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Le_Général
122 abonnés
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4,0
Publiée le 25 juin 2025
Pour le lecteur pressé, en moins de 3 minutes : Pour découvrir ma critique vidéo complète, copier/coller "cinéma sans fard + Le Grand Bain + Gilles Lellouche" sur YouTube ! Et s'abonner à cette chaîne Youtube où je publie régulièrement ces articles, pour n'en rater aucun !
Ils flottent. À peine. Comme des regrets dans une baignoire trop tiède. Dans Le Grand Bain, réalisé par Gilles Lellouche, la comédie est une seringue rouillée injectée dans une époque qui n’a plus le goût de rire. Des hommes. Trop. Abîmés par leur propre silence. Par l’humiliation qui ne crie jamais. Par l’usure lente de tout ce qu’on ne dit pas, et qu’on finit par porter dans les épaules, dans les ventres mous, dans les regards fuyants. Amalric, Canet, Poelvoorde, Anglade, Katerine : cinq dépressions en costume de bain. En apnée.
Ils s’entraînent à la natation synchronisée. Oui, vraiment. Pas pour faire rire. Pour survivre. Pour retenir, un peu, le naufrage. Ce n’est pas Full Monty. C’est pire. Ce n’est pas drôle. Ou si. Mais c’est ce "drôle" qui saigne à l’intérieur, ce "drôle" qui fait de la buée sur les lunettes de piscine. Le film n'est pas une comédie. C’est une capsule de burn-out collective. Une bulle de chlore et de honte masculine. Un bain tiède où les corps vieillissent plus vite que les rêves. Gilles Lellouche, sans se la jouer auteur, filme l'effondrement des hommes ordinaires. Avec tendresse. Sans ironie. La caméra ne juge jamais. Elle observe. Elle écoute le silence des douches, les vannes ratées, les respirations avant la chute. Le réel est chloré, les dialogues épuisés, les plans flottants. Et au fond, une seule chose qui surnage : l’idée que l’amitié pourrait être une forme de réanimation.
Chaque personnage est un naufrage différent. Bertrand, l’anxieux en déshérence. Marcus, le clown ruiné. Simon, la légende fanée. Laurent, l’ex-manager qu’on n’écoute plus. Thierry, l’enfant qui ne sait pas être adulte. Et puis les femmes. Pas les potiches. Pas les récompenses. Mais les points d’ancrage : Delphine (Virginie Efira), Amanda (Leïla Bekhti), comme deux balises dans un monde sans rivages.
La bande-son ? Des 80’s pour tromper la gravité. Le cadre ? Chorégraphié comme une tentative d’ordre dans le chaos intime. Et pourtant, rien n’est lisse. Tout tangue. Même l’humour, trop fatigué pour durer plus de deux scènes. Ce n’est pas feel good. C’est feel vrai. Et c’est là que le film fait mal : quand il mime le soulagement mais laisse filtrer le désespoir par capillarité.
Le Grand Bain, c’est le rire qui survient juste après la crise de panique. Ce moment où on comprend qu’on est encore vivant. Un peu. Suffisamment pour remonter à la surface. Pour ceux qui flottent. Et veulent encore apprendre à nager.
évidemment, c’est un plaisir de regarder jouer tous ces acteurs d’exception. Îs sont beau, tendres et touchants. Mais, on nage dans la soupe mièvre servie par lellouche et canet: le monde est magnifique, les gens sont magnifiques, on est tous amis et tous heureux,.....
L'humour au service de l'émotion. Des personnages attachants, chacun avec leurs failles (parfois un peu trop forcées). On plonge avec eux sans problème d'un bout à l'autre de ce très bon film.
Une comédie qui nous parle d'un groupe de dépressifs. Oubliez le prozac, vous n'en aurez pas besoin avec ce film. Il faut dire que le casting est bien choisi : Amalric, Canet, Poelvoorde, Anglade, Efira, Foïs, Katerine,.. Disgracieux, marginaux, imparfaits, hors-sol mais touchants, sensibles, généreux, rêveurs : les personnages ne rentrent pas dans le moule et n'ont que peu d'estime pour eux-même. Mais un défi les réunira malgré les incompréhensions et les moqueries dans leur entourage. Une leçon de vie et non pas de morale qui met en lumière l'importance de se comprendre soi-même et de nourrir cette fierté d'être différent.
La fiction de Gilles Lellouche est une belle comédie ! Les histoires de chacun sont drôles, leur but commun l’est tout autant. Ils sont touchants, le casting est surprenant, la réalisation soignéé, la bande son top. Belle surprise !!!
Des adultes avec des comportements d'enfants d'une huitaine d'années, qui ont tout foiré et totalement dépressifs, qui deviennent des amis, puis des complices. (jusque là ça va!) Mais comment aurait pu surgir l'idée de créer un groupe de natation artistique masculine avec ces types , si ce n'est en établissement psychiatrique pour les sortir de leur quotidien ? Et c'est là que ça refoire pour de bon. Ils sont tellement irresponsables que ça en devient ridicule.
Une plongée dans un groupe de partenaires devenus amis tous aussi cassés les uns que les autres. On comprend très vite que cette comédie n'en est pas vraiment une. Mais que ce n'est pas un drame non plus. Des choses bien plus profondes se jouent : les vies réalistes des personnages. Des pétages de plomb que nous pourrions tous connaître un jour se déroulent sous nos yeux tout comme des belles rencontres que nous pouvons vivre. Un film qui ne laissera personne insensible avec des personnages tous aussi attachants les uns que les autres.
Un film qui vous fera plonger dans un sport méconnu pour certain mais réputé pour d'autre. Un sport qui va rassembler les bras cassés du village avec l'espoir de les faires sortir la tête de l'eau. Un film qui se montre drôle et touchante à la fois.
On s’identifie forcément à un des personnages où on l’identifie à quelqu’un de notre entourage. Nous voyons les travers de la société et de l’humain à travers l’humour. Splendide.
Un film drôle, sensible, émouvant. Tous de très bons acteurs qui jouent admirablement bien avec chacun leur problème, et on peut aisément comparer nos vies à chacun d'eux.
"Le grand bain" est un film réalisé par Gilles Lellouche, un film comique reposant sur les aventures d'un groupe masculin de natation synchronisé. Le casting est en béton armé (Matthieu Amalric, Benoit Poelvoorde, Marina Fois, Leila Bekhti, Jean Hugues Anglade, Guillaume Canet et l'improbable Philippe Katherine, Virginie Efira), cependant la sauce prend moyennement. Quelques blagues font rire mais dans l'ensemble c'est assez moyen. De plus, Gilles Lellouche a cette manie de mettre les passages musicaux a un volume sonore élevé, c'est assez pénible. La fin est absolument ridicule et agace plus qu'autre chose. Encore du Gilles Lellouche très moyen.
Jusqu’à la moitié du film, l’intrigue principale est comme envahie par les intrigues secondaires qui servent à assoir les protagonistes et leurs gros problèmes personnels, de sorte qu’on s’ennuie un peu quoi. Comment faire autrement ? Ch’ais pas trop. N’empêche, la seconde moitié, avec la nouvelle entraineuse, dégage à fond, très dynamique, pleine d’émotions tristes et joyeuses, une vraie réussite. Donc, je voudrais bien être remboursé à moitié… (Je rigooole !=).