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Un visiteur
4,0
Publiée le 12 janvier 2016
Les frères Coen ne sont pas les seuls à aimer les losers au point d'en faire des héros magnifiques. Brooke a trente ans, elle est jolie, populaire, pleine d'idées... Brooke a tout mais finalement elle n'a rien. On suit Brooke à travers les yeux de la jeune Tracy, adorable étudiante qui arrive à New York et s'attache à Brooke. Personne d'autre que l'extraordinaire Greta Gerwig n'aurait pu aussi bien incarner le personnage de Brooke. Le tandem fonctionne à merveille et on espère bien revoir Lola Kirke, qui interprète Tracy, dans d'autres longs métrages. Si le film est touchant, c'est sans doute surtout grâce à son scénario, mais plus encore grâce à ses dialogues. "Mistress America" est très bien écrit, certaines répliques sont brillantes et traduisent à merveille le désenchantement que connaissent bien des trentenaires. Et qu'importe que l'histoire se passe chez la jeunesse branchée de New York puisque Noah Baumbach et Greta Gerwig (qui coécrit le film) ont su lui donner un relief universel.
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0,5
Publiée le 28 juin 2020
Le réalisateur je pense à apporté trop de mouvement de bruissement et il y avait trop d'hyper-discours pseudo-sophistiqué et prétentieux ce qui faisait que les acteurs semblaient tous amateurs. Le scénario était si subtil que je ne l'ai jamais compris. Sauf s'il s'agissait d'âmes solitaires perdues vivant à New York où tout le monde semble perdu et solitaire de toute façon. Les personnages étaient invraisemblables (est-ce que quelqu'un agit comme ça dans la vraie vie ?). Aucun ne semblait faire partie de la vraie vie. Cela ressemblait vraiment à une pièce de théâtre au lycée avec des enfants essayant de monter une production prétentieuse et sophistiquée. En fait, je voulais arrêter après environ 20 minutes. La seule chose qui semblait vraie à ce sujet de ce film était que je ressentais vraiment de la douleur pour tout le monde. Car il avaient fait partie de cette histoire. On dirait du mauvais Woody Allen. Je n'aime déjà pas ce réalisateur alors ce film...
Une comédie bavarde à la new-yorkaise, où la punchline est présente à chaque réplique et tend vers les mauvais travers de Woody Allen, voire des sitcoms US. Tout est bien mais rien ne décolle, du coup même la musique 80´s réussie (du couple Wareham-Phillips) n'arrive pas à lier les choses. On appréciera par contre, la prestation attachante de Lola Kirke.
On ne retrouve malheureusement pas la fraicheur de Frances Ha dans cette nouvelle collaboration entre le réalisateur (Baumach) et sa muse d'actrice (Gerwig). Mais les personnages sont attachants et foutraques à souhait, les dialogues savoureux. Bref, on passe un bon moment.
Après Frances Ha, un nouveau film où Greta Gerwig est filmée par son mari Noah Baumbach. Il est difficile de ne pas comparer les deux films, qui ont des points communs évidents - le thème de la trentaine, la difficulté de devenir adulte et de se réaliser - la description d'une amitié qui confine à la dépendance - la peinture acidulée d'un milieu bobo-new-yorkais, avec des références à Woody Allen.
Frances Ha nous avait été annoncé comme le film d'un nouveau Woody Allen, ce qui était sans doute mettre la barre un peu haut: passée la première heure, le film, que Greta Gerwig ne parvenait pas à porter seule, s'enlisait un peu. Mistress America semble d'emblée beaucoup moins ambitieux, comédie potache sur une jeune étudiante (Lola Kirke) qui cherche à s'intégrer. Finalement, Mistress America se rélève une excellente surprise et tient mieux ses promesses que Frances Ha, qui était handicapé par le fait qu'il reposait uniquement sur le personnage incarné par Greta Gerwig. Ici, la trentneraire (Greta Gerwig) est vue à travers le regard quasi-amoureux, mais tout de même lucide, de la jeune étudiante, et ça change beaucoup de choses. Il y a aussi une galerie de personnages secondaires intéressants qui font de cette comédie légère et déjantée une vraie réussite.
" Je ne peux que célébrer le couple de Noah Baumbach et Greta Gerwig. Chaque fois qu'ils collaborent font des vraies merveilles. Mistress America devient fascinant en regardant comment le récit évolue d'un style à l'autre, d'un auteur de référence que le film soigne à un autre, avec des résultats de plus en plus surprenant. Les deux savent comment capter la magie du théâtre au style des alternatives new-yorkaises.
Puis, Greta Gerwig, actrice et scénariste, sait parfaitement comment exprimer les frustrations de sa génération et lui donner une touche excellente de naïveté et légèreté. Sauf que quand on croit qu'elle est un de nous... après on se souvient qu'elle est une actrice indépendante de succès, et pas le personnage qu'elle nous raconte. Un talent qui donne envie."
Noah Baumbach et Greta Gerwig se réunissent à nouveau, après le lumineux Frances Ha, et nous donnent un film très travaillé, subtil et intelligent sur les relations familiales, et les rêves confrontés à la réalité. Avec deux actrices sublimes et très complémentaires. Brillant !
Un film très sympa, un peu un sous Woody Allen, avec l'humour et la névrose de Greta Gerwich, Un film qui vous fait rire, sourire, et, qui finalement, vous donne le moral. Les dialogues sont bien ciselés, les acteurs sont formidables, Nicolette m'a fait beaucoup rire. Manque peut être un grain de folie, reste un peu académique, mais un bon moment à passer!!!
Noah Baumbach n'est pas à son coup d'essai et il filme encore ici un personnage haut en couleur joué par Greta Gerwig, mais cette recette habituellement gagnante est ici freiné par un nombrilisme inédit. En effet, Baumbach fait le pari risqué d'épouser le point de vue d'un autre personnage, lui-même observateur distancié, forcément avec une identité mais relativement effacé, et qui entretient un rapport de fascination/répulsion avec cette Mistress America et son monde. A l'image de cette esthétique teenage movie de clip traité tout à tour au second ou au premier degrés, le film balance par la même bipolarité que son personnage-guide, entre euphorie et dépression, affirmation de soi et effacement, excès puis perte de confiance. Le film sabote ainsi tous ses effets ; particulièrement ses situations comiques qui s'éternisent pour n'en conserver que le malaise sous-jacent, déséquilibrant au passage un rythme bref basé sur la narration. Le point culminant du film, quasiment en temps réel, réussit à accorder tout ces pôles contraires et, au même moment cet emballement le rapproche d'une comédie romantique banale. Comme s'il en prenait conscience, le film se détache alors de l'émotion dans un replis quasi-autistique. L'amertume reprend son règne.
Un film très profond, sorte de Woody Allen en plus actuel et plus fort, avec une actrice principale qualifiable de géniale (je ne trouve pas d'autre mot au soit juste.