Brimstone
Note moyenne
3,8
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285 critiques spectateurs

5
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janus72
janus72

52 abonnés 280 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 6 décembre 2018
Violence gratuite, voire limite sadisme, ce film est vivement à conseiller aux Pratiquants Intégristes de tous bords !
De belles images mais trop rare en rapport aux boucheries qui en sont même carrément risibles (Ah... ce final flamboyant du Guy Pearce totalement inénarrable....)
Mais surtout ce Film est Long - Long - Long - long comme un jour sans pain ! ! !
Bref, on s'emmerde et tout ça pouvait être bouclé en 01:30 chrono.
En gardant en tête que Impitoyable de Clint Eastwood tient plutôt du Conte pour enfant à côté de ce pensum.
A bon entendeur, salut.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 3 avril 2017
Production dano-franco-allemano-belge, "Brimstone" du néerlandais Martin Koohloven n'est pourtant pas un film à l'ambiance très européenne. Western glauquissime qui met en scène le duel impitoyable entre un homme d'église tout droit sorti des enfers et une jeune mère de famille muette qui a plus d'un tour dans son sac, le deuxième film du cinéaste hollandais respire la générosité et la surenchère et va piocher allègrement du côté d'un Tarantino et de son obsession de cinéphilie. Découpé en quatre actes biblique, le film multiplie les idées ingénieuses (schéma narratif original, première partie à l'ambiance horrifique qui cède ensuite la place aux bordels et aux saloons de cow-boys) et se démarque par sa violence graphique et psychologique qui peut parfois être à la limite du mauvais goût mais qui a le mérite de rendre le combat entre les deux protagonistes, passionnant de bout en bout (le film dure près de 2h30 tout de même). Dans le rôle du révérend sadique, Guy Pearce emporte l'adhésion et interprète le fils de pute parfait : violent, manipulateur et pervers. Face à lui, Dakota Fanning, qui a bien vieilli depuis la screaming girl de "La Guerre des Mondes" tient la barre haute à l'acteur australien en jouant une femme forte et déterminée qui n'aura de cesse de combattre le mal incarné et ce, par tout les moyens. Victime de quelques facilités et de maladresses dans la mise en scène, "Brimstone" se révèle être cependant une bonne surprise signée par un homme qui semble être un amoureux transi du cinéma bis et de ses codes. Au menu, slasher biblique, tripes à l'air et duel à l'air du Grand Ouest américain, le tout teinté d'une gravité et d'une folie qu'il fallait tout de même oser.
Fanatoile
Fanatoile

19 abonnés 210 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 avril 2017
Pour ceux ou celles qui veulent voir un xième western classique, passez votre chemin ! C'est en fait une chronique sur la domination de l'homme sur la femme et les enfants au nom de la religion au travers de laquelle tout était déjà permis....et cela le long de quatre épisodes aussi violents physiquement que pschycologiquement. Guy Pierce et Dakota Fanning sont sublimes et je suis prête à parier que l'ombre de leurs personnages les suivra pour longtemps !
ketzaldev
ketzaldev

10 abonnés 274 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 août 2017
Quel jeu d'acteur... Un scénario de vengeance assez classique, mais revisité d'une manière nouvelle, et très inattendue.
Adelme D.Otrante
Adelme D.Otrante

228 abonnés 1 484 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 avril 2017
Dans l'Amérique du XIXe le destin tragique d'une jeune fille en proie à l'obscurantisme religieux et à la perversion d'un prédicateur. Brimstone est un objet étrange, une sorte de western gothique où le mystique côtoie le gore.C'est un bon point. Mais le réalisateur prend visiblement plaisir à faire souffrir son héroïne et cette complaisance m'a mis mal à l'aise. En outre la musique grandiloquente surligne de façon trop systématique le propos, l'interprétation parfaite des personnages se suffisait à elle même sans avoir besoin d'en rajouter. Dommage.
VeganForAnimalRights
VeganForAnimalRights

148 abonnés 233 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 avril 2017
Une grande oeuvre peut se permettre bien des outrances. Mais après tout, y en a-t-il tant que cela dans ce film qui ne fait au fond que dépeindre une réalité qui existe bel et bien ?...
L'esclavage sexuel, l'inceste, la pédophilie, la violence sexiste et spéciste, etc., sont autant de réalités que l'on ne saurait occulter sous peine de méconnaître gravement l'âme humaine, spécialement masculine. Les victimes du système prostituteur, par exemple, auraient ainsi moult anecdotes semblables à raconter sur leurs "clients". De même que ces autres victimes, innombrables,qui sont celles de l'obscurantisme religieux.
En ces temps de revendication viriliste et de retour à l'intégrisme (pas forcément chrétien, on l'aura compris), un tel film devient d'une haute salubrité publique. La religion a de tout temps servi aux hommes à rendre leur domination sur les femmes sacrée, voulue par dieu, à commencer par la domination sexuelle. "Ne leur pardonnez pas, car ils savent très bien ce qu'ils font" pourrait résumer cette oeuvre puissante et inclassable, qui ne pourra que plaire à toutes celles et tous ceux qui se battent pour la cause des femmes à travers le monde. Le calvaire vécu par l'héroïne est le chemin de croix de la féminité depuis les débuts du monde.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 10 septembre 2017
Un superbe Western qui malgré sa longueur nous tient en haleine de bout en bout avec des acteurs remarquables.
lhomme-grenouille

3 616 abonnés 3 170 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 mai 2017
Je ne sais pas vous, mais moi la sortie d’un nouveau western, ça m’attire autant que ça me rend réticent. D’un côté j’avoue que je n’arrive pas à résister à l’appel de cinéma très codifié qui donne souvent la part belle aux grands espaces et aux aventures humaines primales, mais de l’autre je crains toujours le banal exercice de style ; la démonstration de cinéaste sans originalité qui nous ressert une énième fois la même histoire stéréotypée et sans saveur… Là, avec ce « Brimstone », j’ai envie de dire que cette fois-ci j’ai fais bonne pioche ! Ah ça l’histoire possède une réelle singularité, posant rapidement des personnages très forts, et le tout avec un soin et un savoir-faire magistraux ! Pour le coup, il n’y a vraiment rien à redire – et je pèse mes mots – sur quasiment tous les domaines, ce film a tout d’un grand. La mise en scène sait remarquablement poser les situations, les décors et les personnages. L’écriture est millimétrée. L’intrigue développée capte vite la curiosité, et les révélations qui se distillent régulièrement se révèlent toutes très prégnantes. Le casting est excellent (Je ne suis venu que pour Guy Pierce à la base, mais Dakota Fanning s’est vraiment révélée à mes yeux dans ce film. Et puis s’ajoute à cela l’irradiante Carice Von Houten. Rah cette actrice ! Je l’aime !). Et puis, afin de compléter comme il se doit cette liste, je dirais aussi qu’à bien y réfléchir, je trouve que l’angle choisi par Martin Koolhoven pour aborder le genre est quand même vachement intéressant. En cette période où les personnages féminins commencent à prendre de l’essor et de l’importance dans nos différents médias, le fait de vouloir recentrer le Western sur les figures féminines qui le peuplaient est non seulement une idée qui rafraichit le genre, mais surtout c’est aussi une idée qui est – pour une fois – vraiment bien appliquée. Parce que bon, je suis désolé, mais qu’il s’agisse du vieux « Mort ou Vif » ou bien encore du récent « Jane Got A Gun », ces deux films présentaient clairement des figures féminines totalement anachroniques par rapport à leur époque. Là, pour le coup, je trouve que ce film sait traiter de la question de la femme au Far-West de manière très pertinente, notamment en nous montrant qu’à cette époque, les femmes, l’esentiel de leur temps, eh bien elles morflaient grave... Et d’ailleurs c’est peut-être aussi là que se trouverait – je trouve – la limite du film… Parce que oui, il y a quand-même un détail qui est à prendre en compte, c'est qu'initialement, je n'avais mis que la note – somme toute correcte – de 3 étoiles à ce film. Il m'a fallu du temps pour digérer ce que j'avais vu et pour, après coup, attribuer une étoile supplémentaire. Pourquoi ? Bah au fond ça n'a tenu qu'à peu de choses. Si je devais chercher ce qui a brimé mon plaisir lors de mon visionnage, ce serait clairement sa noirceur. Pour moi, ce film il est trop noir. Beaucoup trop noir pour moi. Et qu’on s’entende tous bien : sur le « trop noir pour moi ». Ça veut donc dire que les gens qui savent apprécier les films qui s’acharnent vraiment sur leurs personnages devraient être comblés. Mais bon, moi, là j’avoue que le film a vraiment franchi ma limite qui, sur l'instant, m'a empêcher de pleinement profiter de sa beauté. Non pas que j’estime que ce film en devient malsain (quoi que…) ou racoleur, c’est juste que ce film pose un tel fardeau sur son personnage principal que ça a généré chez moi une atmosphère beaucoup trop anxiogène. Et le pire c'est que c'est progressif. Du début jusqu'à la fin, ça ne s’arrête pas ! Pour le coup je reconnais bien la patte néerlandaise de Martin Koolhoven ! Paul Verhoeven n’aurait pas fait mieux en termes de malaise, de sécheresse, et de culture borderline ! Mais bon, le résultat est là. Quelques semaines après le coup de massue, ce film m'entête encore. Pire, je me sens l'envie de le revoir. Et bien ça, pour moi, c'est la marque des grands. Donc après, pour ce qui est de vous le conseiller ou pas, c'est à vous de voir. Tout dépend si vous aimez ou non les œuvres belles mais rudes. Tout dépend si vous avez le cœur bien accroché. Mais à mon avis, que cela vous plaise ou non. Il me semble que se risquer à prendre deux heures de son temps pour voir « Brimstone », ce n'est pas perdre son temps. Loin de là...
this is my movies

823 abonnés 3 087 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 avril 2017
(...) Parce que le réalisateur s'est posé les bonnes questions à la base, on obtient un western qui est très européen dans son approche visuelle et thématique mais aussi très américain dans son imagerie. Respectueux de ses aînés (au lieu de les prendre de haut comme n'importe quel auteur se croyant supérieur au genre qu'il investit), Koolhoven garde un ton et une identité bien néerlandaise, creusant des thèmes chers aux cinéastes de ce pays (rapport à la religion, traitement des scènes de sexe, questionnements philosophiques sur la place de la femme, recherche d'un certain naturalisme) tout en sachant créer des images répondant aux canons du genre. Un grand écart complexe, dangereux, mais qui fonctionne à plein régime grâce à la maîtrise d'un cinéaste qui s'impose pour moi comme majeur au vu des évidentes qualités du film. C'est ainsi que l'on retrouve un Far West réellement sauvage, à la reconstitution minutieuse et magnifique (enfin, façon de parler car les costumes, les décors et les maquillages sont plus crades qu'autre chose), filmé dans des lumières parfois crépusculaires, avec peu de grands panoramiques sur les paysages (ce qui n'empêche pas le film de comporter quelques plans élégiaques et parfois contemplatifs), peu de mouvements d'appareil mais il compte aussi quelques images iconiques, sublimes, cadrées à la perfection et évoquant tout un pan du genre. Et c'est ce qui, pour moi, en fait un grand représentant du genre. (...) Dans son approche très européenne du genre, il y a bien sûr le traitement de la violence. S'attachant à traiter les conséquences de la violence plutôt que sa représentation, "Brimstone" ne lésine certes pas sur les effets gore (parfois un peu gratuits) mais il laisse souvent les moments les plus violents hors champ et il s'attache plutôt à monter l'après que le pendant. D'ailleurs, la plupart des moments les plus insoutenables, ce n'est pas tant les explosions de violence, mais plutôt ce qui précède voire certaines paroles ou certains actes plus "anodins". Résolument dérangeant, le film s'attache à se monter aussi viscéral que cérébral, prenant aux tripes régulièrement tout en n'hésitant pas à stimuler notre cerveau. En cela, Koolhoven se rapproche grandement du plus célèbre des cinéastes hollandais : Paul Verhoeven. Il y a indéniablement des similitudes entre le style des deux hommes, tant au niveau de la mise en scène que des thématiques. En définitive, un grand film, loin d'être aimable et accrocheur (difficile de dire qu'il s'agit d'un de mes films préférés ou bien d'un classique instantané) mais qui est surtout très dense, justifiant sans peine sa durée pouvant sembler excessive (les 2h20 passent assez vite pour peu qu'on se laisse embarquer), éprouvant, viscéral dans sa mise en scène, sachant user à bon escient de ses effets chocs ou bien des rebondissements narratifs, un film qui à coup sûr vous laissera une trace une fois les lumières revenues dans la salle. La critique complète sur
ffunivers
ffunivers

3 abonnés 5 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 1 avril 2017
D'autres critiques le soulève, le film est excessif sur de nombreux points : très violent, excessif sur tout. Était-ce vraiment nécessaire ? Non.

Il aurait été parfaitement possible de faire ressentir les mêmes émotions au spectateur sans toute cette violence explicite. La période où se place le film n'était certes pas rose.

Il y a une histoire certes mais celle-ci apparait déconnecté de ce que l'on voit à l'écran. Trop de religion, de violence, d'excès.

Reste les paysages superbes. Dommage.
DarkAkuma02
DarkAkuma02

61 abonnés 506 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 avril 2017
A la fin du 19ème siècle en Amérique, Liz, une jeune femme muette vivant avec son mari, le fils de ce dernier et leur fille, se montre prise de panique lorsque un nouveau pasteur qu'elle semble connaître arrive au sein de leur communauté.
Ce film se laisse suivre avec intérêt, mais j'e l'ai trouvé éprouvant tant les situations dramatiques s'enchaînent. Sa construction, divisée en quatre chapitres, est non chronologique montrant successivement les événements antérieurs avant de revenir au début de l'histoire afin raconter la conclusion à la fin. Le ton du récit demeure résolument féministe à travers son héroïne impeccablement incarnée par Dakota Fanning et aborde notamment les thématiques de l’extrémisme religieux et de l'inceste dans un cadre très sombre.
Yetcha

1 081 abonnés 4 735 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 31 mars 2017
Mais qu'est-ce qu'on s'ennuie... ouh la la. Une histoire sans queue (enfin presque...) ni tête qui nous enfonce dans l'exagération et le machisme du far-west. C'est long long long et franchement mauvais. Quelques jolis paysages mais c'est bien maigre
MaxLaMenace89
MaxLaMenace89

65 abonnés 282 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 mars 2017
Projet de longue date pour le cinéaste néérlandais Martin Koolhoven, Brimstone est un western, certes, mais pas seulement : en s'encrant dans ce genre qui est la racine même du cinéma américain (l'un de ses films fondateurs, Le Vol du Grand Rapide, est en somme un western), le film en propose une mutation, un carrefour des genres, pour littéralement déraciner l'Amérique et son conservatisme, son patriarcat, son essence, dans le but évident de bousculer un pays, ses codes, son cinéma. La nouvelle frontière de l'Ouest ne revêt plus son beau manteau de liberté et d'opportunités ici, mais devient un véritable tableau des enfers.

Brimstone va aussi beaucoup plus loin en empruntant ce chemin : ce qui le rend fort, avant toute chose, c'est son féminisme, la force de ses personnages féminins, leur volonté viscérale face à leur condition. Le film avance sur un sentier fragile, mais n'hésite cependant pas à être radical dans ses propos : le film se concentre énormément sur le traitement des femmes à l'époque de l'Ouest, la prostitution (ce qu'on a déjà vu dans beaucoup de westerns), mais surtout comment la religion les a traité. Sur ce dernier point, le réalisateur évoque lui-même la pertinence du propos encore aujourd'hui au XXIe siècle, où "mysoginie et religion font toujours bon ménage" dit-il.

Brimstone va aussi beaucoup plus loin en empruntant ce chemin : ce qui le rend fort, avant toute chose, c'est son féminisme, la force de ses personnages féminins, leur volonté viscérale face à leur condition. Le film avance sur un sentier fragile, mais n'hésite cependant pas à être radical dans ses propos : le film se concentre énormément sur le traitement des femmes à l'époque de l'Ouest, la prostitution (ce qu'on a déjà vu dans beaucoup de westerns), mais surtout comment la religion les a traité. Sur ce dernier point, le réalisateur évoque lui-même la pertinence du propos encore aujourd'hui au XXIe siècle, où "mysoginie et religion font toujours bon ménage" dit-il.

Brimstone assume donc d'être un pur film de genre, bien au-delà du simple western, entre l'horreur et le film de vengeance. Il y a certes cette connotation fantastique de la religion et la figure du prêcheur qui l'invoque, mais il y a aussi le critère d'une violence peu retenue. Le film offre son quota de tripes, d'hémoglobine, la figure de l'enfant est aussi frontalement mis à mal, mais il surtout beaucoup de hors-champ - l'interdiction aux moins de 16 ans est peut-être discutable, surtout que le choc est bien moins rude que devant le trauma cannibale d'un Bone Tomahawk.

Koolhoven s'applique aussi en terme de pure mise en scène, au milieu d'un environnement en mutation, le sable, la boue, la neige. Son cinéma peut faire penser à celui de Denis Villeneuve, sa froideur pénétrante, et ses plans parfaitement composés aux mouvements retenus. Il y a par exemple l'importance accordées aux travellings avants, amples et lents, le cadre cherchant systématiquement à traduire un rapport entre les personnages, une menace qui s'installe ou la définition du choix d'un protagoniste. Sans compter le travail splendide de la photographie, le réalisateur, à bord de son huitième long-métrage, maîtrise parfaitement son médium.

Brimstone a par contre un gros problème de narration - les six années qu'on demandé l'écriture se font nettement ressentir. Il use en effet de tics parfois irritants au cinéma : il s'ouvre en flash-forward sur la fin du film, puis se divise en quatre chapitres titrés à connotation biblique, bien distincts, passant d'un espace à un autre dans une temporalité brumeuse. Le film dépeint ces quatre tableaux différents dans une culture artificielle du mystère, et cette chronologie mal maîtrisée fait manquer d'air... S'il faut toutefois interpréter la chose, le travail subjectif du personnage de Fanning semble logique : elle est dans le déni de son passé, puis confronte son trauma, et décide enfin de prendre en main son destin. Un parcours à la puissance symbolique jusque dans la forme même de l'histoire.

Brimstone est un western bougrement atypique, dans la continuité du genre au sein du cinéma indépendant ces dernières années. À travers quelques explosions de violence poignantes, il n'hésite pas à broyer les conventions pour se transformer en véritable chemin de croix. Non sans défauts, décousu, porté par une musique de Junkie XL qui en fait beaucoup trop, le film est surtout beau à se damner, glacial, et surtout très engagé sur la condition des femmes et l’extrémisme religieux.
benoitG80

3 590 abonnés 1 464 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 mars 2017
"Brimstone" annonce comme jamais la couleur et mieux vaut avoir le cœur bien accroché pour supporter ce que nous propose à voir Martin Koolhoven !
Ce western n'en a que l'apparence car à travers cette histoire c'est bien plus que ce genre de film vise...
Véritable malédiction, cette folle poursuite effrénée dont est victime Liz, enfant puis jeune femme, poursuivie par cet homme de foi, soit un révérend prêcheur totalement psychopathe et violent, va en effet nous plonger dans des extrémités rarement atteintes en terme d'horreur et de violence dont plusieurs scènes insoutenables à la vue ne nous épargneront rien...
Les couteaux et la couleur rouge ne sont qu'un euphémisme pour en parler, tant on rentre dans les détails absolus, alors autant en être avertis d'emblée !
C'est donc une particularité indéniable de ce thriller plongé dans la fin du XIX ème siècle, lors de l'immigration des Hollandais aux États Unis, thriller absolument étonnant dans sa construction et sa réalisation.
Agencé en chapitres qui fonctionnent à rebours mais pas tout à fait (!), cette astuce laisse poindre un suspens et des questionnements complètement intelligents et pertinents.
La mise en scène sobre et dépouillée vient exacerber le thème central, une vengeance sans nom, seul but ultime de la part d'un homme démoniaque et radicalisé qui incarne le mal en personne et dont la détermination inouïe à persécuter fait froid dans le dos jusqu'au bout.
Les images stylisées des différents univers dans lesquels évoluent ces deux anti-héros, toutes d'une beauté époustouflantes, ne font également que renforcer l'aspect anxiogène qui flotte sournoisement et imperceptiblement à la surface !
Plus qu'un film qui traite de la religion, cette histoire met aussi en avant les thèmes de la considération de la femme, de l'inceste, voire de la pédophilie et évidemment de la démence à l'état pur !
Ce qui est d'ailleurs sidérant dans cette démonstration, c'est qu'en se positionnant en victime du fait de son statut de religieux face à cette jeune fille puis jeune femme, celle-ci va donc être pour lui la coupable idéale dans ce qu'elle représente en tant que danger et tentation...
Ce récit renvoie ainsi à d'autres dérives dont l'actualité récente fait malheureusement souvent et encore écho...
Le fanatisme religieux est dépeint ici à son paroxysme et de manière très ciblée, en prenant l'apparence de l'horreur personnalisée dont l'acteur Guy Pearce qui la représente est phénoménal dans son apparence et son charisme, alors que Dakota Fanning apporte une apparente douceur, sous couvert d'une froideur calculée, qui ferait presque peur également !
Un film complètement inattendu, effrayant à un point difficilement descriptible dont on ressort glacé jusqu'au sang !
Autant le savoir avant la séance !
Philippe G.
Philippe G.

30 abonnés 190 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 mars 2017
Ce film est pour moi un pur chef d'œuvre. Mais je peux cependant parfaitement comprendre qu'il en rebute plus d'un et plus d'une. Je l'aurais vu voilà trente ans, je m'en souviendrais encore. Un film traumatisant, où le spectateur a l'impression d'être pris dans un broyeur, et où la longueur - 2h 30 - passe d'une traite. Certains pourront être déstabilisés par la structure narrative, flash-backs successifs mais non emboités les uns dans les autres. Œuvre manichéenne mais prenante où le spectateur a envie d'entrer dans l'écran pour tuer le - les - méchants de l'histoire, car il y en a à pléthore. Il s'agit d'un western féministe n'ayant rien à voir avec Bad Girls (1994), Mort ou Vif (1995) ou encore la bouse de l'année dernière: JANE GOT A GUN. Oubliez aussi les westerns récents genre Danse Avec les Loups. La vision de scènes absolument insoutenables n'empêchent pas de verser quelques larmes lors d'autres passages terriblement émouvants.
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