Ce western crépusculaire et intense est un véritable duel entre deux personnages, incarnés par Guy Pearce et Dakota Fanning. Le duel est à la fois physique et psychologique. L'idée de couper le film en quatre parties est géniale, et permet de suivre le personnage principal (Dakota Fanning, étincelante) à différentes parties de sa vie, et l'évolution de sa relation avec le pasteur. Ces quatre parties sont évidemment diversement intéressantes, la plus prenante étant pour moi la deuxième. Pearce est exceptionnel et campe un personnage plus qu'inquiétant. Le final est beau et sombre à la fois, à l'image du film.
Bouleversant. Déchirant. Dérangeant. Stressant. Angoissant. Surprenant. Dégueulasse. Ce film sent le soufre. Très bien orchestré. À voir absolument, un film qui ne laisse pas indifférent. 5 étoiles forcément.
Le danois Martin Koolhoven signe un western qui, s’il ne révolutionnera pas le genre, sort totalement des ornières dans lequel ce dernier est trop souvent confiné. Plutôt contemplatif sans pour autant être poseur, extrêmement ambitieux et à la limite du prétentieux formellement et du point de vue de la narration, ce « Brimstone » est un objet cinématographique vraiment pas comme les autres. Et lorsqu’il convoque le cinéma gore ou se place à la lisière du fantastique par le biais de la religion, il parachève d’assouvir notre curiosité et de s’asseoir dans les bizarreries intrigantes de l’année.
Et même si celle-ci commence à peine, on est en droit de se demander qui pourra surpasser le personnage du révérend joué par Guy Pearce dans les pires salauds de l’année 2017 sur grand écran. Sadique, illuminé, violent, pervers et sans pitié, le comédien décidément à l’aise partout compose un méchant d’anthologie qui est pour beaucoup dans l’aspect sombre et nihiliste du long-métrage. Face à lui, Dakota Fanning ne démérite pas dans le rôle pas facile d’une muette. Après « American Pastoral » où elle jouait une bègue, la jeune comédienne montre encore une fois l’étendue de son talent. Au cœur du film, leur relation va prendre tout son sens au fil des chapitres.
Car en effet, le fait de découper « Brimstone » en quatre parties est intéressant tant elles ont un rôle bien particulier et distinct dans l’articulation du récit. Mais de ne pas les mettre dans l’ordre chronologique n’est qu’une facétie de montage qui apporte certes une certaine originalité à la narration (un peu comme « Memento » déjà avec Guy Pearce). Au lieu de se concentrer sur le suspense d’une course-poursuite et d’une vengeance, la manière dont est découpé le film focalise plus le spectateur sur les raisons et les motivations du révérend envers le personnage de Dakota Fanning. Koolhoven soigne d’autant plus sa mise en scène que chaque partie est sublimement filmée, entre cadrages particuliers et majestueux plans larges tirant profit des grands espaces, mais que chacune dispose également d’une esthétique discrètement différente des autres, due aux différents lieux de l’action et à la photographie.
Cependant, s’il est un réalisateur à suivre, le monsieur dont c’est le premier long-métrage a du mal à couper dans la matière qu’il a filmée. Les près de de deux heures et demie que durent « Brimstone » sont trop longues et le film manque parfois de rythme. On pourra également lui reprocher parfois la complaisance avec laquelle il filme la violence et la déviance humaine même s’il s’absout en stigmatisant les dérives de extrémisme religieux. Certaines scènes sont vraiment insoutenables mais confèrent à cette œuvre encore plus de singularité. Un western formellement magnifique, toujours surprenant mais qui a le défaut de ses qualités en n’ayant pas de limites.
J’étais vraiment impatient de le voir, la bande annonce laissant présager un western moderne ou l’héroïne est une femme pourchassé toute sa vie par un fou furieux. Même s’il m’a un peu déçu avec un aspect un peu m’as tu vu par certains moment, Brimstone est un excellent film. Très violent certes, flirtant souvent avec l’outrance mais cette dernière est justifiée par ce qu’il évoque à savoir la place des femmes dans la conquête de l’Ouest et dans les religions chrétiennes. Des femmes qui doivent rester à leur place parfois moins bien traitées que du bétail. Guy Pearce comédien trop rare est formidable dans le rôle du prêcheur, un salopard absolu qui poursuit toute sa vie une Dakota Fanning très convaincante et convaincue. J’ai bien aimé le montage renversé du film qui gagne en oppression ce qu’il perd en suspens. Tout n’est pas parfait mais c’est un film d’une grande qualité et un western qui se trouve être d’une grande originalité.
Film visuellement magnifique prenant et intense. Guy Pearce sublime en prêcheur retors qui n'est pas sans rappeler, le prêcheur de Sheriff Jackson... Belle bande sonore et la violence pour une fois a du sens dans ce film. Pas le film de l'année mais assurément l'un des tous meilleurs. À voir.
Sous ses faux airs de la petite maison dans la prairie et de docteur Quinn femme médecin, se cache une réalisation qui laisse peu de place à l'espoir, ni même à l'action. Mais qui, part contre, prend largement le temps d'exposer les idées néfastes d'un révèrent (catholique) extrémiste :spoiler: domination sur la femme, épouser sa propre fille, tuer les infidèles qui tuent une autre personne (même si c'est pour se défendre),... . Alors est-ce une réalisation féministe ou fidèle aux idées de la manif pour tous ? On ne connait pas le point de vue du réalisateur, il ne prend pas position. Même si le paysage est magnifique, on ne peut pas dire que Brimstone soit beau, les acteurs sont intéressants mais pas transcendés, et il y a quelques longueurs, sans compter les innombrables incohérences. Je m'attendais à largement mieux. Le tout n'en reste pas moins que bon. Déçu par tant de potentiel gâché. Dommage !
Un très bon film autour d'une famille sans histoire et qui au cours de la messe va rencontrer un très méchant prêcheur et la les ennuis commencent. ce film destabilise car il est impensable d être aussi monstrueux dans sa façon de se comporter envers les femmes à voir
Que dire...pour moi on est en face d'un chef d'œuvre. L'âme humaine est mise à mal et est retranscrite avec brio. Le film est noir avec une longueur lancinante avec un casting brillant
SUPER film ! on en ressort avec encore l'ambiance du film dans la tête... le film nous montre a quel point les femmes ont toujours été maltraités et vu comme un objet sexuel en autre... Surtout dans la relegion ou on en tire ce qu'on veut pour dire que l'homme est toujours au dessus de la femme... film a ne pas manquer !aucune promotion pourtant a voirrrr viiiteee
Sublime noirceur. L’histoire fait partie de celles dont on connaît déjà la fin, sans, pourtant, pouvoir en imaginer le déroulement. On est plongé dans une ambiance sinistre, malsaine et angoissante, chapitrée à la Tarantino pour en aiguiser le suspense. Impossible de ne pas se laisser emporter par cette obscurité, tant elle est forte et intense. Avec une Dakota Fanning au mutisme magnétique, pourchassée par un Guy Pearce, glaçant de monstruosité. Véritable révérend luciférien doté d’une créativité sans faille dans l’abominable.
Vu ce soir en avant première... Je n'aurais pas dû!!!! Que c'est long, lourd, pesant! C'est d'un long! Rien n'est épargné aux femmes, aux gentils ou aux faibles en général. Le propos n'est pas à remettre en cause, notamment le statut des femmes, ou l'hypocrisie de la religion et de son interprétation, mais c'est la façon de le mettre en forme qui m'a paru excessive et maladroite. Sadisme, bêtise, misogynie, pédophilie, inceste, violence, souffrance, perversité, tout y passe, et ça monte crescendo. Tout cela devient vite prévisible et ennuyeux au possible. Voire grotesque à l'approche de ces deux longues heures et demi. J'ai quand même mis 1/5 pour les acteurs qui font ce qu'ils peuvent, et la photo, pas dégueulasse... Et je ne parle pas de la musique... Je n'écouterais plus jamais de violon!
Film d'une intensité rare. Les deux personnages féminins sont bluffantes! Je suis allée voir ce film par hasard et je ne regrette vraiment pas mon choix. L'ambiance, l'intrigue, les personnages : tout est travaillé et surtout vous prend aux tripes...il faut le voir pour le croire.
Haletant, violent, viscéral, pesant, ce film nous tient par les couilles du début jusqu'à la fin! La photographie est ténébreuse et très esthétique, rappellant celle de The Homesman de Tommy Lee Johns, retranscrit parfaitement l'atmosphère obscurantiste de l'Amérique puritaine. Le montage du film non chronologique est extrêmement bien trouvé, et permet de garder du suspense et des surprises en assemblant chapitre après chapitre le passé des personnages principaux. Seul point faible, le personnage jouer par Guy Pierce devient peu à peu excessif par son côté psychopathe, masquant certain thème du film, comme le féminisme et de la religion, et le transformant en survival. Je conseille ce film a tout ceux qui ont le coeur bien accroché, et sont capables de tenir en apnée pendant presque deux heures.
Brimstone reprend les codes du film Retour à Cold Mountain, il est en 3 parties qui explique la relation du révérend et de l'héroïne Dakota Fanning. Ce film est d'une violence psychologique et humaine incroyable. Personne n'y est épargné, hommes, femmes, enfant et animaux. Les thèmes du film sont spoiler: la prostitution, l'inquisition de par la folie du révérend, des acte de torture et de barbarie, la pédophilie, la pendaison, les duels au pistolet, les coups de fouet, le viol
Ce film est un cycle comme dans Retour à Cold Mountain, la femme souffre, la mère de famille souffre, la fille souffre, la petite fille souffre, qu'en sera t-il pour les filles descendantes ? Si vous êtes fragile sentimentalement, si vous ne supportez pas de voir des actes de tortures et de barbarie ne regardez surtout pas ce film.
10 571 abonnés
11 461 critiques
Suivre son activité
4,5
Publiée le 12 mars 2017
Dès la première rencontre à l'écran et ce premier échange de regards entre le révérend et Liz, on se rend compte que les deux ne sont pas au même endroit par hasard et qu'il y a quelque chose de très lourd entre eux. L'histoire de ce fanatique religieux qui traque la jeune Liz est très forte, mais c'est la construction de l'intrigue qui donne tout l'intérêt et la force à ce film qui est composé de quatre chapitres. Si l'utilisation de chapitres est souvent futile au cinéma, ce n'est pas le cas ici avec chaque partie qui a un début, une fin ainsi que ses propres enjeux. C'est comme voir à chaque fois quelque chose de nouveau puisque ce n'est presque jamais la même époque sauf que ça raconte la même histoire et cela permet de remettre en place toutes les pièces de ce puzzle. Cette construction renforce le mystère sur la nature du conflit et rythme un film qui bien que lent n'est jamais ennuyeux au contraire. Cette histoire plutôt sordide est assez simple avec cette traque et le portrait de cette jeune femme qui s'endurcit grâce à toutes ces épreuves, mais elle est vraiment captivante grâce à une tension omniprésente et à des scènes marquantes. "Brimstone" est dur, violent, mais aussi sobre et bien mis en scène en plus d'être remarquablement interprété par ce trio emmené par un Guy Pearce étonnant. En somme, un excellent film.