Les Délices de Tokyo
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Catherine C.
Catherine C.

13 abonnés 242 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 18 septembre 2020
Magnifique. Quelle sensibilité, c’est du très grand art. Le film raconte l’histoire d’une vieille dame Tokue, 70 ans vivant au Japon et qui n’a ni retraite ni aides sociales pour vivre. Elle recherche donc un emploi et demande à Sentaro de l’embaucher pour cuisiner les dorayakis. Ce sont des pâtisseries traditionnelles japonaises composées de 2 pancakes fourrées de pâte de haricots rouges confits. Il commence par refuser et finit par céder sous son insistance et en ayant goûté ses dorayakis cuisinés à la main. Cette vieille dame abîmée par la vie se donne à fond, se lève à 5 heures du matin pour préparer la pâte et oblige son patron à faire de même. Pour elle tout est joie, les cerisiers en fleurs, les oiseaux, la nature. Les efforts payent, le résultat est là, les dorayakis sont excellents et les clients se pressent toujours plus nombreux. Mais ces mêmes clients, l’aperçoivent, voient ses mains, comprennent que c’est une ancienne lépreuse et refusent d’être servis et revenir. Le patron se voit obliger de la licencier. Il perd sa clientèle mais aussi son énergie communiquée par la vieille femme. Réalisant au bout d’un certain temps son erreur, il cherche à la retrouver. C’est un film rare comme il n’en sort pas assez souvent. Coup de cœur assuré.
Tarte aux lettres
Tarte aux lettres

6 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 septembre 2020
Si je devais résumer Les Délices de Tokyo en un seul mot, ce serait dorayaki, des sortes de pancakes garnis aux haricots rouges. Jusque-là, rien d’emballant. Et pourtant, ce film touchant saura vous bouleverser profondément. Plongée dans cet univers sensible, aux saveurs délicates du Japon.

Sentaro est cuisinier dans une échoppe au cœur de Tokyo. Chaque jour, il vend ses fameux dorayakis à des groupes de collégiennes du quartier. Et chaque jour, Sentaro s’ennuie profondément. Tout l’indiffère, des gâteaux qu’il prépare aux magnifiques cerisiers en fleur qu’il peut apercevoir par la fenêtre. Jusqu’au jour où Tokue, 76 ans lui propose de travailler pour lui, avançant connaître la meilleure recette de dorayaki qu’il soit. Peu à peu, la boutique connaît un vif succès. Cet étrange tandem est complété par une jeune collégienne fugueuse qui souhaite gagner un peu d’argent en devenant serveuse. Une forte amitié naît entre ce trio atypique. On suit alors les pérégrinations de ces trois protagonistes dans un récit d’une étonnante tendresse.

La cuisine joue un rôle primordial dans ce long métrage de Naomi Kawase présenté au Festival de Cannes en 2015, catégorie Un certain regard. Outre les nombreux plans des plats qui ne manqueront pas de vous faire saliver, la cuisine est présentée comme une pratique sociale dont le partage est le maître mot. Plus qu’une recette, Tokue enseignera à Sentaro l’acceptation de soi et à apprécier la vie pour ses petits bonheurs simples.

En effet, chaque détail est mis en exergue par une réalisation au rythme lent, presque méditatif. Naomi Kawasa met en exergue l’ultrasensible, faisant une véritable ode à la beauté la plus quotidienne. On peut autant trouver la plénitude se trouve dans les arbres en fleur que dans les petits haricots rouges que Sentaro ne voyait même plus. Des musiques discrètes et un fond sonore travaillé, avec des rires d’enfants en provenance d’un parc voisin, nous permettent de nous immerger totalement dans le calme de ce quartier japonais.

Par ailleurs, cette œuvre touche aussi à l’histoire du Japon, y compris aux parties que le pays aurait préféré oublier. On découvre que Tokue est atteinte de la lèpre et a été longtemps obligée de vivre coupée du monde, après l’obligation gouvernementale d’isolement pour les lépreux. Le film évoque la ségrégation sociale qui continue à exister, plus insidieuse qu’auparavant, pour les lépreux, invitant ainsi à réfléchir sur nos propres préjugés.

Pour toutes ces raisons, j’ai été profondément charmée et chamboulée par ce film que je vous recommande mille fois !
Si je devais résumer Les Délices de Tokyo en un seul mot, ce serait dorayaki, des sortes de pancakes garnis aux haricots rouges. Jusque-là, rien d’emballant. Et pourtant, ce film touchant saura vous bouleverser profondément. Plongée dans cet univers sensible, aux saveurs délicates du Japon.

Sentaro est cuisinier dans une échoppe au cœur de Tokyo. Chaque jour, il vend ses fameux dorayakis à des groupes de collégiennes du quartier. Et chaque jour, Sentaro s’ennuie profondément. Tout l’indiffère, des gâteaux qu’il prépare aux magnifiques cerisiers en fleur qu’il peut apercevoir par la fenêtre. Jusqu’au jour où Tokue, 76 ans lui propose de travailler pour lui, avançant connaître la meilleure recette de dorayaki qu’il soit. Peu à peu, la boutique connaît un vif succès. Cet étrange tandem est complété par une jeune collégienne fugueuse qui souhaite gagner un peu d’argent en devenant serveuse. Une forte amitié naît entre ce trio atypique. On suit alors les pérégrinations de ces trois protagonistes dans un récit d’une étonnante tendresse.

La cuisine joue un rôle primordial dans ce long métrage de Naomi Kawase présenté au Festival de Cannes en 2015, catégorie Un certain regard. Outre les nombreux plans des plats qui ne manqueront pas de vous faire saliver, la cuisine est présentée comme une pratique sociale dont le partage est le maître mot. Plus qu’une recette, Tokue enseignera à Sentaro l’acceptation de soi et à apprécier la vie pour ses petits bonheurs simples.

En effet, chaque détail est mis en exergue par une réalisation au rythme lent, presque méditatif. Naomi Kawasa met en exergue l’ultrasensible, faisant une véritable ode à la beauté la plus quotidienne. On peut autant trouver la plénitude se trouve dans les arbres en fleur que dans les petits haricots rouges que Sentaro ne voyait même plus. Des musiques discrètes et un fond sonore travaillé, avec des rires d’enfants en provenance d’un parc voisin, nous permettent de nous immerger totalement dans le calme de ce quartier japonais.

Par ailleurs, cette œuvre touche aussi à l’histoire du Japon, y compris aux parties que le pays aurait préféré oublier. On découvre que Tokue est atteinte de la lèpre et a été longtemps obligée de vivre coupée du monde, après l’obligation gouvernementale d’isolement pour les lépreux. Le film évoque la ségrégation sociale qui continue à exister, plus insidieuse qu’auparavant, pour les lépreux, invitant ainsi à réfléchir sur nos propres préjugés.

Pour toutes ces raisons, j’ai été profondément charmée et chamboulée par ce film que je vous recommande mille fois !
AdriBrody
AdriBrody

19 abonnés 798 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 juillet 2020
C'est une belle histoire, aucun doute là-dessus. Sentaro travaille sans réelle passion, il confectionne ses dorayakis, qui ont vraiment l'air bon par ailleurs, et rencontre Tokue qui est une passionnée. La cuisine est le thème principal du film, mais c'est l'amitié entre cette vieille femme et ce cuisinier que tout le film se concentre. Ils s'entraident, se donnent l'un à l'autre ce qui lui manque.
La scène finale est très belle, forte de sens. La musique est bien choisie et la photographie est très travaillée également.
Reprocher au film d'être un peu lent est une ânerie en soi, car c'est le propos du film d'être lent, de faire évoluer une amitié. Il ne se passe pas grand-chose dans ce film, ce sont juste des gens qui vivent, qui s'apprécient.
CH1218
CH1218

286 abonnés 3 307 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 2 septembre 2020
Y’a beau avoir une douce poésie qui émane de cette gentille et naïve histoire de transmission, de tolérance et de goût ainsi que des personnages attachants, la lenteur et la longueur du film m’a plongé dans un semi état d’endormissement.
moket

678 abonnés 4 750 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 juin 2020
Une jolie rencontre transgénérationnelle entre trois personnes dont la solitude est la seule compagnie, pour un film plein de poésie mais également de longueurs.
vidalger

384 abonnés 1 315 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 juin 2020
Le seul film que j’avais vu de cette réalisatrice, Hanezu, longue et ennuyeuse ode à la nature, totalement absconse, n’incitait pas à tenter une nouvelle expérience. Et pourtant, ce film au rythme encore lent nous emmène dans un monde où la nature, les arbres, les fleurs, les animaux par de mystérieuses correspondances, finissent par nous envelopper dans une douce euphorie. La poésie, jamais absente, la bonté et les bons sentiments, sont ici bien dosés comme dans une recette de pâtisserie et ne gâchent pas le plaisir de déguster ce film du genre « feel good » sur le mode japonais. La qualité de l’interprétation permet de dépasser les faiblesses d’un scénario sans surprise ou des dialogues trop convenus.
Hotinhere

806 abonnés 5 526 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 juin 2020
Une vieille dame apporte son savoir-faire à un marchand de pâtisseries japonaises. Une fable exotique et culinaire pleine de saveurs et de tendresse qui se déguste avec plaisir.
Biertan64
Biertan64

69 abonnés 1 492 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 12 avril 2020
Je n'ai pas réussi à entrer dans les délices de Tokyo. C'est très lent, il ne se passe rien et donc beaucoup d'ennui. Je sais bien que c'est une récurrence du cinéma nippon mais cette fois cela ne passe pas et j'ai rapidement décroché. Seule est restée l'envie de gouter un dorayaki.
Marie Luce P
Marie Luce P

2 abonnés 3 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 janvier 2020
Tendre émouvant et beau, mais un peu tout en longueur. Mais j’ai tout de même beaucoup aimé. Une histoire d’homme et de femme au destin brisée qui se battent pour vivre encore et être heureux.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 5 novembre 2019
Une douceur venue du Japon, qui narre l'histoire d'une petite échoppe de dorayakis qui va changer de dimension après l'intervention judicieuse d'une vieille dame. La réalisatrice prend son temps pour mettre son intrigue en place, filmer des superbes plans naturels et développer de beaux personnages, excellemment bien interprétés. Le scénario prend une tournure moins prévisible que ce à quoi je m'attendais et parvient à atteindre des sommets dans sa dimension humaine et poétique, tout en délicatesse. Un très bon film !
Charlotte28
Charlotte28

209 abonnés 2 947 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 27 septembre 2019
Un conte humaniste très didactique qui lasse par son aspect contemplatif ainsi que sa lourde moralité. Dommage car le film débutait par une ode culinaire sensuellement légère dans un cadre esthétique délicatement filmé. Une poésie trop plaintive.
Patjob
Patjob

45 abonnés 772 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 juillet 2019
Un bien joli film, qui prend son temps. Si la première partie s'avère plutôt anecdotique, bien qu'aussi savoureuse que les dorayakis préparés par les protagonistes, la seconde se révèle empreinte d'une certaine gravité en abordant des sujets tels que la maladie et l'exclusion.

C'est au final une belle et humble leçon de vie qui l'emporte, dans ce film simple, poétique et émouvant, dont on gardera longtemps dans la rétine les magnifiques plans des cerisiers en fleurs.

Précision : les dialogues de la version Française sont parfois simplistes, avec quelques lieux communs ; ce qui me semble-t-il n'était pas le cas dans la version originale.
Cricriiiiiiii
Cricriiiiiiii

96 abonnés 915 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 30 juin 2019
La condition des lépreux au Japon était sans doute une découverte pour beaucoup et elle constitue l'élément le plus intéressant de ce film. Le problème est que ce ressort arrive assez tard dans un scénario finalement trop linéaire.
C'est dommage car le sort réservé à Tokue est très émouvant, mais cela ne compense que trop peu un film pas assez ambitieux et un peu longuet.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 11 février 2019
Tout est excellent dans ce film : le scénario, le jeu des acteurs, spécialement celui de la vieille dame. Mais en outre, la réalisatrice -jusque là spécialisée dans les films intimistes qui ne plaisent qu'à certain initiés-, nous livre un message plein d'émotion sur les sens de la vie et sur l'invisible.
coperhead
coperhead

38 abonnés 477 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 novembre 2018
Merveilleux film humaniste dans lequel une mamie grâce a son savoir faire culinaire va faire retrouver le goût a la vie a un homme désabusé. Tout est fait en finesse et avec poésie et on se laissera porter par cette atmosphère jouissive.
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