Un film de commande réalisé par un tâcheron mais qui, à l'image de son modèle, remplit son objectif : divertir. Finalement une série B tout à fait honnête avec de bonnes scènes d'action et quelques retournements de situations.
sleepless recycle des stars du hip hop (J. Foxx, T.I.) sur un scénario calibré et confus. ripoux à tous les étages, monde de la drogue... le film réserve pas mal de combats, de poursuites et bon nombre d'incohérences. un thriller d'action comme il en existe des centaines.
Remake US du polar français "Nuit Blanches" avec Tomer Sisley, Sleepless est rythmé avec de bonne scènes de combats et des courses poursuites bien réalisées. Jamie Foxx est comme à son habitude dans le ton et permet de donner un intérêt à ce film. Au final, un polar classique pour passer du bon temps mais avec tous les défauts de ce genre de films : Scénario limité et renversement abracadabrant (Ah ... la mère qui s'initie à la fin ...) , second rôle stéréotypés en méchant de la mafia....
Considérer un remake avec condescendance en arguant que l’auteur emprunteur a fait preuve de moins de créativité est stupide. Certains remakes sont tout aussi originaux, et créatifs, que leur modèle de départ. Certains sont parfois même supérieurs. C’est le cas de « Sleepless » par rapport à « Nuit Blanche ». Le film français, l’originel, accroche de manière très dynamique pendant toute la première demi-heure. Hélas, très vite après, il s’embourbe lourdement. Il en devient tellement soporifique, que l’on désespère qu’il finisse pour abréger la souffrance que procure son l’ennuie. La cause revient à de nombreux choix, très malheureux de Frédéric Jardin. En premier lieu, celui de faire découvrir trop tôt le ripoux dans l’histoire. En second lieu, l’étirement excessif par le réalisateur de certaines scènes de bagarres, sans compter la pauvreté des dialogues, ainsi que les nombreuses incongruautés scénaristiques. Tous ces choix sont autant de balles que Jardin se tire dans le pied. S’il s’est contenté de « pomper » tous les ressorts dramatiques importants de Nuit Blanche, Baran Bo Odar a repéré astucieusement les défauts du film français, les a évités soigneusement, et s’est ingénié à ajouter de la substance là où il y avait inconsistance. Ainsi la relation du héros avec son fils, ainsi que celle avec son ex, sont plus subtilement exposées. Les bagarres sont mieux rythmées dans l’intrigue et bien mieux chorégraphiées. Pour ce qui est aussi des performances des acteurs, celles de nos amis ricains sont un cran bien au dessus de celles des français. Quand aux contours psychologiques des malfrats et les dialogues, ils sont sont incontestablement mieux travaillés dans "Sleepless". Pour couronner le tout, le réalisateur Suisse se permet même d’ajouter, à la fin du film, une amorce laissant supposer une suite possible. A noter cependant, un point commun, entre le Suisse et le Français : leur bonne maîtrise des séries polar télévisées. En témoignent les très solides épisodes de Braquo, pour Jardin, et les excellents épisodes de Dark, pour Odar.
On ne va pas se mentir, rien de nouveau dans ce film de flics et truands immergés sur le marché de la drogue. C’est plutôt dans le scénario bien ficelé et la mise en scène très nerveuse que le plaisir du spectateur se verra assouvi. Les changements de situations entre flics intègres ou véreux, police des polices intègre ou véreuse, truands et intermédiaires qui se trompent mutuellement, se trahissent et se mettent sur la figure noient le tout pour un spectacle de poursuite et bagarres avec des incohérences et une rapidité qui empêche de trop réfléchir. Le héros a pris un coup de couteau dans le ventre dès le début mais forcément on connait la fin… puisque c’est un héros.
Remake du film français Nuit Blanche, si vous cherchez un élément de comparaison dans cette sobre bafouille, ,il n'y en aura point. Non, pour ma part, j'ai visionné Sleepless sans aucune attente particulière. Jamie Foxx et surtout Michelle Manoghan me suffisaient amplement. Je savais que je n'allais pas me prendre la tête et je pense que cet état d'esprit y est pour beaucoup dans la note.
Sans rien révolutionner, cette histoire de flics ripoux et de mafieux au sein de Las Vegas tient la route dans son ensemble grâce principalement à son rythme et l'urgence constante de la situation une fois les enjeux posés. On est loin de voir évoluer les acteurs dans leur meilleur rôle mais ils font le travail. Les méchants sont très méchants. Les gentils par forcément gentils et on navigue au début sur une petite zone de floue quant à la résolution du problème majeur du film et le double-jeu des personnages. Bon ça ne tient pas bien longtemps on se l'accorde car franchement, à quoi servirait certaines personnes sinon ? Mais, c'est plaisant. L'étau se resserre doucement, les esprits s'échauffent et on attend que ça dérape.
Et soudain, une voiture rouge !
Jusqu'ici, le film s'avérait sympa, pas mal dirais-je, mais d'un seul coup, soit le réalisateur s'est aperçu qu'il restait du budget et qu'il devait absolument le dépenser pour espérer avoir la même chose la prochaine fois, soit le studio est passé dire bonjour et a un peu beuglé quand il s'est aperçu que "c'était bien beau tout ça, les combats à mains nues, ok, mais que depuis la scène d'ouverture ça manquait quand même d'ampleur, ah oui, et de sentiments". Donc une voiture rouge et, à partir de là, ça décide de flamber dans la dernière partie. C'est l'opulence, la tartine beurre/Nutella, la chantilly sur le cheese cake, la bride est lâchée et les chevaux s'emballent et moi, ben j'accuse brusquement le coup du trop plein. Ce qu'il restait de tension s'évapore dans un festival de démesure et de destruction jusqu'à l'inévitable happy-end sorti de nul part. Bim bam boum. Une petite blague, un petit message pour ceux qui n'aurait pas compris qui est vraiment gentil et qui ne l'est pas. FIN. ...
Le scénario aurait pu être bon sans ses multiples incohérences. Les scènes de combat sont correctes. Jamie Foxx est bon. Mais le manque de crédibilité et l'accumulation de personnages débiles rend le film inintéressant à souhait. La drogue passe par le casino pour une raison mystérieuse. L'agent Bryant (Michelle Monaghan) a l'intuition d'un poulpe. La femme du héros (Gabrielle Union) ferait mieux de s'occuper de ses patients plutôt que d'appeler son ex sans arrêt. La conclusion fait pitié, à tel point qu'on se dit : tout ça pour ça ?! Seules les vues aériennes de Las Vegas peuvent avoir un semblant d'intérêt. C'est quand même curieux chez les Américains, cette manie de mal reprendre les films français...
Un polar sec et nerveux, mené tambour battant qui à défaut de faire dans la vraisemblance présente une intrigue de série B mais qui ne manque pas de suspense. Porté sur les épaules solides de Jamie Foxx, le film bien que prévisible demeure bien troussé et efficace sans être mémorable.
Un scénario (remake de "Nuit blanche") relativement pauvre (et encore plus revu et corrigé de cette façon), une mise en scène des plus banales, des dialogues ridicules et un jeu d'acteurs minable pour des personnages clichés (la flic incarnée par Michelle Monaghan est tout bonnement insupportable), "Sleepless" a tout du film raté et ringard, semblable à un énième direct-to-dvd d'action, et ce n'est pas Jamie Foxx qui nous contredira là-dessus, démontant lui-même (et à juste titre) son propre film.
Une série B on ne peut plus classique, qui n'invente rien et à un méchamment goût de déjà-vu dans toute ses scènes et intrigues que le scénario tente de mettre en place. Alors certe il s'agit d'un remake, mais ici le film manque cruellement d'identité, et risque d'être vite oubliés malgré son duo d'acteurs relativement satisfaisant. Bref il en résulte un film d'action banal qui ressasse des thèmes 1000 fois abordés ailleurs en mieux et qui n'évite pas les clichés du genre.
« Sleepless » est un petit polar d’action sans grande ambition et nanti d’un casting plutôt solide (Jamie Foxx, Michelle Monaghan, Dermot Mulroney et David Harbour (« Stanger things »)). Situé à Las Vegas et dans un dispositif digne du théâtre classique (unité de temps, de lieu et d’action), le film suit un flic dans une nuit de folie (d’où le titre, sans sommeil/nuit blanche) qui après avoir volé la drogue d’un puissant cartel doit, au plus tôt, la rendre sous peine de ne jamais revoir son fils (en tout cas vivant). On le voit l’intrigue est finalement simple (même si on la complique avec une fic tenace et des policiers corrompus) et l’ensemble n’est qu’une excuse pour faire se succéder beaucoup de courses poursuites, de bagarres et de fusillades. C’est donc un produit hollywoodien classique qui ravira les fans d’action et ceux qui veulent profiter d’un divertissement sans grand investissement intellectuel. Les vrais cinéphiles en seront eux pour leurs frais.
Même si "Sleepless" présente un air de déjà-vu, Baran bo Odar parvient à donner du rythme à ce jeu de traque. C'est bien mené et Jamie FOXX assure le show en policier infiltré.