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GéDéon
134 abonnés
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2,5
Publiée le 5 novembre 2023
Le plébiscite du monde professionnel pour ce film, avec onze nominations aux César de 2016, laisse espérer une œuvre d’envergure. Malheureusement, comme souvent avec le réalisateur Arnaud Desplechin, on a surtout le droit à un long-métrage très bavard portant ici une réflexion sur l’adolescence. Découpé en trois histoires distinctes, le récit peut faire écho à certains souvenirs de notre propre vécu. Toutefois, le caractère volontairement intellectualisé des ressentis de ce jeune homme (Quentin Dolmaire) ne laisse place qu’à très peu d’émotions. Bref, du cinéma d’auteur parfois juste mais souvent exaspérant.
Mouais... Jeu très théâtral, faut aimer. Les dialogues sont bien écrits, avec quelques sorties bien drôles. Mais, rien compris du chapitrage. Il y a sans doute un double sens à comprendre dans l'histoire et la mise en scène, certes soignée, doit sans doute apporter du sens à l'intrigue mais je suis probablement pas assez intellectuel pour en comprendre le sens. Bref j'ai trouvé ça ennuyant et finalement trop élitiste dans son traitement.
Ce film est le prequel de "comment je me suis disputé ma vie sexuelle" que ne n'ai pas vu. J'avais peur que le film ne dise rien d'intéressant au début, avec la première histoire qui fait assez cliché. Heureusement elle ne dure pas plus de 10 minutes. La seconde histoire est très bonne aussi. Mais bien sur la plus merveilleuse est la dernière qui dure plus des trois quarts du film. Et entre cela nous avons le droit aux scènes entre Mathieu Almeric et Dussolier qui sont super. Et à un monologue quasi final de Almaric totalement épique. Bon c'est de la troisième partie que je vais aborder dans cette critique, car c'est le corps du film. Pour moi c'est simple le film tient sur une seule chose: le fait que Desplechin joue merveilleusement bien avec les codes. Cela peut tenir à peu de chose, mais c'est ce qui m'a fait adorer ce film. En effet je trouve que les personnages pourraient être presque des caricatures, des êtres insignifiants. Mais Desplechin, par un montage qui alterne le classique (voix off) et musique rock arrive à faire rentrer ce film dans une sphère atypique. Le mélange des personnages et leur alchimie n'y est aussi pas pour rien. Quentin Dolmaire génial, qui joue le personnage d'Almaric jeune est génial en bourgeois qui dit toujours la vérité. Mais bon le côté bourgeois est cassé par certaines scènes assez drôle ( comme la scène où il essaye de draguer Esther), et par certaines scènes de tendresse. De plus je trouve qu'il est le pendant parfait d'un Almaric jeune, son espèce de cheveux sur la langue est génial. Mais ce personnage ne trouve son accomplissement que parce qu'il est en présence du personne de Emmanuelle Devos jeune, jouée par Lou Roy-Lecollinet sensationnelle ( qui elle aussi correspond parfaitement au pendant de Devos), elle est super, autant dans la grâce que dans son jeu d'actrice. Son côté lunatique donne à ce film un côté très sensible. Notons aussi une excellente Lily Taïeb. Le point fort du film c'est donc d'être sur la frontière du mélo mielleux et fade. Mais on sent plus le sentiment de désespoir de l'amour comme une morsure qui vous tape en plein cœur sans que vous l'avez demandé. Les dialogues sont très bien écrit et sont aussi à la limite du too much. Comme par exemple, les lettres d'amours de Paul, mais Desplechin fait en sorte de faire une mise en scène qui parvient à rendre cela attendrissant. Et le fait que cela se passe dans les années 70 donne au film encore plus se côté désuet mais moderne, ce qui au fond est assez fascinant à voir. Mais au fond ce film est une pure histoire d'amour, un souvenir d'une histoire d'amour qui nous a marqué plus que de raison. Un magnifique film, qui émeut très souvent. Une très belle histoire d'amour qui semble irréaliste, mais c'est aussi ça les histoires d'amours.
Un Desplechin visuellement plus agréable que d’autres, à la photographie léchée et à la réalisation très maîtrisée. C’est aussi un peu plus léger que d’habitude, grâce au thème de la jeunesse, qui renouvelle partiellement l’univers du réalisateur. Malheureusement, les dialogues sur-écrits sont toujours là et le côté petit-bourgeois des personnages de Desplechin est d’autant plus agaçant qu’il s’agit ici de post-ados à peine majeurs. Je ne me suis pas identifié une seconde à cette jeunesse plus bourgeoise que bohème et le jeu de Quentin Dolmaire m’a paru aussi affecté et insupportable que celui d’Amalric. A l’inverse, j’ai trouvé que Lou Leroy-Collinet résistait bien à la pesanteur ambiante et c’est principalement elle que je retiendrais de cette énième aventure de Paul Dedalus.
Un film moyen. Seul Mathieu Amalric est un acteur digne de ce nom. Les autre acteurs sont ternes et maladroits, vulgaires et ordinaires, sans charme. Dialogues assez prétentieux mais plutôt lourds et mal écrits. Les personnages du film sont d'une grande vulgarité et d'une grande laideur morale. Un film bien triste à l'image de notre époque.
Si Mathieu Amalric est mentionné sur l’affiche, l’histoire se concentre surtout sur son personnage adolescent. Le personnage principal est donc l’inconnu Quentin Dolmaire. Ce jeune homme à la voix particulière et aux phrases scandées rappelle un certain Louis Garrel avec un dialecte Amalric-Luchini. Il est accompagné de la fougueuse Lou Roy-Lecollinet, novice également. Nommé à la Quinzaine des Réalisateurs, Trois souvenirs de ma jeunesse raconte la rencontre entre ces deux jeunes qui vivent comme dans un film de la Nouvelle Vague. Installés nu dans un lit, ils lisent un roman à haute voix. Assis sur un banc en face la Tour Effel, ils se disent des mots d’amours. L’une danse au milieu d’une foule, pendant que l’autre est assis en admiration au bout de la salle. L’histoire accumule des clichés romantiques mais savoureusement mis en scènes sous la direction d’Arnaud Desplechin. Trois souvenirs de ma jeunesse parle du temps, ressasse la mémoire, interprète l’avenir et nous met en garde sur cette histoire qui s’écrit de toute façon. Drôle au début, mélancolique ensuite, voici un drame au charme profond et mémoriel. D'autres critiques sur ma page Facebook : Cinéphiles 44
Il y'a cinq ans maintenant qui me sépare de cette première fortement enthousiasmante à ce second visionnage un poil plus timoré. J'étais tombé raide dingue de ce film, de son phrasé tout comme de sa fièvre. Pendant un peu plus d'une heure j'ai retrouvé tout çà, avant que tout s'effondre ...
Comme pour les précédentes retrouvailles avec la filmographie de ce cinéaste avec lequel j'avais réellement accroché cette redécouverte ne se passe pas comme prévu. Si la base composante du film prend et magnifie ces spécificité elle se vautre dans une uniformité de langage, une vision que je ne comprend définitivement pas. Une certitude béate de sa condition, une écrasante et pesante conscience d'Alpha sur les autres, à différents échelons ...
La narration joliment capté par la caméra absolument divine de l'équipe technique relève d'un immense savoir faire qu'il faut reconnaitre à sa juste valeur. La mention ne suffit pas, il faut considérablement appuyer sur cet aspect. De film en film Arnaud Despleshin innove ou ressort de vieux tours encore plus accomplis et à ce jeu Trois souvenirs de ma Jeunesse est sans aucun doute sa plus jolie composition. La narration dans son originalité et sans aucune entrave possède aussi dans sa besace des ressources exploités à la perfection, avec orfèvrerie.
Coté acteurs et actrices, il y'a de la manœuvre. J'en reviens à ses errements qui plombent le jeu de cette petite troupe qui s'emploient pour autant à faire corps. Lou Roy-Lecollinet à par exemple des scènes étincelantes et termine sur de multiples fausses notes dont elle n'est absolument pas responsable. La conception et le regard posé sur Esther n'a de cesse de la diminué pour grandir l'Aura des hommes qui l'entoure. Quentin Dolmaire s'octroie les louanges les plus éminentes mais est aussi contraint de s'affilié avec les exigences gênantes lié à Paul Dedalus. Mathieu Amalric sans tenir compte de ses reproches est quand à lui bouillant, sa prestance est incroyable.
Je quitte ce film en partie déçu, cela doit se voir. Les prochains longs-métrages de ce réalisateur me sont encore à ce jour inédit, je compte en découvrir au moins deux dans les semaines à venir. Je ne pars pas résigné ...
Difficile de noter ce film qui comporte quelques passages talentueux, quelques dialogues savoureux, mais qui, au final, est terriblement ennuyeux. On pense au départ qu'on va savourer un mystère sur le thème de l'usurpation d'identité, mais on part très vite dans un mélo qui sombre parfois dans le teen movie. Scénario décousu, voix off inutile et pénible sur un texte à prétentions littéraires, personnages auxquels on ne parvient pas à s'attacher... Comment expliquer une critique aussi élogieuse d'un film qui part ainsi dans tous les sens ?
Vu en rattrapage dans le cadre du festival Télérama…et j’ai vite compris pourquoi j’avais évité ce film maniéré, superficiel et finalement très bavard à sa sortie…histoire abracadabrantesque qui part d’une vague histoire d’espionnage en Russie ou plutôt en Biélorussie, en passant à un épisode d’enfance et de détestation de la mère, pour s’éterniser dans une interminable histoire d’amour d’adolescence, avec une Esther agaçante à souhait…avec un faux air de nouvelle vague et aussi barbant qu’un Godard de la bonne époque…dieu que je m’y suis ennuyé !!!
"Trois souvenirs de ma jeunesse" est un pur exercice de style, qui mélange les sentiments de réel et d'irréel grâce à une composition poétique et lyrique. Il ne faut surtout pas prendre le film au pied de la lettre, et accepter la géniale mise en scène et le jeu théâtral des acteurs. L'oeuvre est assez irrégulière, mais sincère, drôle, mélancolique. Lou Roy Lecollinet interprète une magnifique Esther, solaire, mystérieuse et joliement agaçante.
Superbe film somme où Desplechin convoque des souvenirs de jeunesse transfigurés par le cinéma à la manière de François Truffaut, dont l'influence ici est patente. Le découpage est fluide et enlevé et les acteurs formidables. Voir ma critique complète sur mon blog :
Un beau film sur la nostalgie de l'adolescence, une réalisation canon sur tous les aspects, un grand plaisir à suivre, pourtant pas toujours bien passionnant sur la 2ème partie. De grandes qualités, une belle cohérence et beaucoup de poésie, dommage de ne pas avoir un peu plus de lien sur la fin et de notes positives. Émotion toute particulière que renvoie ce film au final, cette nostalgie grisante du passé inaccompli mais qu'il aurait fallu subir quoi qu'il arrive. Histoire d'amour est déroutante.
Un film très littéraire, une structure filmique parfois un peu pédante dut à la volonté de marqué une indenté, un style de façon trop tranchée. Une fois les partie pris adoptés on se laisse porter par cet amour de jeunesse, les personnages sont beaux et le dialogues élégants. La forme donnée aux échanges épistolaires fait sens très rapidement.
beau film , l'insouciance de la jeunesse , la beauté et parfois la fougue , l'amour aussi la drogue. , voyage au travers des années 80 , le rideau de fer , la chute du mur , a découvrir.