Les Délices de Tokyo
Note moyenne
4,0
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167 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 4 février 2016
Tout d'abord il s'agit du premier film que je vois du réalisateur. Aussi j'ai eu la chance d'avoir voir ce film sans même avoir lu le synopsis. J'étais tombé sur une critique (le jour de sa sortie c'était la seule) d'une personne qui avait écrit "fermez tout et allez vous offrir un moment de plaisir".Et je me rends compte maintenant que, bien que l'envie d'écrire une critique long comme mon bras me démange, mais pour ne pas gâcher une once de plaisir à ceux qui ne l'ont pas vu, je ne dirais rien. Bon allez, un petit truc quand même: les délices de tokyo est un mille feuille.
Bjorg L.
Bjorg L.

2 abonnés 17 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 février 2016
Très joli film plein de douceur de de charme. Eloge de la lenteur : sous l’influence de la vieille dame qui prend le temps de faire cuire les haricots tout en leur parlant, le vendeur de dorayakis va abandonner son fournisseur industriel (et se lever beaucoup plus tôt) mais le succès sera au rendez-vous ! Deuxième aspect du film, la peur liée à la différence : les mains difformes de la vieille dame éloignent les clients aussi vite qu’ils avaient été séduits par la nouvelle saveur des haricots confits.
Et le plaisir de retrouver l’acteur Masatoshi Nagase, présent dans un film islandais singulier et injustement méconnu, tourné il y a 20 ans : Cold Fever, coup de cœur personnel (détails sur allociné ! DVD en principe disponible sur le web).
Fritz L
Fritz L

219 abonnés 767 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 février 2016
Je ne sais pas si cela tient à l’exigüité de la boutique aux dorayakis, mais l’émotion dans « Les délices de Tokyo » peine à trouver sa place. La succession de plans métaphoriques (pas toujours justifiés), cumulée à un découpage bancal provoque une perte de repères narratifs et temporels, ce qui diminue considérablement l’essor dramatisant. Ce n’est pas que l’on s’ennuie car l’ensemble est plutôt plaisant, notamment grâce l’imposante stature de Tokue, plein de fantaisie et débordant d’amour. Kirin Kiki y est mémorable en provoque une généreuse empathie dès son apparition.

Mais Noami Kawase habille son film d’une préciosité superflue, au détriment d’un scénario plus abouti notamment en matière de psychologie des personnages, qu’on aurait aimé plus fouillés. Il en est de même pour le mode en leitmotiv du message de tolérance, si beau qu’il soit, il finit par s’altérer à force de l’étirer.

Reste une jolie histoire et quelques bons moments, un peu comme une pâtisserie délicieusement douce et amère, mais au nappage un peu trop consistant.
Dominique B
Dominique B

9 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 février 2016
La transmission du secret de fabrication d'un gateau japonais devient leçon de vie : très belles photos, jeu des acteurs et réalisation d'exception ; presque deux heures sans un temps mort sur un tel sujet un exploit.
domit64
domit64

74 abonnés 369 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 février 2016
Film très poétique, lent à la limite de l'ennui mais après le premier 1/4 d'heure où je me suis demandée si j'allais rester ou partir, j'ai fini par, sans réellement m'attacher, avoir envie de connaitre la fin de l'histoire. J'ai été touchée par les personnages sans être émue car trop languissant. Les cerisiers sont en fleurs certes mais Tokyo est grise et blanche, manque de couleurs sauf sur la fin.
Les acteurs sont eux tous excellents.
Film apaisant.
poet75
poet75

298 abonnés 703 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 février 2016
Heureusement que, de temps à autre, quelques collégiennes sortant d'un établissement voisin viennent égayer son échoppe, sans quoi les journées y seraient bien mornes. Sentaro, le gérant du commerce, porte l'ennui sur son visage. Il y fabrique et il y vend, comme il peut, des dorayakis, spécialité japonaise qui se compose de deux petites crêpes fourrées à la crème de haricots rouges confits. Mais tout change ou s'apprête à changer, le jour où passe par là une vieille dame un peu lunaire et tout absorbée par les émerveillements que suscitent chez elle les beautés simples du monde. Elle s'appelle Tokue et, voyant sur une affiche que Sentaro est à la recherche d'une aide, elle propose ses services : la crème de haricots rouges, elle la fait mieux que personne !
spoiler: D'abord rétif, Sentaro, après avoir goûté un échantillon du savoir-faire de Tokue, se laisse convaincre et l'engage. Grand bien lui prend : les dorayakis sans saveur laissent place à de merveilleux petits délices qui ont tôt fait d'attirer des ribambelles de clients. C'est vrai, Tokue n'a pas son pareil pour fabriquer sa pâte de haricots rouges et tout le monde est sous le charme ! Tout le monde, sauf la patronne du commerce, qui vient de temps à autre y faire sa visite. Car « Les Délices de Tokyo » n'est pas seulement un gentil film culinaire, mais bien plus que cela. Une anomalie, pourrait-on dire, n'a pas échappé à la patronne : c'est l'aspect qu'ont les mains et les doigts de Tokue. Celle-ci d'ailleurs n'en avait pas fait mystère : dès son engagement, elle avait signifié à Sentaro qu'elle pouvait avoir quelques difficultés à se servir de ses doigts, suite à une maladie contractée dans sa jeunesse. Et, de fait, elle en porte les stigmates : ses mains sont tachées et ses doigts déformés. Ces signes-là, nous les connaissons, ce sont ceux de la lèpre. Tokue en est guérie depuis longtemps, mais les marques restent et elles suffisent à effrayer. Au Japon, comme partout dans le monde, là où sévit cette maladie, on excluait les malades de la société. Certes, on ne les reléguait pas sur une île comme aux Hawaï du temps de saint Damien, mais on les confinait dans une léproserie d'où il leur était interdit de sortir. Une loi datant de 1907 préconisait leur internement forcé, loi qui n'a été abolie qu'en 1996 ! Et aujourd'hui encore, affirme la réalisatrice dans une interview, et même si l'Etat offre des indemnités aux malades ou aux anciens malades, les discriminations subsistent. La lèpre fait encore peur, nous rappelle ce film, ou, en tout cas, elle fait peur à certains. D'autres, heureusement, n'en restent pas aux apparences. Dans « Les Délices de Tokyo », ce sont les blessés de la vie, ceux qui vivent ou ont vécu des épreuves, qui regardent non pas seulement avec les yeux mais avec le cœur. Sentaro, le gérant du commerce de dorayakis, cache lui aussi son douloureux secret. De même que Wakana, une des collégiennes qui s'y donnent volontiers rendez-vous, et dont la situation familale n'est pas des plus aisées. Ce sont eux qui non seulement acceptent Tokue, mais pratiquent une sorte de communion de cœur et d'esprit avec elle. Ce sont eux qui lui seront fidèles jusqu'au bout, sans crainte de quoi que ce soit.

Car des trésors de sensibilité, d'émotion et de poésie se dévoilent dans ce film aux airs de petite œuvre qui risque de passer inaperçue. Ce serait bien dommage. La vérité, c'est qu'on a affaire à une superbe réalisation et à de très bons acteurs. Et les spectateurs qui l'auront vue ne l'oublieront pas de si tôt ! 8,5/10
Jean-François L.
Jean-François L.

18 abonnés 1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 février 2016
Très beau film plein de poésie sur la transmission, l'exclusion, l'acceptation de la différence et l'amour de la cuisine!
dominique P.

904 abonnés 2 027 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 février 2016
Un véritable chef d'oeuvre.
Le meilleur film de la semaine, du mois et certainement de l'année.
C'est une histoire culinaire mais pas seulement, c'est surtout une histoire humaine absolument émouvante, bouleversante, délicate, sensible.
Tout est magnifique et parfait dans ce film et cette histoire.
Un véritable petit bijou pour tout le monde.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 1 février 2016
Un très bon film pendant plus d'une heure...poétique,contemplatif...puis brusquement le film devient dramatique cette partie du film m'a déçu
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 1 février 2016
Sublime ! Un film tout simplement beau, d’une infinie douceur, empreint de poésie. Loin de l’image d’un Tokyo trépidant, on y trouve des personnages d’une sensibilité extrême.
L’occasion aussi de découvrir (pour moi en tout cas) une facette de l’histoire récente du Japon qui ne manque pas d’émouvoir.
Pour moi, un film à ne pas manquer
Pauline_R
Pauline_R

194 abonnés 398 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 février 2016
Malgré une belle poésie et d’indéniables qualités de mise en scène, j'ai toujours du mal à résister à l'appel de la sieste devant les films de Naomi Kawase. Toutefois, les délices de Tokyo reste le film le plus "grand public" de la réalisatrice japonaise, abordant avec finesse (mais de manière un peu trop larmoyante) des thématiques que sont la tolérance, la transmission des savoirs et la solitude. Ventres vides ou allergiques aux haricots rouges (et plus largement au gluten), s'abstenir car vous allez en "manger" (tout du moins avec les yeux) des haricots et des pancakes. Blague à part, le film comporte quelques longueurs et est emmené sur un rythme assez lent qui quelque part donne un côté envoûtant au film mais peu aussi vous plonger dans une sieste post-digestion.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 1 février 2016
Je suis allé voir ce film en me basant sur la bande annonce, qui aurait pu suggérer un long-métrage de la trempe de Tampopo. Il en est tout autre. Ce film est bouleversant, et par respect pour l'équipe du film, il ne faut surtout pas en dévoiler la trame. Les délices de Tokyo est un petit chef-d'oeuvre d'émotion. Il faut vraiment avoir le coeur d'un haricot sec pour ne pas y verser sa larme. Allez-y!
Vergnus
Vergnus

12 abonnés 149 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 février 2016
Magnifique film, touchant et profond. La beauté des images, des personnages et des sentiments exprimés ou non vous emporte dans cette quête d'amour des 3 personnages principaux. Un grand moment de cinéma !
Anne M.
Anne M.

85 abonnés 658 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 février 2016
Davantage qu’un film culinaire, c’est l’histoire de rencontres : trois personnes avec leurs blessures, dont deux avec une vie cabossée.

L’amitié se joue autour de la transmission d’une recette et s’épanouit grâce à un ingrédient secret : la tolérance.

Film délicat avec de la tristesse , qui avance selon le rythme de la floraison des cerisiers, qui trouve de la chaleur dans les liens entre les personnes.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 1 février 2016
C'est un vrai délice.
Naomi Kawase nous présente une belle face du Japon et celle de la qualité humaine.
On rit un peu mais on pleur aussi beaucoup.
Le verbe est juste et les acteurs sont extraordinaire.
Fervent admirateur de SF et de film d'action, je me suis régaler à voir ce film. Enfin je remercie encore les quelque cinéma qui continu à nous programmer les film en VO.
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