Trois souvenirs de ma jeunesse
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185 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 11 septembre 2017
Kafka a écrit:les personnes qui évitent toujours d'être vu étaient blessé avant.
La crainte de la jeunesse ne disparaît jamais.Il avait peur de rester toujours avec son coeur, il s'e st déplacé tout sa vie, en éprouvant de la séparation et de la mort.Mais il ne les oublies jamais.
A la fin de film, le vieil homme s'ennuie de cacher son sentiment vrai, il a crié avec sa impulsion de jeunesse, sa croyance de la vie, et puis je pense que il ne se cache jamais.
Carlos Stins
Carlos Stins

88 abonnés 657 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 septembre 2017
Arnaud Desplechin est l'un de ses rares cinéastes français à réussir à sortir du lot en proposant un cinéma différent dont les film parviennent à raisonner au plus profond des spectateurs. "Trois souvenirs de ma jeunesse" est l'un de ses long métrage les plus accessibles mais aussi selon moins le meilleur. Avec une apparente simplicité, Desplechin brille par la justesse de chaque parti pris, créant un contenu global cohérent et prenant. Que ce soit par sa mise en scène très classe, par la finesse de ses dialogues ou par la justesse de son écriture, Desplechin maîtrise tout ce qu'il entreprend. Tous les personnages sont superbement bien écris et le regard empli de compassion que pose sur eux Desplechin nous amène à tous les apprécier pour ce qu'ils sont. Le récit d'une grande porté romanesque se mêle à une volonté de réaliser un quasi-documentaire qui évite tous les clichés pour amener progressivement l'émotion. Concevoir un film d'une telle justesse dramatique, mêlant avec autant d'aisance une légèreté apparente et une émotion puissante est un véritable coup de maître dont peu des cinéastes sont capables mais que Desplechin nous offre avec "Trois souvenirs de ma jeunesse".
Acidus

877 abonnés 3 958 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 mai 2017
Après une incursion à la télévision pour "La forêt", Arnaud Desplechin revient au cinéma avec une nouvelle fois le personnage Paul Dedalus et Mathieu Amalric, acteur fidèle ayant déjà occupé ce rôle dans "Comment je me suis disputé… (ma vie sexuelle)", pour interpréter sa version adulte. Ayant vu, à ce jour, uniquement "Jimmy P. (Psychothérapie d'un Indien des plaines)", mes connaissances du cinéma de Desplechin sont minces et il me sera donc impossible de comparer "Trois souvenirs de ma jeunesse" à ses oeuvres passées. Pour ce film, il a obtenu le césar du meilleur réalisateur. Après visionnage, j'en retire cependant une sorte d'insatisfaction; l'impression d'y voir de nombreuses qualités gâchées par des choix malheureux. Parmi ces derniers, Quentin Dolmaire figure en bonne place et sa mauvaise interprétation de Paul Dedalus détruit une bonne partie du film et des émotions qu'il tente de véhiculer. "Trois souvenirs de ma jeunesse" souffle aussi le chaud et le froid à savoir des dialogues savoureux qui alternent avec des échanges vides et plats, une mise en scène tantôt audacieuse et tantôt d'une incroyable banalité, une intrigue parfois originale et parfois ultra-basique. Le rythme de cette intrigue finit même par s'essouffler.
Il ressort de tout cela un film plaisant avec quelques relents de Nouvelle vague (ça c'est moins plaisant) mais qui ne présente rien d'extraordinaire.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 22 décembre 2016
J'ai beaucoup aimé ce film, qui est à la fois poétique et envoutant. L'histoire passionnel entre les deux personnages principaux nous pousse à beaucoup de réflexion sur l'amour et la place que celui-ci peut prendre au sein de notre vie, surtout quand nous sommes adolescent et les traces qu'il peut laisser.
Matthias T.
Matthias T.

52 abonnés 612 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 décembre 2016
Près de vingt ans après Comment je me suis disputé… (ma vie sexuelle), Arnaud Desplechin en reprend les personnages principaux, mais moins âgés, pour proposer une sorte de « prequel » marquée par les efforts de mémorisation d’un Paul Dédalus désormais anthropologue au Tadjikistan.
A l’image du nom du protagoniste, on peut aisément se perdre dans les dédales et les labyrinthes d’un scénario très dense et à plusieurs strates, qui joue avec malice des flash-backs et des flash-forwards et propose un film entièrement mental, construit, donc, à partir des « trois souvenirs » de jeunesse dudit Paul Dedalus.

Une fois de plus, Desplechin s’écarte délibérément du naturalisme pour proposer un romanesque qui lui est manifestement personnel, traversé de références cinématographiques et littéraires. On verse sans conteste du côté de la fiction la plus pure.

Il parle en virtuose, avec une grande délicatesse et non sans humour de la « toute première fois », des émois amoureux qui arrivent quand on a 18 ou 20 ans. Surtout, et c’est ce qui va nous intéresser tout spécialement, il trouve une forme particulière pour traduire ce sentiment extraordinaire d’être amoureux pour la toute première fois, avec split-screens, travellings inattendus, plans en iris et harangues face caméra. Le film s’octroie beaucoup d’audaces, ose.

En parallèle de l’amour, c’est aussi pour Desplechin l’occasion de parler une fois encore d’un autre sujet qui lui tient à cœur, à savoir l’identité. Lui qui s’est intéressé à la psychanalyse et a consacré un film à ce sujet propose avec ‘Trois souvenirs de ma jeunesse’ une plongée introspective d’un homme qui se penche sur lui-même, son passé, celui qu’il a été. A cela s’ajoute l’histoire de passeport sus-citée : en donnant ses papiers à un autre c’est pour Paul Dedalus une manière de se dédoubler. Lors de la magnifique séquence finale, Paul parle à Esther de cette histoire. Esther lui donne un baiser, et déclare malicieusement qu’il est bien le bon.

Dans de très belles séquences, le réalisateur capte toute la grâce fragile de ses adolescents Quentin Dolmaire et Lou-Roy Lecollinet dans les rôles respectifs de Paul et d’Ester, et tous deux très rafraîchissants. Sans tomber encore une fois dans l’écueil du naturalisme, il sait obtenir d’eux une sorte de naturel assez confondant, et ce malgré la sophistication à l’oeuvre dans l’écriture des dialogues. Quant aux acteurs adultes, s’ils ne bénéficient que de brèves apparitions fugaces, la plupart convainquent : Gilles Cohen en truand à la petite semaine, Olivier Rabourdin de « Des hommes et des dieux » en père dépressif depuis le décès de sa femme, André Dussollier en flic ou Mathieu Amalric en Paul Dédalus âgé. Par leur talent respectif ils arrivent à imposer un personnage et un caractère malgré la brièveté de leur présence sur l’écran.

Enfin, comme d’habitude chez Desplechin, c’est un cinéma très paradoxal auquel on a droit : à la fois classique et moderne, s’affirmant « d’auteur » à chaque plan mais travaillant simultanément les genres (d’enquête, du teen-movie, du film d’espionnage, de la rom’ com’…). Où l’on s’écrit de longues missives bien littéraires mais où l’on écoute en parallèle du George Clinton, du Run D. M. C. et du White & Spirit – la bande-son, entre parenthèses, s’avère détonante. Où le dialogue très écrit n’empêche pas l’histoire d’avoir mille rebondissements et ne paralyse jamais le récit.

En somme c’est un cinéma très riche où chacun pourra piocher et trouver « à boire et à manger », et on ne peut que lui souhaiter de gagner les principaux Césars lors de la prochaine cérémonie fin février.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 14 novembre 2016
Un film d'une grande intensité qui contribue à la construction de l'oeuvre de Desplechin, avec toujours la même capacité à rendre compte de la passion intérieure qui anime les personnages. La mise en scène est particulièrement maîtrisée, les acteurs sont excellents et d'une rare fraîcheur. A voir et à revoir !
Newstrum
Newstrum

56 abonnés 261 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 novembre 2016
Superbe film somme où Desplechin convoque des souvenirs de jeunesse transfigurés par le cinéma à la manière de François Truffaut, dont l'influence ici est patente. Le découpage est fluide et enlevé et les acteurs formidables. Voir ma critique complète sur mon blog :
DAVID MOREAU
DAVID MOREAU

161 abonnés 2 384 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 juillet 2016
UN CONTE DE JEUNESSE. Souvenirs, souvenirs, je vous retrouve dans mon coeur. Passer par les Etats unis, Desplechin revient à la case départ et plus particulièrement à Roubaix pour nous raconter 3 souvenirs. Les 2 premiers ne sont pas les plus intéressant. Mais grâce au talent de Lou Roy Lecollinet, son dernier souvenir de jeunesse est le plus beau. Je suis cendre, tu es braise. L'important c'est d'aimer.
Sosof l
Sosof l

21 abonnés 23 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 juin 2016
Un film très littéraire, une structure filmique parfois un peu pédante dut à la volonté de marqué une indenté, un style de façon trop tranchée. Une fois les partie pris adoptés on se laisse porter par cet amour de jeunesse, les personnages sont beaux et le dialogues élégants. La forme donnée aux échanges épistolaires fait sens très rapidement.
zhurricane
zhurricane

96 abonnés 1 336 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 juin 2016
Ce film est le prequel de "comment je me suis disputé ma vie sexuelle" que ne n'ai pas vu. J'avais peur que le film ne dise rien d'intéressant au début, avec la première histoire qui fait assez cliché. Heureusement elle ne dure pas plus de 10 minutes. La seconde histoire est très bonne aussi. Mais bien sur la plus merveilleuse est la dernière qui dure plus des trois quarts du film. Et entre cela nous avons le droit aux scènes entre Mathieu Almeric et Dussolier qui sont super. Et à un monologue quasi final de Almaric totalement épique. Bon c'est de la troisième partie que je vais aborder dans cette critique, car c'est le corps du film. Pour moi c'est simple le film tient sur une seule chose: le fait que Desplechin joue merveilleusement bien avec les codes. Cela peut tenir à peu de chose, mais c'est ce qui m'a fait adorer ce film. En effet je trouve que les personnages pourraient être presque des caricatures, des êtres insignifiants. Mais Desplechin, par un montage qui alterne le classique (voix off) et musique rock arrive à faire rentrer ce film dans une sphère atypique. Le mélange des personnages et leur alchimie n'y est aussi pas pour rien. Quentin Dolmaire génial, qui joue le personnage d'Almaric jeune est génial en bourgeois qui dit toujours la vérité. Mais bon le côté bourgeois est cassé par certaines scènes assez drôle ( comme la scène où il essaye de draguer Esther), et par certaines scènes de tendresse. De plus je trouve qu'il est le pendant parfait d'un Almaric jeune, son espèce de cheveux sur la langue est génial. Mais ce personnage ne trouve son accomplissement que parce qu'il est en présence du personne de Emmanuelle Devos jeune, jouée par Lou Roy-Lecollinet sensationnelle ( qui elle aussi correspond parfaitement au pendant de Devos), elle est super, autant dans la grâce que dans son jeu d'actrice. Son côté lunatique donne à ce film un côté très sensible. Notons aussi une excellente Lily Taïeb. Le point fort du film c'est donc d'être sur la frontière du mélo mielleux et fade. Mais on sent plus le sentiment de désespoir de l'amour comme une morsure qui vous tape en plein cœur sans que vous l'avez demandé. Les dialogues sont très bien écrit et sont aussi à la limite du too much. Comme par exemple, les lettres d'amours de Paul, mais Desplechin fait en sorte de faire une mise en scène qui parvient à rendre cela attendrissant. Et le fait que cela se passe dans les années 70 donne au film encore plus se côté désuet mais moderne, ce qui au fond est assez fascinant à voir. Mais au fond ce film est une pure histoire d'amour, un souvenir d'une histoire d'amour qui nous a marqué plus que de raison. Un magnifique film, qui émeut très souvent. Une très belle histoire d'amour qui semble irréaliste, mais c'est aussi ça les histoires d'amours.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 6 juin 2016
Beau, fascinant, intelligent, marrant, touchant...

Desplechin est d'un grand talent.

Belle performance de notre duo d'amoureux !
Gérard Delteil
Gérard Delteil

257 abonnés 2 079 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 21 mai 2016
Difficile de noter ce film qui comporte quelques passages talentueux, quelques dialogues savoureux, mais qui, au final, est terriblement ennuyeux. On pense au départ qu'on va savourer un mystère sur le thème de l'usurpation d'identité, mais on part très vite dans un mélo qui sombre parfois dans le teen movie. Scénario décousu, voix off inutile et pénible sur un texte à prétentions littéraires, personnages auxquels on ne parvient pas à s'attacher... Comment expliquer une critique aussi élogieuse d'un film qui part ainsi dans tous les sens ?
Roub E.

1 314 abonnés 5 393 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 20 mai 2016
Le hasard a voulu que je vois ce film le lendemain de San Andreas. Si ce dernier est le stéréotype du Blockbuster américain décérébré qui inondent trop souvent les écrans, à l opposé trois souvenirs de ma jeunesse est le stéréotype du film français ennuyeux à mourir qui polluent tout aussi régulièrement les écrans depuis quarante ans et la nouvelle vague que certains essaient encore de reproduire pas souvent pour le meilleur mais surtout pour le pire. Trois souvenirs de ma jeunesse est un film verbeux, sans fond, racontant les amours contrariés d adolescents improbables à un rythme de paresseux cacochyme qui m'a plongé dans des abysses d ennui comme j en ai rarement connu. Un mot sur la voix off insupportable qui décrit pendant tout le film le néant que l on voit à l écran et le chapitrage assez inutile si ce n est que j ai vu apparaître le mot épilogue avec une sensation de délivrance jouissive. Seul Mathieu Amalric toujours impeccable sauve un petit quelque chose dans la scène finale du bar ( non pas que cette dernière soit vraiment extra ordinaire, mais le reste est tellement pénible que cela passe pour un moment fabuleux). Je parlais de San Andreas au début de la critique, ce dernier a eu au moins le mérite de me faire rire tellement il était mauvais, alors que si je dis la seule chose que m a fait trois souvenirs de ma jeunesse je vais recevoir un message du modérateur d Allociné.
marcfjr1300
marcfjr1300

1 abonné 17 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 2 mai 2016
Insupportable, jeu d'"acteurs" nul et faux. Impossible d'entrer dans ce film, de se laisser emporter ou conquérir, à fuir
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 3 avril 2016
Voilà un film en tout point remarquable. Comme dans Jimmy P., précédent film d’Arnaud Desplechin, il est question de mémoire. Paul Dédalus, la cinquantaine, se rappelle de sa jeunesse dont il ne garde que quelques souvenirs marquants : une virée tumultueuse et initiatique dans l’Union soviétique finissante, une fille se prénommant Esther et enfin l’accomplissement intellectuel et personnel qu’il trouve dans ses études d’anthropologie et dans la carrière qu’il a menée par la suite. C’est un film très soigné, aussi bien sur la forme que sur le fond, avec des dialogues très fin, très littéraires, des acteurs formidables avec le toujours fidèle Mathieu Amalric, dont Arnaud Desplechin lança véritablement la carrière en 1996 avec Comment je me suis disputé… (ma vie sexuelle), mais aussi avec les jeunes Quentin Dolmaire et Lou Roy-Lecollinet, qui jouent là leur premier rôle au cinéma, et fort bien. On voit alors le jeune Paul Dédalus ainsi que ses camarades construire progressivement ce qu’ils seront plus tard, mais ils ont déjà un caractère bien trempé et aiment cultiver leur singularité. Ce film décrit aussi le passage d’un milieu à un autre : Paul Dédalus quitte Roubaix (ville où a grandi Arnaud Despleschin) pour faire ses études à Paris, là où tout est possible, délaissant et voyant se dégrader les relations qu’il avait avec ses amis restés à Roubaix. La jeune Esther, quant à elle, est aussi restée à Roubaix et poursuit une relation intermittente, tumultueuse et passionnelle avec Paul. Une passion dont le souvenir reste intacte dans la mémoire du brillant anthropologue qui, la cinquantaine passé, se retourne sur son parcours pour se rappeler de ce qu’il a fait avec sa vigueur de jeunesse, car ces moments de jeunesse sont terminés, gravés pour toujours, rappelant au spectateurs que dans la vie, on écrit au propre en permanence.

Vous pouvez consulter mon classement des meilleurs films de 2015 ainsi que des critiques complètes (illustrées et parfois accompagnées d'extraits) sur mon blog:
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse