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Damien R.
16 abonnés
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5,0
Publiée le 30 novembre 2015
Histoire prenante et terriblement d'actualité en ce mois de Novembre 2015. Ce film nous amène au coeur même du dépassement de soi et du sacrifice pour une cause qui semble perdu d'avance... Une vrai histoire d'amour familiale avec des faits d'actualité en parallèle de 90 à nos jours : Comment a t-on pu ne pas voir que ce monde changeait ? Un chef d'oeuvre ! Poignant !
Francois Damiens et Finnegan Oldfield sont peu loquaces, mais tellement expressifs...
ça vous remue jusqu'au plus profond - d'une actualité sensible - le sujet extrêmement grave d'un père cherchant sa fille partie rejoindre l'islam radical - François Damiens est époustouflant et les autre comédiens sont d'une vérité sensationnelle - on vibre de tout son être , on espère, on redoute on s'écroule c'est un pur joyau de cinéma franco belge doté d'une mise en scène solide et bouleversante -- et Cannes est passé encore a côté
Il est peut-être difficile d'apprécier le film après les événements qui viennent de meurtrir la France. Car avec lui, on a l'impression de remonter à la naissance d'un mouvement dont les protagonistes n'ont pas les moyens d'imaginer l'ampleur qu'il va prendre, au moment où se passe l'action. Ils sont donc enfermés dans les mailles d'une histoire, certes terrible pour une famille ( la jeune fille de la maison, Kelly, disparait subitement pour suivre son petit ami musulman en adoptant son mode de vie et sans explications pour ses parents), mais une histoire en quelque sorte déjà dépassée par l'intensité de l'horreur qui frappe aujourd'hui des parents qui découvrent avec stupeur le départ de leur enfant et leur engagement dans le terrorisme. Mais c'est peut-être aussi la force du film, de rester la tragédie personnelle d'un père brisé (magnifiquement joué par François Damien malgré la brièveté de sa prestation)) et d'un fils ( le jeune Oldfield, extraordinaire acteur) qui par amour du père, reprendra et achèvera sa quête. Deux mondes qui s'ignoraient se rencontrent donc, sans pouvoir faire un pas l'un vers l'autre, en ennemis déclarés comme les cow-boys et les indiens en leur temps, avec cette fille ressentie comme volée à son clan d'origine.D'où cette obsession mutique et butée du père qui veut bien tout perdre plutôt que s'avouer vaincu, qui va jusqu'à sacrifier la jeunesse et la liberté de son fils au nom d'un devoir sur lequel il ne s'explique même pas. Seule la mère semble admettre cette rencontre et accepter le choix de sa fille, si douloureux soit-il: elle montre au père du jeune musulman la photo de l'enfant que sa fille a eu de lui, elle recueille avec tendresse la jeune musulmane que son fils sauve et ramène du Pakistan où elle risque d'être exécutée par sa faute. La fin, que l'on attend bien sûr tout au long du film (retrouvera t'on finalement Kelly? qu'est-elle devenue pendant tout ce temps?), est énigmatique, pour signer peut-être cette incompréhension monumentale, cette fracture qui s'installe dans le monde à ce moment et va engendrer les misères et les désespoirs que l'on sait.
Un excellent film dramatique pour moi. On suit la recherche sur presque 15 ans d'une personne partie de son plein gré et qui ne veut pas qu'on la retrouve. Le père et le frère de la jeune femme vont la chercher sans relâche entre la Belgique et le Moyen Orient. C'est intense, prenant, angoissant et émouvant.
L'histoire démarre en 1994 avec une jeune fille de 16 ans qui quitte sa famille soudainement pour partir avec son amoureux, Ahmed. C'est le point de départ d'une famille brisée, d'un père qui ne vit plus que pour retrouver cet enfant (François Damiens méconnaissable) et d'un frère cadet qui va aussi passer 15 ans à chercher cette soeur un peu partout (Pakistan, Turquie, Belgique, Yémen, Danemark...) L'idée de fond est bonne mais trop de longueurs viennent endormir le spectateur à mon goût. Le film est très inégal et se découpe en deux parties bien distinctes : la première avec le père et la seconde avec le fils. Intéressant mais pas indispensable.
Une jeune fille de 16 ans va choisir de suivre son petit ami musulman, de quitter l'école, sa famille et la France. Son père et son frère vont essayer de la retrouver coûte que coûte pendant de nombreuses années. C'est un sujet difficile mais très bien traité. J'ai beaucoup apprécié ce film sobre et émouvant.
Tout avait bien commencé. Le soleil était à son zénith et la lumière éclaboussait le visage d'Alain, ravi de chanter sur scène dans un rassemblement « country ». Pourtant, les signes étaient là, mais comment les déceler à temps ? Impossible. Ce jour-là sera le dernier où ce père de famille aura vu sa fille Kelly, partie subitement dans un autre pays se convertir à l'Islam.
La réalité dépasse encore une fois la fiction, tragiquement. Alors que les attentats résonnent encore dans la tête des Français comme un cauchemar interminable, le scénariste d'Audiard s'empare pour la première fois de la caméra et traite d'un sujet aussi brûlant que judicieux. Plus jamais Alain ne savourera les rayons d'un soleil désormais disparu. Quelques années après la fuite de Kelly, l'homme n'a qu'une idée en tête : la retrouver. Le visage de Damiens est métamorphosé et son allure vacillante. L'acteur est d'une crédibilité désarmante. Son personnage, terrassé. Quand la figure paternelle ne peut plus poursuivre son but, c'est alors au fils de reprendre ce flambeau empoisonné. La filiation est par ailleurs l'un des thèmes prépondérants des Cowboys.
Ce film ne se contemple pas à échelle politique, mais bien à hauteur d'hommes. Perdus dans les limbes désertiques de pays qu'ils ne connaissent pas, ces personnages sont à la recherche d'un être qui n'existe plus. Sans beaucoup de dialogues, Thomas Bidegain fait passer des thèmes aussi classique (la filiation, la quête destructrice) que contemporains (le droit à la différence), en laissant un message déchirant de réalisme. La mise en scène, épurée et dénuée d'artefacts, délivre néanmoins une folle puissance intimiste. Premier film, première grande réussite.
Un film de société comme en a déjà réalisé Tomas Bidegain (la famille Bélier,De rouille et d'os ...) . Pour autant la force du film tient autant au sujet d'actualité que dans sa façon de le traiter . Sans partit prix, sans jugement et aucun manichéisme. Passionnant . Prenant . Avec de très bons acteurs . François Damien admirable dans sa course effrénée pleine d'incrédulité et d'incompréhension ! Jusqu'à la fin emblématique et ambiguë . A voir !
Thomas Bidegain fait fort pour son premier long métrage en solo (nous le connaissions déjà pour ses travaux en collaboration avec Jacques Audiard). Bille en tête, le réalisateur ose, et ça fonctionne. Le résultat, en plus d’être intéressant, est captivant.
Attention : le titre ne vous mettra pas sur la bonne piste - piste de danse oui un petit peu.... car comme certains (comme moi n'est ce pas ?!!) la piste évoque la danse et ici il en est juste question autour de la Country, mais j'étais loin de découvrir ce magnifique film tellement d'actualité et où je suis certain TOUS y trouveront matière à réflexion, à bonne réflexion, au delà d'images superbes, de musiques parfaitement adaptées (Raphael) et d'un Francois Damiens excellent. Autre talent son fils dans le film : Finnegan Oldfield, remarquable et la composition ciselée de Ellora Torchia. J'apprécie particulièrement dans le contexte compliqué qui est le nôtre..(Réalisation bien antérieure évidemment) c'est explosif...ALLEZ LE VOIR.... !! **
Le premier film de Thomas Bidegain bénéficie du contexte actuel pour parler sans doute un peu plus au grand public, sensibilisé à ces histoires de radicalisation de certains de leurs enfants qui disparaissent pour partir au Moyen Orient. Ici, le cinéaste ne cherche pas vraiment à expliquer le phénomène, d’autant qu’il le situe dans les années 90-2000 et non aujourd’hui, mais il montre les dommages collatéraux que cela peut avoir sur les familles elles-mêmes. Il montre tout d’abord la quête obsessionnelle d’un père prêt à tout pour retrouver la chair de sa chair. Puis, après un tournant majeur et très audacieux sur le plan narratif, il nous plonge à la suite du fiston dans la quête patiente et ordonnée d’un être qui respecte les choix de sa sœur, mais qui souhaite seulement savoir si elle va bien. Cette seconde partie se déroulant au Moyen Orient est parfois moins efficace, à cause d’un montage maladroit et d’un comédien (le fils donc) qui manque encore un peu d’étoffe pour porter tout le long-métrage sur ses épaules. Par contre, la dernière scène est très réussie, à la fois très émouvante, tout en ne tombant à aucun moment dans le pathos ou le mélodrame. Bilan contrasté donc pour cette œuvre inégale, qui bénéficie d’un sujet fort, pas totalement exploité.
Voilà un film très fort sur un sujet brulant, malheureusement d'actualité : Kelly, une jeune fille de 16 ans, d'une famille de français moyens, disparait du jour au lendemain sans prévenir, avec son petit ami arabe Ahmed. Le père (joué par un remarquable François Damiens), puis le frère (joué par un jeune acteur franco-américain, Finnegan Oldfield) se lancent alors à sa recherche. Le film aborde la radicalisation de l'islam, l'embrigadement du conjoint, le point de vue des parents de la jeune fille française, mais aussi celui des parents du jeune arabe, la condition des femmes chez les arabes. Un reproche cependant, certaines scènes ne font qu'effleurer les problèmes, comme par exemple celle où le père d'Ahmed comprend qu'il ne reverra jamais son fils comme il l'a élevé, mais ce n'est peut-être pas le sujet du film. La fin laisse entrevoir une petite note d'optimisme, le frère ayant retrouvé sa sœur en Europe, mais elle est "perdue" pour la famille.
Le sujet est intéressant puisque plus que jamais au coeur du débat publique, mais au début du film j'ai eu très peur; le personnage de François Damiens est très caractériel et colérique, on a donc du mal à l'apprécier, même si l'on "comprend" sa douleur. J'ai eu peur d'une croisade de cet homme seul contre ... Contre quoi justement, cela n'est pas dit explicitement, du coup j'ai un peu grincé des dents au début car l'impression que cela donne, c'est le combat d'un homme blanc contre le monde arabe ou musulman avec un espèce d'amalgame avec le terrorisme. (De plus la temporalité n'est pas clair, Daesh est ultraprésent dans les médiat en ce moment et l'on parle beaucoup des départs en Syrie, donc quand la fille disparait l'on pense à cela. La contextualisation est importante pour comprendre de quel ennemie il s’agit, j'ai commencer à douter quand j'ai noté la présence d'un minitel, puis on assiste au 11 septembre 2001 sur les écran ce qui m'a confirmer que l'histoire ce situe dans le passer et que l'histoire ce portent sur Al-Kaïda) Finalement au profit d'une ellipse le film vire complètement de cape et l'on s'intéresse au petit frère devenue adulte, ce personnage est beaucoup plus touchant et nuancé et sont histoire plus universelle et humaniste.