Bon, d'accord, Taron Egerton donne un peu trop dans le jeu d'acteur. D'accord aussi d'un sentiment de déjà-vu : quand on vous rabâche que vous n'y arriverez jamais, que tout le monde tombe par terre en hurlant de rire quand ils vous voient, qu'il existe ce sacro-saint principe : "Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons pas , c’est parce que nous n’osons pas qu’elles sont difficiles ", etc...
Mais, mais le résultat donne un film sympa, un personnage sympa, pardon, des personnages sympa (même les pas-sympa comme le comité olympique britannique ou les concurrents). On sort de là avec la pêche parce qu'on a passé un bon moment, avec même avec des scènes touchantes, avec l'excitation et les trépidations du spectateur pendant une compétition comme si on y était, avec des paysages enneigés splendides.
Pour la petite histoire faisant partie de la grande Histoire des JO, 1988 fut une cuvée très particulière, car c'est cette année-là qu'aux jeux d'hiver apparurent, puis disparurent, Michael Edwards (notre Eddie the Eagle), ainsi que la très fameuse équipe jamaïcaine de bobsleigh (si, si, vous vous rappelez ?), l'un comme l'autre ayant du se battre contre des dragons pour y arriver.
Dernière bonne surprise, et pas des moindres, c'est l'apparition éclair, hélas trop éclair, du grand Christopher Walken.