Thomas Litli creuse un nouveau sillon dans le cinéma français, celui du cinéma médical. Et à fortiori, qui de mieux placé que lui sachant que c’est un ancien médecin. Après le cas des hôpitaux avec leur surcharge de patients ainsi que le manque de personnel dans la bonne surprise que fut « Hippocrate » il y a un an et demi, le voilà qui se penche sur un sujet plus qu’intéressant : celui de la désertification médicale des campagnes françaises. Un sujet en or qui convoque encore une fois une veine sociale et semble donc entre de bonnes mains. Dommage, le résultat n’est pas toujours à la hauteur des attentes. On dit souvent que le passage au second long-métrage est ardu, et « Médecin de campagne » s’éloigne peut-être parfois un peu trop de sa thématique de départ et ne la creuse surtout pas assez pour être aussi réussi qu’« Hippocrate ». Les meilleurs moments du film sont ceux où l’on retrouve François Cluzet ou Marianne Denicourt avec leurs patients. Pourtant ce ne sont que de simples consultations filmées, mais elles regorgent tellement d’anecdotes croustillantes et de moments qui sentent le vécu qu’on en redemande ; surtout pour les quelques traits d’humour bienvenus qui les accompagnent. Malheureusement, elles sont très présentes dans la bande-annonce mais pas vraiment dans le film. Peut-être que le metteur en scène a eu peur de trop verser dans un aspect documentaire non désiré alors que celles-ci auraient fortement enrichi la thématique du long-métrage. A l’inverse, une grande place est donnée à la relation confrères/amis qui se noue entre les deux médecins. C’est admirable mais cela phagocyte trop souvent le vrai sujet du film et semble plus convenu. On apprécie que tout sonne si juste durant une heure et demie dans « Médecin de campagne ». C’est une chronique des plus réaliste qu’il nous est donné de voir mais une chronique qui a bien du mal à tenir sur la longueur. Tout cela a beau sentir le vécu ou le raconté plus que l’inventé, l’ensemble n’a pas la maitrise narrative que pouvait avoir le premier long-métrage du réalisateur. Mais le duo d’acteurs principaux et l’intérêt que l’on peut porter au sujet pallient à ces quelques carences finalement dérisoires et au manque d’aspérités général. On sent le format téléfilm à quelques reprises mais l’équipe aux commandes permet de renier ce sentiment à plusieurs reprises. Un second essai imparfait mais intéressant à défaut d’être aussi passionnant qu’il aurait du (et pu) l’être.
Pas de scénario. Lumière sans aucun relief. Fin ridicule. Pourtant le charme opère. Grace à ses comédiens, aux dialogues intelligents, aux personnages touchants, à une mise en scène tout en retenu et à une approche de ce métier de médecin de campagne loin des poncifs.
Je suis enchantée par ce magnifique film. Ce film est parfaitement maîtrisé : très bonne écriture, très bonne réalisation et très bonne interprétation. Tout ceci est très juste, émouvant, vrai, sobre, classique, délicat, touchant.
Ce film est un bon film. de Thomas Litli. Un peu moins bon que le précédent, le serment d'Hypocrate (je crois). Il y a plein d'anecdotes savoureuses. François Cluzet est excellent. Marianne Denicourt joue juste, mais ses lèvres refaites m'ont gêné (détail très personnel, j'en conviens). La maladie du médecin est cependant plombante, s'ajoutant à la fin de vie d'un patient de 92 ans, et d'autres anecdotes du même type. Même si tout cela est exact, c'est un peu trop.
J'aime l'idée, j'aime les acteurs, un peu moins le scénario, moins sa mise en forme cinématographique . Un écriture cinématographique qui manque de modernisme de long plans qui ne servent pas le film. Mais film a voir pour son interprétation.
Pas d'histoire, pas de rythme, pas de surprise, pas d'enjeu... Dans le genre, il vaut bien mieux voir ou revoir "La maladie de Sachs". Le film "tient" juste grâce au métier de ses deux interprètes principaux.
Bons acteurs, quelques très bonnes scènes, mais scénario mal ficelé. Dommage cela ne restera qu’un petit film. Thème intéressant mais mal filmé… on tombe dans une certaine caricature d’un médecin accroché à son « poste », un peu bourru, ne sachant pas communiquer… Le plus gênant est qu’on ne voit pas d’évolution dans la relation du médecin et de sa remplaçante… Ça manque de chaleur humain, d’échange de sentiment... Et que vient faire le fils dans cette histoire…
« Un film sans sexe, ni violence. » Voilà ce que ma (vieille) maman aime au cinéma. Aussi lui avais-je chaleureusement conseillé le dernier film de Thomas Lilti, le réalisateur du très réussi Hippocrate. Sans doute le sponsoring de France bleue avait-il endormi mon sens critique. Car ma bientôt octogénaire génitrice m’a sévèrement tancé pour mes conseils mal avisés : « Un film trop conventionnel, cousu de fil blanc, ennuyeux. »
Abonderai-je dans son sens ? Pas du tout. Rebelle je fus. Rebelle je reste. Toujours adolescent, je revendique le droit de désapprouver le goût de mes parents. Ce Médecin de campagne m’est apparu comme un portrait plein de tendresse d’un métier exigeant. Moins âpre que La Maladie de Sachs, l’excellent film de Michel Deville adapté du non moins excellent livre de Martin Winckler. Mais tout aussi intelligent. Décrivant avec finesse la grandeur et les servitudes de ce sacerdoce.
Thomas Lilti aurait pu se contenter de filmer François Cluzet, philanthrope et vieillissant, comme Michel Deville filmait déjà Albert Dupontel. Il leste son histoire d’un personnage secondaire, la trop sophistiquée Marianne Denicourt qui interprète le rôle d’un jeune médecin venant à la fois apprendre son métier et seconder un confrère malade. Cet ajout pourrait être fatal au film. Mais la délicatesse de la relation qui se noue entre les deux protagonistes, mêlée de respect et de désir, lui donne un charme durable.
Samedi 26 mars. Beau film touchant. Tout en nuance qui dévoile bien ce que peut être un médecin de campagne. Je l'ai trouvé un peu lent et pas très optimiste : une phrase de Cluzet résume bien le film. De mémoire : un médecin répare les couacs de la nature sans jamais guérir complètement car la fin reste toujours la même. C'est un métier qui est fait dans la douleur et l'angoisse.
Après la jolie découverte que fut celle d’Hippocrate, Thomas Lilti confirme avec ce nouveau long qu’il est capable de saisir mieux que quiconque l’atmosphère d’un lieu, les difficultés d’un métier (en l’occurrence celui de médecin ici) ou encore la psychologie des personnages sans avoir besoin d’en faire des tonnes en matière de dialogues. Ici, il parvient à dresser un portrait attachant de ces fameux déserts médicaux qui, pourtant, ne sont guère éloignés de la capitale. On est notamment à une centaine de kilomètres vers la Normandie, l’un des déserts médicaux les plus graves et cela est magnifiquement retracé par le réalisateur. On apprécie également son regard juste et toujours bienveillant envers les petites gens. Jamais de condescendance dans son approche, et cela se retrouve également au niveau de ses personnages. Du coup, il atteint une forme d’émotion pure qui finit par emporter l’adhésion, d’autant que tout ceci est magistralement servi par des acteurs formidables. Marianne Denicourt est très juste, même si elle ne vole pas la vedette à François Cluzet qui est très convaincant en rangeant au vestiaire ses habituels tics pour rester dans l’intériorité de son personnage. Il en est bouleversant en ne faisant, en apparence bien sûr, pas grand-chose. Il confirme son statut de grand acteur et le film lui doit énormément.
Je suis fan !!! Thomas Lilti revient avec un film à la hauteur d'Hippocrate, il se surpasse même. 1h40 d'émotion et de rire. Cluzet et Denicourt sont parfaits. On ressort plein d'espoir et avec l'envie d'aider son prochain
Un bonheur !! Un film important (je dirais même nécessaire) qui réussit à être émouvant et drole à la fois. Cluzet est extraordinaire, on a envie de l'avoir pour médecin. Je recommande vivement ce film! Un vrai feel good movie
film sur un sujet bel et bien réel qui est de plus en plus répandu actuellement et ne s'améliora pas malheureusement sur l'absence de plus en plus des médecins de campagnes comparé à ceux du milieu urbain ou hospitalier. pas mal mais un peu trop lent voir mou manque juste un petit peu de mouvement , pas assez poussif par rapport à dernièrement "hippocrate" qui été largement meilleur car il y avait beaucoup plus de cadence.je suis donc un peu déçu même ma mère l' a aimé sans plus ni moins.