Brimstone
Note moyenne
3,8
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285 critiques spectateurs

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Kilian C.
Kilian C.

41 abonnés 47 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 mars 2017
Alors que Liz mène une vie tranquille avec sa famille dans l'Amérique de la fin du 19eme siècle, l'arrivée d'un nouveau prêcheur va tout remettre en question. De sa vie de mère à sa jeunesse, nous allons ainsi découvrir au cours de 4 chapitres, représentant des moments clés de sa vie, pourquoi cette rencontre entre ces deux personnages a tout bouleversé.

Brimstone est donc une fresque sombre nous racontant l'histoire d'une poursuite infernale qui va nous faire traverser l'Amérique en découvrant des lieux avec des modes de vie, des mœurs et des cultures différentes. Tout au long de ce parcours, la seule constante va être la persistance d'images dures dues à une violence froide, omniprésente tout au long de ce rétropédalage narratif.

En salles depuis mercredi 22, Brimstone avait déjà agité le monde cinématographique suite à la classification du CNC comme un film déconseillé aux moins de 16 ans. Classification très restrictive, le distributeur avait même adressé une lettre ouverte à l'institution afin de dénoncer cela. Compte tenu des sujets traités et de la violence affichée, cette classification ne semble finalement pas si choquante. À en voir le remplissage de la salle aux Halles un vendredi midi, Brimstone devrait toutefois réussir à trouver son public en salles, et c'est tout ce que je lui souhaite !

Car oui, Brimstone est un film dur et violent (ce qu'on ne peut pas contredire), mais ce n'est pas que ça. En effet, la principale audace de ce film est le sens de la narration à revers (ainsi que les différentes thématiques abordées qui donnent ce caractère grave). À chaque acte, nous allons donc remonter dans le temps et découvrir progressivement une nouvelle clé de l'énigme. Tout cela dans le but de comprendre le mystérieux lien qui unit les deux héros principaux de ce duel sublimé par les acteurs (Guy Pearce et Dakota Fanning).

En utilisant une narration par chapitre, le risque encouru d'avoir des chapitres inégaux était grand. Mais ces 4 tableaux réussissent l'exploit de maintenir une pression constante : le film ne connaît pas de ventre mou et nous maintient dans l'attente de la révélation finale. Coup d'audace de la part du réalisateur, le résultat donne un film sombre qui devrait rester un des films marquant de ce début d'année.
commando
commando

2 abonnés 4 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 18 février 2021
J'ai rarement était autant dégouté d'un film. A part la musique qui est vraiment très bonne. Le montage qui se veut lent rend juste le film plus long pour absolument rien. De la violence gratuite partout, où est la limite du raisonnable ?
Il manquait juste un viol d'un nouveau né et on avait fait le tour de toutes les horreurs.
Un film absolument inutile.
Un seul mot: Dégout !
Karim A.
Karim A.

48 abonnés 616 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 mars 2017
Brimstone reprend les codes du film Retour à Cold Mountain,
il est en 3 parties qui explique la relation du révérend et de l'héroïne Dakota Fanning.
Ce film est d'une violence psychologique et humaine incroyable.
Personne n'y est épargné, hommes, femmes, enfant et animaux.
Les thèmes du film sont spoiler: la prostitution, l'inquisition de par la folie du révérend, des acte de torture et de barbarie, la pédophilie, la pendaison, les duels au pistolet, les coups de fouet, le viol

Ce film est un cycle comme dans Retour à Cold Mountain, la femme souffre, la mère de famille souffre,
la fille souffre, la petite fille souffre, qu'en sera t-il pour les filles descendantes ?
Si vous êtes fragile sentimentalement, si vous ne supportez pas de voir des actes de tortures et de barbarie ne regardez surtout pas ce film.
L'Info Tout Court

467 abonnés 1 025 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 mars 2017
Sublime noirceur. L’histoire fait partie de celles dont on connaît déjà la fin, sans, pourtant, pouvoir en imaginer le déroulement. On est plongé dans une ambiance sinistre, malsaine et angoissante, chapitrée à la Tarantino pour en aiguiser le suspense. Impossible de ne pas se laisser emporter par cette obscurité, tant elle est forte et intense. Avec une Dakota Fanning au mutisme magnétique, pourchassée par un Guy Pearce, glaçant de monstruosité. Véritable révérend luciférien doté d’une créativité sans faille dans l’abominable.
Vinz1
Vinz1

277 abonnés 2 853 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 août 2017
Mon Dieu, quelle noirceur, mais surtout quelle puissance ! Superbe film sur une jeune fille devenue femme trop tôt à cause d’un père emporté par sa folie religieuse. Les acteurs sont magnifiques que ce soit les deux interprètes de Johanna ou bien Guy Pierce dans le rôle du révérend, ils portent véritablement le métrage vers les cimes d’un nihilisme sans retour. C’est très fort et malgré une violence visuelle inouïe (souvent envers les femmes) pour ce type de productions, on ne peut s’empêcher de regarder tellement on est happé par le sort inéluctablement tragique mais ô combien épique de Johanna.
Beatrice D.
Beatrice D.

42 abonnés 180 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 mars 2017
Ce film est génialement monté, l'ambiance y est Tout en nuances ....à la fois douce mystérieuse
et violente. Réalisation et interprétation au top niveau. A voir absolument en vostfr. C 'est mieux

Je recommande et ne comprends pas les critiques négatives ? Il n'y a pas de longueur au contraire
On est tenus en haleine pendant plus de 2 heures.
4.5/ 5.
Mirobole Pancrate
Mirobole Pancrate

49 abonnés 282 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 20 novembre 2019
Totalement excessif sans aucun fondement, à la manière d'un Bone Tomawhak, on oublie la qualité du récit pour privilégier une esthétique devenue monnaie courante et caler des scènes gore. Le tout sous couvert de dénonciation d'intégrisme chrétien. Quelle audace! Si Guy Pierce n'a toujours pas de charisme, Dakota Fanning est totalement bluffante et récolte une de mes deux étoiles.
FlecheDeFer ..
FlecheDeFer ..

51 abonnés 383 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 mars 2017
Acteurs formidables, sujet osé, photographie superbe: un film singulier qui vaut vraiment le détour. C'est long mais c'est justifié et le déroulement inversé donne toujours des effets intéressants, comme c'est le cas ici. On reprochera quand même au film un côté outrancier dans la noirceur qui finit par devenir too much (la fin, vraiment de trop...) et certaines scènes tellement ouvertement scénarisées qu'elles finissent par en devenir un peu grotesques ( spoiler: la mort d'Harrington ou celle de Van Houten
) mais bon, dans l'ensemble, un bien bon film.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 26 novembre 2017
Ce film devrait être censuré tellement il est immoral. Certaines scènes peuvent être très choquantes et ceci même pour un public majeur. Scandaleux.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 23 mars 2017
Bouleversant. Déchirant. Dérangeant. Stressant. Angoissant. Surprenant. Dégueulasse. Ce film sent le soufre.
Très bien orchestré.
À voir absolument, un film qui ne laisse pas indifférent.
5 étoiles forcément.
Marc L.
Marc L.

72 abonnés 1 828 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 7 mai 2018
Si ‘Brimstone’ devait ne présenter qu’un seul atout, ce serait sur sa capacité à poser un certain nombre de questions concernant la justification de la violence à l’écran. On remarque assez vite que ce film reprend un certain nombre d’éléments constitutifs de ‘La nuit du chasseur’ de Charles Laughton (le prêcheur dévoyé, la fuite des enfants,...) sans toutefois en constituer une copie conforme, d’autant plus que l’action est transposée dans l’Ouest américain des pionniers par un réalisateur néerlandais qui s’attaque donc à une Geste qui ne fait pas partie de son bagage culturel. Le film possède des qualités certaines : il se débrouille pour générer un suspense qui tient la route puisque, divisé en quatre sections aux noms bibliques, il pose une situation de départ (une femme terrorisée par un pasteur qui semble bien la connaître), apporte les explications venues du passé et revient à la situation initiale pour la conclure dans le sang et la violence. On pressent l’intention métaphorique en arrière-plan, la lutte d’un “Bien� obligé de se compromettre pour faire face au mal absolu. On pressent aussi l’intention militante, celui d’une conquête de l’Ouest envisagée du point de vue de celles qui ne pouvaient être, dans l’inconscient collectif, que des épouses soumises ou des prostituées. Cette vision des choses demeure pourtant incertaine et brouillonne ou, au contraire, voyante jusqu’au ridicule (vous me direz des nouvelles de l’apparition de Kit Harrington à la porte de la grange ! ). Afin de frapper l’esprit du spectateur, Martin Koolhoven n’a sans doute pas choisi la meilleure voie en décidant de ne rien lui épargner : pendaisons, maltraitance domestique, viols avec violence, mutilations et auto-mutilations, sans oublier la folie d’un homme de dieu convaincu que sa damnation inévitable l’autorise à transgresser toutes les lois humaines et naturelles. Là aussi, on comprend que l’idée est de dynamiter le cliché héroïque des pionniers partis fonder une nation et de dépeindre le Far-West comme ce qu’il était sans doute réellement, une zone de non-droit où les vices et les déviances étaient libres de s’exprimer sans entraves. Malgré tout, la justification finit par avoir du mal à tenir la route face à cette volonté de mettre le spectateur de plus en plus mal à l’aise au nom d’un désir de radicalité : il y a une échelle de la violence “acceptable� dans les films qui veulent qu’on les considère autrement que comme des produits d’exploitation, et ‘Brimstone� la dépasse largement. Pourtant, j’aime les films un peu dingues, les démonstrations outrancières aux images fortes, qui brisent les carcans et font fi de toute bienséance...mais j’aime quand elles sont réfléchies, détournées et témoignent d’une authentiques réflexion artistique, comme chez Tarantino (souvent) et Von Trier (parfois). Ici, coincée entre les excès du cinéma bis le plus malade et la froideur du cinéma auteurisant européen, la sauce a du mal à prendre, sans compter que le film étire son catalogue des tortures avec complaisance sur largement plus de deux heures : on a parfois presque l’impression que le réalisateur est lui-même soumis à certaines pulsions sadiques et qu’il essaye de gagner quelques spectateurs à sa cause, histoire de se rassurer ! Je n’aurais jamais questionné un tel déferlement de cruauté si ‘Brimstone’ avait été un chef d’oeuvre, ni s’il avait été totalement clair sur ses intentions...mais dans les deux cas, on en est loin !
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 5 mars 2017
Un western sombre, violent, un poil long par moments mais porté par un casting percutant de A à Z. Mention spéciale pour Guy Pearce, touche-à-tout toujours impeccable, ici pervers et dominateur. Excellente surprise !
Jack G
Jack G

12 abonnés 175 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 janvier 2020
Presque inconnu du public, le réalisateur hollandais Martin Koolhoven s’aventure, en 2016, dans le genre renommé mais délaissé du western, en marchant dans les traces de la Nuit du chasseur (1955).
En effet, les influences du film de Charles Laughton sont nombreuses dans ce western moderne, à commencer par l’antagoniste lui-même, un pasteur sadique et monstrueux à la poursuite d’une femme et de ses enfants. La célèbre scène de surveillance nocturne sur la chaise à bascule est également reprise, offrant un agréable clin d’œil à l’œuvre originale. Mais il ne faut pas se méprendre : Brimstone n’est pas un remake. Il s’agirait plutôt d’une forme d’hommage au style d’épouvante et de noirceur psychologique de la Nuit du chasseur, mais avec de notables modifications. D’abord, dans le genre du film, dont la classification de « western » serait un peu réductrice. En effet, la traque du pasteur rapproche l’intrigue de celle d’un thriller, quand l’usage appuyé de la violence peut être comparée à celle d’un film d’horreur. A ce titre, si l’on peut faire un reproche principal à cette réalisation, c’est cette dimension sanglante et violente. Meurtres, pendaisons, viols, violences sur enfants, aucune pitié n’est laissée aux personnages, ni au spectateur, rudement sollicité sur le plan psychologique et émotionnel. Mais cette dureté de ton apporte aussi un certain réalisme, qui nous fait prendre conscience de notre grand confort personnel, en comparaison de la vie rude que menaient les hommes et les femmes du XIXème siècle.
Ensuite, d’un point de vue scénaristique, le personnage du pasteur est l’une des rares passerelles que l’on peut établir entre les deux films, puisque le reste de l’intrigue prend une voie totalement différente, avec des personnages et des enjeux que l’on ne retrouve pas dans l’œuvre de Laughton.
Enfin, la place accordée aux femmes et à leur traitement dans une société violente et machiste, qui est au cœur du film et qui est trop peu représentée dans le genre du western.
La structure narrative est originale et rappelle le découpage en chapitres que l’on peut retrouver chez Tarantino, dont l’usage de la violence peut aussi être rapproché à celui de Koolhoven. Les titres des quatre parties du film ne sont pas choisis par hasard et rappellent les textes bibliques que le pasteur érige en style de vie à respecter. Ce dernier est d’ailleurs plus approfondi que dans la Nuit du chasseur, mais avec un caractère plus sadique et violent que celui interprété par Robert Mitchum.
Méconnu du grand public, Brimstone ne profite pas de la notoriété qu’il mérite, peut-être en raison de son étiquette « western », dont le genre est aujourd’hui loin de son apogée des années 1940-1950. Pourtant, Martin Koolhoven réussit à réaliser un bel hommage, en offrant certains plans et cadrages particulièrement précis qui rappellent ceux de la Nuit du chasseur. La photographie est magnifique, nourrie d’une lumière maitrisée qui se marie habilement aux variations d’ambiance et de températures. Les décors sont nombreux, somptueux et diversifiés, allant des montagnes enneigées aux plaines arides, en passant par une ville caractéristique du style western. Enfin, la musique de Tom Holkenborg (300 : La Naissance d’un empire, Deadpool) parvient à retranscrire l’émotion de chaque scène avec brio.
La distribution, dont la dimension internationale et reconnue est une nouveauté pour le cinéaste hollandais, bénéficie de quelques talents convaincants. D’abord, Dakota Fanning, émouvante et éblouissante dans le rôle de Liz/Joanna, une femme particulièrement vaillante et dévouée pour qui la vie n’a offert aucun répit. Ensuite, l’imperturbable Emilia Jones, que l’on peut voir dans la série Utopia, joue une Joanna adolescente avec une parfaite maitrise des émotions. Dans la peau du terrible révérend, Guy Pearce présente un air diabolique et dérangé qui nous ferait presque regretter le pasteur incarné par Robert Mitchum. Enfin, notons la présence surprenante de Kit Harington, que l’on est plus habitué de voir dans les décors enneigés de Westeros que dans le désert aride nord-américain, mais qui parvient toutefois à offrir une prestation convaincante dans la peau d’un bandit de grand chemin.
Finalement, un western/thriller très bien réussi, qui flirte avec le film de Charles Laughton sans pour autant le copier, en prenant le parti d’un scénario original délivrant un réalisme plus prononcé grâce à une violence exacerbée. De plus, Koolhoven n’a pas oublié d’intégrer quelques messages à sa réalisation, comme le faisaient les westerns classiques. Mais à la place des questions de lutte entre la loi et le revolver, et des questions identitaires venant de cow-boys en marge d’une société en pleine évolution, Brimstone interroge sur le traitement des femmes et la place nauséabonde de la religion dans cette société, et par écho, dans la nôtre.
Ykarpathakis157

6 217 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 23 juin 2020
C'était censé être un western, mystère, thriller qui semblait intéressant. Malheureusement, l'intrigue était le seul mystère de ce film. Un thriller alors ? Pas du tout à moins que vous trouviez que des quantités infinies de violence pour la plupart inutile sont un thriller. Je ne fais généralement pas attention à la violence lorsqu'elle sert un but à l'histoire. Mais dans Brimstone il y en a tellement et tellement que c'est choquant. Le film semble sans fin. L'histoire est simple et aurait pu facilement être racontée en une heure et demie. La variété de la violence était la seule chose surprenante dans ce film. Je trouve les personnages au-dessus de tous dans cette histoire ennuyeuse. Au moment où elle voit le pasteur vous savez que cela se terminera par son meurtre. Au fait, comment s'est-il retrouvé dans cette position et comment diable continue-t-il à la trouver ? Rien n'a de sens. Aucun sens de la vengeance promise ou un sentiment de paix bien mérité après une vie de misère. Ce film vous laissera abusé et ne le regarde pas. Si vous cherchez à vous sentir triste à la fin d'un drame captivant avec un message féministe et une distribution star, allez voir Million Dollar Baby. Si vous voulez de la violence, du sang pour du sang allez voir un Tarantino ce n'est pas génial et je n'aime pas du tout. Mais au moins il a des compétences que Martin Koolhoven n'a pas, il sait parfois raconter une histoire...
Clémentine K.
Clémentine K.

246 abonnés 1 432 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 septembre 2017
Un film décousu mais dont l'ordre est réfléchi et donne le ton au tout. Une histoire émouvante et bouleversante qui ne peut laisser personne indifférent.
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