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Un visiteur
5,0
Publiée le 5 décembre 2015
des "cowboys rencontrent des indiens" une belle métaphore cinématographique pour dire la complexité des rapports entre les groupes humains T Bedegain l'aborde de façon très juste et distanciée . Juste dans le jeu des acteurs, en particulier Alain, le père, qui crie sa révolte avec son coeur et son corps (F. Damiens est excellent) Distanciée car T Bedegain laisse les personnages exister par eux mêmes, on ne sent pas de contrainte. ça coule de source "profondément humaine" Ils nous touchent au cœur et interrogent notre conscience On garde en mémoire des scènes qui en disent plus que des paroles : la danse entre kelly et son père le petit frère dans la voiture avec son père (puis à sa place !) en quête de la fille/soeur perdue l'expression contrastées de la souffrance des deux pères le devenir inversée de la jeune pakistanaise et de Kelly le long face à face entre la soeur et le frère. Que se disent-ils de leur histoire par le regard ? Bravo !! on était déjà fan de son travail avec Audiard tout cela dans un premier film !
Impossible de ne pas penser aux films d'Audiard en voyant Les cowboys. Thomas Bidegain est en effet le scénariste attitré du réalisateur de Dheepan.
On retrouve donc sans surprise les caractéristiques des films de ce dernier (De rouille et d'os, Le prophète) : des histoires originales, s'étirant sur de longues périodes, de brusques ruptures, des personnages mystérieux ou mutiques.
Thomas Bidegain n'est à l'évidence pas manchot avec sa caméra. Son film est donc plutôt agréable à regarder, même si plusieurs effets (les éclairages au soleil couchant de la première scène par exemple), flirte avec une certaine joliesse sirupeuse.
François Damiens est très bon, comme d'habitude, imposant la présence de son corps massif avec une grande autorité. Finnegan Oldfield est assez transparent.
Cette histoire de père et de frère recherchant une jeune fille disparue dans la mouvance islamiste manque toutefois de profondeur. On ne peut s'empêcher de trouver le film superficiel et même parfois maladroit, à l'image des attentats de New-York, Londres et Madrid, que Bidegain égrène sans véritable raison.
On arrive difficilement à entrer en empathie avec les personnages. Le scénario, surprenant et intéressant sur le papier, ne s'incarne pas complètement à l'écran. Il manque probablement au réalisateur le talent qui permet de donner une âme à un film : je pense au très réussi Suzanne de Katell Quillévéré, qui donnait à voir François Damiens confronté à une absence du même type sur la durée.
Thomas Bidegain ne pouvait pas savoir que son premier film allait sortir quelques jours après les évènements à Paris. Alors, forcément, aller voir « Les Cowboys » demande un peu de courage, un peu de force. Passé quelques longueurs, quelques erreurs de débutants, reste un message universel d’amour multi frontières dont nous avons grandement besoin.
Un film magnifique et d'actualité... Superbe prestation des acteurs. Francois Damiens se fait même voler la vedette par le surprenant Finnegran Oldfield !! Une tension palpable les 40 premières minutes ! Une mise en scène remarquable, poignante. Un film émotionnel, qui vous fera réfléchir, sur la façon de voir la vie, la perception de la vie dans les yeux des autres, à vous ouvrir au monde qui vous entoure... Un excellent film.
Le scénario construit petit à petit le relais du père vers le fils, de la quête et des idéaux. Les acteurs ont apporté leur sensibilité aux personnages, et complète cette histoire moderne et familiale.
L'histoire démarre en 1994 avec une jeune fille de 16 ans qui quitte sa famille soudainement pour partir avec son amoureux, Ahmed. C'est le point de départ d'une famille brisée, d'un père qui ne vit plus que pour retrouver cet enfant (François Damiens méconnaissable) et d'un frère cadet qui va aussi passer 15 ans à chercher cette soeur un peu partout (Pakistan, Turquie, Belgique, Yémen, Danemark...) L'idée de fond est bonne mais trop de longueurs viennent endormir le spectateur à mon goût. Le film est très inégal et se découpe en deux parties bien distinctes : la première avec le père et la seconde avec le fils. Intéressant mais pas indispensable.
Le sujet est intéressant puisque plus que jamais au coeur du débat publique, mais au début du film j'ai eu très peur; le personnage de François Damiens est très caractériel et colérique, on a donc du mal à l'apprécier, même si l'on "comprend" sa douleur. J'ai eu peur d'une croisade de cet homme seul contre ... Contre quoi justement, cela n'est pas dit explicitement, du coup j'ai un peu grincé des dents au début car l'impression que cela donne, c'est le combat d'un homme blanc contre le monde arabe ou musulman avec un espèce d'amalgame avec le terrorisme. (De plus la temporalité n'est pas clair, Daesh est ultraprésent dans les médiat en ce moment et l'on parle beaucoup des départs en Syrie, donc quand la fille disparait l'on pense à cela. La contextualisation est importante pour comprendre de quel ennemie il s’agit, j'ai commencer à douter quand j'ai noté la présence d'un minitel, puis on assiste au 11 septembre 2001 sur les écran ce qui m'a confirmer que l'histoire ce situe dans le passer et que l'histoire ce portent sur Al-Kaïda) Finalement au profit d'une ellipse le film vire complètement de cape et l'on s'intéresse au petit frère devenue adulte, ce personnage est beaucoup plus touchant et nuancé et sont histoire plus universelle et humaniste.
Malgré F. DAMIENS, ce film, annoncé à grand renfort d'éloges par la critique officielle, est très décevant, le scénario est invraisemblable et manque de dynamisme. Vous ne raterez rien en n'allant pas le voir
Si la première réalisation de Thomas Bidegain, scénariste jusqu'alors [Un prophète, De rouille et d'os...], a obtenu le Prix Michel d'Ornano au Festival du cinéma américain de Deauville avec "Les cowboys", c'est sans doute pour le délicat thème qu'il traite en filigrane : la reconversion religieuse et l'endoctrinement. La chronologie de ce drame familial sur un laps de temps assez long fait froid dans le dos. Le réalisateur, en reprenant des principes archi connus, parvient toutefois, après coup et sans que cela paraisse, a frapper fortement l'esprit. Que vient faire la communauté de cowboys et Francois Damien dans ce film, l'ensemble conférant un univers plutôt étrange ?...
Scénariste des derniers Jacques Audiard, Thomas Bidegain s'essaie à la réalisation où il en vient à dépasser son mentor quant au résultat final. Pourtant je n'étais pas forcément attiré par le sujet, mais comme quoi, lorsqu'un sujet est remarquablement traité, cela devient tout de suite plus facile. Pudique, sobre, subtil tout en laissant subtilement recours à l'émotion, « Les Cowboys » décrit avec beaucoup de sensibilité et de puissance la recherche obsessionnelle et quasi-impossible d'un père et son fils sur plusieurs années, que Bidegain présente avec un sens de l'ellipse foudroyant (celle à la moitié du film est d'ailleurs aussi scotchante qu'inattendue : il fallait oser!), mais aussi et surtout une mise en scène oscillant intelligemment entre intimisme et « aventure », si bien qu'aussi grands et douloureux soient les enjeux, on a jamais réellement envie que cela se termine, en tout pas avant un dénouement que l'on espère un minimum heureux... Enfin, pour ceux qui auraient encore des doutes, il n'y en a plus : François Damiens est un acteur étonnant, brillamment épaulé ici par la révélation Finnegan Oldfield et la belle Agathe Dronne, l'excellent John C. Reilly venant même faire une apparition remarquée. Bref, souvent passionnant, ce voyage quasiment aux quatre coins du monde sur un sujet brûlant on ne peut plus d'actualité (l'embrigadement d'une jeune fille par un islamiste radical) est LA belle surprise de cette fin d'année, et sans doute le meilleur film français de 2015 tout court : vous savez ce qu'il vous reste à faire...
C'est l'histoire d'une famille, ou plutôt de sa décomposition. De 1994 à 2011. 1994 c'est la date où Kelly, la fille aînée, disparaît. On apprendra qu'elle a volontairement quitté sa famille pour suivre Ahmed, un musulman radicalisé. On ne dira pas ce qui surviendra en 2011 sinon que l'épilogue du film coïncide avec la mort de Ben Laden. Entretemps l'islamisme a marqué le monde suivant une chronologie (New York 2001, Madrid 2004, Londres 2005) qui scande la quête par son père et son frère de la sœur absente. Thomas Bigedain emprunte la trame de son histoire à la Prisonnière du désert, mythique western de John Ford. Mais en le transposant à d'autres "Cowboys", il lui donne une actualité troublante. D'autant que sa sortie, que les producteurs ont hésité à repousser, coïncide avec les attentats du 13-novembre. Deux films en un. La chronique familiale, soit la lente dérive d'un père qui n'accepte pas la disparition de sa fille et qui détruit sa famille en voulant la reconstituer. Le documentaire brûlant d'actualité soit l'exil volontaire et le ralliement à l'intégrisme d'une Française dont les ressorts nous resteront à jamais étrangers.
C'est un film de bonhomme. On va le dire simplement : les deux mérites prix d'interprétation. François Damiens, le père déchiré, toujours juste, toujours omniprésent dans le cadre. Continu mon vieux, tu donnes du rêve. Et la jeune révélation : Finnegan Oldfield. Superbe ! Mature, une vraie dégaine de cowboys, celui-là va pouvoir jouer pleins de rôles différents. Le film, véhicule l'idée de ne rien lâcher. J'aime le principe vu le contexte actuel. Et au final, c'est la femme qui fait sa loi. Elles apportent toutes quelque chose de fondateur aux hommes, et sont le pilier central d'une vraie histoire, de bonhomme oui donc.
Malgré un pitch intéressant, les cowboys est un film raté et inabouti. Les acteurs à commencer par François Damien ne joue pas mais déjoue contrairement aux critiques élogieuses que j'ai pu lire. Par instant avec ses intonations on se croirait dans "l'arnacoeur" ou la caméra cachée. Le jeune frère est quant à lui tout juste acceptable et ne fait passer aucune émotion. Les scènes ensuite n'ont aucun liant entre elles, on passe d'Anvers au Pakistan ou dans l'Ain sans aucune explication. Rien n'ont plus n'est dénoncé, analysé, l'univers djihadiste, le milieu country, les raisons qui ont poussé Kelly à partir. D'ailleurs, que lui reproche-t-on au final, de s'être convertie ? Je ne parle pas de la fin digne des bisounours où le frère malgré le meurtre réussi à rentrer en France avec la femme de celui qu'il a tué, se marier avec et lui faire un moutard. J'oubliais l'américain : à quoi son personnage sert il ? C'est aussi sans compter sur des retrouvailles dont ignore encore comment elles ont pu avoir lieu et un "regard" profond entre le frangin et sa sœur devenue une zombie voilée. Un film timide, bien pensant et surtout inutile puisqu'il n'explique RIEN.
Une fresque émouvante et juste, à la fois personnelle et universelle, sur la difficulté que nous avons à faire face aux imprévus, et à tout ce qui résiste au programme auquel on pense adhérer. Un moment simple, qui élargit son propos et s’amplifie rapidement, qui raconte sans tout dire, qui montre et suggère sans jamais prescrire ou expliquer. Une exemplification nécessaire, au final très intense, qui va droit au cœur.