Depuis Chrysalis avec Dupontel en 2007, Julien Leclercq a su prouver son savoir-faire en matière d'action. Pour écrire un scénario et des dialogues, en revanche, c'est plus compliqué pour lui. Et sans faire attention, je viens de résumer Braqueurs. Oui, les fusillades sont intenses. Mais derrière, il n'y a aucune réflexion sur le milieu social dans lequel évolue tous ces voyous. Contrairement à La Mentale de Manuel Boursinhac, aux films de Nicolas Boukhrief ou à ceux de Jean-François Richet période Ma 6T va crack-er. Pourtant, il y aurait de quoi dire sur ces jeunes de banlieue. Pas tous au chômage et vivant chez leurs parents comme on pourrait le penser. Ils ont tous un travail. Ils sont même chef d'entreprise. L'un est père de famille. Mais inexplicablement, pour mettre du beurre dans les épinards peut-être, ils décident de braquer. Et de tout sacrifier. Est-ce que ça en vaut la peine ? Question purement rhétorique. Peut-être nostalgique de ce genre de rôle qu'il avait dans Nid de Guêpes en 2002, l'échirollois Sami Bouajila, qui a bien fait du chemin depuis, bouffe l'écran. C'est bien le seul d'ailleurs tant les autres, particulièrement les renois, se contentent de faire le minimum et d'aboyer leurs ordres les sourcils froncés. A l'image du film. Froid et sec mais ne racontant rien d'intéressant.
Le polar français, confié à des réalisateurs compétent, est capable de produire de très bons produits. J. Leclercq n'est pas un grand metteur en scène mais ça reste un technicien efficace, capable d'emballer des séquences d'action de manière correcte. Ce qui lui manque, c'est un peu plus de conscience dans les messages qu'il délivre. Ce film de braquage, se concentrant exclusivement sur des pourris qui braquent et des dealers qui commettent des horreurs, n'a jamais de contrepoint, légitimant presque les actions de ses "héros". Pour autant, tout n'est à jeter et ça reste bien fait, bien écrit, avec des personnages ayant une certaine consistance malgré une durée assez courte. Les acteurs sont à leur place et les scènes d'action dépotent pas mal en dépit d'un petit budget. Mais bon, clairement, le film ne peut se hisser à la hauteur des modèles revendiqués (l'inévitable "Heat"), qu'il se contente de copier mais qu'il ne surpasse jamais. D'autres critiques sur thisismymovies.over-blog.com
Évidemment, c'est très bien joué, et la mise en scène, assez nerveuse, prend aux tripes. Seulement voilà, question scenario, la trame est confuse et les personnage pas assez fouillé. Quelques incohérences altèrent la qualité de l'ensemble. Par exemple, comment une bande de braqueurs peuvent se doter de fusils d'assaut de l'Otan, modèle dernier cris, alors que la propre armée française en manque? Les braqueurs changent de véhicule assez souvent paraissant en avoir un stock infini. De même, dans les scènettes qui se succèdent sans transition, comme si le montage avait eu comme principal objectif de serrer le temps au maximum, on ne comprend pas pourquoi les trafiquants en veulent vraiment aux braqueurs, et pourquoi martyrisent-ils gratuitement leurs familles. Enfin, pourquoi et comment la police arrivent-elles immédiatement sur les lieux, même en pleine cambrousse? On passe sur les amourettes pas plus crédibles que le reste, entre une caïra et une pianiste de conservatoire. Le cinéma français sait marcher sur les plate-bandes hollywoodienne du film du genre, et y duplique les mêmes mécanisme et les mêmes défauts. On est loin d'Yves Boisset malheureusement.
Incroyable que des avis soit si positifs pour un film aussi.... des acteurs nuls, un scénario pourri, bref j'ai été le voir au ciné mes 4 potes ce sont endormis et je regrette de pas avoir fait pareil. Beaucoup de nanar sont bien plus sympa.
Doté de deux têtes d’affiche plutôt solides (Sami Bouajila et Guillaume Gouix), « Braqueurs » est un petit polar de gangsters nerveux et sans temps mort. Il n’offre certes pas une intrigue particulièrement originale, mais elle s’avère cohérente et prenante. La faible durée du film, une grosse heure vingt, permet d’éviter les longueurs qui auraient été préjudiciables à une intrigue où personnages et enjeux sont plutôt limités. Les scènes d’action sont tendues et au cordeau avec un brin de naturalisme qui évite de l’esbroufe à l’américaine. L’interprétation est posée et sans fioritures, ce qui évite, dans cet univers de criminels, les gimmicks et autres argots surjoués. Ce long-métrage ne révolutionne donc rien, mais s’avère un petit film sérieux qui permet de passer un peu plus d’une heure devant un spectacle distrayant, qui pourra à la limite même réjouir les fans du genre. A voir.
Voilà un bon petit film sombre et nerveux à souhait. La mise en scène est carrée, brute et répond parfaitement au réalisme voulu par Julien Leclercq. Aspiré dans cette spirale de violence, Sami Bouajila domine « Braqueurs » de la tête et des épaules.
Je sais pas comment on peut mettre 4 étoiles a ce film tant ya aucun scénario des acteurs qui surjoue et beaucoup trop court se sont clairement dépêcher de le faire leurs film
Le rythme et l'action sont ce qui nous tient en haleine dans ce film. On repassera pour la morale, ou le scénario dans son ensemble. Mais compte tenu, d'un film assez court, j'ai trouvé ça plutôt plaisant et divertissant.
Un film assez péchu et qui ne connaît que peu de temps morts. Hormis quelques rôles secondaires un peu médiocres qui ternissent le tableau, on ne s'ennuie pas, même si ce n'est pas très original.
je m'attendais a un navet, le genre de film daubé, misant sur le casting pour remplir les salles... Finalement une belle surprise, un bon film d'action, on ne s'ennuie pas, ca bouge... Jerome Pierrat en tant qu'aide scénariste a apporté beaucoup de réalisme et on trouve dans le film des clins d'oeil du livre de Redoine Faid ou du reportage "Caids des cités" ou encore David Saracino qui avais joué dans un film ressemblant, "la mentale" avec Samy Naceri ... le film est court mais c'est trés bien,une belle dose d'action ! c'est sympa de voir Kaaris Vraiment je recommande ! et bravo a Sami Bouadjelah !
LA DERNIERE COURSE. Un nettoyage à sec ou quelques balles s'égarent. Ca sent la poudre, ça siffle aux oreilles mais ça ne touche qu'à l'épaule. Un scénario baclé, relevé par une mise en scène agressive et nerveuse.
Un film qui se laisse regarder, Mais je n irai pas jusqu a le revoir une deuxieme fois. Film qui montre la decadence "possible" de gens des cites... Le rien n a perdre prime sur la raison.
Ce film efficace mais sans très grande originalité reprend avec réussite les habituels ingrédients du film de braquage à la française. On y voit les motivations quelque peu différentes des uns et des autres, ainsi qu'une part du quotidien des braqueurs de fourgons, entre banlieue et milieu ouvrier. C'est peut-être là que cette production se distingue légèrement des autres. Les acteurs sont exemplaires de sobriété, de même que les scènes d'action.