Trois souvenirs de ma jeunesse
Note moyenne
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185 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 30 mai 2015
Je n'avais jamais vu de films de Desplechin mais j'en avais toujours entendu parlé très positivement. Je n'ai pas été déçu ! Le cinéaste français nous raconte l'histoire de Paul Dédalus: son enfance, son voyage en URSS et surtout ses études d'ethnologies qui marque sa rencontre avec Esther dont il tombera fou amoureux. A travers ce récit initiatique d'une adolescence fantasmée, le réalisateur raconte beaucoup de lui-même et de son travail de cinéaste. Il réussit en plus à diriger à la perfection ces deux jeunes acteurs : Quentin Dolmaire tout en retenu et Lou Roy-Lecollinet qui crève l'écran. Mathieu Amalric est parfait et une mention spéciale à André Dussollier qui est tout simplement excellent dans son très petit rôle. Desplechin dresse en simultané le portrait d'une jeunesse insouciante et d'une vieillesse pleine de regrets. Un très bon film qui n'est pourtant pas parfait, la faute à un début de film moins passionnant et on peut regretter que ce film ne soit pas plus abouti. Toutefois, ce film est plein d'espoir et il donne envie de tomber fou amoureux. Même s'il démontre que les histoires d'amour finissent le plus souvent par une rupture, il résume la phrase magnifique d'Alfred de Musset écrite à l'intention de Georges Sand : "On est souvent trompé en amour, souvent blessé et souvent malheureux; mais on aime, et quand on est sur le bord de sa tombe, on se retourne pour regarder en arrière et on se dit : j'ai souffert souvent, je me suis trompé quelquefois, mais j'ai aimé. C'est moi qui ai vécu, et non pas un être factice créé par mon orgueil et mon ennui."
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 30 mai 2015
Un point de vue, des acteurs extra, une histoire , une histoire et une histoire, un film vintage . Un très bon film
chas
chas

38 abonnés 180 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 29 mai 2015
Ce retour éternel vers le ton trufaldien qui caractérisait une légèreté française sonne le creux. Nombrilisme, absence d’imagination, alors que tant de films sans moyens ne sont même pas distribués, les critiques s’évertuant à trouver des vertus à ces deux heures insignifiantes où les sentiments sont superficiels, les allusions à l’actualité tournant au procédé et accusant plus encore la vacuité et les connivences autour de telles productions. Echange Garrel, Desplechin, Mourret, contre un seul film iranien. Vont-ils arriver en multipliant les hommages balourds à dévaloriser le père d’Antoine Doisnel ?
victorbrami
victorbrami

4 abonnés 15 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 mai 2015
Tout est d'une justesse incroyable, Lou Roy Le Collinet transperce l'écran et nous rends amoureux d'elle d'un seul regard , Quentin Dolmaire est parfait et colle bien à la peau si compliquée de Mathieu Amalric. Ce film est une pure merveille, scénario et écriture impeccable, jeu d'acteurs formidable, belle photographie, ce film est mon coup de cœur cinématographique français 2015 !!
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 10 juin 2015
Un film magnifique ! Intelligent , bouleversant , drôle , qui parle de la mémoire et de l'identité , de l'amour et de la mort bref de la vie . A la recherche du temps et de la jeunesse perdu ... Un film très proustien en effet et une très belle mise en scène .
Ce n'est pas ennuyeux du tout ! Ni verbeux ou poseur comme certains ont pût l'écrire ! C'est juste un chef d'œuvre , un vrai film d'auteur au sens noble du terme , qui raconte son réalisateur et parle de la vie a travers ses yeux et sa sensibilité !une superbe déclaration d'amour aux femmes et une bouleversante histoire d'amour tout court .
A ne pas manquer c'est bouleversant !
valpim
valpim

3 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 mai 2015
Beau portait de jeunesse. Desplechin trouve Le ton juste pour dépeindre les tourments de cette époque de la vie. Des personnages denses et attachants même quand il s'agit de personnages secondaires.
Antoine Barde
Antoine Barde

12 abonnés 4 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 mai 2015
Après un « Conte de Noël » grossier et un « Jimmy P » artificiel, Desplechin a eu la bonne idée de revenir à ce qu’il fait de mieux : filmer des adolescents faire ce que les adolescents font de mieux…C'est à dire parler. Les dialogues sont précis, à la fois légers et profonds. Les scènes de drague saisissantes. La réalisation lumineuse. La bande son énigmatique (impossible d’identifier un seul titre année 80). Et le casting irrésistible, à l’exception des interventions dispensables d’Amalric. Mais ce dernier est devenu aujourd’hui le prix à payer pour voir un Desplechin. Dont acte. « Trois souvenirs… » ne possède ni l la noirceur suprême de « Rois et Reines », ni la vigueur juvénile de « Comment je suis disputé ». Dans ce film brillant, Arnaud Desplechin reconnaît ses limites et s'ouvre de nouveaux horizons. Il renonce à nous expliquer l’Amérique ( Jimmy P) et nous montre Roubaix à l’époque de sa jeunesse. Et ce faisant, il nous embarque beaucoup plus loin.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 28 mai 2015
Paul Dédalus, comme autrefois Julien Sorel. Chaque époque à ses héros romantiques, et la nôtre devra se souvenir de ce si joli Trois souvenirs de ma jeunesse. Desplechin s'attache une fois de plus à la jeunesse. A l'adolescence sublimée. A l'amour surtout. C'est mélancolique et enjoué à la fois. Gai et triste. A vous donner le sourire et vous filer le bourdon. C'est tout ça à la fois. Un doux mélange, grandiose, de sentiments, de sensations.
Scénario, mise en scène, dialogues et jeu des acteurs : tout y est parfait. A voir, absolument.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 28 mai 2015
J'ai adoré retrouver les protagonistes de Comment je me suis disputé... en plus jeune et plus fougueux !
Ce film est une merveille, vu à la Quinzaine des Réalisateurs à Cannes, où la file d'attente était monstrueuse, je n'ai pas été déçue une seule seconde. On suit la vie de Paul Dédalus au travers de trois souvenirs d'inégale importance mais d'égal intérêt, et chacun est exploité à son maximum. Ce conte poétique signé Desplechin m'a absolument ravi !
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 28 mai 2015
En allant voir "Trois souvenirs de ma jeunesse", je m'attendais à découvrir une sorte de ballade mélancolique ou alors une sombre chronique sentimentale, dont le climax global aurait obligatoirement emprunté à l'atmosphère brute des années 70 car le sujet, épaulé par ses 3 cadres d'espace et de temps, étalés entre les années 60 et le début des années 90, auraient pu se prêter admirablement bien avec ce type de cinéma, qui se veut proche de l'être humain et de son cheminement de vie, - or, à la place de cela, le cinéaste impose un film rendu lourdingue, avec son statut de "film d'auteur" et par son "intellectualisme" pompeux et grandiloquent, mais aussi avec ses acteurs qui semblent réciter platement leurs textes avec cet air agaçant "d'absence" et de quasi déconnexion du réel, que ça en devient embarrassant pour certains cinéspectateurs habitués à des jeux d'acteurs naturels, que le doute s'impose entre s'endormir la tête renversée en arrière, s'affaler comme des "blobs" idiots dans leurs sièges ou se goinfrer de popcorn jusqu'à l'éclatement pour éviter de s'endormir.
Car en effet, dans ce film, beaucoup de ses composants semblent avoir été conçus de façon à toiser doctement le spectateur - donc un peu comme le ferait un prof devant ses élèves ^^ - pour tenter de lui faire gober qu'il serait en train de découvrir un film hautement "réfléchie", porteur d'une pénétrante et "méditative réflexion", concernant les relations humaines et les rapports établis entre les hommes et les femmes, lorsque ces derniers sont jeunes et obligés de s'imposer des concessions douloureuses, notamment, pour se séparer afin de continuer des études qui obligent parfois à voyager aux 4 coins du globes...

Comme nombre de film possédant des prétentions "d'auteur", "Trois souvenirs de ma jeunesse" se révèle lent, assez misérablement confus, parfois tordu, assez soporifique dans sa mise en forme, vide et creux dans son fond, et à cela, il faut tenir compte de sa forte dose d'incohérence qui est injectée dans certaines scènes, comme celle où l'on découvre le personnage principal - Paul Dédalus - alors adolescent, qui ose corrompre au jugé de visu, le premier agent de l'union soviétique, qu'il croise dans le métro, en lui tendant un simple paquet de cigarette, car, c'est vrai qu'en Europe de l' Est, tout le monde fumait des clopes et de ce fait, tout le monde était rendu potentiellement corruptible en agitant un simple paquet de Marlboro à moitié vide (!)...
A cet effet, la présence de ces absurdités scénaristiques, est encore aggravée par une narration empruntée à Godard et à sa "Nouvelle vague" car les séquences imposent des voix-off inutiles, comme pour signifier au spectateur que ce qu'il voit, est bien en train de se dérouler sous ses yeux, des fois que le spectateur soit un malvoyant qui s'ignore !...

Concernant l'interprétation de Mathieu Amalric, celle-ci confirme qu'il est indéniablement l'un des plus mauvais acteurs de toute l'histoire du cinéma français, car ce n'est un secret pour personne, Almaric a toujours souffert d'une gamme d'expression quasi mono expressive et d'un jeu d'acteur mono tonique, faisant ressembler son visage à celui d'un poisson lune endormit depuis 6 semaines (!)...

Évidemment, le cinéaste semble avoir recherché à tout prix à reproduire cette absence d'émotion déclinée en "arty effect" poussif - avec son personnage principal qui adopte un regard souvent lointain et absent, et quelque soit son age - en imposant un jeu identiquement mauvais au jeune acteur Quentin Dolmaire chargé d'incarner Paul Dédalus lorsque ce dernier en adolescent - et il s'avère que Quentin Dolmaire est assez sinistre et transparent, avec ses expressions quasi figées en permanence... - en regard de cela, on a l'impression que ce jeune acteur correspond à la "version adolescente de Mathieux Almaric "...

A ce niveau, pour s'assurer de défaire jusqu'au dernier file, les jeux de ses personnages principaux, le réalisateur se complait à nous imposer une très mauvaise écriture du rôle de Esther (Lou Roy Lecollinet) puisque celui-ci met en scène, encore une fois, un personnage effacé, absent et lointain, qui semble psychologiquement avoir été calibrer pour s'accorder au mieux avec le psychisme du transparent Paul Dédalus !...

Concernant ces 2 étranges personnages principaux que sont Paul Dedalus & Esther, ceux-ci étaient déjà présents dans le film "Comment je me suis disputés... (ma vie sexuelle)", datant de 1996, comme si que "Trois souvenirs de ma jeunesse" constituerait une sorte de suite, à retardement et décalée, au film de 1996...

Bref, je suis allé voir ce film, avec des préjugés assez positifs et bienveillants en regard de son indéniable potentiel émotionnel, et en pensant embarquer pour un voyage menant parfois au Tadjikistan et en URSS - or, au lieu de cela, le spectateur obtient des décors relativement mal foutus, qui semblent avoir été reconstitués dans des bâtiments abandonnés qui sont situés dans le "9-3" parisien. - Me concernant, j'ai claqué ma soirée pour regarder ce cinéma prétentieux dédié au vide et évidemment, snobisme intellectuel oblige, le jury cannois a accordé une certaine importance à ce film pourtant mineur... ô-;- ))
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 28 mai 2015
Beau film, pour ceux qui aiment les mots, les verbes...film atypique sur un personnage tout sauf banal qui se souvient....On aime les situations décalées des personnages et de leur entourage.
Film poétique où la prose nous entraine des années en arrière avec un grand plaisir.
tixou0

787 abonnés 2 046 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 28 mai 2015
C'est lyrique ? Non, verbeux et pompeux - et un exercice nombriliste. Bien écrit (dialogues, intrigue - présentée comme autobiographique, voire autofictionnelle ?...), au moins ? Non, car surécrit (et récité par de jeunes interprètes peu convaincus - et partant, peu convaincants), et déséquilibré (la partie "passionnelle" et mélodramatique "Esther" écrasant les 2 autres "souvenirs"). Restent Almaric (l'acteur "fétiche"), ou quelques autres, dont Eric Ruf ("Jean-Pierre" adulte) - ce dernier dans une très courte scène - dont l'interprétation professionnelle fait (un peu) oublier le jeu ampoulé de la jeune génération omniprésente (encore apprentie, voire amateur), très "rohmérien" dans la démarche. Mais ce n'est pas du Rohmer (disparu en 2010), ce n'est que du Desplechin, c'est-à-dire de l'intello/bobo.... Au bilan : 2 étoiles pour les quelques rares moments où émerge (quand même !) un style narratif et cinématographique personnel.
ninilechat
ninilechat

84 abonnés 564 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 27 mai 2015
Ouh le navet!!! Ouh le nanar!!! Ce que le cinéma français peut faire de pire: bavard, suffisant, prétentieux, inutile, interminable..... ce qu'Arnaud Desplechin peut faire de pire; car il peut aussi faire du bon: à l'insupportable "Comment je me suis disputé" on peut lui opposer, dans le genre "qualité française", "Rois et Reine" ou "Un conte de Noël" qui étaient bien; et plus récemment, "Jimmy P", c'était même très bien! Ceci pour dire que je ne suis pas du tout hostile a priori au cinéaste. D'ailleurs si ça avait été le cas, je ne serais pas allée voir "Trois souvenirs de ma jeunesse".... Pas maso, quand même!

Mais là, on est dans le ratage complet. Décidemment, Paul Dedalus n'a pas de chance, puisque c'était déjà le héros de "Comment je me suis disputé". Trop chic, le nom. Ca fait: mais j'ai lu James Joyce, moi, Môssieu... Respect. Bon, si Stephen Dedalus est un alter ego de Joyce, on espère que Paul Dedalus n'est pas celui de Desplechin...

Comme dans un repas bourgeois, il y a trois services: hors d'œuvre, entrée, plat principal. Hors d'œuvre: à onze ans, le petit Paul, terrorisé par une mère folle à lier, pas soutenu par un père démissionnaire (Olivier Rabourdin, excellent comme d'habitude: une bouffée d'oxygène), quitte son frère et sa sœur pour se réfugier chez une tante. En entrée, zakouskis: Paul en voyage scolaire à Minsk passe des papiers à des refuzniks. Plat principal: Paul adolescent (Quentin Dolmaire, en voila un qu'on ne reverra jamais) tombe amoureux d'un mérou. Grosse bouille de mérou, grosse bouche lippue de mérou, gros yeux ronds de mérou, c'est à sa queue de cheval qu'on s'aperçoit que c'est une collégienne. Esther (Lou Roy Lecollinet) va au lycée à Roubaix; Paul part faire ses études d'ethnologie à Paris. ils vont avoir une liaison de six ans (deux heures sur l''écran....), en couchaillant par ailleurs à droite et à gauche (surtout elle, avec tous les amis de Paul). Ester se croit exceptionnelle; elle est juste très stupide, très capricieuse et très enquiquineuse. Ils jouent tous comme des cochons, surtout Dolmaire que c'en est pathétique (Lou Roy Lecollinet aura peut être plus d'avenir, si elle est capable de donner autre chose que des mimiques de poulasse); il faut dire que les dialogues qu'on leur fait dire sont tellement mauvais, résonnent tellement faux qu'il faudrait être Louis Jouvet pour s'en sortir. Il a pas d'enfants, Desplechin? Ou des petits neveux, au moins? Il sait pas comment on parle, à quinze ans, à Roubaix ou ailleurs?

Paul adulte est interprété par Mathieu Amalric qui est capable, lui, de nous faire croire à n'importe quel mauvais dialogue (id quand on voit passer très brièvement Eric Ruf qui interprète un des ados roubaisien arrivé à l'âge adulte!

Et n'oublions pas dans le grotesque la voix off qui surligne l'action. On voit Paul sortir? Une voix mélodramatique commente: "Paul ferme la porte. Il s'en va"....

Bref, en deux mots comme en cent, c'est nul. A fuir!!

Bon, je subodore que dans le même genre il va y avoir pire la semaine prochaine avec l'Ombre des femmes de Philippe Garrel, mais là comptez pas sur moi pour me dévouer...
jean l.
jean l.

177 abonnés 255 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 mai 2015
Trois souvenirs de ma jeunesse est émouvant, drôle, magnifiquement interprété et mis en scène
c'est le film le plus accessible d'Arnaud Desplechin, le plus abouti, et aussi le plus romantique
nikolazh
nikolazh

75 abonnés 1 060 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 27 mai 2015
Un film en 3 parties dont les deux premières sont inutiles et rallongent artificiellement le film sans y apporter le moindre intérêt, les faits qui y sont évoqués pouvant très bien être intégrées en courts flash-back ou même simplement évoqués au fil de l'histoire principale (la 3e partie, le cœur même du film). En résulte une impression parfois désagréable de film "d'auteur français" dans tout ce qu'il a de plus caricatural : mise en scène alambiquée, personnage exagérément hors norme, dialogues ennuyeux pseudo intello... Bref, tout ce qui aurait du être supprimé pour rendre le film plus lisible. Pourtant l'histoire en elle même - une histoire d'amour - est plutôt agréable à suivre et bien construite, pleine d'inventivité et avec un ton vraiment unique aux films de Desplechin qui n'est pas sans rappeler Truffaut, mais l'ensemble n'est pas assez épuré et on trouve le temps long (comme dans tous les films de l'auteur!) même si les acteurs sont extraordinaires et tirent vraiment le film vers le haut.
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