Ce film est un petit délice à regarder, c'est ce que je pourrais être tenté de dire. Un peu facile mais pourtant. ce film fait l'apologie de la vie, du bonheur, du temps qui passe lentement. Il faut donc le regarder à son rythme et en savourer chaque instant. Il nous apprend que la vie n'est pas toujours facile au travers des yeux d'un homme qui a passé du temps en prison, dans ceux d'une vieille femme qui a souffert de la lèpre toute sa vie et finalement dans ceux d'une jeune fille un peu triste. Ces 3 personnages vont se retrouver autour de la recette des dorayakis et se ressourcer et se (re)construire: l'union fait la force. La vieille dame plein de sagesse va leur transmettre ses valeurs d'amour, de gentillesse et de compassion, et va recevoir en retour une reconnaissance qu'elle cherchait depuis longtemps.
Que c'était beau ! Mais que c'était beau ! En plus de donner l'eau à la bouche, Naomi Kawase nous emporte avec Les Délices de Tokyo dans un questionnement gracieux du sens de la vie. L'arrivée d'une vieille dame mystérieuse et profondément attachante dans la vie d'un pâtissier et d'une jeune fille, tous deux menant une vie triste, va provoquer un véritable chamboulement émotionnel en les aidant à retrouver le goût de la vie, non pas grâce à la nourriture, mais grâce à son tempérament simple mais ensoleillé malgré tous les malheurs qu'elle ou n'importe qui semble pouvoir traverser. Tokue nous apprend à voir le bonheur dans sa simplicité, celui que l'on retrouve dans la contemplation des cerisiers en fleurs, dans le goût de gâteaux préparés avec amour, dans le sourire d'autrui, celui qui nous apprend qu'il faut d'abord être heureux pour rendre les gens heureux. D'un magnifique renouvellement par l'image de la beauté de la nature en passant par le rire de personnes âgés et surtout les émotions transmis par tout ce qu'une personne que l'on aime nous a apporté, Les Délices de Tokyo est un film d'une beauté rare.
Éloge de la lenteur et du respect de la nature nourricière « les haricots ont pris la peine de quitter leur champs et de venir à nous », le film est aussi une leçon de vie sur la transmission. La reconnaissance des aînées. L'amour presque filial de ce jeune homme dont le passé redevient douloureux en présence de cette femme fragile et qui veut tenter de faire la paix avec sa mère disparue. C'est un film magnifique qui est tout à fait dans l’esprit d’un Ozu.
Délicatement émouvant...Une oeuvre authentique relatant 3 lignes de vie s'enlaçant dans une attention respectueuse de soi, de l'autre et de la Vie, et malgré les difficultés de l'existence souvent sinueuse, sourire à la Vie telle qu'elle est apporte de chaleureux rayons de soleil à son âme propre.
Une histoire si attachant de sincérité dramatique m’a donné envie de m’y mettre à cette délicieuse pâtisserie, un mélodrame mélancolique qui m’a émue tout en cuisinant et en mettant mains à la patte.
C'est frais, touchant.. il manque juste un peu de rythme mais c'est souvent le cas dans le cinéma asiatique, une lenteur qu'il faut savoir apprécié. A voir néanmoins
Très joli film, chaque personnage est touchant. On découvre Tokyo et les fameux doryakis, ça donne vraiment envie d'en manger ! L'actrice qui joue la vieille dame me fait un peu penser à maître Yoda parfois :) A voir et à revoir !
Un film tout en contemplation, dans le plus pur style du cinéma japonais. Une histoire pleine d'émotion servie par un très bon jeu d'acteurs, notamment Kirin Kiki, formidable dans son rôle.
Un conte philosophique plein de délicatesse et de raffinement, une façon de filmer superbe, des personnages criants de vérité. On est indiscutablement remué par cette réflexion profonde sur la vie : du bel ouvrage à voir impérativement.
Décidément Naomi Kawase a un talent incontestable digne des plus grands cinéastes et occupe une place de choix dans ma DVDthèque. Histoire toute bête d'un cuistot à la vie gachée et en manque de gloire qui va rencontrer cette vieille dame lèpreuse qui va lui apporter le savoir et le succès. Mais c'est sans compter avec sa propriétaire et le regard de sa clentèle sur les vieilles mains abimées de sa nouvelle amie qui vont l'aider à perdurer. Une oeuvre touchante et émouvante sur l'amitié et le respect de la nature comme souvent dans le cinéma de Naomi Kawase qui s'efforce de montrer de belles choses même si les épreuves sont parfois terribles...
un film impressionnant qui avec 3 fois rien m'a tenu pendant 2h. Il esquive tous les attendus, toute la mievrerie, tout le pathos pour ne livrer que l'essence des personnages.
Un film magnifique, qui nous montre que la beauté peut surgir de choses simples comme la cuisine. Un vendeur de dorayakis (des pancakes fourrés d’une pâte de haricots rouges) mène sa petite vie d’une manière désabusée, du moins c’est ce que laisse penser la première scène, où on le voit marcher en traînant des pieds. Un jour, une vieille femme, jouée par Kirin Kiki, une actrice très populaire au Japon, le supplie de l’embaucher afin de parfaire sa recette des dorayakis qui la laisse un peu sur sa faim. Avec cette aide précieuse, le jeune vendeur retrouve sa raison d’être et reprend peu à peu le goût du travail bien fait. Ce duo fonctionne très bien à l'écran, et quelque chose de joyeux, de délicieux se dégage du film. Vu que c’est un film japonais, on n’échappe pas aux cerisiers en fleurs. Mais on est loin du cliché puisque tout cela a été mûrement réfléchi, que ce soit le rapport à la nature, ou bien à la cuisine, qui est filmée avec une sensualité rarement atteinte au cinéma. Bref, un des films qui ont marqué 2016, comme vous pouvez le voir dans mon classement des meilleurs films de l'année sur mon blog, où se trouvent également des critiques (illustrées et avec quelques extraits) sur quelques uns des films de l'année : 7emeart.wordpress