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0,5
Publiée le 6 juin 2016
quelle déception ! moi qui suis fan d'Almodovar je ne m'attendais pas à un navet pareil. un film plat plat et plat. même les sentiments ne passent pas. je n'ai pas quittée la salle parce que jusqu'au bout j'ai espéré un rebondissement et le rebondissement arrive 1 minute avant le générique.
Une tragédie grecque formidablement interprétée et filmée par un maitre du cinema. Un climat pesant et une représentation de "comment faire son malheur" avec ses êtres les plus chers.
un beau film sur l'amour entre une mère et sa fille. et sur les relations familiales qui ne sont pas toujours simple avec Pedro un film a voir absolument en version originale.
Le style narratif, la mise en scène et la direction d'acteurs sont, chez Pedro Almodovar, reconnaissables d'entrée, quelle que soit la forme du cinéaste. Almodovar me plait parfois et me déplaît avec la même proportion. Julieta est plutôt un bon cru, quoique moins maîtrisé que Le piel que habito. J'avoue avoir mis un temps avant d'entrer dans le film, peu entraîné par l'intrigue, y compris le passage, pourtant clef, du train qui alterne entre le chromo des oeuvres de jeunesse et un brio très personnel. Mais, dès l'arrivée de Julieta à la maison au bord de la mer, le film passionne. L'interprétation est excellente, habitée, subtile, à la limite du tire larme peut être mais qui ne peut qu'émouvoir. Ces deux actrices, Emma Suárez et Adriana Ugarte sont sublimes. La mise en image du cinéaste, avec ces plans brillamment cadrés, aux couleurs chatoyantes et expressionnistes, sertis d'une musique romanesque et sombre, rouge et noir, inspirée de celle de Hermann. Le film évoque d'ailleurs l'oeuvre de Hitchcock. Le travail sur le montage est exceptionnel. L'intrigue passionne même si, et ceci gêne dans Julieta, le scénario me semble inabouti. Les effets de surenchère, dans la procession spoiler: des nombreux accidents et maladies cérébrales (sclérose en plaque, maladie d'Alzheimer) sont réitérés à l'envi. Les faits se produisent aussi avec trop de prévisibilité. Un film que je devrais revoir pour, peut être l'apprécier plus encore. Un film qui cependant reste en mémoire.
Si Emma Suarez nous balade dans Madrid, Adriana Ugarte nous fait découvrir la Galice...Au fond le film pourrait très bien garder cet horizon bucolique si Pedro Almadovar n'était pas passé par la case "Cinéma". Bien entendu, certains diront qu'une histoire mélancolique ne doit pas soumettre le malheur dans un dictat de scénario pré-écrit d'avance où la tristesse serait un point, une fusion entre les êtres ! Hitchcock dans "Vertigo" avait largement pris la mélancolie comme base de travail là où le réalisateur Espagnol surgit avec une mise en images révélatrice de son parcours d'homme prenant du recul sur sa vie, les choses du quotidien et le vague à l'âme qui nous anime lors d'un chagrin, d'une rupture, d'une disparition...La mort est évoquée mais de manière invisible pour que nous puissions entrer dans le prisme des personnages très glamour et mystérieux !
Pedro Almodovar se serait-il assagi ? Ou est-ce pour les besoins de la retranscription du roman déjà existant à l'écran ? En tout cas il n'a pas perdu de sa magnifique façon d'exposer les choses, avec un visuel maîtrisé en tous points. Cette dernière réalisation ne fait que perdre le spectateur, à chaque scène on pense que la suite sera blanc et c'est noir, et vice versa (évidemment c'est une expression, car avec le réalisateur espagnol tout est très coloré comme toujours). Ce qui fait que l'on ne sait jamais vraiment quel genre de film on est en train de regarder... Et au final il expose une vérité universelle. Limpide, très humain comme toujours avec ses thèmes de prédilection (relation mère fille surtout). Les deux actrices jouant Julieta sont sublimes, la transition entre les deux est très réussie. Je reproche peut être un manque d'ambition dans l'écriture, surtout la fin qui n'est pas assez (ou trop ?) attendue. Almodovar joue trop avec la subtilité sans complexe, ça n'a pas toujours l'effet escompté. Au final on regarde quelque chose de beau sur la déculpabilisation de l'être humain. Les images me marqueront mais comme je n'ai pas pu m'empêcher d'être un tout petit peu déçue, ou suis je restée sur ma faim en sortant de la salle, je ne peux pas dire que ce fut la claque que j'attendais.
Un très très bon film super bien joué. Une histoire sympa, on est dans le doute jusqu'à la fin. C'est bien filmé, les couleurs du film sont également splendides.
En 2016 on peut estimer que les réalisateurs qui se posent des questions sur ce qui est convenable ou non de présenter au public n’existent plus et que la liberté est totale. Pour ma part je regrette que les quelques règles valorisant la vie humaine et qui nous ont donné tant de chefs d’œuvres ne soient même plus envisageables. Julieta est l’aboutissement de cette liberté artistique. Aux limites du réel par l’accumulation des souffrances psychologiques proches du masochisme, on sort de ce spectacle anéanti. Tout est vraisemblable et la mise en scène est si parfaite que l’admiration qu’elle entraine nous empêche de contester la perversité du film. Le seul personnage véritablement maléfique (Marian) n’est jamais mis en cause et continuera sans doute ailleurs à exercer sa terrible influence. Pourtant aujourd’hui les névroses se soignent et dans nos démocraties le choix de vie nous appartient. Je n’aime pas ce film dont l’action est inexistante et qui accumule les études psychologiques contestables, je n’ai pris aucun plaisir à le voir et je le trouve malsain. J’aurais aimé que Almodovar dont le talent est incontestable (il suffit de voir avec quel brio il a fondu ses deux interprètes en un seul personnage) ne s’engage pas sur ces voies là et qu’il garde pour lui ses attirances pour le morbide et le pessimisme absolu. Un peu de spiritualité n’a jamais fait de mal à personne.
"Julieta" est le récit d'une mère en quête de sa fille. Un drame coloré mais tout en retenue servi par un retour d'Almodovar à ses premiers amours. Si le rouge domine, le bleu de la mer n'est jamais bien loin. Présenté à Cannes en Compétition officielle, le film sort en salles le 18 mai 2016.
La Magie d'Almodovar m'a, une nouvelle fois, emballée ! Dès les premières secondes, il marque de sa patte, inimitable. Du grand, du très grand Almodovar !!!
Très bon Almodovar, sujet très émouvant et la relation est très touchante entre ces deux personnages même si la fin est un peu décevant et attendu mais je n'en dirai pas plus