Trois souvenirs de ma jeunesse
Note moyenne
3,2
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185 critiques spectateurs

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calliphilus
calliphilus

8 abonnés 78 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 22 juin 2015
Je sors à l'instant du cinéma et je suis très énervé. Je m'attendais à voir un film dans la même veine que "psychanalyse d'un indien d'Amérique". Au lieu de cela j'ai subi un film confus, sans queue ni tête, bavard, qui passe d'un sujet à l'autre sans réelle transition. Ce film aurait pu être une série télé en veillant à proposer les sujets différents par épisodes. Au lieu de cela, nous devons subir une bouillie dans laquelle Desplechin mélange tout: une scène irréelle entre un enfant en colère un couteau à la main qui interdit à une femme (sa mère?) de gravir les escaliers, une autre avec deux mamys qui papotent, une autre scène plutôt réussie d'interrogatoire avec notre André Dussolier toujours aussi magistral en cadre de la D.G.S.I;, un épisode (lui aussi réussi mais cela ne sauve pas le film) en Biélorussie, épisode qui tend à éclairer le fond de l'histoire. Suivent , après cet opaque brouet, de longues séquences sur une amourette entrelardée de dialogues d'une totale platitude, puis un monologue ampoulé dans un musée, monologue qui sonne bien faux après les banalités précédentes. On comprend qu'en donnant au héros le nom de "Dedalus" le réalisateur veut nous entrainer dans des chemins tortueux, mais, à trop en faire, il égare le spectateur qui finit par perdre le fil de l'histoire et s'ennuie à mourir. Je note, par ailleurs, que je ne me suis en rien retrouvé dans la reconstitution du monde estudiantin. C'est, sans doute, le sort de maints provinciaux qui, en ville universitaire à la recherche d'un logement et parfois d'un emploi, avaient d'autres soucis que ces fiestas endiablées.
NewBoorn
NewBoorn

70 abonnés 576 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 juin 2015
"Trois souvenirs de ma jeunesse" est un pur exercice de style, qui mélange les sentiments de réel et d'irréel grâce à une composition poétique et lyrique. Il ne faut surtout pas prendre le film au pied de la lettre, et accepter la géniale mise en scène et le jeu théâtral des acteurs. L'oeuvre est assez irrégulière, mais sincère, drôle, mélancolique. Lou Roy Lecollinet interprète une magnifique Esther, solaire, mystérieuse et joliement agaçante.
Laurent C.
Laurent C.

295 abonnés 1 133 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 juin 2015
"Trois souvenirs de ma jeunesse" constitue le grand retour d'Arnaud Despléchin, après le décevant "Jimmy P." pourtant plein de promesses , et dans le sujet et dans la forme. Ici, le réalisateur renoue avec le lyrisme qui lui est cher du "Conte de Noël" , "Esther Kahn" et le non moins important "Comment je me suis disputé ... (ou ma vie sexuelle)". Ce dernier, d'ailleurs, mettait déjà en scène l'énigmatique dandy, Paul Dédalus, qui revient ici, cette fois, non plus en philosophe, mais en ethnologue engagé dans les contrées lointaines du monde. A partir d'une usurpation d'identité, que très vite nous comprendrons qu'elle a été consentie par le jeune Paul, le film raconte 3 souvenirs de sa jeunesse, souvenirs qu'on pourrait imaginer sans lien les uns avec les autres, et pourtant qui se relient magiquement au cours du film, comme le ferait un romancier ou un biographe. Tout le génie du film réside dans les détails. Arnaud Despléchin raffole des accessoires qui apportent à la narration une intensité supplémentaire aux émois amoureux des personnages. On pense par exemple à un article de journal qui relate la mort de Lacan, à deux femmes voilées sur un quais de gare des années 90, au bureau de la professeure d'ethnologie chargé de babioles africaines. Car plus qu'un réalisateur, Despléchin est un écrivain. Il filme le monde et les sentiments à la manière d'un brillant dramaturge, et la voix qui accompagne les scènes rajoute cette impression de parcourir un livre de Proust ou de Flaubert. Tout est beau, tout est subtil, les dialogues sont puissants, Despléchin va au cœur des émotions et des torpeurs de l'âme à la manière d'un psychanalyste, c'est-à-dire au plus près des vacillements et des détails de nos humanités. Et pourtant, si le réalisateur sait sa fougue littéraire à filmer des histoires, il n'en demeure pas moins un cinéaste intéressé par l'image, les mouvements de caméra, dans ce que cet art complète et rajoute à la littérature. Naturellement, Almaric est exceptionnel. Mais pas autant que ne le sont les jeunes acteurs, notamment Quentin Dolmaire à la voix si particulière et Lou Roy Lecollinet, toute en fragilité et en espièglerie. Voilà donc un film qui raconte l'universalité de l'amour, mais surtout celle des déchirements de la mémoire et de l'identité, quand les évènements de nos vies, apparemment si différents, si hétéroclites, se rassemblent pour dire si magnifiquement les défaillances de nos âmes.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 21 juin 2015
Le film vu qui voys offre l'impression d'avoir vu 3h pour le prix de 2 :-) Acteurs mauvais, histoire sans intérêt, voix off démodée et horripilante, film complètement "vieux". Si vous y allez quand même, évitez comme nous d'être au milieu d'une rangée afin de pouvoir vous enfuir!
halou
halou

153 abonnés 1 532 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 mars 2016
Un film inégal malgré un certain talent de mise en scène. Le scénario n'a rien d'original et l'histoire traîne en longueur vers la fin mais l'énergie des acteurs est bien présente tout comme des dialogues bien peaufinés et une belle qualité technique (musique subtile, images travaillées). Le tout manque cruellement d'âme et d'impact pour rester mémorable.
Loskof

421 abonnés 688 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 juin 2015
C'est mon premier Desplechin et je m'attendais quand même à plus aimer. Car, même si je lui reconnais des qualités indéniables, et très rares, ce film n'est pas totalement maîtrisé et son éviction de la compétition officielle à Cannes le montre de manière assez évidente. Au rang des qualités, il y a évidemment le 3ème souvenir, celui avec Esther, le plus long d'ailleurs, et de loin. Toute cette relation est très fantasmé mais il s'en dégage quelque chose d'incroyable, c'est très vaporeux, le réalisateur nous égare dans les sentiments de ces deux jeunes adultes, le tout renforcé par la diction très Doinelienne de Paul Dedalus, son flegme, et le charme dégagée par Esther. Les dialogues sont savoureux à souhait, notamment celui de leur rencontre, c'est très verbal, presque un livre filmé en fait, très référencé, ça parle culture, art, forcément c'est génial ! La prestation des deux acteurs est vraiment très bonne.
Cependant le film souffre de nombreux défauts. Pourquoi avoir mis les souvenirs 1 et 2, ainsi que les moments du présents? Rien n'a d'impact sur les autres souvenirs, tout est décousu, et évidemment seule le 3ème est digne d'intérêt. Il se serait suffit à lui-même. Les passages au présent sont inutiles sauf à tenter de recoller les morceaux maladroitement et sans que cela n'apporte quelque chose. Il y a surement un côté autobiographique là-dedans mais si c'est le cas ça ça ne rattrapera rien, bien au contraire tant j’exècre les projets auto-centrés. De même la relation avec Esther finit par lasser, ce jeu incessant du chat et de la souris. Cette relation est fantasmée, sauf qu'elle existe réellement au début. Mais elle s’estompe, et il ne reste alors que le fantasme, c'est trop peut pour rester accroché.
etoile_du_jaguar
etoile_du_jaguar

4 abonnés 109 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 juin 2015
Simplement une jolie histoire d'amour, des dialogues très réussis. Le démarrage est un peu touffus, mais une fois l'histoire mise en place, on se laisse prendre. L'actrice qui joue Esther est très charmante.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 18 juin 2015
Ai beaucoup aimé les précédents films de Desplechin. Là je me suis ennuyée de pied ferme. Lourd, lourd, lourd. Et fondamentalement misogyne : le point de vue sur Esther n'est pas que celui du jeune ado, c'est aussi celui de Desplechin. La soeur n'est pas beaucoup mieux traitée.
Quant à l'épisode qui donne un peu d'aspérité sur l'adolescence - le passeport en Russie- : archi bâclé.
Grande déception.
Steph N.
Steph N.

41 abonnés 88 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 18 juin 2015
Histoire pas très intéressante ... Un film "français" dans le mauvais sens du terme... c'est long long long...
officiel76
officiel76

58 abonnés 411 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 16 juin 2015
En gros, pour la critique, c'est Desplechin, donc c'est bien. moi j'aurais tendance à dire que c'est Desplechiant. Mais pendant une heure, j'ai été tenté de penser que pour une fois, ce ne l'était pas tant que ça...Las...il m'a ensuite fallu déchanter, les acteurs au ton si particulier, tellement naturels qu'ils en paraissent artificiels, m'ont donné envie de bailler et de fuir. Quant à Mathieu Amalric, dont le jeu parait sublime à tant d'intellectuels, je le trouve toujours aussi peu crédible que d'habitude. Artificiel et ennuyeux en deuxième partie...
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 15 juin 2015
Les deux premières parties sont les plus plaisantes mais bien trop courtes par rapport à la troisième. Celle-ci qui concerne l'histoire d'amour du héros se traîne en longueur. Heureusement les deux jeunes acteurs sont très bien ainsi que l'épilogue du film. Au final, c'est quand même une petite déception.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 13 juin 2015
Très beau film emprunt de nostalgie, superbement écrit et interprété (même si la diction et le jeu des acteurs déroute de prime abord) qui donne envie de retourner au lycée pour revivre ces rendez-vous manqués avec nos amours de jeunesse. Une pépite, dont j'ai mis un petit moment à me remettre à l'issue de la projection...
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 13 juin 2015
Ennui, lenteur, lassitude, gêne, irritation ...j'en passe et des meilleures ou des pires. J'aime bien Desplechin. D'autres films de ce réalisateur m'ont embarquée. Celui-ci, non. Pas du tout. Nous étions peu nombreux dans la salle de cinéma, il y faisait bon. De vieilles femmes étaient là, derrière moi, je ne me suis même pas retournée quand elles commentaient ici et là. C'est dire ...
C'est long et ça ne raconte rien de très intéressant sur cette jeunesse des années 80. Paul est beau garçon mais l'acteur qui l'incarne est joue faux, assure une diction fatigante sur deux heures de temps, il est, fait, raconte, il est intelligent, il est charmant et raconte à 19 ans ce qu'un homme de 70 ferait. Même à 8 ans ou 9 face à sa mère folle apparemment, début du film, il fatigue d'être aussi intello ! Puis elle, Esther. Jolie fille, blonde aux yeux bleus sortis de leur orbite. Idem ! fatigante et d'une fausseté hallucinante. Mal ou pas dirigée, en roue libre, que sais je ?
C'est l'histoire de Paul qui a un frère, une soeur, un papa ...un problème avec sa mère qu'il n'aime pas et qui est morte. C'est l'histoire de Paul dont l'histoire démarre alors qu'il est je ne sais où ...et qu'il va revenir à Paris et qu'il se souvient. De son voyage à Minsk où rien ne se passe de très important finalement ...si ce n'est qu'il refourgue son passeport à un type qui va donc usurper son identité ...mais de ça on en reparlera jamais ! Il se souvient d'Esther, son grand amour de jeunesse. Une fille étrange, un peu folle (quand elle est au max du jeu) mais jolie, un peu intelligente mais moins que lui, amoureuse comme lui, au corps pâle, aux petits seins, à la voix suave wouha! mais sa vie à cette fille elle ne m'a pas intéressée, jamais. Je n'ai jamais eu d'empathie pour ce personnage ...triste de voir son amour partir en train pour continuer ses études à Paris. En fait, rien ne touche vraiment dans ce film. Les plans de Paris de la chambre de bonne avec vue sur la Tour Eiffel sont à la limite du cliché. Amalric lui même semble ne pas bien comprendre ce qu'il fait ici. Ils sont potes avec Desplechin ok mais bon !
Ennui. Et très trop terriblement long. Heureusement que les souvenirs n'étaient que 3 ...
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 13 juin 2015
La 3. "Vie " est longuette et l'épilogue court !! Le scénario est original, les acteurs sont bons : film à voir
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 13 juin 2015
Bouffée d'oxygène ! Le réalisateur et les acteurs ne se la pètent pas, contrairement a beaucoup d'autres films. C'est simple, limpide, éloquent. Ca fait du bien. Enfin, un realisateur qui sait cadrer, qui sait bien filmer. Arnaud, si tu me lis, un grand merci ! Je me suis retrouvé dans ce film.
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