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Fodscraft
29 abonnés
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4,0
Publiée le 4 mai 2026
Sentaro tient une petite échoppe dans Tokyo où il fait et vend lui-même des dorayaki, des pâtisseries traditionnelles japonaises constituées de deux pancakes l’un sur l’autre avec un coulis d’haricots rouges confits au milieu. Une vieille femme se présente pour répondre à une demande d’embauche. Dans un premier temps, il refuse à cause de son âge avancé, mais devant son insistance, sa persévérance il la prend en essai. Il s’avère que Tokue, c’est son nom, connaît bien la recette du coulis d’haricots rouges confits, qui amène de nombreux clients. Mais, elle n’a pas tout révélé sur elle-même... Un film tout en tendresse et humanité, qui donne envie de succomber à la gourmandise ! Avec l'exceptionnelle actrice Kiki Kirin.
Plus abordable que ces précédents long-métrages la réalisatrice Naomi Kawase signe un film tout en délicatesse dont l’apparence simplicité de la thématique gastronomique cache derrière un sujet bien plus lourd qu’est celui de l’isolement social dans une société japonaise où la tolérance et l’ouverture d’esprit se fait parfois rare. Une œuvre touchante sublimée par une réalisation dont le raffinement n’a d’égale que sa sobriété et dotée d’une interprétation d’une profonde justesse.
Un excellent sujet pour ce film émouvant 蠟 qui mérite une récompense Bravo à la scénariste, au réalisateur ainsi qu'aux acteurs 殺et à toute l'équipe de tournage Merci à l'équipe des sous titrages en français
Film qui touche par son propos et sa réalisation douce. L'actrice qui joue le rôle de la mamie est très attachante et le film est relaxant. Cependant sa lenteur peut décourager de nombreux spectateurs. La fin du film est débordante d'espoir et on y ressort avec une étrange mélancolie indescriptible, émue de cette rencontre pourtant initialement improbable.
Le film est un peu long. Par exemple il y a des moments très dynamique et juste après des moments très long. Graphiquement le film est très très beau avec de long plan sur les pesages japonais. Le scénario est bien trouver et l'histoire a un côté touchant.
Généralement considéré comme le titre le plus réussi de la japonaise N.Kawaze " les délices de Tokyo" rencontra de surcroît le succès du public.
Une vieille dame propose ses services au gérant d'une boutique qui commercialise une sucrerie locale fameuse. Les choses se compliquent lorsqu'on apprend que la nouvelle employée a été dans le passé atteinte de la lèpre.
Il faut reconnaître à cet opus des qualités de propos évidentes qui s'expriment lors de deux moments : la fin de la première partie et les dix dernières minutes du film. Ce sont alors des moments de grâce qui touchent au coeur.
Malheureusement, le reste du titre est bien moins accompli et il perd alors, beaucoup de son charme.
On retiendra les conseils donnés aux malchanceux de la vie mais qui cherchent à lui donner un sens. D'outre tombe l' héroïne appelle à l'amitié, aux valeurs d'âme, aux rapport à la nature et aux éléments naturels...)
Récemment W.Wenders dans son "perfect day" (2023) déclina, à sa manière le même propos.
" Les délices ..." comporte, malgré ses défauts, suffisamment de moments émouvants, pertinents, pour y jeter tout de même un oeil.
Beau film sur l'exclusion la vieillesse, le rejet mais aussi sur la résilience, l'amour de la nature et le respect d'autrui. Le tout empreint de l'interiorité toute japonaise des sentiments et baigné par le cycle de la floraison des sakuras. Celui qui ne verse pas sa larme est irrécupérable.
Je ne m’attendais pas du tout à voir un film aussi touchant et aussi humain avec une mise en scène assez simple mais qui reste brillante, la nourriture et la nature en particulier sont bien filmés. La photographie est très jolie, dommage que la BO soit mise de côté. Un film qui traite d’un sujet pas simple à aborder qu’est la maladie de la lèpre mais le long métrage le fait avec brio et positivité à travers le personnage de Tokue qui malgré sa maladie n’est jamais pessimiste et reste joyeuse, c’est un très beau message.
Kirin Kiki est vraiment parfaite dans son rôle qui est très très touchant, elle joue une dame d’environ 75 ans et qui fait parti des personnages les plus mignons du cinéma, elle est tellement touchante et gentille et tout ça est due à la performance de l’actrice. Kyara Uchida n’est pas très bien dirigé et en plus son personnage est un peu mal écrit et Masatoshi lui est très bon, mais le passé de son personnage n’est pas assez exploité et je trouve que pour un personnage principal, il n’est pas très intéressant, on attends avec impatience la présence de Kirin Kiki à l’écran.
Que dire sur ce beau film, c'est qu'il apporte une grandeur d'âme, par sa simplicité et la puissance qu'il dégage, de l'humilité, de l'humanité et une réelle grandeur. Réalisation, photographie et acteurs de premier choix de par leur authenticité.
Le Japon , la cuisine, les cerisiers en fleur, même si tout ça joue la carte postale, le traitement intimiste et la justesse des personnages faisaient plutôt un bon début. Mais les situations sont tellement prévisibles que cela gâche l'ensemble. Bien sur la vieille dame va finir par être embauchée et apprendre la cuisine (et le sens de la vie à l'occasion) à son jeune patron-apprenti. Bien sur cela va marcher un moment et il va y avoir un conflit où il va devoir se positionner. Ce côté prévisible devient un peu lourd et finit par enlever émotion et poésie.
Superbe film. Un régal. Les rapports entre les personnages sonnent juste, l'ambiance est parfaite, et ça donne faim. Et malgré l'incongruité du décor principal, à peine plus grand qu'une baraque à frites, on est embarqué dans un tourbillon d'émotions, de dépaysement et d'humanité. Ça donne vraiment envie d'aller au Japon gouter ces dorayakis.
Naomi Kawase délaisser sa nature chérie, pour adapter un roman en milieu urbain et culinaire sur les bords ? Impossible ! Mais, qui dit que nature et popote ne sont pas compatibles ? On dit merci Tokue (la vieille) pour avoir rendu possible ce mélange des plus doux et enchanteurs.
Nous voici rendus dans une échoppe tenue par un cuistot aux airs aussi froids qu'antipathiques. Un peut trop hermétique, d'ailleurs; il est souvent compliqué de comprendre ce qui se trame en interne. A lui, s'oppose diamétralement la vieille Tokue perpétuellement dans l'entrain et l'émerveillement devant les petits oiseaux et fleurettes. Son actrice toujours aux petits oignons pour retranscrire ces émotions.
Ainsi, après les trente premières minutes bien longuettes et faibles en intérêt, l'intrigue décolle. Toujours tout en douceur entre les murs de cette petite échoppe tranquille. Puis, le long du déroulement elle gagne, toujours avec parcimonie et finesse, en intensité. On apprend donc, au fil des saisons, le lourd passé de Tokue, Sen et les difficultés de la collégienne. Ainsi, il faudra sûrement un second visionnage pour apprécier ce film dès ses premiers instants.
Les délices de Tokyo, c'est un conte très charmant porté par une caméra toujours aux plus près de l'action pour en décupler les sensations. Même-si je ne suis pas fan de haricots rouges, la beauté des images captive. Même-si l'intrigue se vautre souvent dans le mièvre et peine à se montrer dynamique, les acteurs relèvent la note. Et, après tout, comment pourrait-on en vouloir à une vieille dame mise au ban de la société depuis son enfance de vouloir un peu goûter à la douceur de la vie libre ?
Il faudrait avoir un coeur de pierre pour ne pas être bouleversé par cette fable qui sublime la culture japonaise, notamment la célébration des saisons, tout en soulignant ses impasses et paradoxes (l'intolérance, l'exclusion, etc). Les acteurs parviennent à donner corps à de véritables portraits psychologiques d'une grande finesse bien avant que la narration donne des clefs pour les comprendre. Une intelligente, belle, et authentiques réflexion sur les liens humains, la transmission et le sens que chacun peut trouver dans l'existence, qu'il "réussisse" ou non.
Magnifique. Quelle sensibilité, c’est du très grand art. Le film raconte l’histoire d’une vieille dame Tokue, 70 ans vivant au Japon et qui n’a ni retraite ni aides sociales pour vivre. Elle recherche donc un emploi et demande à Sentaro de l’embaucher pour cuisiner les dorayakis. Ce sont des pâtisseries traditionnelles japonaises composées de 2 pancakes fourrées de pâte de haricots rouges confits. Il commence par refuser et finit par céder sous son insistance et en ayant goûté ses dorayakis cuisinés à la main. Cette vieille dame abîmée par la vie se donne à fond, se lève à 5 heures du matin pour préparer la pâte et oblige son patron à faire de même. Pour elle tout est joie, les cerisiers en fleurs, les oiseaux, la nature. Les efforts payent, le résultat est là, les dorayakis sont excellents et les clients se pressent toujours plus nombreux. Mais ces mêmes clients, l’aperçoivent, voient ses mains, comprennent que c’est une ancienne lépreuse et refusent d’être servis et revenir. Le patron se voit obliger de la licencier. Il perd sa clientèle mais aussi son énergie communiquée par la vieille femme. Réalisant au bout d’un certain temps son erreur, il cherche à la retrouver. C’est un film rare comme il n’en sort pas assez souvent. Coup de cœur assuré.