3405 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
362 critiques spectateurs
5
43 critiques
4
121 critiques
3
128 critiques
2
51 critiques
1
16 critiques
0
3 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Critik D
175 abonnés
1 103 critiques
Suivre son activité
3,5
Publiée le 15 avril 2016
Un film traitant de la problématique du manque de médecin de campagne... Mais en même temps de la difficulté de ceux qui sont en poste d'accepter de "lâcher" leur patient. Mais également de l'humanité dont fait preuve la campagne en comparaison de la vie citadine. Un film intéressant, qui nous fait passer un bon moment et démontre assez bien cette problématique actuelle. Et les idées reçues sur la campagne. Le film est plutôt drôle, et on s'attendrit à plusieurs reprises sur ce que traverse les patients et on a beaucoup d'empathie pour eux. La réponse des médecins est bien souvent adaptées. Le duo formé entre François Cluzet et Marianne Denicourt fonctionne bien à l'écran, on croit en leur amertume du début puis à leur complicité à la fin du film. Un long métrage plutôt réussi qui nous fait passer un bon moment tout en relayant un réalité alarmante.
Auteur et réalisateur de l’excellent « Hippocrate », Thomas Lilti revient avec un nouveau film « médical ». Sauf qu’il ne s’agit plus d’un interne à l’hôpital mais d’un généraliste à la campagne. Dr Werner (François Cluzet, hyper crédible) exerce son métier sacerdoce dans un petit cabinet où il alterne consultations et visites à domicile à un rythme épuisant. Malgré la tumeur qui lui ronge le cerveau, il refuse de lever le pied en dépit des injonctions de son cancérologue. Un jour, pourtant, débarque Dr Delezia (Marianne Denicourt, parfaite), une ancienne infirmière, nouvellement médecin, venue lui prêter main forte. Très réaliste dans sa description de la médecine rurale (on pense à « La Maladie de Sachs », le beau livre de Martin Winckler, adapté au cinéma par Michel Deville en 1999), le film rend un vibrant hommage à ces hommes et ces femmes qui vivent leur métier avec passion et abnégation. Corvéables à merci, ils répondent présents à n’importe quelle heure du jour et de la nuit, la conscience professionnelle vissée au corps et au cœur. C’est aussi, bien que Thomas Lilti s’en défende, un film politique qui évoque en filigrane les déserts médicaux et leurs conséquences délétères sur les populations paysannes. Mais MÉDECIN DE CAMPAGNE est surtout le portrait sensible et complexe d’un homme souffrant, buté et pétri de contradictions. La description de sa vie au quotidien, son isolement, son environnement, ses doutes et ses questionnements m’ont captivée de bout en bout. Les relations avec ses patients, riches, douloureuses, parfois inextricables, sont décrites avec beaucoup d’humanité et de finesse. Les liens intenses qu’il tisse avec sa consœur, entre séduction passive et mise à l’épreuve, évitent toutes les facilités qu’on pouvait craindre dans ce genre de confrontation. Un film subtil que je vous recommande.
Un petit plaisir bucolique, plein de charme. Une petite histoire, un moment de vie crédible car très bien joué et filmé sobrement. Il ne faut pas bouder son plaisir.
Ce film est un concentré d'humanité, une incursion dans le quotidien d'un médecin de campagne. Mélangeant humour, tendresse, drame et réalité, cette histoire nous emporte et nous émeut. Belles performances de François Cluzet et de Marianne Denicourt.
Thomas Lilti est moins inspiré dans ce film que dans "Hippocrate". La vie quotidienne du médecin, entre cabinet et visite à domicile, est bien rendue avec le côté social du métier et un François Cluzet convaincant. Par contre sa maladie, son entente avec sa collègue et le reste de l'histoire ne fonctionnent pas vraiment. On a droit, comme dans de nombreux films qui parlent des zones rurales, à la fête country, à l'idiot du village ... Quelques bons moments cependant, mais sur le même sujet, il vaut mieux revoir "la maladie de sachs".
Même si parfois le scénario est téléphoné, les acteurs, dont François Cluzet, défendent très bien ce film. Marianne Denicourt apporte sa féminité dans ce métier encore "trop" masculin.
La médecine de campagne est très bien décrite dans ce film de Thomas Lilti qui a également réalisé, entre autre, "Hippocrate".
J'ai apprécié la vision de ce médecin de campagne qui est investit d'une mission, plus que médicale.
Bien mais sans plus. Cluzet toujours excellent, mais le scénario est cousu de fil blanc, aucune surprise. Le métier de médecin de campagne est bien présenté. Un peu plus qu'un bon documentaire sur le sujet, mais beaucoup de bons sentiments.
Excellent film sur la vie difficile d'un médecin de campagne qui ne compte pas ses heures et qui est toujours disponible lorsque l'on a besoin de lui, dans ce cas là, la tâche va être plus difficile encore vue sa situation personnelle. Les deux acteurs principaux sont excellent, ils nous font réellement plongé dans l'univers du quotidien d'un médecin de campagne, j'ai vraiment l'impression de reconnaître mon médecin personnel,qui ne tarit pas d'effort,il travaille jusqu'à épuisement pour faire plaisir aux patients. Je tire mon chapeau à tous ses médecins qui chaque jour travaillent comme des fous pour nous citoyens de la campagne et de la ville.
Thomas Lilti où le cinéaste du monde médicale français. Encore une fois, même si aucun film est nécessaire à proprement parlé, ce film à une âme qui doit interpeller. Comme "Hippocrate", on est en immersion complète dans le corps à corps avec le patient, à cheval sur les contraintes administratives d'un côté, et l'extrême sans-froid que doit faire preuve cette profession, tant elle est nécessaire. Et "médecin de campagne"est beaucoup plus complet de ce point de vue là. On voit bien plus que des médecins, mais des confidents à soucis. Il y a une dose de psychanalyse et surtout beaucoup de bon sens. La relation Cluzet-Denicourt, n'est sensuelle qu'à l'effleurement de deux chairs, et rien de plus. C'est dire si on assiste à un tour de force. L'émotion y est, le film doit rassembler.
Le réalisateur fait le grand saut passant de l'hôpital à la vie de médecin dans un milieu rural, bien lui en a pris. Le film sonne juste, sans exagération avec une ou deux pointes mélo mais nous sommes au cinéma.
Un bon film à voir pour découvrir ce milieu qui tend à disparaître.
Le Dr Werner, la cinquantaine bourrue, est un médecin de campagne à l’ancienne. Il sillonne les routes du bocage normand sans compter son temps, ni ménager sa peine. Quand il ausculte, il écoute aussi les âmes, et quand il « répare les conneries de la nature » il le fait avec bienveillance. Son rôle social vaut autant que ses diagnostics. Mais quand il est lui-même atteint d’une tumeur et contraint d’accepter une remplaçante, Jean-Pierre a du mal à accepter la situation. Au point d’accueillir Nathalie avec condescendance et méfiance. Le second film sur la médecine de Thomas Lilti repose sur un double registre. A commencer par le problème de déserts médicaux qu’il a fréquentés lorsque, jeune médecin, il effectuait des remplacements en milieu rural. La restitution qu’il en fait est donc d’une parfaite vérité. Même si sa radiographie de la campagne peut faire parfois un peu trop « cliché », justement. Sur cette trame, il a greffé une jolie histoire de transmission et de passage de témoin. On pressent très vite que les rapports initiaux des deux toubibs vont se modifier du fait de la maladie. Mais c’est toute l’habileté du film de ne pas tomber dans le mélo attendu. On pourra toujours reprocher à ce Médecin de campagne de bourrer ses ordonnances de bons sentiments. Il n’empêche, le film est bien écrit et ses prescriptions font du bien. Il est plein d’humanité, touchant et drôle par la grâce d’un superbe duo d’acteurs, davantage que par son scénario. François Cluzet avec son mélange de gravité et de légèreté et Marianne Denicourt pour l’empathie dégagée par son regard et son sourire, ont très largement leur part dans sa réussite. Sans que les seconds rôles soient en reste.
Un métier humain certes mais pas un film c'est sûr. Tendance ras des pâquerettes, plat comme une sole, long, ennuyeux et Inintéressant. Tout juste un témoignage et un hommage à cette profession noble.
Film vraiment très ordinaire, un peu mièvre sur les bords. Pas d'intrigue, on sait à l'avance comment ça va finir, pas très bien joué, accumulation de clichés sur la campagne... Pas désagréable à regarder, on passe globalement un moment sympathique, mais plutôt du niveau d'un téléfilm de TNT du lundi soir.