez déjà tombé sous le charme de Greta Gerwig dans Frances Ha, apprêtez vous à un double coup de foudre ce coup ci. Comment ne pas craquer en effet pour la timidité et le coté un peu nerd de Tracy jouée par Lola Kirke, découverte dans le thriller Gone Girl. Une jeune fille qui ne sait pas trop comment s'intégrer à ses nouveaux camarades et qui rêve d'intégrer le club littéraire. Elle finira par trouver son alter ego masculin mais à force de se poser trop de questions, elle n'osera jamais faire le premier pas. La tornade Brooke ne pourra pas non plus vous laisser indifférente tant elle semble croquer la vie à pleine dent. Greta Gerwig joue un personnage pas si éloigné de Frances Ha à l'exception qu'ici, elle sait très bien ce qu'elle veut. Créer un restaurant au concept novateur mais peut être a t'elle justement trop la tête dans les étoiles pour pouvoir mener son projet à bien. Une fille impulsive totalement opposée dans le caractère à Tracy mais pourtant une belle amitié va rapidement s'installer. La jeune étudiante est tellement fascinée par sa demi sœur que cela ressemblerait presque à un coup de foudre. De comédie urbaine, Mistress America devient un tout autre film dans sa seconde partie où Tracy et Brooke vont rendre visite à l'ex de Tracy. Cela commence en road movie puis subitement on a l'impression de basculer dans du théâtre filmé proche du vaudeville avec chassé croisé de personnages et des répliques qui claquent comme des portes lorsqu'ils arrivent à destination. Le rythme du film s'envole et il gagne en plus en humour. Cette seconde partie doit beaucoup aux personnages secondaires avec en tête Heather Lind, ancienne meilleure amie de Brooke, véritable peste sexy que l'on regrettera de voir seulement une petite dizaine de minutes à l'écran. Pour une fois Noah Baumbach signe une comédie plus légère que d'habitude qui fait vraiment du bien. On passe un très bon moment avec la tornade Greta Gerwig et la sensible Lola Kirke. Mistress America est un long métrage qui donne envie de croire en ses rêves et de s'y attacher pour être sur d'y arriver. Pas encore assez mis en avant par les médias français, le réalisateur Noah Baumbach confirme de films en films tout le bien que l'on pensait de lui. Ne passez pas à coté de ce premier feel good movie de l'année.
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