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Ciné2909
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3,5
Publiée le 25 février 2016
Pendant les 30 premières minutes, on a l'impression d'avoir devant nous un feel-good movie assez banal. Une dame âgée - interprétée par une formidable Kirin Kiki - apportant son expérience à un pâtissier désabusé redonnant vie à une boutique de dorayakis morose. Les délices de Tokyo se montre par la suite bien plus profond d'abord à travers le portrait de ses 3 âmes solitaires (même si le film se concentre surtout sur Tokue & Sentaro) avant de nous faire découvrir la situation d'un pan de la population japonaise qui se retrouve totalement marginalisé. Ce long-métrage de Naomi Kawase s'impose comme une petite merveille, un Coup de cœur Ciné2909 mais pose quand même un problème ;ça donne envie de déguster un dorayaki après le générique de fin !
C'est de la grâce esthétique et humaine a l état pur. Ce Japon la ce Tokyo la est des ruelles ou les petits commerces cachent tant de frustrations d espoirs de rêves inassouvis de travail d intrigues et de non dits. Ce film sort des sentiers battus... tourné a l époque du - Cherry Blossom ou cerisiers en fleurs - il donne a réfléchir sur les exclus même au Japon...surtout au Japon... la rencontre de deux destins filmé lentement très lentement...Et si l on prenait le temps d observer la nature et la nature humaine...c est le premier délice subliminal de Tokyo ...allez découvrir les vrais délices...
J'avoue que je n'étais pas partant pour voir ce film mais on m'a proposé de le voir donc je me suis dis pourquoi pas. A vrai dire, je ne serai pas trop dire si j'ai aimé ou pas dans le sens ou y a du pour et du contre. Ok, il y a de belles images, des personnages attachants, de la "poésie", etc. mais le problème c'est que comme trop souvent, le côté triste et émotif ressort trop et en 2016, c'est intolérable. J'en ai marre de voir des longs métrages avec les pseudos morales (on se croirait dans les prod' américaines), les larmes, les trucs trop simples du genre "la mamie attachantes". Je veux autre chose surtout de la part du cinéma asiatique qui m'a habitué à beaucoup mieux et je dirai même à des "tueries" en tous genres. Là, je me suis un peu ennuyé surtout que ça traîne surtout vers la fin ou 20 minutes en moins n'aurait pas été de trop (sacré phrase de ma part). En même temps, les acteurs sont vraiment convaincants car très naturels, les histoires croisées des protagonistes sont bien faites, le côté cosi est intéressant mais hélas, il n'y a que ça. J'ai mis la moyenne car "Les Délices de Tokyo" la mérite mais tout juste à mon avis. A vous de voir à présent. 10/20.
Ce film d'une grande délicatesse sur la solitude, la tolérance, le respect des anciens, la transmission du savoir et du goût, raconte la rencontre de deux personnages qui cachent un lourd secret : le patron d'une échoppe de dorayakis (pancakes fourrés à la confiture de haricots rouges), solitaire, revêche et mutique, et une adorable mamie pleine de fantaisie et de générosité qui vient le seconder. Tout cela sous le regard complice d’une jeune collégienne peu portée sur les études, qui égaie dans cette boutique ses journées solitaires, et aimerait s'y faire un peu d’argent de poche en aidant, elle aussi. On retrouve dans ce film de Kawase à vocation plus grand public que les précédents, plusieurs des thèmes qui font son cinéma, traités ici en mode mineur : la beauté de la nature, (les cerisiers en fleurs -ou pas- omniprésents), les secrets de famille, les récits de deuil, l'attention aux riens de la vie... Ce conte philosophique est plutôt plaisant, mais frôle parfois l'ennui, faute d'un scénario plus consistant et d'un manque d'approfondissement des personnages. Le film a l'intérêt de rappeler les problèmes concernant la place donnée aux malades au Japon, et en particulier l’exclusion dont furent victimes les lépreux d’après-guerre.
Une petite merveille faite de beauté de tendresse de simplicité on nous montre qu'une vie simple prendre le temps d'échanger quelques mots peut suffire à changer la solitude d'une adolescente ,d'une vieille dame et d'un petits vendeur Un film lent loin d'être ennuyeux Des images splendides de cerisiers en fleurs en fond de décor On sourit on s'attache aux personnages on versé une petite larme à la fin on a envie d'applaudir
Ce n’est non point un beau film mais un joli film, plein de poésie, de délicatesse. Une histoire tout en douceur, parfois zébrée par la dureté de la société (les collégiennes stupides, la patronne mielleuse mais redoutable, l’asile-léproserie). On y côtoie de jolies valeurs humaines, de l’animisme et la science extrême de la cuisine japonaise où même jeter une pincée de sel demande du savoir-faire ! Des valeurs sûres interprètent remarquablement le film, les images de nature sont sublimes, celles de la ville volontairement hideuses. On sort de là sur un nuage de félicité alors qu’il ne s’est rien passé !
Voilà un film à la profondeur rare et subtile sur la richesse de la transmission entre générations : Sentaro, trentenaire alcolo/paumé/désabusé/gérant de gargote, Tokue septuagénaire solaire aux dons culinaires extraordinaires mais aux mains abimées et une collégienne rêveuse. Semblable à un mets raffiné, ce film fait la part belle au goût, à la saveur. C’est un régal de voir cette vieille dame transmettre ses secrets de fabrications de haricots rouges confits ! Dans le local exigu le cinéaste nous laisse pénétrer dans l’intimité de cet apprentissage soigneux. Si les aliments pouvaient parler, ils nous apprendraient les vertus de la patience, de l’effort. Toutes ces métaphores pour nous transmettre la saveur de l’espoir, du respect de soi et de l’autre. Et c’est ainsi que l’on voit le taciturne Sentaro retrouver de l’enthousiasme dans sa tâche ingrate. Avant d’être confronté à la cruauté du jugement collectif, à la rumeur. Et c’est encore la sagesse de Tokue, son supplément d’âme, qui l’aidera à surmonter ses fardeaux pour investir un chemin de vie plus apaisé.
Une petite échoppe dans Tokyo produit des dorayakis (pancakes purée de haricots rouges) pour les lycéennes du quartier qui en ont fait leur QG. Le cuistot, la quarantaine et ex alcoolique au lourd passé, fait ce job sans passion. Une mamie de 76 ans appâtée par une offre d’emploi de cuisinière va se présenter pour le poste. Elle aussi a eu une dure existence ; au ban de la société trop longtemps ; elle compte sur ce job pour enfin la réintégrer. Et puisque qu’il s’agit entre autre d’une histoire de transmission de valeurs entre génération ; une jeune lycéenne un peu exclue, un peu seule aussi va trouver auprès de ce duo une place qu’elle ne trouve pas ailleurs. Présenté comme cela, çà peut paraître mièvre ; mais non, ce film est juste et plein de bons sentiments. Par sa douceur et ses moments de tendresse ; ce film véhicule sérénité et sagesse. Une sorte de feel good movie à la sauce nippone où les valeurs au centre du film ne sont que positives : amitié et tolérance autour de plaisirs épicuriens. Dans la sélection « Un certain regard » à Cannes 2015, il en dit aussi beaucoup sur le Japon contemporain et de la place laissée aux anciens et de la vie des plus jeunes. Mais il témoigne aussi de l’exclusion dont furent victimes les lépreux d’après-guerre au Japon : parqués hors ville jusqu’en 1996, sans descendance et sans sépultures… des citoyens fantômes en quelque sorte. Et c’est pour cela que la première entrée dans le sanatorium est mis en scène par Naomi Kawase comme a pu le faire Miyazaki en son temps avec l’entrée dans le parc d’attraction abandonné par Chihiro. Ce film est donc gourmandise dégustée sans déplaisir, malgré quelques maladresses. Les ellipses sont quelque fois maladroites et perturbatrices de la bonne lecture de la temporalité, surtout sur la fin du film. Le scénario sans surprise offre quelques personnages caricaturaux pour permettre à Naomi Kawase d’arriver à ses fins : la patronne du magasin et surtout les situations et personnages qui en découlent. Et puis on sent l’envie de la réalisatrice de faire un film plus accessible que les précédents, peut être poussée par des producteurs internationaux. Donc son film se veut plus grand public et par conséquence les intentions sont souvent trop lisibles ; là où les images suffiraient, les dialogues viennent surligner artificiellement le propos. En fait le film aurait beaucoup gagné à être plus sobre… à l’image des cerisiers en fleurs sujets de belles photos dans la première demi-heure mais ultra présents.
J'ai beaucoup aimé ce film. L'histoire est interessante, les personnages sont attachants car on découvre leur histoire au fur et à mesure. Ce film nous rappelle que même pour les choses les plus simples, on peut agir avec amour et chercher l'excellence !
J'aime de plus en plus le cinema japonais. Il est plaisant d'être plongé dans l'heure culture sans forcement que ce soit "manga" ! Mais les délices de tokyo est un vrai bonheur a regarder, meme si en regardant les bande annonce je m'attendais a quelque chose de plus joyeux; ce film est doux et attendrissant sans être cul cul la praline. Je recommande ce futur classique du cinema japonais.
Malgré le fait que le film soit un petit peu prévisible, il n'en est pas moins original et esthétiquement impeccable. Je ne me suis pas ennuyé une seconde devant ce film. La réalisation et la mise n'ont pas grand chose à offrir mais l'esthétique et la photographie sont vraiment très bien travaillées, certains plans et certaines scènes sont magnifiques. Les personnages sont également bien écrits et la fin propose au spectateur d'imaginer la suite, bref un film que j'ai beaucoup apprécié
J'ai adoré !!! Une très belle découverte de la culture japonaise ainsi que d'un fait historique totalement inconnu. Un film positif, tranquille et zen qui donne la pêche et le courage pour faire ce qu'on a envie de faire. Et qui donne faim :) <3 <3 <3
Un cuisinier tient un petit commerce de dorayaki, une pâtisserie composée de pâte de haricots rouges entre deux sortes de pancakes. Il va recruter une femme âgée pour l'aider dans la préparation de ses plats après avoir goûté sa préparation de haricots rouges. Le scénario est très simple, mais soulève quelques thématiques assez intéressantes, comme l'insertion des personnes âgées ou la place donnée aux malades au Japon. On suit le quotidien de personnes relativement ordinaires, mais ce film parvient à les valoriser de manière juste. De plus, le Japon est joliment montré. Ainsi, même si le rythme est plutôt lent et qu'il se passe assez peu de choses, j'ai suivi cette histoire avec intérêt.