4020 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
459 critiques spectateurs
5
73 critiques
4
166 critiques
3
121 critiques
2
59 critiques
1
27 critiques
0
13 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Éric De Larmor
20 abonnés
96 critiques
Suivre son activité
5,0
Publiée le 24 septembre 2015
Immense Catherine Frot, admirables André Marcon et Denis Mpunga, génial Michel Frau. Les autres acteurs s'élèvent au niveau de leurs immenses partenaires. Ce film mérite les César de toutes les catégories long métrage, les César pour les acteurs. Ce serait un scandale que cette production ne soit pas sacralisée en février 2016 !!!
Chanter est pour Marguerite à la fois souffrance et bonheur, un remède à sa profonde solitude, une tentative désespérée de gagner le cœur d'un mari qui ne sait pas toujours s'il a envie de fuir ou de la protéger, une nécessité pour se sentir vivre, pour ne pas sombrer… Il y a quelque chose de grandiose, de drôle et de tragique dans cette obstination à ne pas voir, à ne pas comprendre les réactions d'un entourage où toutes et tous sont complices du mensonge ambiant.
Catherine Frot impose comme une évidence une Marguerite merveilleuse de candeur, touchante de sincérité parmi une société de profiteurs et de cyniques où chacun triche, trompe, trahit… Fatalement le film est ponctué de quelques grands airs, parmi les plus audacieux du répertoire classique, et si on est d'abord ahuri par cette voix qui déraille, on en arrive à écouter avec curiosité puis on finit par se laisser convaincre et profondément émouvoir par l'expression de cette passion qui autorise toutes les audaces.
un beau film au scénario riche et à la mise en scène inventive porté par une interprétation magnifique ,catherine frot pour laquelle j'étais allé voir le film et qui sublime son rôle par son charme ,elle est tout à la fois drôle ,émouvante,pathétique . sans oublier les excellents michel fau et andré marcon et tous les autres
Une critique mitigée même si l'interprétation magistrale des acteurs nous emmène facilement dans l'univers de Marguerite ! Venez lire la critique sur notre site en suivant le lien !
Film fin, drôle et poignant. Intrigue originale et mise en scène flamboyante signée Xavier Giannoli. Catherine Frot en diva chantant faux est au delà de tout superlatif tant sa prestation est juste. Courez voir ce film touchant et irrésistible.
Le premier mot qui me vient à l’esprit, après la projection de ce film : ennui. Le second : Long. Dans mon oreille brisée par la voix de Marguerite, tout au long, de ce long, long film, sans fin, récurrent, répétitif dans ces scènes, j’avais le rire de Wolfgang, dans le film Amadeus de Forman. L’apogée de ma souffrance fut pour Maria Callas. Les deux acteurs qui sauvent ce film, sont : Michel Fau, dans le rôle d’Atos Pezzini et celui qui mérite un prix d’interprétation : Denis Mpunga, dans le rôle de Madelbos. Je comprends mieux pourquoi Catherine Frot court tous les médias. Ce film est d’un barbant phénoménal
C'est un bon film mais j'espérais un peu plus. Un bon moment sans gros éclat de rire ni larmes aux yeux. Un moment agréable tout de même grâce au jeu de Marguerite qui est t'es douée dans son rôle de bourgeoise follement sentimentale.
Une tragédie pleine de sensibilité, de subtilité, de réalisme de finesse.. les mots me manquent pour décrire les émotions, la "navrance", la tendresse qui m'ont traversée en regardant ce film. Un seul reproche technique le "play-back" pas très réussi pour certains acteurs et l'outrance de la dissonance.
Succès surprise de la fin d'année 2015 dans lequel je me suis plongé à reculons et qui ne l'ait pas pour moi. Ne sachant à quoi m'attendre et ne restant que très peu réceptif au type de musique proposé ; mais je suis ouvert à tout, alors pourquoi pas. Mais de quoi parle le film ? Des caprices d'une grande bourgeoise un brin folle, couvert par son désargenté de mari et amoureux. Et tout le film tient dans son premier quart d'heure : tout le problème est là. On attendait une explosion ou, mieux, un revirement de situation : rien. Tout juste l'esquisse d'une critique qui n'aboutira jamais. Le film est rectiligne et le scénario n'apportera aux spectateurs avec un peu d'imagination que ce à quoi ils s'attendaient : jamais une montée en puissance de l'histoire, une intensité dramatique où des émotions pour relever la sauce. Rien de rien : et sur deux heures de temps !!! La réalisation est par ailleurs à l'avenant : guindée et inexpressive, à peine sauvée par quelques plans noyés dans un ensemble bien terne. J'ai trouvé que le film n'avait rien à nous offrir et se contentait de broder sur sa géniale idée de départ jusqu'en un final des plus attendu. Si les acteurs n'ont aucun reproche à se faire, c'est leurs personnages qui ne sont pas à la hauteur ; car à part le mari et le prof, les seconds rôles resteront très effacés et la pauvre cantatrice est plus proche du vrai ridicule que franchement touchante. Ou alors je confond la vraie lâcheté avec la fausse empathie. On retiendra seulement la photo sublimissime, racée et délicate qui dénoterait presque... Mais malheureusement le réal n'a pas poussé le truc assez loin ou l'empathie, l'émotion... auraient du gagner le spectateur ; mais ce n'est pas le cas. M'a déception de ce début d'année.
Je dois dire que je n'étais pas tres motivée par ce film et son sujet . Et Finalement devant les critiques très positives je me suis décidée à aller le voir .....et je n'ai pas aimé...Catherine Frot y est magnifique et l'étoile est pour elle. Sinon je n'ai pas aimé l'ambiance glauque , nauséabonde , malsaine à tout point...un film bizarre , indéfinissable et dérangeant ...tout sauf une comédie meme si certains rires fusaient dans la salle ....franchement rien ne pretait à rire.....
"Ah je ris de me voir si belle en ce miroir, est-ce toi, Marguerite, est-ce toi ? Réponds-moi, réponds-moi ! Réponds, réponds, réponds vite !" Comment ne pas songer ici au célébrissime "Air des bijoux" du "Faust" de Gounod ? Notre "Marguerite" (baronne Dumont, la cinquantaine), mettra plus d'une heure et demie, devant la caméra de Xavier Giannoli (sur deux heures de film), à s'y regarder, devant le miroir (en l'espèce une psyché), en s'ouvrant au monde, sous la férule du très singulier "Atos Pezzini" (Michel Fau, remarquable - qui d'autre aurait pu, d'ailleurs, être distribué dans cette partie ?). Mais c'est bien tard.... Et le destin de l'héroïne tragique est déjà scellé... Catherine Frot excelle dans ce portrait de femme solitaire (bien que très entourée, apparemment - fortune oblige) en quête de l'amour d'un mari (André Marcon) indifférent (et qui a su séparer intérêts et inclinations), et qui ne (sur)vit que pour la musique, à laquelle elle sacrifie au quotidien, des heures durant, ignorant (?) qu'elle chante aussi faux que possible....
Tous les gens qui ont travaillé dans le monde de la musique classique, connaissent l'étonnante histoire de Florence Foster Jenkins. Xavier Giannoli assez bêtement enlève tout le délire absurde de cette histoire, pour la transformer en un film pathétique et moralisateur. Ainsi nos successeurs espiègles ne pourront plus faire des blagues aux profanes trop compassés (très présents dans l'univers de la musique classique) sur les "performances" vocales de la "chanteuse". Mais si le monde du cinéma veut faire une critique sociale de l'insensée histoire de Florence Foster Jenkins, il devrait s'analyser lui-même. Combien de "fils de" et "filles de", qui n'ont aucun talent, squattent-ils les rôles dans le cinéma français ? Le pire étant qu'ils sont encensés par la critique. Et oui la place est bonne ! Pourtant c'est le même problème d'une caste qui grâce à son système oligarchique, sa domination sociale, capte les rôles au cinéma. Le cinéma pourra-t-il un jour affronter ses problèmes d'endogamie ?
Une bonne surprise pour ce film et ce personnage atypique attachant drôle et pathétique à la fois. Catherine Frot incarne a merveille Marguerite, elle a ce petit brin d’originalité naïve qui la rend crédible. Mais les rôles masculin ne sont pas en reste, notamment le prof de chant qui découvre l'ampleur du désastre...
chanter juste n'est pas le fort de Marguerite... mais persuadée de chanter comme une grande diva de l'opéra elle emoit e fait rire le spectateur sur la scène jusqu'au tomber du rideau .
Très belle mise en scène, musiques lyriques, (souvent assorties du délicieux grésillement du diamant sur le sillon du vinyle), interprétations inspirées du trio Frot, Fau (le professeur) et Mpunga (le serveur). En somme une belle réalisation, certes faite pour plaire au plus grand nombre, mais qui a le mérite de ne pas faire regretter le prix de la place. L'intérêt du film réside sur le constat des rapports humains souvent hypocrites ou faux (parfois pour ne pas offenser ou blesser), et l'impact que peut avoir de ne pas dire la vérité, ou de la dire. On pense à un cas psychiatrique (quand même), jusqu'à la fin du film, étonnante, qui livre une toute autre approche. On redécouvre aussi le charme d'une époque plus jeune d'un siècle que la nôtre. Deux bémols : des longueurs sur des personnages secondaires qui manquent d'épaisseur (les jeunes qui piétinent dans leur rôle de têtes à claques) . Le second : il semble que la scène finale soit une pure invention du réalisateur, ce qui change beaucoup de choses sur l'approche de la personnalité de cette tragi-comique diva.
Xavier Giannoli nous offre un film rare, dont on n'a pas l'habitude tant le cinéma français se cantonne à des mises en scènes moroses sans finesse. Ici, tout est juste. De l'interprétation de chaque comédiens, aux dialogues ciselés en passant par les très beaux décors et cette magnifique photographie. Tout est beau, notamment l'interprétation exquise de Catherine Frot qui est attachante comme un personnage cinématographique ne l'a jamais été. Très sympa également de découvrir Michel Fau dans ce rôle de répétiteur loufoque, méchant et simplissime. Marguerite est le chef d’œuvre français de l'année.